‹ Nouveaux éléments d'anatomie descriptive et d'embryologie (volume 3)Chapitre 60 sur 382 · RL · texte numérisé non relu

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Les muscles sont en général groupés en grandes masses, contenues souvent dans une loge aponévrotique distincte ; ces muscles, outre leurs connexions anatomiques, ont des affinités physiologiques intimes; c'est ainsi qu'on a les groupes des adducteurs , des féchisseurs, des extenseurs etc. Les muscles qui composent ces groupes ont souvent des insertions communes , de sorle qu'il est quelquefois difficile de décider si on a affaire à un seul muscle à plusieurs chefs où à un groupe de muscles à insertion commune; la question a, du reste, peu d'importance au point de vue pratique.

DES MUSCLES EN Gi

Organes accessoires, — Ils compres musculaires, les gaines synoviales te

nt les aponévroses, les bourses séreuses neuses el 1es os sésamoïdes.

Los aponévroses de contention ou fascias forment des gaines enveloppant toute la masse musculaire d'un membre ou d'une région; do la face profonde de ces gaines partent des cloisons dites internuseulaires, qui se rendent aux bords et aux saillios des os, et divisent la grande gaîne en loges secondaires, où sont placés les différents groupes de muscles; d'autres cloisons forment des loges distinctes pour des muscles isolés, principalement pour les muscles superficiels; ces gaines musculaires, en se rapprochant des articulations , se continuent avec les gaines tendineuses et les bords des coulisses osseuses qui contiennent les tendons. Ces aponévroses naissent des saillies osseuses par des fibres denses, entre-croisées ordinairement à angle droit et naltées d'une façon très-serrée , qui leur donne une très-grande résistance; outre ces fibres propres, elles reçoivent des expansions flbreuses des tendons voisias, et les muscles qui leur fournissent ces expansions peuvent, par leur intermédiaire, les tirer dans certains sens; aussi ont-ils reçu le nom de muscles tenseurs des aponévroses; quelques-uns (ex.: palmaire grêle, tenseur du fascia lata) se terminent même en entier dans une apon épaisseur est L ble, suivant la région qu'elles occupent; dans certains points, principalement au voisinage des artieulations, elles sont renforeëes par des bandelettes destinées à brider les tendons des muscles qui se réfféchissent sur leur face profonde comme sur une poulie ; ceci se voit surtout au cou-de-pied et au poignet, où, par les mouvements angulaires du pied el de la main, les tendons subissent un véritable changement de direction. Cette épaisseur devient énorme dans certaines parties et surtout dans les régions où exisnt des masses musculaires puissantes (cuisse , lombes ete.). Ces aponévroses exercent sur les muscles contenus dans leur gaine une compression permanente, qui doit rendre leur contraction plus énergique; aussi, à lincision d'une aponévrose chez un Sujet jeune et vigoureux, voit-on les fibres musculaires faire hernie entre les lèvres de Ia boutonnière aponévrotique.

Les rapports des aponévroses avec les muscles sous-jacents varient : tantôt l'aporose est sans adhérence aucune avec le muscle qu'elle recouvre; un tissu cellulaire fin, lamelleux l'en sépare, et elle s'en détache aisément ; d'autres fois elle sert en même temps d'aponévrose d'insertion et donne attache aux fibres musculaires ; d'autres fois enfin, de sa face profonde se détachent une multitude de prolongements pénétrant dans le muscle et le divisant en faisceaux distincts (ex. : grand fessier, dtoïde).

