MUSCLES DE L'ABDOMEN
névrose, feuillet moyen de l'aponévrose abdominale antérieure, aponévrose du petit oblique, se divise en deux fouillels au niveau du bord externe du muscle droit (Fig. 68, À, 15); l'antérieur se soude à l'aponévrose du grand oblique et passe en avant du grand droit; le postérieur s'unit à l'aponévrose du transverse, et passe en arrière du même muscle, sauf dans son quart infé: rieur (Fig. 68, B); ces deux feuillets se rejoignent ensuite à la ligne blanche.
Fig. 68. — Aponéerases de l'abdomen; coupe fransrersale des parois abdominal s {*)
Les fibres les plus inférieures vont constituer le crémaster (Fig. 69, À, 15); celles qui viennent immédiatement au-dessus vont s'attacher les unes au pubis, en arrière du ligament de Gimbernat, entre ce liganent et la symphyse, les autres au ligament de Colles.
238 MYOLOGIE.
u dans sa moitié L représen l'apophyse ép
Rapports. — Recouvert par le grand oblique, il recouvre le transve bord postérieur, lib ; conti rieure avec l'aponévrose abdominale postérieure, ligne allant de l'extrémité externe de la dou de la troisième vertèbre lombaire.
s nerfs intercostaux et des rameaux des grandes et nes abdomino-serotales du plexus lombaire,
— Quand les deux museles petits obliques se contractent simultanément,
tion que le grand oblique (rétrécissement transversal de la cavité
ï ). Quant le muscle d'un seul côté se con-
e de son eôté et est antagoniste du
petites bi Action ils ont la mi
tract
men (Fig. 72, 6.
Ge muscle, qu ère, plus mince que les précédents, et qui semble la continuation du triangulaire du sternum, s'in dernières eûtes par des digitations entr continues) avee celles du diaph aux trois quarts antérieurs de la lèvre interne de la crête iliaque, et dans intervalle par une aponévrese trés-forte, à la colonne vertébrale lombaire, Cette aponévrose, aponérrose abdominale postérieure (Fig. 68, À , 10), qui reçoit aussi l'aponévrose du petit oblique, se divise en trois feuillets : un postérieur (13), qui se fixe aux apophy neuses en se soudant à l'aponévrose du grand dorsal; un moyen (12), qui va msverses; un antérieur (14), plus mince, qui se éricure de ces mêmes apophyses. Ces trois feuillets eircons crivent deux loges , une postérieure, pour les muscles spinaux postérieurs (1); une antérieure, pour le carré des lombes (2). De ces différentes insertion les fibres du transverse se portent horizontalement en avant et se rendent à une aponévrose, feuillet postérieur de l'aponévrose abdominale antérieure (Fig. 68, À, 16), qui passe en arrière du muscle droit en se soudant au feuillet postérieur de l'aponévrose du petit oblique, et arrive qu'à la ligne blanche, Dans le quart inférieur du muscle droit elle se comporte d'une façon difré e du muscle droit, elle passe en avant de lui (Fig. 68, B, 5); une partie seulement de celle aponévrose reste en arrière du muscle droit et forme là un repli plus où moins large, pli sen lunaire de Douglas (Fig. 70, 7), dont le bord interne vertical correspond à la ligne blanche, dont le bord externe concave, falciforme, laisse à découvert la plus grande partie de la face postérieure du muscle droit, dont la pointe s'attache à la symphyse du pubis dans une étendue variable, dont la base se continue avec le reste de l'aponévrose ; c’est sous ce pli que s'engagent les v seaux épigastriques pour pénétrer dans la gaine du muscle droit (Fig. 70, 18). Ces plis semi-lunaires de Douglas peuvent présenter de grandes variétés dans leur disposition
€ à la face interne des six
eroisées (et pour les trois dernières
'erfs. — est innervé par les nerfs intercostaux et par des rameaux des grande et petite branches abdomino-serotales du plexus lombaire.
Action. — Il constitue une ceinture qui embrasse la cavité abdominale et la rét it transversalement; en portant les eûles en dedans, il est expirateur.
HUSGLES DE L'ABDOMEN 239
4° Grand aroit seur
l'abdomen (Fig. 8, 10.
