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Sffr.M.
3gr.M.
Fig. 303.
(1) On dents.
— Coupe
appelle
A. Incisives. — La couronne est cunéiforme, vue de profil; de face elle a la forme d'un ciseau à cause de la plus grande largeur de son bord libre; ce bord libre est tranchant et présente, quand il n'est pas usé, trois dentelures, dontlamoyenne est la plus saillante; la face antérieure est convexe, la postérieure concave ; sur chacune d'elles le collet a sa convexité tournée du côté de la racine ; les faces latérales sont triangulaires. La racine est simple, conique, comprimée latéralement, et quelquefois on y trouve de chaque côté un sillon vertical, trace de la Ijifidité que présente parfois son sommet. Sa longueur est à la hauteur de longitudinale d vue dent iacisioe n^a. couronne : : 3 : 2. Les incisives formule dentaire l'expression abrégée du nombre et de la répartition des
(*) A. Email. — B. Ivoire. —
C, Cavité dentaire. — D. Collet de la deut. — E. Cément (Magitot).
ORGANES DIGESTIFS
sont (liriiïôcs obliquement en avant par leur bord tranchant. Les incisives supérieures moyennes sont les plus larges; après elles viennent par ordre de décroissance les incisives supérieures latérales, les incisives inférieures latérales et les incisives inférieures moyennes, qui sont les plus petites. Le bord libre des incisives latérales est ordinairement plus arrondi que celui des incisives moyennes.
B. Canines {laniaircs, iinkuspidées). — La couronne, très épaisse d'avant en arrière, a une forme pyramidale et se termine par une pointe mousse; le collet se comporte comme pour les incisives. La racine est simple, conique, comprimée latéralement et pourvue de deux sillons latéraux; elle a an moins le double de la liauteur de la couronne. Les canines supérieures sont plus longues; les inférieures ont la pointe ])lus saillante cl i|ut'[quel'()is une racine demi-bifide.
C. Petites molaires (bicitspidées) . — La couronne est un peu comprimée latéralement; leur surface triturante est pourvue de deux tubercules, dont l'externe est plus considérable; le collet est horizontal. La racine est conique, en général simple, mais creusée de chaque côté d'un sillon profond et souvent bifide à. son extrémité. Leur longueur n'atteint jamais le double de la hauteur de la couronne. Dans les petites molaires supérieures la séparation des deux tubercules est plus profonde; la deuxième a souvent deux racines.
D. Grosses molaires [multicuspidées). — La couronne est épaisse, cubique; la surface triturante est large et présente quatre tubercules (et quelquefois cinq), séparés par un sillon crucial. Le collet est horizontal. La racine, multiple, est double ou triple, et la direction de ses branches varie; tantôt leurs extrémités s'écartent, d'autres fois elles se rapprochent (dents barrées). La longueur des racines ne dépasse guère la hauteur de la couronne. A la mâchoire supérieure
(*) B. Émail. — C. D. Cavité denlaire. (Magitot.)
Fig. 364. — Coupe transversale d'une molaire (*).
SPLANCHNOLOGIE
les grosses molaires diminuent de grosseur de la première à la troisième; la première est la plus forte de toutes. A la mâchoire inférieure les racines sont souvent au nombre de deux seulement.
Arcades dentaires. — Les dents forment par leur réunion deux rangées, arcades dentaires, correspondant aux bords alvéolaires des deux mâchoires. Ces arcades n'ont pas toutes les deux la même courbure, les incisives supérieures dépassant en avant les inférieures. Chaque arcade présente une face antérieure convexe et une face postérieure concave; sur ces deux faces se voient les fissures interdentaires, plus ou moins larges suivant les individus; le bord adhérent ou alvéolaire est festonné, aspect dû à la disposition du bord libre des gencives ; le bord libre, simple en avant jusqu'à la canine, est double sur les côtés et se compose de deux lèvres, une lèvre externe, plus tranchanle en haut, une lèvre interne, plus tranchante en bas, séparées par une gouttière dont la partie la plus large correspond à la première grosse molaire. Les arcades s'engrènent de façon que les tubercules de la lèvre externe de l'arcade supérieure sont reçus dans la gouttière de l'arcade inférieure.
