V. Artère humérale (fig. 210 et 211, t) (II
Varlère humérale, continuation de l'axillaire, s'étend du bord inférieur du tendon du grand pectoral jusqu'au niveau du pli du coude, où elle se divise en deux branches terminales, la cubitale et la radiale (').
Dans son trajet, l'artère humérale longe d'abord le bord interne du coracobrachial, puis celui du biceps. Chez les individus peu musclés, elle n'est, dans ses deux tiers inférieurs, recouverte que par la peau et l'aponévrose brachiale, et un peu au-dessus du coude par l'expansion aponévrotique du biceps qui la sépare de la veine médiane basilique. Quand les sujets sont bien musclés, il faut, pour la trouver, écarter le bord interne du biceps, qui la recouvre.
Dans son tiers supérieur, l'humérale répond en arrière à la cloison intermusculaire interne, qui la sépare du triceps et des nerfs cubital et radial ; dans ses deux tiers inférieurs, au muscle brachial antérieur.
Elle est séparée de l'humérus : en haut par les insertions du coraco-brachial, et en bas par les fibres du brachial antérieur.
En dedans, l'humérale répond à l'aponévrose brachiale et à la peau, dont la sépare le bord interne du biceps chez les sujets bien musclés.
L'artère humérale chemine entre les deux veines du même nom. Le nerf médian est situé, en haut, un peu en dehors du vaisseau artériel, puis il la croise en avant pour lui devenir interne au-dessus duph du coude.
L'humérale fournit un grand nombre débranches sans nom, destinées aux muscles biceps, coraco-brachial et brachial antérieur.
Celles qui se portent à la partie postérieure du bras et qui sont destinées au triceps et aux anastomoses avec les récurrentes radiales et cubitales, sont plus volumineuses et plus constantes.
1° Artère humérale profonde ou collatérale externe (2) (IV). — Elle naît du bord postérieur de la brachiale au niveau du muscle grand rond et se porte en
(*) Il n'est pas rare de voir l'humérale se diviser plus haut en deux branches terminales; souvent cette division se fait dans le creux de l'aisselle. Il arrive fréquemment alors qu'une de ces deux branches reste sus-aponévrotique ; c'est le plus fréquemment la cubitale.
Fig. 210. — Artères humcrale, radiale, et cubitale, Fig. 211. — Artères humérale, radiale et cubitale couc/te superficielle (*). couche profonde (**).
Les muscles sont intacts. — 1) Artère Iiumérale. — 2) Brandie du triceps. — 3) Collatérale interne. — 4) Artère cubitale au tiers inférieur de l'avant-bras. — 5) Artère radio-palmaire. — 6) Artère radiale au poignet. — 7) Artère radiale à l'avant-bras. — 8) Branches de l'artère acroniio thoracique.
(**) Les muscles de l'avant-bras sont sectionnés. — 1) Artère Iiumérale. — 2) Branche du triceps. — 3) Collatérale interne. — 4) Artère cubitale. — 5) Artère récurrente cubitale antérieure. — 6) Artère récurrente cubitale postérieure. — 7) Tronc des interosseuses. — 8) Terminaison de l'interosseuse. antérieure audessus du carré pronateur. — 9) Artère cubitale au poignet. — 10) Artère radio-palmaire. — H) Artère radiale au poignet. — 12) Artère radiale à l'avaut-bras. — 13) Récurrente radiale antérieure. — 14) Branches de l'artère acromio-thoracique.
ANGÉIOLOGIE
arrière et en dehors dans la coulisse de l'humérus, qu elle parcourt avec le nerf radial.
Elle fournit une branche musculaire assez volumineuse, qui se distribue exclusivement au triceps, et une autre, externe, qui continue d'accompagner le nerf radial, donne des rameaux musculaires et arrive jusqu'à l'épicondyle, où elle s'anastomose avec la collatérale interne et avec les récurrentes radiales.
2° Artère collatérale interne (fig. 210 et 211, 3) (V). — Elle provient du tiers inférieur de l'humérale, se porte en dedans sur le brachial antérieur et se divise en deux branches. La première, antérieure, reste en avant de la cloison intermusculaire, vient sur l'épitrochlée se ramifier à la face profonde des muscles qui s'y attachent, et s'anastomose avec la récurrente cubitale antérieure. La branche postérieure traverse la cloison intermusculaire, accompagne le nerf cubital jusqu'au coude, fournit aux muscles triceps et cubital postérieur, et s'anastomose avec la collatérale externe et avec la récurrente cubitale postérieure.
