C. Artère faciale (fig. 197, 6) (IV
Plus volumineuse que la précédente, Vartère faciale remonte d'abord obliquement en avant, en haut et en dedans, recouverte par le nerf grand hypoglosse, les muscles digastrique et stylo-hyoïdien ; elle s'applique ensuite sur la face externe de la partie postérieure de la glande sous-maxillaire et s'y creuse un sillon. La faciale gagne ainsi le bord inférieur du maxillaire, sur lequel elle se réfléchit au niveau du bord antérieur du masséter, et arrive à la face en se dirigeant vers l'angle des lèvres. Dans cette partie de son trajet, elle est recouverte par le peaucier et la peau, et repose en dedans sur le muscle buccinateur. Jusqu'auprès de la commissure labiale, l'artère faciale était oblique en dedans et en haut ; à ce niveau elle s'infléchit et devient beaucoup plus directement ascendante pour gagner l'angle interne de l'œil, où, réduite à un très petit calibre, elle Beaunis et Bouchard. 26
ANGËIOLOGIE
■s'anastomose à plein canal avec la nasale, branche de l'ophtlialmique (15). A partir de la commissure labiale jusqu'à sa terminaison, la faciale est à peu près sous-cutanée et se trouve au-devant des muscles élévateurs superficiels et profonds de la lèvre.
Outre un grand nombre de branches destinées aux muscles, à la peau, à la glande sous-maxillaire et à la parotide, ainsi que des rameaux anastomosés avec la buccale, la sous-orbitaire et la transverse de la face, l'artère faciale fournit, à partir de son origine :
1° La palatine ascendante ou inférieure, qui passe entre les muscles stylo-glosse et stylo-pharyngien, s'infléchit un peu en dedans et en haut, s'applique sur les constricteurs moyen et supérieur du pharynx, et se termine en plusieurs rameaux très grêles, qui se distribuent aux muscles du voile du palais, à la muqueuse palatine et à la trompe d'Eustache. Elle s'anastomose avec la palatine supérieure et les branches terminales de la pharyngienne inférieure. Dans son trajet, la palatine inférieure fournit des rameaux à la base de la langue et à l'amygdale. Ils s'anastomosent avec des branches de la dorsale de la langue.
2" La sous-mentale. — Très variable par son volume et son origine, cette artère longe la face interne de la mâchoire inférieure, se place entre le mylo-hyoïdien et le ventre antérieur du digastrique, fournit à ces muscles et arrive sur la face antérieure de la symphyse du menton pour s'anastomoser avec les rameaux de la dentaire inférieure (fig. 198, 3).
On voit quelquefois la sous-mentale fournir la sublinguale, dont, plus rarement, elle peut provenir elle-même.
3° La coronaire labiale inférieure (V), qui part de la faciale un peu au-dessous de la commissure, gagne la face profonde de la lèvre inférieure, recouverte par le triangulaire des lèvres et l'orbiculaire, et s'anastomose avec celle du côté opposé, après avoir fourni un très grand nombre de rameaux ascendants et descendants.
4° La coronaire labiale supérieure (V). — Cette branche nait quelquefois par un tronc commun avec la précédente ; plus souvent elle provient isolément de la faciale au niveau même de la commissure. Elle est assez volumineuse et chemine, très rapprochée de la muqueuse, en arrière du muscle orbiculaire, jusqu'à la ligne médiane, où elle s'anastomose avec sa congénère du côté opposé. De cette communication partent deux rameaux qui remontent jusqu'à la cloison du nez, qu'ils longent d'arrière en avant, et qui viennent sur le sommet de cet organe se diviser en un grand nombre de ramuscules, qui s'anastomosent avec ceux de l'aile du nez.
b° La branche naso-lobaire (fig. 197, 14), qui gagne le cartilage de l'aile du nez et fournit des rameaux situés le long des bords supérieur et inférieur de ce cartilage jusqu'à la ligne médiane, où ils communiquent avec leurs congénères du côté opposé et avec les ramuscules de l'artère de la cloison, venue de la coronaire labiale supérieure.
D. Artère occipitale (fig. 197, 8 et 9) (IV)
Née de la face postérieure de la carotide externe, au même niveau que la faciale, Vartére occipitale, située en dedans du nerf grand hypoglosse, longe la face interne du ventre postérieur du muscle digastrique ; puis, vers le sommet de
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
l'apophyse mastoïde, elle s'infléchit en arrière et passe entre le splénius et les muscles petit oblique et grand complexus, auxquels elle fournit des rameaux. Arrivée au bord interne du splénius, elle s'incurve à angle droit, se dirige en haut, devient sous-culanée et se divise en deux branches : l'une inférieure, plus petite, qui s'anastomose avec l'auriculaire postérieure ; l'autre supérieure, plus volumineuse, qui remonte sur le crâne, fournit un grand nombre de branches, qui com5 muniquent avec celles du côté opposé et avec les rameaux de la temporale superficielle. Dans ce trajet, l'occipitale émet :
1" Un rameau sterno-mastoïdien supérieur'. Il se comporte comme celui qui provient de la thyroïdienne supérieure.
2° Une artère mastoïdienne, ([ui pénètre dans le crâne par le trou de ce nom et va à la dure-mère.
E. Artère auriculaire postérieure (fig. 197, 10) (V)
Elle prend son origine inunédiatemenl au-dessus de la précédente sur la face postérieure de la carotide externe, chemine en dedans du ventre postérieur du digaslrique et de la partie inférieure de la parotide, se loge dans le sillon auriculo-mastoïdien et devient ensuite superficielle. L'auriculaire postérieure est alors appliquée immédiatement sur la partie mastoïdienne du temporal, sur laquelle elle se partage en : rameau inférieur ou mastoïdien, qui s'anastomose par ses branches avec l'occipitale et la temporale superficielle, et en rameau supérieur ou auriculaire, qui se subdivise lui-même en deux rameaux, dont l'un plus considérable est destiné à la face interne du pavillon, tandis que l'autre traverse le tissu iibreux qui réunit l'hélix au cartilage de la conque et vient se ramifier dans la rainure située entre l'hélix et l'anthélix. Ces deux rameaux communiquent ensemble sur le bord libre de l'hélix.
L'artère auriculaire postérieure fournit d'ordinaire la 6ranc/te stylo-mastoïdienne, qui s'engage par le trou de ce nom dans l'aqueduc de Fallope et s'y anastomose avec une branche de la méningée moyenne, après avoir fourni à la caisse du tympan et à l'oreille interne.
Pour ne rien omettre, signalons encore des rameaux parotidiens fournis par l'auriculaire.
F. Artère pharyngienne inférieure (V)
Cette branche assez grêle naît de la partie interne de la carotide externe, entre celle-ci et la carotide interne. Elle remonte sur les parois du pharynx et arrive jusqu'à la base de l'apophyse basilaire, où elle s'infléchit en avant, en décrivant une arcade, qui s'anastomose sur la muqueuse pharyngienne et la trompe d'Eustache avec les palatines supérieure et inférieure et avec la pharyngienne supérieure ou ptérygo-palatine.
Outre les rameaux pharyngiens qu'elle donne dans son parcours, la pharyngienne inférieure fournit toujours une branche tnéningienne, qui croise en avant la jugulaire interne et se divise en deux rameaux, qui pénètrent dans le crâne en passant, l'un par le trou déchiré postérieur, et l'autre à travers la substance flbro-cartilagineuse du trou déchiré antérieur. Ces deux rameaux se distribuent à la dure-mère.