Structure. — Les dents se composent de parties dures et de parties molles.
A. Parties dures. — Ce sont l'ivoire, l'émail et le cément.
1° Ivoire ou dentine (fig. 36.3, B). — L'ivoire forme la masse principale de la dent et occupe aussi bien la couronne que la racine ; c'est dans son centre qu'est creusée la cavité dentaire. C'est une substance blanc jaunâtre, translucide, plus dure que le tissu osseux compact. Il présente quelquefois une sorte de stratification, indiquée par des lignes courbes parallèles aux contours de la couronne et visibles sur des coupes transversales.
L'ivoire se compose d'une substance fondamentale homogène parcourue par des canalicules, canalicules dentaires. Ceux-ci, larges de 0>"'»,002 en moyenne, vont de la face interne à la face externe de l'ivoire, en suivant un trajet légèrement, onduleux, tout en restant parallèles les uns avec les autres. Nés d'un orifice qui s'ouvre sur la paroi de la cavité dentaire, ils se bifurquent un certain nombre de fois, de sorte que d'un seul canalicule primitif il peut en naître jusqu'à dix ou seize. Ces canalicules secondaires, arrivés à la périphérie de l'ivoire, se ramifient de nouveau et s'anastomosent, pour se terminer enfin, soit dans l'intérieur de l'émail et du cément de la façon qui sera décrite plus loin, soit dans la couche iritergiobulaire de l'ivoire. Cette couche, située à la périphérie de l'ivoire, présente des cavités irréguliùres limitées par des prolongements globulaires de l'ivoire ; ce sont les espaces inlerglohulaires de Czermalc. Ces cavités, très variables comme grandeur et comme forme suivant les individus, sont en général plus petites dans la racine que dans la couronne. Les canalicules dentaires ont une mince paroi propre, distincte de la substance fondamentale ambiante. Ils contiennent des fibres particulières, fines et molles, fibres dentaires, prolongements des cellules dentaires, et très probablement en connexion avecles tubes nerveux terminaux de la pulpe. Dans les espaces interglobulaires se trouve une substance molle, sur la nature de laquelle on n'est pas encore fixé, mais qui pourrait bien être de nature nerveuse, car cette couche périphérique de l'ivoire jouit d'une sensibilité extrême.
2" Émail (fig. 363, A). — L'émail revêt toute la partie de l'ivoire qui correspond à la couronne ; très épais au niveau de la surface triturante, il s'amincit assez brusquement pour s'arrêter au collet de la dent par un bord souvent dentelé. C'est une substance blanc bleuâtre, excessivement dure, à cassure fibreuse ; sa surface, qui parait lisse à l'œil nu, est en réalité couverte d'aspérités fines, linéaires.
ORGANES DIGESTIFS
L'émail se compose de fibres, à quatre, cinq ou six pans, prismes de l'émail, de 0°"", 004 de largeur environ. Ces prismes, probablement pleins, sont dentelés et otïrent des stries transversales et des varicosités ; ils sont intimement soudés les uns avec les autres et forment ainsi des couches dont les fibres sont parallèles, tandis que les couches ellesmêmes s"entre-croisent à angle aigu. La coupe de l'émail a un aspect strié, dû à ce que les fibres sont vues, tantôt suivant leur longueur, tantôt suivant leur épaisseur.
L'émail pré«ente à sa partie la plus rapprochée de l'ivoire des cavités allongées, irrégulières, dans lesquelles vient se terminer une partie des canalicules dentaires. D'autres cavités existent encore dans l'émail, mais ne sont que de simples fentes existant entre les prismes et qui n'ont aucune communication avec les canalicules dentaires. L'émail est recouvert à sa surface par une membrane amorphe très mince (0™™,001), cuticule de l'émail, à peu près inattaquable par tous les réactifs.