Les auteurs ont encore décrit, sous le nom à'avtère superficielle du vaste inlerne, une branche de l'humérale, qui ne nous paraît pas constante. Quand elle existe, elle naît beaucoup plus haut que la précédente, traverse la cloison intermusculaire, se distribue au vaste interne et arrive jusqu'au coude pour s'anastomoser avec les collatérales interne et externe et avec les récurrentes cubitales.
1° Artère radiale (fig. 210, 6, 7 ; fig. 21 1 , U , 12) (IV)
Née de la bifurcation de l'humérale au pli du coude, Vartére radiale se dirige obliquement en bas et un peu en dehors dans l'espace celluleux qui sépare le long supinateur du rond pronateur, pour aboutir à l'extrémité de l'apophyse styloïde du radius. Dans cette première partie de son trajet, elle est accompagnée par deux veines satellites, et en dehors par la branche antérieure du nerf radial. Elle répond en arrière, successivement au tendon du rond pronateur, au fléchisseur superficiel des doigts, au fléchisseur propre du pouce et à la partie la plus externe du carré pronateur, qui la sépare du radius ; en avant, chez les sujets peu musclés, elle n'est recouverte que par la peau et l'aponévrose antibrachiale ; dans le cas contraire, le bord interne du muscle long supinateur la recouvre ; en dehors, elle est longée à petite distance par le tendon du long supinateur ; en dedans, elle répond au tendon du grand palmaire.
Arrivée au niveau de l'extrémité de l'apophyse styloïde du radius, l'artère s'incline en dehors, en arrière et en bas, pour venir obliquement gagner l'extrémité supérieure du premier espace intermétacarpien ; elle passe au travers de l'arcade fibreuse que lui présente le premier muscle interosseux dorsal et s'enfonce dans la paume de la main. Dans cette seconde partie de son trajet, la radiale est située dans le fond de la tabatière anatomique et appliquée sur le scaphoïde et le trapèze (fig. 212, 1).
A la paume delà main, la radiale décrit l'arcade palmaire profonde, située audessous des tendons fléchisseurs et des branches nerveuses, en avant des muscles interosseux. Cette arcade, très importante, vient au niveau du bord externe des muscles de l'éminence hypothénar s'aboucher à plein canal avec une branche de la cubitale et établir ainsi une communication facile entre les deux branches terminales de l'humérale (fig. 213, 4).
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
L'artère radiale fournit :
1° Peu après son origine, Vartère récurrente radiale antérieure (ûg. 2il , 13) (V), qui se porte en dehors et en haut, profondément située entre les muscles long supinateur et brachial antérieur. Elle donne des branches à ces muscles et aux radiaux externes, et vient se terminer sur l'épicondyle en s'anastomosant avec la collatérale externe ou humérale profonde et avec la récurrente radiale postérieure.
2° Dans toute la longueur de l'avant-bras, un grand nombre de rameaux destinés aux muscles antibrachiaux antérieurs.
Fig. 21-2. — Artèi'es dorsales du poignet {main gauche) (*).
3° Au niveau du bord inférieur du muscle carré pronateur, ïartère transverse antérieure du carpe, petite branche transversale, qui se dirige en dedans, longe le bord musculaire et s'anastomose avec une branche correspondante venue de la cubitale. Elle fournit des ramuscules au carré pronateur, aux os et aux articulations du poignet.
i" Vartère radio-palmaire {fig. 216, 3), qui naît de la radiale au moment où cette artère s'infléchit pour se porter dans le fond de la tabatière anatomique.
(*) 1) Artère radiale dans la tabatière anatomique. — 2) Artère radiale passant dans la paume de la main. — 3) Petite brandie accessoire allant se jeter dans la collatérale interne du pouce. — 4) Collatérale dorsale externe de l'index, dont le trajet est irrègulier (elle -vient de l'iuterosseuse dorsale du premier espace). — 5) Transverse dorsale du carpe. — 6) Transverse dorsale cubitale. — 7, 7, 7) Interosseuses dorsales. — 8, 8, 8) Leurs anastomoses avec les perforantes supérieures. — 9, 9, 9) Leurs anastomoses avec les perforantes inférieures. — 10) Terminaison de l'interosseuse antérieure. — 11) Branche articulaire.
ANGÉIOLOGIE
Cette branclie, d'un calibre très variable, descend verticalement dans l'épaisseur de l'extrémité supérieure du muscle court abducteur du pouce, fournit des rameaux aux muscles de Kéininence thénar et s'anastomose par son extrémité avec la cubitale pour compléter l'arcade palmaire superficielle (').
b" Entre les tendons qui forment la tabatière anatomique nait la petite artère dorsale du pouce, dont l'existence n'est pas constante. Elle gagne la face dorsale du premier métacarpien, en s'infléchissant en dehors pour s'anastomoser avec la collatérale externe du pouce.