Après le départ de toutes les bl anches que nous venons d'énumérer, la carotide «xterne, fort diminuée de volume, monte entre les muscles styliens et gagne la
ANGÉIOLOGIE
face interne de la glande parotide. Tantôt, et c'est le cas le plus fréquent, cette glande l'entoure complètement ; tantôt, au contraire, elle ne lui offre qu'une gouttière dans laquelle se loge le vaisseau. Triquet a trouvé l'artère complètement isolée du tissu glandulaire et entourée d une simple gaine connective ; il ne m'a jamais été donné d'observer une pareille disposition.
Arrivée au-dessous du condyle de la mâchoire, la carotide externe se divise en deux branches terminales : la temporale superficielle et la maxillaire interne.
G. Artère temporale superficielle (tig. 197, 11) (IV)
h'artère temporale superficielle, moins volumineuse que la maxillaire interne, se dirige en haut et un peu en dehors et gagne l'intervalle compris entre l'articulation temporo-niaxillaire et le conduit auditif externe. Recouverte jusque-là par la glande parotide, cette artère devient superficielle au niveau de l'arcade zygomatique et chemine entre la couche sous-cutanée et l'apanévrose temporale. Elle se divise bientôt en deux branches terminales, dont l'une, antérieure ou frontale, visible sous la peau, s'infléchit en avant et va par ses rameaux s'anastomoser avec les branches frontales de l'ophthalmique et avec ses congénères du côté opposé, en fournissant en outre quelques ramuscules à la paupière supérieure.
La branche postérieure ou pariétale se répand en divisions nombreuses dans la région de ce nom ; ses rameaux antérieurs communiquent avec la frontale ; les rameaux moyens gagnent le sommet du crâne et s'anastomosent avec ceux du côté opposé ; les rameaux postérieurs se dirigent en arrière et en haut pour communiquer avec l'occipitale et l'auriculaire postérieure.
La temporale superficielle fournit dans son parcours :
1° Des rameaux parotidiens ;
2° Uartère transversale de la face, qui longe le bord supérieur du canal de Sténon et s'anastomose vers le milieu de la joue avec la faciale et la sous-orbitaire (fig. 197, 12) ;
3° Des rameaux auriculaires antérieurs, qui gagnent le tragus, cheminent sur sa face externe et s'anastomosent sur le pavillon avec les rameaux de l'auriculaire postérieure ;
40 La temporale moyenne, qui naît au-dessus de l'arcade zygomatique, plonge, à travers l'aponévrose temporale, dans la profondeur du muscle crotaphyte et s'anastomose avec les artères temporales profondes.
H. Artère maxillaire interne (fig. 199, 5) (III)
Préparation. — Inciser le cuir chevelu sur la ligne médiane du crâne: couper la peau du cou transversalement en passant au niveau de l'os hyoïde; sur ces deux incisions en faire tomber une verticale qui les divisera en deux parties à peu près égales et qui passera au-devant du conduit auditif externe.
Préparer les muscles masséter et temporal comme pour l'étude de la myologie, et enlever soigneusement la parotide. Détacher par deux traits de scie l'arcade zygomatique en la laissant adhérente au masséter, et renverser le tout de haut en bas jusqu'aux insertions inférieures de ce muscle, tout en ménageant l'artère massétérine.
Sectionner le temporal à son insertion coronoïdienne, le renverser de bas en haut en détachant attentivement ses fibres de la fosse temporale, et suivre les artères temporales profondes jusqu'à leur extrémité. Faire alors une section de la branche montante de la mâchoire analogue à celle représentée par la figure 199 et qui consiste à ne laisser que la moitié postérieure
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
lie cette branche en enlevant la moitié antérieure au moyen de deux traits de scie, l'un vertical, l'autre horizontal. On pourrait aussi sectionner complètement cette branche et l'enlever; mais l'avantage qu'on en retirerait dans cette première partie de la préparation ne serait pas comparable à celui que donne la section osseuse que nous indiquons et qui permet de conserver les insertions des muscles ptérygoïdiens.
Creuser alors avec la gouge et le maillet la face externe de la mâchoire à partir du trou mentonnier pour découvrir l'artère dentaire et ses branches. Ouvrir l'orbite par sa face externe au moyen de la scie et mieux de la gouge et du maillet ; enlever le globe oculaire et préparer la sous-orbitaire.
Disséquer soigneusement toutes les branches de la maxillaire interne depuis son origine jusqu'au moment où elle gagne le trou sphéno-palatin. Enlever alors la partie supérieure de la branche du maxillaire, retrancher une grande partie du muscle ptérygoïdien externe et préparer la sphéno-épineuse jusqu'au trou de ce nom, que l'on élargira avec le ciseau.
Sectionner alors les os du crâne par une ligne horizontale partant à deux travers de doigt au-dessus de l'arcade sourcilière et atteignant la ligne médiane par ses deux extrémités ; faire tomber sur cette ligne horizontale un trait de scie vertical qui reste à un centimètre en dehors de la ligne médiane. On trouvera au-dessous la dure-mère et les branches de la méningée.
Faire les mêmes sections osseuses sur le côté opposé du crâne, ouvrir la dure-mère et enlever le cerveau, ce qui permettra de voir l'artère méningée moyenne dans toute son étendue. Diviser alors la tète en deux moitiés latérales et laisser la cloison nasale adhérente au côté qui ne sert pas pour la préparation : préparer les branches de la sphéno-palatine ; agrandir le trou de ce nom de dedans en dehors et rechercher les branches vidienne et ptérygo-palatine, que l'on pour- .suivra dans leurs canaux osseux à l'aide de la gouge et du maillet.
L'artère maxillaire interne s'infléchit en avant aussitôt après son origine, et s'engage en dedans du col du condyle de' la mâchoire. Elle se dirige par un trajet très flexueux, d'arrière en avant, de dehors en dedans et un peu de bas en haut vers le trou sphéno-palatin, à travers lequel sa terminaison, connue sous le nom à'artére sphéno-palatine, pénètre dans les fosses nasales, auxquelles elle se distribue.
Dans la majorité des cas, l'artère maxillaire interne passe entre les deux muscles ptérygoïdiens, d'autres fois entre le ptérygoïdien externe et le temporal ; puis, au fond de la fosse zygomatique , au niveau de la tubérosité du maxillaire supérieure, elle s'engage entre les deux faisceaux du ptérygoïdien externe.
Elle émet un très grand nombre de branches. Nous en décrirons quinze, en y comprenant la branche terminale :
1° Tympanique. — Cette petite artériole, découverte par Lauth, remonte obliquement en haut et en arrière, passe par la scissure de Glaser et va à la caisse du tympan.
2° Petite méningée. — Très grêle également, pénètre dans le crâne par le trou ovale et se distribue à la partie voisine de la dure-mère.
3° Artère méningée moyenne ou artère sphéno-épineuse (6). — Cette branche, la plus volumineuse de toutes celles de la maxillaire interne, se porte en haut après avoir passé au-dessous du muscle ptérygoïdien externe et pénètre dans le crâne par le trou petit rond ou sphéno-épineux. Aussitôt après son entrée dans la cavité de l'encéphale, elle s'infléchit à angle droit, se dirige en dehors et se divise en deux branches terminales comprises dans l'épaisseur de la dure-mère. Elles font relief sur la face externe de cette membrane et correspondent aux sillons osseux connus sous le nom de nervures de la feuille de figuier (17). L'une de ces branches terminales est antérieure et se distribue à toute la partie antéro-supérieure de la dure-mère ; elle arrive jusqu'au sinus longitudinal supérieur, s'anastomose avec celle du côté opposé, et donne toujours quelques rameaux qui pé-
ANGÉIOLOGIE
nètrent dans l'orbite à travers la fente sphénoïdale ; ils communiquent avec la lacrymale.
