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CHAPITRE III

NERFS RACHIDIENS

Les nerfs rachidiens sont au nombre de trente et une paires. La première passe éntre l'occipital et l'atlas, la dernière entre la première vertèbre coccygienne et le bord inférieur du sacrum ; toutes les autres sortent par les trous de conjugaison correspondants.

Nous avons déjà indiqué l'origine des nerfs rachidiens à la moelle, leurs racines antérieures et leurs racines postérieures, ainsi que le ganglion intervertébral qui se trouve sur le trajet de ces dernières. Les filets de ces racines forment, parleur ensemble, un petit triangle, dont la base est à la moelle et le sommet au tz"ou de conjugaison. Les racines postérieures sont chez l'homme plus volumineuses que les racines antérieures; elles se réunissent plus vite en faisceau que celles-ci. Chacun des deux faisceaux radiculaires traverse isolément la dure-mère, et ce n'est qu'au delà du ganglion intervertébral, qui appartient exclusivement aux racines postérieures, qu'ils se réunissent pour constituer le tronc des nerfs rachidiens (fig. 247, 4, S, et 248, 2). Le ganglion est toujours situé au dehors du canal formé

NERFS RACHIDIENS

par la diiro-mèrc et à l'entrée du Irou de conjugaison ainsi pour celui de la première paire rachidienne, qui se trouve en derà du point où les racines postérieures de ce nerf traversent la dure-mère. Le ganglion invertébral est en

rapport dans le trou de conjugaison avec les i

branches veineuses qui font communiquer les ■ plexus intra-rachidiens et extra-rachidiens. Dans rintérieur du canal rachidien, les deux ordres de racines ne communitiucnt pas entre elles; mais les lilels homologues s'anastomgsent assez fréquemment, et cela non seulement entre racines de la même paire, mais encore entre filets de deux paires voisines.

Les racines jjostérieures et antérieures, en se rapprochant du trou de conjugaison, sont séparées les unes des autres par les festons du ligament dentelé de la moelle (fig. 247 et 248, 1). Outre l'enveloppe que la pie-mère fournit à chaque filet des racines rachidiennes, enveloppe destinée à en devenir le névrilème, l'arachnoïde les entoure d'une gaine commune, qui les accompagne jusqu'au point où elles perforent la dure-mère.

Les nerfs rachidiens ont été divisés en huit paiî'es cervicales, douze dorsales, cinq lombaires et six sacrées. Le volume de ces différentes paires nerveuses n'est pas le même et, sans compter les deux derniers nerfs sacrés, qui sont très grêles, l'on peut dire que les nerfs cervicaux, lombaires et sacrés l'emportent de beaucoup sur les paires dorsales, et que, de plus, ceux qui correspondent à l'origine des membres supérieurs et inférieurs et qui prennent par conséquent leur origine sur les renflements brachial et lombaire de la moelle, sont les plus volumineux.

Les racines des différentes paires rachidiennes n'ont pas toutes la même direction ni le même trajet dans l'intérieur du canal rachidien. Celles de la première paire cervicale sont légèrement ascendantes ; les deux suivantes sont transversales et les autres de plus en plus obliques jusqu'à l'extrémité inférieure de la moelle épinière. Cette obliquité est telle que les racines des nerfs cervicaux ont à descendre en moyenne de la hauteur d'une vertèbre avant de gagner leur trou de

il n'en est toutefois pas

Fig. 319. — ISlerfs de la queue de j:heval (*).

1) Sillon médian postérieur de la moelle. — 2) Nerfs de la queue de cheval. — 3, 3) Filum terminale.

NÉVROLOGIE

conjugaison correspondant ; que les nerfs dorsaux descendent d'une hauteur double, et que les nerfs lombaires et sacrés, dont l'origine est groupée d'une manière très serrée autour de l'extrémilé inférieure de la moelle, devenus à peu près verticaux (fig. 319, 2), descendent très bas pour arriver à leur trou de sortie. Le chevelu très épais et très long que forment ces derniers nerfs dans la partie inférieure du canal racliidien au-dessous de la terminaison de la moelle, a pris le nom de queue de cheval. Au milieu des éléments de cette queue se trouve le ligament coccygien de la moelle, désigné encore sous le nom de filum terminale (fig. 319, 3).

Immédiatement après leur sortie du ganglion intervertébral, les faisceaux des racines postérieures. s'unissent à ceux des racines antérieures, pour former les troncs des nerfs rachidiens. Ces troncs sont très courts ; ils naissent, en effet, vers le milieu de la longueur des trous de conjugaison, et déjà, à leur sortie de ces canaux, on les voit se diviser en deux branches, l'une postérieure, l'autre antt'rieure ('). La première, en général beaucoup plus petite que la seconde, ainsi que nous allons le voir dans un instant, est destinée à innerver les muscles et la peau des parties correspondantes des régions postérieures du tronc, de la nuque et de la tète. Les branches antérieures des nerfs rachidiens ont une distribution beaucoup plus compliquée : ils vont innerver les parties latérales et antérieures du tronc et du cou, ainsi que les membres supérieurs et inférieurs.

En raison de la grande simplicité de distribution des branches postérieures et de la simplicité de leurs rapports et de leur trajet, nous commencerons par les décrire.

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