6° Un peu plus loin, et toujours dans le fond de la tabatière anatomique, la radiale fournit une branche plus remarquable par sa distribution que par son volume : c'est V artère transverse dorsale du carpe (fig. 212, 5). Cette artère passe au-dessous des tendons des radiaux externes appliqués sur les os du carpe et vient s'anastomoser avec une branche congénère de la cubitale, en constituant une arcade dorsale du carpe qui reçoit également les rameaux terminaux de l'interosseuse antérieure, ainsi que nous le dirons plus loin.
Uarcude dorsale du carpe fournit des rameaux articulaires et surtout des rameaux interosseux dors'iux (tig. 212, 7), qui descendent dans les trois derniers espaces intermétacarpiens, connnuniquent avec les perforantes supérieures venues de l'arcade palmaire profonde (8), s'accolent à la face cutanée des muscles interosseux dorsaux, communiquent, auprès des articulations métacarpo-phalangienne, avec d'autres branches perforantes venues des interosseuses palmaires (9), et s'épuisent enlin dans les muscles abducteurs ainsi que dans les articulations et la peau des doigts.
7° Plus loin, et avant de s'engager dans l'anneau fibreux du premier muscle interosseux dorsal, l'artère radiale donne Vinterosseuse dorsale du deuxième espace interméta'-arpien (V), qu'à tort on a encore appelée dorsale du métacarpe. Cette artère nait assez souvent de l'arcade dorsale du carpe, et n'est alors que la premièi^e interosseuse fournie par cette arcade (c'est la disposition que présentait le sujet qui a servi pour la fig. 212). Lorsque l'interosseuse dorsale du deuxième espace nait de la radiale, elle croise obliquement l'extrémité supérieure du second métacarpien et gagne l'espace compris entre lui et le troisième.
8° Immédiatement au delà de l'arcade du premier muscle interosseux, naît l'interosseuse du premier espace, qui passe entre les muscles abducteur de l'index et abducteur du pouce et se divise en collatérales interne du pouce et externe de l'index. On voit assez souvent cette artère passer en arrière du premier interosseux dorsal ; on la sent alors battre sous la peau.
9° L'artère collatérale externe du pouce paraît plus constante que la précédente. Elle passe entre les muscles de l'éminence thénar et vient longer le bord externe du pouce, après s'être anastomosée au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne avec la dorsale du pouce (fig. 213, 5).
L'arcade palmaire profonde (fig. 213, 4), (V) fournit :
1) Des branches articulaires au poignet.
(1) Nous devons dire que nous avons vu beaucoup plus souvent l'artère radio-palmaire se résoudre dans les muscles de l'éminence thénar en un réseau anastomotique, que s'anastomoser à plein canal avec l'arcade palmaire superficielle.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
2) Des branches perforantes, qui se portent en arrière, au nombre de trois, traversent les arcades fibreuses des muscles interosseux dorsaux, de même que la radiale traverse celle du premier de ces muscles, et vont communiquer avec les branches interosseuses dorsales (fig. 212, 9).
'A) Les interossemes palmaires (fig. 213, 8) (VI), qui descendent au-devant des espaces intermétacarpiens, fournissent aux muscles de ces espaces, à l'adducteur
Fig. 213. — Arcade palmaire profonde (*).
du pouce, aux lombricaux, et viennent, après avoir émis un petit rameau perforant antérieur, s'anastomoser avec les branches descendantes de l'arcade palmaire superficielle.
2° Artère cubitale (fig. 210 et 21 1 , 4 ; fig. 213, D) (III)
Deuxième branche de bifurcation de l'humérus, l'ar/è/'e cubitale se dirige d'abord obliquement en dedans et en bas entre les muscles fléchisseur superficiel et flé-
(*) 1) Artère cubitale. — 2) Artère radiale. — 3) Artère radio-palmaire coupée. — 4) Arcade palmaire profonde. — 5) Artère collatérale externe du pouce. — 0) Collatérale externe de l'index, venant cljez ce sujet directement de l'arcade palmaire profonde et recevant : — 1) Une anastomose de l'arcade superficielle. . — 8, 8, 8, 8) Branches inférieures de l'arcade profonde ou interosseuses antérieures, allant se jeter dans les collatérales des doigts au niveau de la tète des métacarpiens. — <J) Rameau articulaire destiné à l'articulation radio-carpienne. — 10) Branche profonde de la cubitale.