La branche postérieure de la sphéno-épineuse se porte en arrière et se distribue à la partie postérieure de la dure-mère.
La méningée moyenne fournit toujours un certain nombre de rameaux collatéraux très grêles. Nous ferons remarquer : 1° des ramuscules destinés au ganglion de Casser ; 2° un rameau qui pénètre dans l'hiatus de Fallope et qui s'anastomose avec la stylo-mastoïdienne.
Le volume et le nombre des branches artérielles qui se rendent à la dure-mère et qui s'y distribuent, contrairement à ce qui existe pour les autres enveloppes fibreuses de l'économie, paraissent être en rapport avec le besoin de calorification des éléments nerveux encéphaliques. C'est un manchon fibreux, chaud, qui en empêche le refroidissement. (Voir Méninges.)
4° Artère temporale profonde postérieure (12). — Elle naît près de la précédente, remonte verticalement entre le ptérygoïdien externe et le temporal, gagne la face profonde de ce dernier muscle et s'anastomose avec la temporale moyenne.
5° Artère temporale profonde antérieure (13). — Elle tire son origine beaucoup plus en avant que la précédente, gagne également la face profonde du mus' cle temporal et s'anastomose avec la temporale moyenne. Quand les injections sont bien réussies, on voit quelques rameaux de cette artère passer à travers les trous de l'apophyse orbitaire du malaire et s'anastomoser dans l'orbite avec la lacrymale.
6" Artère dentaire inférieure (7). — Elle naît tout auprès de la temporale profonde postérieure, se dirige en bas et en dehors, gagne la face externe du ligament sphéno-maxillaire, pénètre dans le canal dentaire, qu'elle parcourt dans toute son étendue, et se divise en deux branches. L'une, plus petite ou rameau incisif, continue le trajet intra-osseux de l'artère dentaire inférieure et se distribue aux dents incisives ; l'autre, plus volumineuse, sort par le trou mentonnier et s'anastomose avec la coronaire labiale inférieure et la sous-mentale.
La dentaire inférieure fournit : 1° un peu au-dessus de son entrée dans le canal dentaire, un rameau long et assez grêle, qui reste appliqué sur la face interne du maxillaire inférieur dans la gouttière mylo-hyoïdienne et arrive jusqu'au muscle de ce nom, auquel il se distribue; 2° dans toute l'étendue du conduit osseux, des rameaux dentaires destinés aux racines des dents, dont ils parcourent le canal central.
7" Artère massétérine (8). — Elle naît aussi à peu de distance du col du condyle de la mâchoire, s'incline en bas et en dehors, passe dans l'échancrure sigmoïde du maxillaire et se distribue à la face profonde du masséter.
8° Artère buccale (9). — Elle part de la maxillaire interne immédiatement audessous du bord inférieur du muscle ptérygoïdien externe, croise le ptérygoïdien interne et s'applique sur la face externe du buccinateur, sur lequel elle se ramifie en s'anastomosant par ses branches terminales avec la faciale et l'alvéolaire.
9° Artères ptérygoïdiennes (10). — Grêles et variables dans leur nombre, ces artérioles proviennent de la partie de la maxillaire interne comprise entre les deux muscles ptérygoïdiens. Elles se distribuent à ces muscles.
10° Artère alvéolaire (11) — Elle décrit des flexuosités nombreuses sur la tubérosité du maxillaire supérieur, contourne cette saillie osseuse et vient se perdre
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
dans les gencives et le rebord alvéolaire de la partie postérieure de cet os. Sur la tubérosité du maxillaire, elle fournit deux ou trois rameaux'qui pénètrent dans les canaux osseux et vont se distribuer aux petites et aux grosses molaires ; d'autres ramuscules vont à la muqueuse de Fantre d'Highmore.
il" Artère sous-orbitaire (14). — Cette branche, importante surtout'parjses anastomoses, nait au niveau de la fente sphéno-maxillaire ; gagne le canal sousorbitaire, qu'elle parcourt, et vient dans la fosse canine se diviser en" un grand
Fig. 199. — Artère maxillaire interne et ses branches {'),
nombre de rameaux, qui communiquent avec la coronaire labiale supérieure, la nasale, la naso-lobaire et la transverse de la face. Elle fournit :
1) Avant son entrée dans le canal sous-orbitaire, une branche longue et grêle, qui pénètre dans l'orbite, s'applique sur la face externe de cette cavité et va s'anastomoser avec la lacrymale.
(*) 1) Carotide externe. — 2) Temporale superficielle. — Auriculaire antérieure. — 4) Temporale moyenne.
— 5) Maxillaire interne. — 6) Méningée moyenne. — 7) Dentaire inférieure. — 8) Massétérine. — 9) Buccale.
— 10) Ptérygoïdienne. — H) Alvéolaire. — 12) Temporale profonde postérieure. — 13) Temporale profonde
antérieure. — 14) Sous-orbitaire. — 15) Maxillaire interne s'engageant dans la profondeur. 16) Faciale
anastomosée avec la buccale. — 17) Branches de la méningée moyenne.
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2) Vers la partie antérieure de son trajet intra-osseux, un rameau dentaire antérieur qui se loge dans un pertuis osseux spécial et se distribue aux dents incisives et canines. Ce trajet intra-osseux du rameau dentaire antérieur est déterminé par la ligne de suture de l'os incisif avec le maxillaire. (Voir la Formation des os de la face.)
12° Artère palatine descendante (fig. 20G, A, 1). — Elle naît dans le fond de la fosse zygomatique, se porte verticalement en bas dans le canal palatin postérieur, et foui'nit alors deux ou trois petites branches, qui passent par des conduits osseux particuliers et arrivent au voile du palais.
A l'extrémité inférieure du canal palatin postérieur, Vartére palatine descendante s'infléchit à angle droit, parcourt la voûte du palais d'arrière en avant et s'anastomose dans le canal palatin antérieur avec la terminaison de la sphéno-palatine. Elle est beaucoup plus rapprochée de l'os que de la surface libre de la muqueuse et fournit des rameaux aux gencives et aux glandules.
13° Artère vidienne. — Elle parcourt d'avant en arrière le, canal vidien et se distribue au pharynx et à la trompe d'Eustache (fig. 200, A, 4).
14" Artère pharyngienne supérieure ouptérygo-palatine. — Elle s'engage dans le canal ptérygo-palatia et se ramifie sur le pharynx. Elle s'anastomose avec la palatine ascendante et la vidienne (200, A, 3).
15° Artère sphéno-palatine (fig. 200, A, 5). — Cette artère constitue la branche terminale de la maxillaire interne. Elle pénètre dans les fosses nasales par le trou sphéno-palatin et se divise aussitôt en deux branches : l'interne, destinée à la cloison ; Yexterne, qui se ramifie sur les cornets et les méats.
La branche interne longe la face correspondante de la cloison et arrive au canal palatin antérieur, dans lequel elle pénètre pour s'anastomoser avec la terminaison de la palatine descendante (200, A, 7).
La branche externe se divise en rameaux de nombre variable, qui se répandent sur les cornets et dans les méats. Leurs divisions pénètrent en outre dans les cavités qui viennent s'ouvrir dans ces derniers, telles que le canal nasal, les cellules ethmoïdales, le sinus maxillaire.