Ce muscle, allongé, vertical, plus large en haut qu'en bas, s'attache en has au pubis, par un tendon aplati divisé en deux parties, un faisceau ext séré au bord supérieur du pubis entre e et la symphyse, et un faisceau interne, qui s’entre-croise en avant de la symphyse avec eclui du côté opposé et se perd dans l'aponévrose rurale et la gaine du pénis. De là le: portent verticalement en haut et se terminent par trois faisc chés, l'interne à l'appendice æiphoïde et au cartilage de la septième côte, le moyen à celui de la sirième, l'externe, plus volumineux, au cartilage de la
nqu 46, G). Ge muscle est interrompu par des intersections apo= névrotiques Wransversales, au nombre de deux à quatre, oceupant toute la largeur du muscle et intimement unies au feuillet antérieur de sa gaine ; elles ne sont autre chose que des rudiments très-incomplets de côtes abdominales. Les bords internes des deux muscles droits interceptent un espace fibreux, ligne blanche. Le muscle grand droit est contenu dans une gaine, complète en avant, où elle est formée par la réunion de l'aponévrose du grand oblique et du feuillet antérieur de l'aponévrose du petit oblique, auxquelles s'ajoute en bas celle du transverse; la paroi postérieure est formée par la soudure de l'aponévrose du transverse et du feuillet postérieur de l'aponévrose du pet oblique; elle manque en haut dans la partie thoracique du muscle et en bas dans l'espace laissé libre par les plis semi-lunaires de Douglas; cependant il sttoujours séparé du péritoine par le fascia transversalis (Fig. 66, B, 9).
Pyramidal (Fig.
triangulaire, le pyramidal, situé en avant de so long de 0w,06 environ, manquant quelquefois, plus développé chez les enfants, s'attache par sa base au pnebès, entre l'épine et la symphyse, et par son sommet se continne avec un tendon qui se perd dans la ligne blanche et con titue, avec celui du côté opposé, un cordon fibreux , qui peut être suivi jusqu'à Combi
19). — Au grand droit est annexé un petit muscle sertion intérieure. Ce muscle,
— Le grand droit est innervé par les nerfs intercostaux et par des rameaux des grande et petite branches abdomino-serotales du plexus-lombaire.
Action. — Il prend ordinairement son point fixe en bas et féchit le tronc. Si la lexion est empéchée par les extenseurs, il abaisse les côtes et est expirateur; enfin il peut comprimer les viscères abdominaux et s'opposer à la pression des viscères, qui tendent à repousser en avant la paroi abdominale ant Le pyramidal est tenseur de la ligne blanche.
+ Carré des lombes (Fi. 1.
Ge muscle, épais, quadrilatère, situé en dehors du psoas, en avant des muscles spinaux postérieurs, se compose de trois sortes de faisceaux intime ment unis chez l'homme. 1e Les faisceaux iléo-costaux, constituant le bord externe du muscle, vont de la erête iliaque au bord inférieur de la douxième côte; 2 les faisceaux lombo-costaux vont de la partie antérieure des ap physes transverses des trois ou quatre dern tèbres lombaires à la
MYOLOGIE.
douzième côte ; 3° les faisseaux iléo-lombaires situés à la face postérieure du
muscle vont de la crête iliaque et du ligament iléo-lombaire à la face posté-
rieure des apophyses transverses de toutes les vertèbres lombaires. Rapports. — I est en rapport en avant avec le rein et le colon.
Nerfs. — Il est innervé parle douzième nerf intercostal et des branches antérieures des deux premiers nerfs lombaires.
Action. — I incline latéralément la colonne vertébrale et le tronc; par ses insertions costales il abaisse la douzième côte.
Anonévroses abdomin:
— Ligne blanche.
Canal Inguinat.
Aponévroses abdominales. — Les aponévroses d'insertion ont déjà été décrites avec les muscles; il ne reste plus à parler que des aponévroses de contention. À l'extérieur, le muscle grand oblique est recouvert par une lame celluleuse mince , adhérente, se continuant avec celle qui recouvre le grand dentelé et le grand pectoral. Dans l'intérieur de la cavité abdominale et sous le péritoine ; en arrière du muscle
transverse, se trouve une lame fibreuse, le fascia transversalis. Cette aponévrose
transparence à rares ce fascistrantrenl coupée. — (3) Arcade crarale.— 14) M
1. 1) arcade crarale — 2) Ligament de Ginbe sous et da nerf erral.— 3) Ouverture posr Le pa 6) Aponérrse ls — 8) Artère rurale. — 9) Anne 10) Pas. — 11) er era.
