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III. Muscles de la région plantaire externe

Ces muscles sont au nombre de trois : le court abducteur du petit orteil, le court fléchisseur et l'opposant.

1° Court abducteur du petit orteil (fig. 165, 15)

(le muscle nait de la tubérosité externe du calcanéum (fig. 45, C) au-dessus du court fléchisseur commun. De là ses fibres se portent sur un tendon qui envoie une expansion fibreuse à l'apophyse du cinquième métatarsien, sont renforcées par des fibres charnues venant de l'aponévrose plantaire externe et vont s'attacher à la partie externe de la ■première phalange du petit or<ei7(fig. 4b, C). De l'expansion du cinquième métatarsien part un cordon fibreux qui se rend à la base de la première phalange.

Nerfs. — Il est innervé par une branche du nerl plantaire externe. Action. — Il est adducteur du petit orteil par rapport à l'axe du pied.

2" Court fléchisseur du petit orteil (fig. 167, 5)

Ce petit muscle s'attache en arrière à la gaine du long péronier latéral et kVapophyse du cinquième métatarsien , en avant à la partie externe de la première phalange du petit orteil ou même au ligament glénoïdien de l'articulation métatarso-phalangienne.

Nerfs. — Il est innervé par une branche du nerf plantaire externe. Action. — Il est fléchisseur de la première phalange du petit orteil.

3° Opposant du petit orteil

Ce petit muscle, situé sous le précédent, dont il est souvent à peine distinct et avec lequel il est ordinairement décrit, s'attache en arrière à la gaine du long péronier latéral, et en avant à la moitié antérieure du bord externe du cinquième métatarsien iu?.([u à la tète de l'os.

Nerfs. — 11 est innervé par une branche du nerf plantaire externe. Action. — Il est adducteur du petit orteil.

§ III. — Muscles interosseux

Ces muscles sont divisés en interosseux dorsaux et inter osseux plantaires ; ils ont la même disposition qu'à la main, sauf pour les points suivants : 1° au lieu de faire passer l'axe par le troisième, on le fait passer par le deuxième métatarsien ; 2° ils possèdent tous une insertion antérieure au squelette sur la partie latérale de la base des premières phalanges ; 3° les expansions fibreuses qu'ils fournissent aux tendons extenseurs sont peu développées ; 4° le premier interosseux dorsal ne nait pas par son chef interne du premier métatarsien, mais d'une expansion de la gaine du long péronier latéral. Pour le reste on peut se reporter à la description des interosseux de la main.

Fig. 167. — Muscles do ta région plantaire ; couche pru/bndc {*).

(*) 1) Adducteur oblique. — 2) Adducteur transverse. — 3) Court ^l^clli^seur du gros orteil : son faisceau externe. — 4) Son faisceau interne. — 5) Court fléchisseur du petit orteil. . — t>) Troisième interosseux plantaire. — 7) Quatrième interosscux dorsal. — 8) Deuxième interosseux plantaire. — 9) Grand ligament calcanéocuboïdien plantaire. — 10) Gaine du long pfronier latéral. — 11) Gaine du court péronier latéral. - 12) Gaine ouverte du long fléobisscur propre du gros orteil. — 1.3) Gaine ouverte du long fléchisseur commun des orteils. — 14) Partie de cette gaine sur laquelle vient s'épanouir le faisceau interne du grand ligament plantaire. — 15) Tendon du jambier antérieur.

MYOLOGIE

Nerfs. — Ils sont innervés par la branche profonde du nerf plantaire externe.

Action. — Ils sont fléchisseurs des premières phalanges. Les interosseux dorsaux sont abducteurs, les interosseux plantaires adducteurs, par rapport à l'axe du pied.

Aponévroses du membre inférieur

. Ces aponévroses se divisent, d'après les régions, en aponévroses de la hanche, de la cuisse, de la jambe et du pied.

A. Aponévrose de la hanche

En arrière on trouve l'aponévrose fessière, en avant le fascia iliaca.

1" Aponévrose fessière. — Les muscles grand et moyen fessier sont recouverts par une aponévrose qui s'insère à la crête sacrée et à la lèvre externe de la crête iliaque ; très adhérente au grand fessier, elle envoie entre ses faisceaux des cloisons fibreuses et fournit une lamelle mince séparant le grand du moyen fessier ; en bas elle se perd audessous du grand fessier dans une lamelle celluleuse mince.

