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DES CAPILLAIRES

Les capillaires établissent la communication entre les extrémités artérielles et veineuses. Ce sont des vaisseaux excessivement étroits, perceptibles seulement au microscope et dont la disposition et le calibre varient suivant les organes. Leurs parois sont extrêmement minces et permettent aux liquides nutritifs ainsi qu'aux produits de décomposition organique de les traverser pour constituer ainsi l'échange des matériaux qui caractérise la nutrition.

On a soulevé la question de savoir s'il n'existe pas des communications plus directes entre les veines et les artères par de petits vaisseaux beaucoup plus gros que les capillaires. Cl. Bernard a signalé leur existence dans le foie du cheval ; Hyrtl a cru pouvoir leur attribuer les battements observés par Wharton .lones dans les veines des ailes des chauves-souris, et Sucquet a décrit de pareils vaisseaux (mesurant en moyenne 0,001 millim.) dans les membres et la tète de l'homme. Mais H. MûUer contredit l'opinion de Hyrtl et prouve que les pulsations veineuses des ailes de chauve-souris ne sont nullement isochrones avec les battements artériels, et que les communications entre lés veines et les artères admises par Hyrtl ne sont dues en réalité qu'à une erreur d'optique. Henle, de son côté, attaque les résultats de Sucquet ; il pense qu'il faut les attribuer au mode d'injection. Hoyer, de Varsovie, a constaté l'existence de vaisseaux quatre à cinq fois plus gros que les capillaires, qui font communiquer directement les ramuscules de l'artère auriculaire postérieure avec les veinules correspondantes.

Il m'est arrivé quelquefois de remplir des départements veineux par des injections artérielles sans que les capillaires de la l'égion aient été injectés; ce n'est que par l'existence des canaux de Sucquet que je puis expliquer ce fait.

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