Les deux branches de la sphéno-palatine fournissent dans les fosses nasales un très grand nombre de divisions destinées à la membrane de Schneider ; leurs ramuscules les plus antérieurs communiquent avec les artérioles venues de la nasale antérieure, branche de l'ethmoïdale antérieure (fig. 200, A, 6).
2° Artère carotide interne (11)
A son origine, l'artère carotide interne est située en dehors et en arrière de la carotide externe. Ces deux vaisseaux sont alors accolés l'un à l'autre et semblent continuer ainsi la direction du tronc générateur (fig. 197, 3) ; bientôt la carotide interne se porte légèrement en dedans et- ejn avant, tandis que l'externe s'incline en dehors. Après cette sorte d'entre-croisement, la carotide interne remonte verticalement jusqu'à la base du crâne pour pénétrer dans le canal inflexe du rocher.
Dans ce trajet, elle est en rapport : en avant avec les muscles styliens, et plus haut avec le ptérygoïdien interne, dont la sépare une couche de tissu cellulaire; en dedans avec les parois latérales du pharynx, dont elle reste toujours distante d'au moins 0™,01 ; en arrière avec les muscles prévertébraux, et en dehors avec la veine jugulaire interne. Les nerfs pneumogastrique ot grand sympathique longent son côté pdstéro-externe ; le glosso-pharyngien et le grand hypoglosse lui
DES ARTÈRES EN PARTICULIER 409
sont d'abord postérieurs, la contournent ensuite en passant entre elle et la veine jugulaire interne.
Assez fréquemment on voit la carotide interne décrire une courbure à la région supérieure du cou. D'après certains auteurs, cette courbure pourrait être assez grande pour mettre le vaisseau en rapport immédiat avec la face externe de l'amygdale. Nous avons toujours vu l'artère rester à distance de la tonsille, de
Fig. 200. — Branches terminales de l'artère maxillaire interne (*).
telle sorte que son voisinage ne pouvait être gênant pour l'ablation de cette glande.
A la base du crâne, la carotide pénètre dans le canal du rocher, où elle est entourée par les filets ascendants du ganglion cervical supérieur du grand sympathique. Elle s'engage ensuite dans le sinus caverneux, qu'elle parcourt d'arrière
(*) A. i) Artère palatine descendante. — 2, 2) Artères palatines accessoires. — 3) Artère ptérygo-palatine.
— 4) Artère vidienne. — 5) Artère sphéno-palatine. — 6) Artère nasale antérieure, branche de l'ethmoïdale éintérieure. — 7) Artère palatine antérieure coupée. — 8) Rameaux de l'artère pharyngienne ascendante ramifiés sur la trompe d'Eustache. — 9) Carotide interne. — 10) Artère ophlhalmique. — 11) Nerf optique.
B. Figure schématique destinée à montrer les artères de la cloison des fosses nasales. — 1) Branche de la sphéno-palatine. — 2) Branche de la nasale antérieure.
- C. Figure schématique destinée à montrer les divisions de la maxillaire interne d'après Bourgery. — 1) Artère buccale. — 2) Artère alvéolaire. — 3) Artère sous-orbitaire. — 4) Artère palatine descendante. — 5) Artère vidienne. — 6) Artère sphéno-palatine.
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en avant en décrivant deux courbures comprises dans le plan vertical. C'est au moment où nous étudierons ce sinus que nous décrirons les rapports que l'artère et les nerfs affectent avec lui ou avec ses parois. Disons cependant déjà que des trabécules connectives partent des parois artérielles pour aller se fixer sur la face interne du sinus. Trolard considère ces trabécules comme formant une sorte de bande ligamenteuse destinée à maintenir immuables les courbures de la carotide. C'est là une exagération d'interprétation. Arrivée au niveau de l'apophyse clinoïde antérieure, la carotide interne se recourbe de bas en haut et d'avant en arrière, traverse la dure-mère et se divise au niveau de l'extrémité interne de la scissure de Sylvius en : 1° artère cérébrale antérieure ; 2° artère cérébrale moyenne ou Sylvienne ; 3° artère communicante postérieure ; 4" artère du plexus choroïde.
Dans le long trajet étendu de sa naissance à sa division, la carotide interne fournit: 1° dans le sinus caverneux des ramuscules au corps pituitaire ; 2° au niveau de l'apophyse clinoïde antérieure une branche très importante par sa distribution et ses nombreuses divisions, c'est l'artère ophthalmique.
A. Artère ophthalmique (fig. 201, 3), (V)
Préparation. — Ouvrir l'orbite par son plancher supérieur; enlever avec soin le tissu graisseux orbitaire, dans le milieu duquel il faut poursuivre les branches de l'ophthalmique. Une autre coupe, que l'on peut exécuter et qui serait celle dont il faudrait se servir si l'on voulait faire une pièce sèche, consiste à faire sauter au moyen de traits de scie toute la paroi externe de l'orbite; pour les préparations d'étude, nous préférons la première manière de procéder, à cause de la plus grande facilité qu'elle laisse pour ménager les rapports. Pour les ethmoïdales, il faudra pratiquer une coupe antéro-postérieure de la tète.
Cette artère naît de la convexité de la courbure que décrit la carotide interne en dedans de l'apophyse clinoïde antérieure. Elle est située d'abord au côté externe et inférieur du nerf de la vision et pénètre avec lui dans l'orbite en passant parle trou optique. Elle se place ensuite au côté interne du muscle droit externe, croise le nerf optique de bas en haut, de dehors en dedans et d'arrière en avant, en passant entre lui et le muscle droit supérieur, longe le bord supérieur du grand oblique et au niveau de la poulie de ce muscle se divise en deux branches terminales : la nasale et la frontale interne.
Artère nasale. — Ce rameau passe au-dessus du tendon de l'orbiculaire, fournit une petite branche qui se distribue à la partie supérieure delà racine du nez, ainsi que des ramuscules destinés au sac lacrymal et au muscle orbiculaire et s'anastomose à plein canal avec la terminaison de la faciale (fig. 197, 15).
Artère frontale interne. — Elle remonte obliquement sur le front, s'anastomose avec la sus-orbitaire et avec des branches du côté opposé et s'épuise par deux rameaux dans la peau du front et dans le muscle frontal.
Dans son trajet, l'artère ophthalmique fournit un très grand nombre de bran ches collatérales.
i" Artère lacrymale (fig. 201, b). — Cette artère naît de l'ophthalmique au niveau du trou optique. Elle communique d'ordinaire près de son origine avec des rameaux de la méningée moyenne, qui traversent la fente sphénoïdale ; puis elle se place en dehors du muscle droit externe, dont elle longe le bord supérieur, et arrive ainsi à la glande lacrymale. Après avoir fourni des ramuscules à cette glande et s'être anastomosée avec un rameau orbitaire de la sous-orbitaire, la lacrymale s'épuise dans la paupière supérieure.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
2" Artère centrale de la rétine. — Cette artériole est très petite et ne s'injecte que très rarement par les procédés ordinaires. Elle naît de l'ophthalmique avant le coude que décrit cette artère en passant au-dessus du nerf optique, plonge aussitôt dans le centre de ce nerf et arrive à la rétine, sur laquelle elle se ramifie. Chez le fœtus, un de ses rameaux traverse le corps vitré et arrive à la capsule du cristallin.