.3° Cément (lig. 363, E). — Le cément ou substance ostéoïde revêt toute la racine de la dent, dont il forme même seul le sommet; du côté de la couronne il recouvre un peu l'origine de l'émail. Sa surface externe, inégale, est en rapport avec le périoste alvéolo-dentaire et la gencive; sa face interne est intimement unie à l'ivoire.
Il a essentiellement la structure de l'os. Il se compose d'une substance osseuse fondamentale, dans laquelle se trouvent des corpuscules osseux un peu plus volumineux que les corpuscules osseux ordinaires. Il ne contient qu'exceptionnellement des canalicules de Havers et des vaisseaux.
Composiiioti chimique des dénis. — Sauf l'émail, qui est une production épithéliale, les dents peuvent être rapprochées des os. Le cément a la même composition; quant à l'ivoire, s'il est plus pauvre en matière organique, cela tient sans doute à la faible quantité de parties molles qu'il contient. L'émail ne contient que des traces d'eau et à peine 4 0/0 de substance organique, ne donnant pas de colle. Les cendres contiennent 4 à 9 0/0 de carbonate de chaux, 81 à 90 0/0 de phosphate de chaux, 4 0/0 de fluorure de calcium, 1 à2 0/0 de phosphate de magnésie.
P). Parties molles. — Ce sont le périoste alvéolo-dentaire, la pulpe dentaire et les gencives.
1" Périoste alvéolo-dentaire. — Il adhère intimement à la racine; sauf sa mollesse plus grande, il ressemble au périoste ordinaire.
2" Pulpe ou hulbe dentaire. — C'est un petit bourgeon qui remplit complètement la cavité dentaire et qu'un pédicule mince, traversant le canal de la racine, rattache au périoste alvéolo-dentaire. Sa substance, molle, rougeâtre, intimement adhérente à la face interne de l'ivoire, se compose d'un tissu fondamental fibrillaire rapproché du tissu connectif embryonnaire. Sa surface est tapissée par plusieurs couches de cellules cylindriques ; les plus superficielles, cellules dentaires ou odontohlastes, envoient dans les canalicules de l'ivoire des prolongements fins, qui constituent les fibres dentaires.
Les vaisseaux de la pulpe dentaire sont nombreux et forment un réseau de capillaires dans toute la masse du bulbe. Les lymphatiques y sont inconnus. Les 7ierfs y sont très nombreux ; arrivés dans la pulpe, ils se ramifient en un plexus serré, d'où partent des fibres dont la terminaison est encore inconnue.
3° Gencives. — Les gencives représentent cette portion de la muqueuse buccale qui revêt le bord alvéolaire des mâchoires et entoure le collet des dents. Leur tissu, rougeâtre, vasculaire, parait dur au toucher à cause de la résistance des parties sous-jacentes. A leur niveau, le derme de la muqueuse porte de grosses papilles et est tapissé par un épithélium pavimenteux; elles sont dépourvues de glandes.
Beaunis et Bouchard. 49
SPLANCHNOLOGIE
Pour la denlition temporaire et le développement des dents, voy. Développement.
§ II. — Glandes salivaires
On décrit sous le nom commun de glandes salivaires, trois glandes ou masses glanduleuses paires, la parotide, la sous-maxillaire et la sublinguale.
Toutes ces glandes sont des glandes en grappe composées ; leurs lobules sont constitués par des culs-de-sac ou acini présentant une membrane propre et un épithélium glandulaire polygonal; les conduits excréteurs sont tapissés par un épithélium cylindrique. Toutes ces glandes reçoivent des filets nerveux sympathiques provenant des plexus qui accompagnent les artères ; on trouve sur leur trajet de petits ganglions microscopiques (').