MUSCLES DE L'ABDÔNEN, a n'a pas de limites bien tranchées en haut et en dehors; en bas elle contracte des adhérences avec le bord postérieur de l'arcade erurale, puisse continue au-dessous de celte arcade en envoyant dans le canal crural une gaîne qui accompagne les vaisseaux et en formant entre la veine erurale et le ligament de Gimbernat le sephon erural ; en dedans le fuscia transrersalis passe en arrière du muscle droit et va jusqu'à la ligne blanche en se soudant au pli semi-lunaire de Douglas. À sa partie inférieure et externe, au niveau de l'endroit où le canal déférent et les vaisseaux constituant le cordon se réunissent pour traverser les parois abdominales, il leur fournit une gaine qui les accompagne ; à ee niveau, il s'épaiseit et présente des fibres arciformes à concavité supérieure (Fig. 70, 10), qui circonserivent une ouverture recouverte par le péritoine déprimé en fossette en et endroit; c'est l'anneau inguinal interne où abdominal; les vaisseaux épigastriques (Fig. 70, 18) occupent le eôté inférieur el interne de cet anneau.
Fig: 70, — Genoa inguinal el canal erural; eut par le eûté obdominat, Ligne blanche. — La ligne Hanche est l'espace intercepté par les bords internes
des museles de intervalle, dont la plus grande largeur, correspondant à l'ombilic, est d'e ; se rétrécit en haut et surtout en bas, où il devient presque
242 MYOLOGIE.
Sur la ligne médiane, elle présenteun raphé fibreux , appelé aussi ligne blanche par beaucoup d'auteurs ; ce raphé est constitué par l'entre-croisement des fibres aponévroliques des trois muscles larges de l'abdomen, entre-croisement qui se fait de telle façon que les fibres du grand oblique d’un côté semblent se continuer avec celles du petit oblique du côté opposé. Ces fibres s'écartent par places et interceptent ainsi des orifices, par lesquels passent des vasseaux , des nerfs, des pelotons graisseux; le plus large de ces orifices est l'ombilic, qui donnait passage chez le fatus aux vaisseaux ombilicaux; cette ouverture, située un peu au-dessus de la partie moyenne du corps chez l'adulte, est irrégulièrement quadrilatère, obturée dans ses trois quarts inférieurs par un bouchon fibreux dà à la soudure cicatricielle des parties qui composaient le cordon ombilical, perméable au contraire dans son quart supérieur.
Vue par sa face postérieure, la partie sous-ombilicale de la ligne blanche présente un raphé fibreux, partant de l'ombilic et se terminant en bas au pubis en s'élargissant un peu (Fig. 70, 3); c'est l'adminieulum lineæ albæ. De ce raphé raçonnent latéralement de petits tractus transversaux se perdant dans l'aponévrose du transverse.
Canal inguinal, — Le canal inguinal est le trajet que suit le cordon en traversant les parois abdominales. Le cordon pénètre par l'anneau inguinal externe el sort du canal par l'anneau inguinal interne ou abdominal, Ce trajet d'un anneau à l'autre est légèrement oblique en bas et en dedans, comme l'areade crurale, qui en constitue la paroi inférieure; sa paroi antérieure est formée par l'aponévrose du grand oblique ; quelques faisceaux lches du petit oblique et du transverse s'interposent entre cette paroi et Le cordon; sa paroi postérieure est constituée par le fascia transrersalis ; mais entre ce fascia et le cordon on trouve encore des fibres aponévrotiques el musculaires provenant du petit oblique et surtout du transverse. Ces dernières, presque verticales, vont se fixer au bord supérieur du pubis en arrière du ligament de bernat, et forment le muscle pubo-transrersal de Lusch#a. La paroi supérieure est constituée par les fibres des muscles petit oblique et transverse. Les deux orifices ont été décrits : l'externe avec l'aponévrose d'insertion du grand oblique, linterne où abdominal avec le fascia transversalis. La longueur du canal inguinal mesurée des centres des deux oriflces est de 0*,035 à 0,04. L'orifice abdominal est à peu près sur le milieu d'une ligne menée de l'épine iliaque à l'épine du pubis, et son bord inférieur est à O»,0L environ au-dessus de l'arcade erurale.