L'artère centrale de la rétine se divise sur la papille en deux branches, qui se subdivisent bientôt à leur tour. Souvent la division du tronc de l'artère centrale
Fig. 201. — Artère opIUhalmique et ses branches (*).
se fait déjà dans l'épaisseur du nerf optique, et alors elle apparaît sur la papille divisée en deux ou quatre rameaux. L'examen ophthalmoscopique du fond de l'œil permet sur le vivant de constater facilement les divisions de ce vaisseau destiné à la nutrition delà rétine.
3° Artère sus-orbitaire ou frontale externe (fig. 201, H). — Née de l'ophthalmique au moment où elle croise lé nerf optique, cette artère remonte au-dessus des muscles droit supérieur et élévateur de la paupière, longe leur face supérieure
(*) 1) Carotide interne. — 2) Branclie de la méningée moyenne. — 3) Oplitlialmique. — 4) Musculaire inférieure. — 5) Lacrymale. — 6) Ciliaires courtes. — 7) Ciliaires longues. — 8) Musculaire supérieure. — ■9) Ethmoïdale postérieure. — 10) Ethmoïdale antérieure. — 11) Sus-orbitaire. — 12) Frontale interne. — 13) Nasales. — 14) Palpébrales.
ANGÉIOLOGIE
et arrive au trou sus-orbitaire. Elle se recourbe alors sur le front et se termine dans les téguments et les muscles de cette région en s'anastomosant avec la temporale superficielle et la frontale interne.
Assez souvent on voit la sus-orbitaire fournir des artérioles connues sous le nom de cUiaires antérieures ou petites iriennes. Ces petits vaisseaux longent la sclérotique, qu'ils perforent au voisinage delà cornée, et aboutissent au grand cercle de l'iris.
Quand les ciliaires antérieures ne proviennent pas de la sus-orbitaire, elles tirent leur origine de la musculaire inférieure.
4° Artères ciliaires courtes ou choroïdiennes (6). — 11 en existe habituellement deux, l'une au-dessus, l'autre en dehors du nerf optique. Ces artérioles se divisent aussitôt en quinze à vingt branches qui entourent le nerf de la vision, perforent obliquement la sclérotique et se ramifient sur la choroïde.
5° Artères ciliaires longues ou iriennes (7). — L'une naît en dedans, l'autre en dehors du nerf optique. Elles gagnent la sclérotique, la traversent obliquement, cheminent entre elle et la choroïde et arrivent au grand cercle de l'iris, qu'elles abordent par son diamètre transversal. Elles se divisent alors en branches ascendante et descendante, qui s'anastomosent avec celles du côté opposé et forment ainsi le grand cercle artériel de l'iris, à la formation duquel contribuent également les ciliaires antérieures, que par ce motif on a désignées ajuste titre sous le nom de petites iriennes.
6° Artère musculaire supérieure (8). — Née de la partie supérieure de l'ophthalmique, cette branche se distribue aux muscles droit supérieur, élévateur de la paupière, droit inférieur et grand oblique. Elle manque souvent et est alors remplacée par des rameaux de la sus-orbitaire.
1° Artère musculaire inférieure. — D'une origine variable, cette branche se distribue aux muscles droit inférieur, droit externe et petit oblique.
8° Artère ethmoïdale postérieure (9). — Elle nait de l'ophthalmique en dedans du nerf optique, passe entre les muscles grand oblique et droit interne, traverse le trou orbitaire interne postérieur et se distribue à la dure-mère. Par d'autres branches très grêles, qui passent à travers la lame criblée de l'ethmoïde, cette artère fournit des ramuscules à la partie supérieure de la pituitaire.
9° Artère ethmoïdale antérieure (10). — Son volume dépasse d'ordinaire celui de la précédente. Elle gagne le trou orbitaire interne antérieur, s'engage dans le canal osseux qui lui fait suite et arrive sur les côtés de l'apophyse crista-galli. Elle pénètre ensuite dans les fosses nasales et se divise en deux branches, l'une externe pour les méats et les cornets, l'autre interne pour la cloison. Ces deux branches s'anastomosent avec celles de la sphéno-palatine (fig. 200, A et B).
10° Artère palpèbrale inférieure. — Elle naît à peu près au niveau de la pouhe de réflexion du grand oblique, se porte en bas derrière le tendon de l'orbiculaire, passe au-dessous de ce tendon et se ramifie dans la paupière inférieure en s'anastomosant avec la faciale et la sous-orbitaire. Elle fournit toujours un rameau au canal nasal.
11° Artère palpèbrale supérieure. — Née au même niveau que la précédente, cette artériole se dirige d'abord en bas, puis se réfléchit en passant au-dessus du tendon de l'orbiculaire et se distribue à la paupière supérieure, en communiquant avec un rameau palpébral venu de la temporale superficielle.
Kig. 202. — Nerfà et artères de la base du cerveau (').
(*) i) Nerf olfactif. — 2) Nerf optique. — 3) Nerf oculo-nioteur commun. — 4) Nerf pathétique. — 5) Nerf trijumeau. — 6) Nerf oculo-moleur externe. — 7) Nerf facial. — 8) Nerf acoustique. — 9) Nerf glossopharyngien. — 10) Nerf pneumogastrique. — 11) Nerf spinal. — 12) Nerf grand hypoglosse. — 13) Artère vertébrale. — 14) Tronc basilaire. — |5) .\rtère cérébrale postérieure. — 16) Artère cérébelleuse supérieure.
— 17) Artère cérébelleuse inférieure et antérieure. — 18) Artère cérébelleuse antérieure et postérieure. — 19) Artère spinale antérieure. — 20) Artère communicante postérieure. — 21) Tronc de la carotide interne.
— 22) Artère cérébrale moyenne. — 23) Artère cérébrale antérieure passant au-dessus du nerf optique. — 24) Artère cérébrale antérieure fournissant des branches qui longent les bords du lobe antérieur. — 25) Artère communicante antérieure.
ANGÉIOLOGIE
B. Cérébrale antérieure (fig. 202, 23 et 24) (IV)
Préparation. - - Pour étudier les branches terminales de la carotide interne, il faut ouvrir le crâne, sortir soigneusement le cerveau, puis avec des ciseaux lins et tranchants enlever les membranes qui entourent les vaisseaux. On profitera de la même pièce pour étudier le tronc basUaire et les branches qu'il fournit. Il est bon de remarquer qu'il faut de préférence choisir un sujet jeune pour l'injection de ces vaisseaux : chez les vieillards, un certain nombre de ces artères sont toujours plus ou moins athéromateuses, et l'effort nécessaire pour faire pénétrer le liquide les rompt souvent.
\! artère cérébrale antérieure naît de la partie antérieure de la carotide interne, se dirige en avant et en dedans, passe au-dessus du nerf optique pour gagner le sillon interlîémisphérique antérieur, à la partie la plus reculée duquel elle communique largement avec celle du côté opposé par une anastomose transversale, connue sous le nom de communicante antérieure (25). Après avoir émis cette branche très remarquable par sa brièveté et son volume, la cérébrale antérieure chemine, profondément située, entre les deux hémisphères cérébraux, se réfléchit sur le bec du corps calleux et parcourt la face supérieure de cette commissure d'avant en arrière.
Les branches qu'elle émet sont :
1° Des rameaux à la tête du corps strié, à l'infundibulum et à la partie antérieure du chiasma ;
2" Des rameaux cérébraux destinés au lobe antérieur ou frontal sur lequel ils se ramifient;
3° Des rameaux calleux d'un volume très grêle, destinés au corps calleux.