ANGÉIOLOGIE
chisseur profond, gagne le bord externe du cubital antérieur, et décrit ensuite un coude pour devenir verticale jusqu'au poignet.
Dans cette première partie de son parcours, l'artère cubitale est accompagnée de deux veines satellites ; immédiatement au-dessous du pli du coude, elle est croisée à angle aigu par le nerf médian, qni passe au-devant d'elle. Le neif cubital ne vient s'accoler au côté interne du vaisseau artériel qu'au niveau du coude que décrit ce dernier pour passer de sa direction oblique à la verticale. Recouverte d'abord par les muscles rond pronateur, grand et petit palmaires et plus immédiatement par le fléchisseur superficiel, l'artère cubitale devenue verticale, ne répond plus en avant qu'à la peau et à l'aponévrose antibrachiale. Le
Fig. 214 A. — Schéma des artères de la main (*). Fig. 214 B. — Schéma des artères palmaires et dor
sales des espaces intermétacarpiens avec les perforants antérieurs et postérieurs (*').
tendon du muscle cubital antérieur la recouvre cependant un peu ; aussi faut-il le déprimer en dedans pour sentir les battements de l'artère sous la peau. En arrière, la cubitale répond au fléchisseur profond des doigts et plus bas au carré pronateur.
Au poignet, l'artère cubitale passe immédiatement en dehors du pisiforme, et descend dans la paume de la main ; elle s'infléchit alors en dehors et décrit une courbe à concavité supérieure, qui s'anastomose à sa terminaison avec la radiopalmaire. Cette courbe, connue sous le nom ÔLarcade palmaire superficielle, est située au-dessous de l'aponévrose palmaire et en avant des tendons fléchisseurs des doigts (fig. 210, 4).
(') 1) Radiale. — 2) Cubitale. — 3) Arcade palmaire superficielle. — 4) Arcade profonde. — 5) Passage de la radiale pour- pénétrer dans le premier espace intermétacarpien. — 6) Interosseuses de l'arcade palmaire superficielle recevant une branche de l'arcade palmaire profonde. — 7) Interosseuses du premier espace. — 8) Collatérales des doigts.
(**) 1) Dorsale du métacarpe. — 2) Interosseuso dorsale. — o) Perforante postérieure. — 4) Arcade palmaire profonde. — 5) Branche interosseuse palmaire profonde. — 6) Perforante antérieure. — 7) Espace interdigital. — 8) Métacarpien.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
Outre un très grand nombre de branches musculaires, l'artère cubitale fournil :
{"Uartère récurrente cubitale antérieure qui d'ordinaire naît par un tronc commun (V) avec la récurrente cubitale postérieure (fig. 211, b) ; son origine a lieu au-dessous de l'apophyse coronoïde du cubitus. Elle se porte d'abord un peu en bas et en dedans pour gagner l'espace compris entre le brachial antérieur et les muscles rond pronateur et grand palmaire, s'applique sur l'épitrochlée et s'anastomose avec la branche antérieure de la collatérale interne.
2° h' artère récurrente cubitale postérieure (fig. 211, 6). — Plus volumineuse (jue la précédente, cette artère se dirige d'abord en bas et en dedans derrière les muscles rond pronateur, grand et petit palmaires, remonte ensuite, passe entre les deux faisceaux d'origine du muscle cubital antérieur, accolée au nerf cubital, et se divise sur l'épitrochlée en rameaux anastomosés avec la branche postérieure de la collatérale interne, en rameaux transversaux qui communiquent avec les récurrentes radiales, et enlin en rameaux antérieurs anastomosés avec la récurrente cubitale antérieure.
3° Tronc commun des artères interosseuses (IV).
— Cette artère part de la cubitale au niveau de la tubérosité bicipitale du radius, se dirige en bas et en arrière vers le ligament interosseux et se divise en deux branches, dont l'une longe la face antérieure et l'autre la face postérieure de ce ligament.
a) Artère interosseuse antérieure (fig. 215, G).
— Elle reste accolée à la face correspondante du ligament interosseux et est recouverte par le muscle fléchisseur profond des doigts, et plus bas par le carré pronateur. A son extrémité, elle se porte d'avant en arrière à travers l'ouverture inférieure de la membrane interosseuse, et vient sur la face dorsale du poignet s'anastomoser avec l'arcade dorsale du carpe et! 'interosseuse postérieure (fig. 212, 10).