Bourses séreuses musculaires et gaines synuviales tendineuses, — Aux endroits où des muscles ou des tendons frottent contre des surfaces dures, on trouve en général des membranes séreuses facilitant le glissement. Ces séreuses sont de deux espèces : 1e Les unes, bourses séreuses musculaires, improprement appelées bourse sntquewses , représentent des sacs clos, dont une moitié correspond au muscle, et l'autre à la surface sur laquelle il glisse; elles ont en général une forme orbiculaire qui se démontre par l'insuflation ou l'injection, mais qui, du reste, est susceptible

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de varier par les prolongements qu'elles envoient dans les interstices musculai où par la configuration même des parties. 2 Les autres, gaines synoviales teudi neuses, se rencontrent dans les coulisses fibreuses ou ostéo-fbreuses des tendons, et surtout au voisinage des articulations ; dans ee ea la séreuse a la forme d'un man: non dont la surface eoneave intérieure correspond au tendon, et la surface extére convexe à la paroi de la coulisse tendineuse ; ordinairement le tendon , au lieu re libre dans toute son étendue, est rattaché à la paroi de la coulisse par des replis séreux , minces, vasculaires ou freins des tendons (vèneula tendinum). Ces bourses séreuses musculaires cl tendineuses ont là structure normale des séreuses Gpithélium pavimenteux simple et couche fibreuse sous-épithéliale très-sou-

ent, à la suite des pressions et des frottements, l'épithélium tombe par places; d: ce eas il peut arrixer, et cela se rencontre dans les gaînes synoviales tendineuses, que de la substance eartilagineuse se développe, soit sur le tendon , soit sur les parois de la coulisse qu'il traverse, dans les endroits où les pressions sont très-fortes.

Les bourses séreuses musculaires el tendineuses, quand elles se trouvent au voisinage des articulations, peuvent, par suite des frottements et des pressions, finir par communiquer avec la synoviale dont elles paraissent être des prolon gements; ceci explique articulaires présentent de contrent plus fréquemment chez les vieillards et chez Les hommes livrés aux travaux du corps, tandis que chez les enfants on trouve souvent ces bourses séreuses paraitement distinctes de la synoviale articulaire.

Les os sésamoïdes (1) sont de petits osselets n'appartenant pas au squelette lier et développés dans l'épaisseur des tendons. Ceux-ci présentent souvent, sn dans les endroits exposés à de fortes pressions, des noyaux cartilagineux (ex. : tendon du long péronier lat x peuvent s'ossifier et constituer alors les os sésamoïdes. G L dans certains tendons d’une

os se rencontre

façon régulière, comme aux tendons des muscles courts du pouce et du gros orteil. Tantét ils sont enveloppés de tous côtés par la substance fibreuse du tendon , tantôt,

faces reste libre et s'articule avec un os voisin. Ils ont la

au contraire, une de leu Structure des os courts.

Composition chimique des muscles. — La fibre musculaire primitive se compose de deux parties principales : la substance contractile et le sarcolemme, Le sarcolemme ressemble chimiquement au tissu élastique, Quant à la substance contractile , elle est formée essentiellement de syntonine où fibrine museulai à une matière culorante rouge de nature spéciale, qui se rapproche de l'hématine. Le suc musculaire, qu'on obtient par expression, contient les produits de décomposition du muscle eréatine , créatinine, acide inosique, acide lactique; la chair musculaire contient en outre des sels. Quant aux autres produits qu'on trouve dans le muscle, albumine , graisse, substanee eollagène ete., ils proviennent des tissus accessoires intimement mélés aux fibres musculaires et dont on ne peut les isoler par l'analyse, tissu con nectif, graisse, sang, vaisseaux etc. La chair musculaire contient 25 p. 100 de ma tières solides et 15 p. 100 de syntonine.

Propriétés physiques des muscles. — La couleur des muscles est d'un rouge plus ou moins foncé; päles chez les enfants et chez les individus anémiques, ils sont rouges chez les adultes et les individus vigoureux. Cette teinte est due à la matière colorante spéciale comparable, mais non identique avec l'hématine; celte matière rougit au contact de l'oxygène; aussi les muscles d'un cadavre, laissés quelque temps à découvert, prennent-ls une couleur rutilante.

{) On a comparé leur forme à celle d'une graine de sésau

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