C. Artère cérébrale moyenne ou sylvienne (fig. 202, 22) (111)
Plus volumineuse que la précédente, cette artère se porte d'abord de dedans en dehors pour gagner la scissure de Sylvius, dans laquelle elle se loge et qu'elle suit dans toute son étendue. La sylvienne est destinée à toutes les circonvolutions cérébrales dans lesquelles on a démontré l'existence de noyaux psycho-moteurs, soit la troisième frontale, la frontale et la pariétale ascendantes, ainsi que les circonvolutions pariétales jusqu'au niveau du pli courbe. Elle irrigue en outre le lobule de l'insula, l'avant-mur et émet la petite branche dite de l'hémorrhagie cérébrale (Charcot) qui chemine dans l'espace virtuel qui existe entre la capsule interne et le noyau lenticulaire. Une chose digne de remarque, c'est qu'entre les deux sylviennes il n'existe aucune anastomose analogue à la communicante antérieure ou au tronc basilaire,dont émanent les cérébrales postérieures.
D. Artère communicante postérieure (fig. 202, 20) (V)
Cette artère se porte horizontalement en arrière et un peu en dedans pour aboutir à la cérébrale postérieure. Elle établit ainsi une anastomose remarquable entre les artères destinées à l'encéphale.
La communicante postérieure est située au-dessous de la bandelette optique, qu'elle croise, et vient s'ouvrir dans la cérébrale postérieure immédiatement en dehors des tubercules mamillaires.
Elle fournit au tubercule antérieur de la couche optique, à la queue du corps strié et à la commissure molle.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
E. Artère du plexus choroïde (VI)
Cette quatrième division terminale de la carotide interne est d'un volume très grêle. Elle se porte en arrière pour pénétrer dans le ventricule latéral par la grande fente de Bichat et se distribuer au plexus choroïde, qu'elle contribue à former.
Elle donne de plus, à la circonvolution de l'hippocampe, à la partie inférieure du ventricule latéral, au plexus choroïde du même ventricule, aux tubercules quadrijumeaux et à la partie postérieure de la couche optique.
Nous décrivons plus loin, au chapitre du Cerveau, la manière dont les artères de la base et celles des circonvolutions se comportent dans l'intimité de la substance nerveuse.
m. Artère sous-claviére (fig. 205, .3) (l)
A droite, Vartére sous-claviére naît du tronc brachio-céphalique : à gauche elle tire son origine de la partie la plus reculée de la crosse de l'aorte. La sousclaviére s'étend jusqu'au bord inférieur de la clavicule, oii elle prend le nom d'artère axillaire. Dans ce trajet, la sous-clavière passe dans l'intervalle angulaire compris entre les muscles scalènes antérieur et postérieur, ce qui lui a fait distinguer trois portions : l'une comprise en dedans des scalènes, l'autre entre ces muscles et la troisième en dehors d'eux.
De la différence d'origine des deux artères sous-clavières résultent nécessairement des différences de longueur et de rapports.
La sous-clavière gauche est plus longue que la droite de toute la hauteur du tronc brachio-céphalique, augmentée de la différence de niveau de la crosse aortique aux points d'origine de ces vaisseaux (tronc brachio-céphalique à droite et sous-clavière à gauche) (Voir fig. 195 et 227).
Les différences de rapports n'existent que dans la partie des sous-clavières située en dedans des muscles scalènes. Entre ces muscles et en dehors d'eux les rapports sont identiques à droite et à gauche.
La sous-clavière droite naît au niveau de l'articulation sterno-claviculaire, dont la séparent les muscles sterno-hyoïdien et thyroïdien, ainsi que le confluent des veines jugulaire interne et sous-clavière. Elle s'écarte alors angulairement de la carotide primitive, se dirige obliquement en haut et en dehors pour gagner l'espace compris entre les scalènes.
L'artère sous-clavière droite décrit ainsi une courbure à convexité supérieure dont le sommet dépasse le bord supérieur de la clavicule d'une quantité variable suivant les sujets.
Dans ce trajet elle répond : en avant, à la veine sous-clavière et successivement aux nerfs pneumogastrique, sympathique et phrénique, qui la croisent pour passer entre elle et la veine sous-clavière; en dehors, à la plèvre, qui la sépare du poumon droit; en arriére, à l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et au nerf récurrent, qui l'embrasse dans son anse antéropostérieure.
La sous-claviére gauche, naissant de la partie la plus reculée de la crosse aortique, est dès son origine profondément située sur le côté de la colonne vertébrale; elle est d'abord ascendante et parallèle^à la carotide primitive, dont elle est séparée en bas par les nerfs grand sympathique et pneumogastrique. Elle est appliquée sur la plèvre gauche, qui la sépare du poumon correspondant.
ANGÉIOLOGIE
La veine sous-clavière la croise à angle droit et est située au - devant d'elle.
Pour se porter entre les muscles scalènes et contourner la face supérieure de la première côte, la sous-clavière gauche décrit un angle, dont le sommet ne remonte jamais aussi haut dans la région sus-scapulaire que la courbe décrite par l'artère du côté opposé.
A partir du moment où la sous-clavière s'engage entre les muscles scalènes, les rapports ne présentent plus aucune différence à droite et à gauche.
Entre les scalènes, la sous-clavière répond : en avant, au muscle scalène antérieur, qui la sépare de la veine sous-clavière; en haut et en arrière, aux branches d'origine du plexus brachial, qui, de même que le vaisseau artériel, traversent l'espace angulaire compris entre les scalènes; en bas, à la première côte sur la face supérieure de laquelle elle repose.
En dehors des scalènes, elle a des rapports : en avant, avec le peaucier, puis avec le muscle sous-clavier, qui la sépare de la face inférieure de la clavicule ; en dedans et un peu en bas, avec la veine sous-clavière; en arrière et en dehors, avec les nerfs du plexus brachial, et en bas, avec la première côte.
La sous-clavière fournit sept branches collatérales, très importantes, qui naissent presque toutes en dedans des muscles scalènes. Nous les diviserons comme tous les auteurs, en :
Deux supérieures, vertébrale, thyroïdienne inférieure;
Deux inférieures, mammaire interne et intercostale supérieure;
Trois externes, cervicale transverse, sus-scapulaire et cervicale profonde.
1° Artère vertébrale (111)
Cette artère naît en haut et en arrière du tronc de la sous-clavière à quelque distance en dedans des scalènes ; puis elle remonte un peu obliquement en dehors, croise la face postérieure de la thyroïdienne inférieure, se place entre les insertions du scalène antérieur et du long du cou et s'engage dans le canal des apophyses transverses des vertèbres cervicales (fig. 205, 6). Elle y pénètre d'ordinaire par le trou"* de la sixième vertèbre. Dans ce conduit ostéo-membraneux, elle est située en avant des nerfs cervicaux, et au niveau de chaque trou de conjugaison elle fournit un petit rameau spinal, qui se partage dans le canal rachidien comme ceux que nous avons vus provenir des artères intercostales.
Au sortir de l'apophyse transverse de l'axis, la vertébrale gagne le trou de celle de l'atlas ; comme celle-ci se trouve sur un plan plus externe que la précédente, l'artère décrit, pour l'atteindre, une courbure verticale à convexité externe (fig. 203, 2). Puis la vertébrale devient horizontale, décrit une nouvelle courbure à concavité interne, qui contourne la partie postérieure de la masse latérale de l'atlas, se loge dans une petite gouttière que présente l'arc postérieur de cette vertèbre (fig. 204, 2, 3), traverse la membrane occipito-atloïdienne et la dure-mère, longe le côté latéral du bulbe en se rapprochant de la ligne médiane et, au niveau du bord postérieur de la protubérance annulaire, se réunit angulairement à sa congénère du côté opposé pour constituer le tronc basilaire (fig. 202, 14).