2" Fascia iliaca. — Cette aponévrose, qui recouvre le psoas et iliaque, s'attache en dedans et de haut en bas le long du bord interne du psoas, aux corps des vertèbres lombaires, au détroit supérieur et à l'éminence iléo-pectinée ; en dehors elle s'insère aux apophyses transverses lombaires et à la lèvre interne de la crête iliaque. Au niveau de l'arcade crurale, elle s'unit à sa moitié externe, puis au-dessous d'elle s'enfonce avec le psoas, qu'elle suit jusqu'à son insertion, et se continue en dehors avec l'aponévrose qui revêt le triceps crural. Le petit psoas s'y termine en partie et représente le muscle tenseur de cette aponévrose. On a donné le nom de bandelette iléo-peclinéale à la partie de cette aponévrose qui va se fixer à l'éminence iléo-pectinée et qui s'unit intimement en dehors à l'arcade crurale (fig. 112, B, 3).

B. Aponévrose de la cuisse (fig. 108)

L'aponévrose de la cuisse [fascia lafa), très forte, résistante, plus épaisse en dehors qu'en dedans, s'insère en haut à l'ischion, à la branche inférieure du pubis, au pubis, à l'arcade crurale, à l'épine iliaque antérieure et supérieure, à la crête iliaque, au grand trochanter, et se continue avec l'aponévrose fessière et le fascia iliaca, La partie qui nait de la crête iliaque forme une bandelette épaisse de 0"',06 à 0'",08 de large {ligament ilio-libial), qu'on peut suivre jusqu'au tubercule du condyle externe du tibia. En bas elle se continue avec l'aponévrose jambière.

De sa face profonde partent deux cloisons intermusculaires, dites inlerne et exlerne. allant à la ligne âpre et constituant deux loges, qui contiennent, l'une, les muscles de la région antérieure (A), l'autre, les muscles des régions interne et postérieure (B, C) : une troisième cloison, moins forte, isole ces deux derniers groupes de muscles. Quelques muscles ont des gaines propres, quelquefois très fortes ; tels sont à la région antérieure le tenseur du fascia lata, le couturier, le droit antérieur; à la région interne, le droit interne.

Canal crural. — Pour pénétrer du bassin dans la cuisse, les vaisseaux fémoraux passent sous l'arcade crurale et traversent un orifice triangulaire (fig. 112, B, b), anneau crural, qui a environ 0™,0'i5 de longueur ; son bord antérieur est formé par l'arcade crurale, son bord externe par le fascia iliaca (3), son bord interne par la branche supérieure du pubis ; l'angle postérieur très obtus correspond à l'éminence iléo-pectinée, l'angle interne mousse, arrondi, au bord concave libre du ligament de Gimbernat (2). Le plan de cet anneau dans la station droite est à peu près horizontal.

Les vaisseaux fémoraux, depuis l'anneau fémoro-vasculaire jusqu'à l'anneau du grand adducteur qu'ils traversent pour pénétrer dans le creux poplité, sont contenus dans une gaine aponévrotique accolée étroitement aux vnisseaux dans ses trois quarts inférieurs.

MUSCLES DU MEMBRE INFÉRIEUR

évasée au contraire et s'en écartant en dedans dans son quart supérieur, de façon à donner à cette gaine la forme d'un entonnoir, dont la partie évasée serait constituée par le quart supérieur, et le goulot par les trois quarts inférieurs de la gaine. L'endroit où la partie évasée se continue avec le goulot correspond à l'embouchure de la veine saphène interne dans la veine fémorale.

l» Dans ses troisquarls inférieurs, la gaine aponévrotique des "aisseaux est à peu près triangulaire; sa paroi postérieure est formée par l'aponévrose des adducteurs ; la paroi antérieure par un feuillet profond du fascia lata, qui passe en arrière du couturier et constitue le feuillet postérieur de la gaine de ce muscle ; sa paroi externe répond aux insertions du vaste interne.