Dans son trajet, elle fournit un grand nombre de branches musculaires et un long rameau très grêle, qui s'accole au nerf médian et l'accompagne dans la main.
b) Artère interosseuse -postérieure (fig. 213, F). — Elle traverse l'ouverture su-
{*) A. Arlûre humorale. — B. Artère radiale. — C. Artère radiale au poignet. — D. Artère cubitale. — E. Arcade palmaire superficielle. — F. Artère interosseuse postérieure. - G. Artère interosseuse antérieure au moment où elle se met en rapport avec la face profonde du muscle fléchisseur profond et où elle donne le rameau dii nerf médian.
Fig. 215. — Artères de l'avant-bras (d'après Bourgery) (').
Beaunis et Bouchard.
ANGÉIOLOGIE
périeure du ligament interosseux, se place aussitôt entre les couches musculaires superficielle et profonde de Favant-bras, et arrive ainsi jusqu'au poignet, où elle s'anastomose avec la terminaison de l'interosseuse antérieure.
Dans son trajet elle fournit, outre des rameaux musculaires très nombreux, une branche remarquable, c'est Vartère récurrente radiale postérieure, qui remonte obliquement dans la ligne de séparation du court supinateur et de l'anconé, arrive à l'épicondyle et se divise en nombreux rameaux anastomosés avec la récurrente radiale antérieure, l'humérale profonde et les récurrentes cubitales.
Fig. 216. — Arcade palmaire superficielle {*).
4" Artère dorsale cubitale du carpe (fig. 212, 6). — A quelque distance audessus du pisiforme, la cubitale fournit cette branche, qui se porte aussitôt en dedans, en dessous du muscle cubital antérieur, contourne le cubitus et vient, sur le dos du poignet, s'anastomoser avec la dorsale radiale pour constituer l'arcade dorsale du carpe.
(*) )) Artère cubitale. — 2) Artère radiale. — 3) Artère radio-palmaire s'anastomosant chez ce sujet avec la terminaison de l'arcade superficielle. — 4) Arcade palmaire superficielle. — 5) Collatérale externe du pouce recevant une anastomose de l'arcade superficielle. — 6) Collatérale externe de l'index. • — ■ 7) Anastomose de l'arcade superficielle avec cette collatérale. — 8, S, 8) Branches métacarpiennes des deuxième, troisième et quatrième espaces, fournissant les collatérales des doigts. — 9) Collatérale interne du petit doigt. — 10) Branche profonde de la cubitale.
DES ARTÈRES EN PARTICULIER
b" Artère transverse antérieure du carpe. — Elle se détache de la cubitale au niveau du bord inférieur du carré pronateur, longe ce bord et s'anastomose avec la transverse antérieure du carpe venue de la radiale.
6° Artère cubitale palmaire profonde (fig. 213, 10). — Née au niveau du pisiforme, cette branche se porte en arrière, passe entre l'adducteur et le court fléchisseur du petit doigt, en avant de l'opposant, et s'anastomose dans la paume de la main avec l'arcade palmaire profonde.
h' arcade palmaire superficielle (fig. 216, 4) (IV) est située au-devant des tendons fléchisseurs des doigts et en arrière de l'aponévrose palmaire. Elle répond, ainsi que l'a fait remarquer Richet, à l'espace compris entre les plis cutanés supérieur et moyen de la paume de la main. Par sa convexité, cette arcade émet quatre ou cinq branches métacarpiennes.
La première des branches métacarpiennes se dirige en bas sur les muscles de l'éminence hypothénar et gagne le bord intei'ne du petit doigt, qu'elle longe dans toute son étendue sous le nom de collatérale interne du petit doigt (9).
La deuxième longe le quatrième espace intermétacarpien et, vers l'extrémité inférieure de cet espace, se divise en collatérales externe du petit doigt et interne de l'annulaire.
La troisième, située dans le troisième espace intermétacarpien, fournit les collatérales externe de l'annulaire et interne du médius.
La quatrième imite le trajet des précédentes et se bifurque pour fournir les collatérales externe du médius et interne de Vindex (8).
On voit quelquefois une cinquième de ces branches, qui donne alors les collatérales externe de Vindex et interne du pouce.
Les artères collatérales des doigts sont situées sur le côté antéro-latéral de ces extrémités ; elles fournissent de petits rameaux palmaires et dorsaux. Au niveau de la pulpe de la troisième phalange, elles s'infléchissent vers la ligne médiane du doigt et se divisent en un grand nombre de rameaux, qui font communiquer largement les deux collatérales de chaque doigt.
§ III. — Branches terminales de l'aorte