Outre les petites branches spinales que nous lui avons vu émettre dans le canal des apophyses transverses, ainsi que des rameaux musculaires destinés aux muscles profonds de la nuque et du cou, la vertébrale fournit encore, après avoir traversé la dure-mère :
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
1" Une petite artère méningée, qui se distribue à la dure-mère des fosses occipitales.
2° h'artère spinale postérieure (VI), petite branche qui gagne la face postérieure du bulbe, fournit un rameau très grêle aux côtés du quatrième ventricule et un rameau descendant, qui se continue avec la série des rameaux spinaux postérieurs venus des vertébrales, des intercostales et des lombaires. Il en résulte, de chaque côté, un long et grêle vaisseau artériel, qui fournit des ramuscules anastomosés avec ceux du côté opposé et ceux de la spinale antérieure.
3° V artère spinale antérieure (iig. 202, 19) (VI). — Un peu plus volumineuse que la précédente, cette artère se dirige en bas et un peu en dedans sur la face antérieure du bulbe, s'unit à celle du côté opposé pour constituer un tronc unique et médian, qui se continue dans toute la longueur de la moelle, grâce aux anastomoses ([u"il rec^'oit des vertébrales, des intercostales et des lombaires.
4° Vai'tére cérébelleuse inférieure et postérieure {iig. 202, 18) (VI). — Cette branche assez volumineuse se porte en dehors, passe soit entre les filets d'origine du nerf grand hypoglosse, soit en arrière d'eux, contourne le bulbe pour passer à sa face supérieure et se distribue à la face inférieure du lobe correspondant du cervelet; les rameaux les plus internes s'anastomosent avec ceux du côté opposé, sur le vermis inferior.
Tronc basilaire (fig. 202, 14) (III)
Ce tronc, formé par la réunion angulaire des deux vertébrales, est appliqué sur la ligne médiane de la face inférieure de la protubérance annu-
Fig. 203. — Artère vertébrale dans le canal des apophyses transoerses (*).
Fig. 204. — Vertébrale au moment où elle pénètre dans le canal rachidien à travers la membrane occipito-atloïdienne (**).
(*) 1) Vertébrale. — i) Son premier coude. — 3) Brandies antérieures. — 4) Brandies postérieures. — 5) Nerfs cervicaux. — 6) Veine jugulaire interne. — 7) Nerf vague. — 8) Nerf glosso-pliarjngien.
(**) 1) Coude vertical de la vertébrale. — 2) Son coude liorizoûtal. — 3) Sa pénétration à travers la membrane occipito-atloïdienne.
Beaunis et Bouchard. 2T
ANGÉIOLOGIE
laire, qui présente un sillon superficiel pour le recevoir; il se dirige d'arrière en avant jusqu'au niveau de l'origine des pédoncules cérébraux et se divise alors en deux branches terminales, les artères cérébrales postérieures.
Artère cérébrale postérieure (fig. 202, 15) (VI). — Elle nait à angle obtus, au niveau du bord antérieur de la protubérance annulaire, s'infléchit en dehors, passe en avant du nerf oculo-moteur commun, qui la sépare de l'artère cérébelleuse supérieure, reçoit l'anastomose delà communicante postérieure, se porte en arrière, en contournant le pédoncule cérébral, longe la grande fente de Bichat, donne aux pédoncules cérébraux, aux tubercules quadrijumeaux, à la moitié postérieure de la couche optique et à la partie postérieure et inférieure du lobe occipital.
Cette artère fournit toujours une petite branche choroidienne supérieure, qui remonte de bas en haut et gagne la toile choroidienne, avec laquelle elle pénètre dans le troisième ventricule.
De son origine à sa terminaison le tronc basilaire émet :
1° L'artère cérébelleuse inférieure et antérieure (fig. 202, 17) (VI). — Elle se porte directement en dehors, passe au-dessus du nerf oculo-moteur externe, audessous des nerfs facial et auditif, s'infléchit un peu en haut pour gagner la partie antérieure de la face inférieure du cervelet, sur laquelle elle se ramifie.
2° Un certain nombre de branches variables d'origine et de calibre, qui sont destinées à la protubérance et aux pédoncules cérébelleux moyens qu'elles contournent.
3° L'artère cérébelleuse supérieure (fig. 202,16) (V). — Cette artère, fort remarquable, nait du tronc basilaire immédiatement avant sa division. Elle se porte en dehors, longe le sillon qui sépare la protubérance du pédoncule . cérébral, s'accole au nerf pathétique, avec lequel elle contourne ce pédoncule, et arrive ainsi à la face supérieure du cervelet, sur laquelle elle se partage en rameaux internes, destinés au vermis supérieur et à la valvule de Vieussens, et en rameaux externes, qui embrassent toute cette face du cervelet. Les cérébelleuses, le tronc basilaire et la cérébrale postérieure communiquent entre elles avec une telle lacilité, que quand on pousse une injection par l'une d'elles, elle revient par toutes les autres.
4° Artère acoustique. — Elle a été étudiée minutieusement par Sapolini. Partie de la partie postérieure du tronc basilaire, elle se dirige vers le trou auditif interne, pour se diviser en artère veslibulaire et cochléaire phanérique, destinées aux organes membraneux de l'oreille interne, et en artère labyrinthique osseuse.
Si nous reprenons maintenant l'ensemble des artères de la base du cerveau, il devient aisé de comprendre que ces artères forment par leurs anastomoses, non pas un cercle comme le disait Willis, ni un hexagone, comme on l'a dit depuis, mais un heptagone, dans lequel se trouvent inscrits : le chiasma des nerfs optiques, la tige pituitaire, le tuber cinereum et les corps mamillaires. Cet heptagone est formé, de droite à gauche, par : 1» l'artère cérébrale postérieure droite; 2° la communicante postérieure; 3° la cérébrale antérieure ; 4° la communicante antérieure ; 5" la cérébrale antérieure gauche ; G" la communicante postérieure ; la cérébrale postérieure.
2° Artère thyroïdienne inférieure (fig. 205, 4) (IV)
L'artère thyroïdienne inférieure nait on dehors de la vertébrale sur un point diamétralement opposé à l'origine de la mammaire interne ; elle monte presque
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
verticalement jusqu'au niveau de la septième vertèbre cervicale, en avant des muscles prévertébraux, se courbe en dedans, passe en arrière de la veine jugulaire interne, du nerf pneumogastrique et de la carotide primitive et en avant de l'artère vertébrale.
11 résulte des rapports de la thyroïdienne inférieure avec la carotide primitive en avant et la vertébrale en arrière, qu'en un point de leur trajet ces trois vaisseaux sont superposés dans un plan aniéro-postérieur.
L'artère thyroïdienne inférieure aborde le corps tliyroïde par sa face profonde
Fig. 205. — Artères thyroïdienne inférieure et cervicale profonde [*).
et se divise en trois branches terminales, dont l'une longe le bord externe, l'autre la face trachéale, et la troisième, plus petite, le bord inférieur de cette glande vasculaire sanguine. Ces trois branches s'anastomosent entre elles, avec leurs congénères du côté opposé et avec les branches terminales de la thyroïdienne supérieure.