2» D'ins son quart supérieur, la gaine aponévrotique des vaisseaux s'évase surtout du côté interne pour aller s'insérer au pourtour de l'anneau crural; elle est triangulaire et présente trois parois : une paroi postérieure et externe formée par le fascia iltaca, une paroi postérieure et interne formée par l'aponévrose qui recouvre le pectiné ; ces deux aponévroses, par leur réunion, constituent une gouttière, dont l'angle adhère dans l'intervalle des deux muscles à l'éminence iléo-pectinée et à la capsule coxo-fémorale. La paroi antérieure est tendue comme un pont fibreux de l'une à l'autre et n'est autre chose que le feuillet superficiel de l'aponévrose fémorale ; elle adhère en haut à l'arcade crurale ; cette paroi antérieure circonscrit avec les deux parois postérieures deux angles internes et externes aigus. -Les vaisseaux fémoraux occupent les deux tiers externes de ce canal triangulaire, l'artère (fig. 112, B, 8) en dehors, la veine en dedans (7) ; l'espace qui reste entre la veine et l'angle interne du canal contient des ganglions lymphatiques et du tissu cellulaire et constitue Ventonnoir crural, appelé quelquefois aussi anneau crural. L'ouverture supérieure de cet entonnoir (fig. 112, B, 9) est formée par la partie interne de l'anneau ; elle a pour limites : en avant l'arcade crurale, en arrière la crête pectinéale et la partie supérieure de l'aponévrose du pectiné, en dedans le bord concave du ligament de Gimbernat, en dehors la veine fémorale. C'est par cette ouverture que s'engage l'intestin

dans la hernie crurale. Sur cette ouverture est tendue une lamelle celluleuse, seplum Clorai ou de Clnquet. En bas, cet entonnoir se termine en cul-de-sac au niveau de l'embouchure de la saphène ; sa longueur totale est d'environ 0",04.

Le feuillet superficiel du fascia lala, qui forme la paroi antérieure du canal crural, se comporte diliéremmeot au niveau des vaisseaux et au niveau du canal crural. Au niveau des vaisseaux il est épais, résistant ; au niveau du canal crural, au contraire, il est mince et criblé de pertuis, qui laissent passer des lymphatiques et lui ont fait donner le nom de fascia cribriformis (fig. 109, 12). Si par la dissection on enlève ce fascia cribriformis, il ne reste plus que la partie épaissie de l'aponévrose sous la forme d'un repli, repli falciforme, à bord interne, tranchant et concave, et dont la corne inférieure passe sous l'embouchure de la saphène, tandis que la corne supérieure se porte en haut et en dedans et va s'attacher à l'arcade crurale près du ligament de Gimbernat. On a alors en dedans

(•) A. Loge aponévrotique antérieure. — I) Fémur. — i) Vaste interne. — 3) Vaste externe. — 4) Droit antérieur. — 5) Couturier.

B. Loge postérieure interne. — 6) Grand adducteur. — 7) Moyen adducteur. — 8) Droit interne.

C. Loge postérieure externe. — 9) Courte portion du biceps. — 10) Longue portion du biceps. — H) Demitendineux. — li) Demi-membraneux. — 13) Nerf saphène interne. — 14) Artère fémorale. — 15) Grand nerf sciatique. — 16; Branche de l'artère fémorale profonde avec ses veines, — 17) Veine sapliène interne.

Fis. 16

8. — Aponévrose crurale. Coupe de la cuisse à sa partie moyenne (*).

MYOLOGIE

de la veine fémorale une excavation, fosse ovale, nettement limitée en dehors et en bas, et qui en dedans se perd insensiblement dans la courbure de la cuisse. Le fnscia cribriformis, qui recouvre cette fosse ovale, se continue en haut et en dehors avec le fascia lala et le bord tranchant du ligament falciforme ; mais en bas et en dedans il se continue avec le tissu cellulaire sous-cutané et ne contracte pas d'adhérences avec l'aponévrose crurale. Ces connexions expliquent comment, suivant les auteurs, on a pu rattacher le fascia cribriformis tantôt à l'aponévrose fémorale, tarilùt au fnscia superfîcialis (i).

Dans le canal fémoro-vasculaire les vaisseaux soat entourés d'une gaine fibreuse propre, gaine des vaisseaux, qui se moule sur les parois du canal et s'évase comme lui à la partie supérieure en s'écartant de la veine. Cette gaine fibreuse s'attache en haut à la crête pectinéale et au bord concave du ligament de Gimbernat, avec lequel elle se continue ; en arrière de l'arcade crurale elle se continue avec le fascia transver salis.

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