Dans son trajet, l'artère thyroïdienne inférieure fournit la cervicale ascendante (b) (V), petite ai'tère dont l'origine est variable. Elle remonte entre les at-
(*) 1) Carotide primitive. — 2) Thyroïdienne supi'rieure. — 3) Sous-clavière . — 4) Tliyroïdicnne inférieure. — o) Cervicale ascendante, — 6, 6) Vertébrale. — 7) Cervicale profonde.
ANGÉIOLOGIE
taches du scalène antérieur et du grand droit antérieur du cou et se perd dans les muscles de cette région.
La cervicale ascendante fournit quelques rameaux spinaux très grêles, qui passent à travers les trous de conjugaison de cette région, pour se distribuer comme tous les rameaux spinaux que nous avons déjà étudiés.
La thyroïdienne inférieure fournit encore des rameaux aux muscles sous-hyoïdiens, à l'œsophage et surtout à la trachée. Ces derniers s'anastomosent avec les bronchiques.
3° Artère mammaire interne (fig. 206, 4) (IV)
Son origine est assez constante et se trouve à peu de distance des scalènes sur la face inférieure de la sous-clavière, immédiatement en dehors du point où le nerf phrénique croise ce vaisseau.
La mamnuiire se dirige d'abord verticalement en bas, puis en dedans, se place au côté externe du nerf phrénique et répond à l'articulation sterno-claviculaire, dont la sépare le tronc veineux brachio-céphalique. Elle longe ensuite la face postérieure des cartilages costaux à 0",00b environ du bord externe du sternum, et est située en avant de la plèvre et du muscle triangulaire, en arrière des muscles intercostaux internes.
Sur les côtés de l'appendice xiphoïde, la. mammaire se divise en deux branches, dont l'une, plus petite et interne (V), continue le trajet primitif, pénètre dans la gaine du muscle grand droit de l'abdomen, dans l'épaisseur duquel elle s'anastomose, au-dessus de l'ombilic, avec les rameaux de l'épigastrique.
La seconde branche terminale de la mammaire, connue sous le nom de mvsculo -phrénique (V), se porte en dehors, longe les cartilages des côtes asternales, fournit des branches à chaque espace intercostal, et d'autres rameaux, qui sur la circonférence du diaphragme communiquent avec la diaphragmatique inférieure. La musculo-phrénique se perd dans les muscles abdominaux.
Les branches collatérales que fournit la mammaire interne sont très nombreuses :
1° La diaphragmatique supérieure (VI) (fig. 195, 11), rameau grêle, qui descend entre le péricarde et la plèvre médiastine, gagne la face supérieure du diaphragme et s'y perd en s'anastomosant avec la diaphragmatique inférieure. Le nerf phrénique l'accompagne dans son trajet.
2° Au niveau de chaque espace intercostal, la mammaire interne émet des branchea externes ou intercost-des antérieures, au nombre de deux, qui longent, l'une le bord inférieur de la côte supérieure, l'autre le bord supérieur de la côte située au-dessous. Des branches fournissent aux muscles de cet espace et s'anastomosent largement avec les intercostales aortiques (fig. 206, 6).
3° Du bord interne de la mammaire et au même niveau que les précédentes naissent de petites branches internes, qui vont se perdre sur les deux faces du sternum en communiquant avec leurs congénères du côté opposé.
4° Artère intercostale supérieure (fig. 206, 2) (IV)
Cette artère nait du bord inféro-postérieur de la sous-clavière, se porte en bas et un peu en arrière, croise le col des deux premières côtes et descend plus ou moins, suivant qu'elle est destinée à deux, trois ou quatre espaces intercostaux.
Au niveau de chacun de ces espaces, elle fournit une artère, dont la division en
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
branche postérieure ou dorso-spinale et branche intercostale ou antérieure, ainsi que la distribution, ressemblent exactement à celles des intercostales aortiques.
5° Artère sus-scapulaire (fig. 207, 2) (IV)
Un peu en dehors de l'origine de la mammaire interne, la sous-clavière fournit Vartère sus-scapulaire, qui se dirige d"abord de haut en bas et de dedans en dehors, et arrive vers la partie moyenne du bord postérieur de la clavicule. Dans cette première partie de son trajet, elle répond : en avant, au faisceau sternal du muscle sterno-mastoïdien, à la veine jugulaire externe et à l'aponévrose moyenne
Fig. 206. — Artère mammaire interne du côté droit et artère intercostale supérieure du côté gauche
(d'après Bourgery) (').
du cou ; en arrière, au nerf phréni(jue, au muscle scalène antérieur, à l'artère sous-clavière après sa sortie des scalènes, et aux nerfs du plexus brachial. Le muscle omo-hyoïdien est situé immédiatement au-dessus d'elle (fig. 196, 5).
A partir de la région moyenne de la clavicule, l'artère sus-scapulaire se porte horizontalement en dehors et en arrière, s'engage sous le trapèze, lui donne des rameaux, longe le bord interne de l'acromion, et passe au-dessus du ligament coracoïdien pour pénétrer dans la fosse sus-épineuse. Dans cette fosse elle est située entre le périoste et le muscle, auquel elle abandonne des rameaux nombreux. La sus-scapulaire contourne ensuite le bord antérieur de l'épine de l'omo-
(*) i) Artère sous-clavière. — 2) Artère intercostale supérieure (elle fournit sur ce sujet à trois espaces intercostaux). — 3) Artère cervicale profonde. — 4) Artère mammaire interne. • — 3) Artères intercostales aortiques. — 6) Anastomose entre les branches de la mammaire et les intercostales aortiques.
ANGÉIOLOGIE
plate, gagne la fosse sous-épineuse, se place entre l'os et les muscles, leur fournit des branches nombreuses et s'anastomose avec la scapulaire inférieure venue de l'axillaire et avec la cervicale transverse (fig. 207, 2).
6" Artère cervicale transverse ou scapulaire postérieure (IV)
Elle nait de la sous-clavière, en dedans, très rarement en dehors des scalènes, se dirige en dehors et en arrière, passe entre les nerfs du plexus brachial ou audevant d'eux (fig. 196, 6). Arrivée au niveau du bord antérieur du trapèze, elle s'engage sous ce muscle, passe plus loin au-dessous de l'angulaire de l'omoplate et au niveau du bord postérieur de celui-ci, s'infléchit en bas pour longer le bord interne du scapulum au-devant du rhomboïde. Elle se termine à l'angle inférieur de cet os, en «'anastomosant avec la scapulaire inférieure ou sous-scapulaire, branche de l'axillaire. Les branches terminales de la cervicale transverse se distribuent aux muscles de la région (fig. 207, 3).
Dans son trajet, la scapulaire postérieure fournit un grand nombre de branches musculaires, dont une seule mérite d'être mentionnée. Elle part de la cervicale transverse au moment où celle-ci s'engage au-dessous du muscle angulaire de l'omoplate, passe sur lui et remonte flexueuse pour se perdre dans les muscles de la nuque.
7° Artère cervicale profonde (V)
Moins volumineuse que toutes les précédentes, cette artère nait de la face postérieure de la sous-clavière, se porte en haut et un peu en arrière pour gagner l'espace compris entre le col de la première côte et l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale (ainsi que l'a fait remarquer Cruveilhier, ce rapport est constant). A partir de ce point, l'artère cervicale profonde monte verticalement entre le grand complexus et le transversaire épineux pour s'épuiser dans les muscles du cou et de la nuque. Elle communique par quelques rameaux avec la cervicale ascendante (fig. 205, 7).