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I. Parotide (fig

La parotide (îrapa, auprès ; ou;, ùto'ç, oreille) est située en arrière de la branche de la mâchoire inférieure, en avant et au-dessous du conduit auditif externe, en avant de l'apophyse mastoïde et du bord antérieur du sterno-mastoïdien. Elle atteint en haut l'arcade zygomatique ; en bas elle dépasse de 0'^,02 l'angle de la mâchoire; en avant elle empiète sur le masséler. Sa hauteur est de 0",063 environ sur 0",023 d'épaisseur. Son poids est de 23 grarames en moyenne. Elle a la forme d'un coin à base quadrangulaire un peu convexe et dont le sommet s'enfonce dans une excavation, excavation parotidienne ou fasse rétro-maxillaire, sur laquelle elle se moule.

Rapports. — Sa face externe est recouverte par l'aponévrose parotidienne. En arrière elle répond au conduit auditif externe cartilagineux, à l'apophyse styloïde et au bord inférieur de l'apophyse mastoïde, enfin au ventre postérieur du digastrique et au sterno-mastoïdien, entre lesquels elle envoie souvent un prolongement. En avant, elle embrasse le bord postérieur du masséter et de la branche de la mâchoire ; plus profondément elle répond au muscle stylo-pharyngien, au ligament stylo-maxillaire et à une lame fibreuse qui la sépare de l'artère carotide interne et de la veine jugulaire interne. En dedans elle est creusée d'une gouttière et souvent d'un canal complet pour l'artère carotide externe ; les branches fournies dans ce trajet par cette artère sont donc plus ou moins complètement enclavées dans le tissu de la glande. 11 en est de même du nerf facial, qui traverse la glande ainsi que le nerf temporal superficiel du maxillaire inférieur. On trouve en outre dans l'épaisseur de la glande, mais superficiel-

(1) Pfiiiger a décrit la terminaison des nerfs dans les glandes salivaires. D'après lui, les fibrilles nerveuses terminales se continueraient avec la cellule épithéliate glandulaire (noyau et protoplasma), qui serait en quelque sorte une véritable formation nerveuse. Les résultats de Pfluger sont niés par la plupart des histologistes.

Les recherches récentes de Pfluger, Gianuzzi, Heidenhain, Ranvier, faites principalement sur la glande sous-maxillaire, ont montré que les cellules glandulaires des acini sont de deux espèces. J^es unes, cellules muqueuses, ont un contenu homogène, clair, fortement réfringent; les autres, cellules à protoplasma, ont un contenu granuleux foncé, qui masque en parlie les contours et le noyau de la cellule. Quand la glande est restée cà l'état de repos, les acini sont remplis de cellules muqueuses et les cellules à protoplasma paraissent refoulées à la périphérie de l'aeinus sous forme d'un croissant [demi-lune de Gianuzzi) ; lorsque la glande a été excitée (excitation de la corde du tympan), les cellules muqueuses disparaissent, et les acini sont remplis de cellules à protoplasma. Il est probable que ces deux aspects correspondent simplement à des états fonctionnels différents des mêmes cellules glandulaires.

On a décrit dans ces derniers temps, pour les glandes salivaires, des canalicules sécréteurs capillaires analogues à ceux qui ont été trouvés dans le foie et dans le pancréas.

ORGANES DIGESTIFS

lement, de petits ganglions lymphatiques, qui se distinguent des lobules glandulaires par leur couleur rouge.

La parotide est enveloppée par une capsule fibreuse résistante, qui envoie des cloisons entre les lobules et les lobes. Sa substance a une couleur gris rosé. Les cellules glandulaires de ses acini ne contiennent pas de mucine, à l'inverse des deux autres glandes salivaires.

Fig. 363. — Glandes salivaires (*).

Canal de Sténon (fig. 365,2). — Le canal excréteur de la parotide pari de son bord antérieur à la réunion du tiers supérieur et du tiers moyen; il marche ensuite transversalement à un travers de doigt au-dessous de l'arcade zygomalique sur la l'ace externe du masséter et, arrivé au bord antérieur du muscle, s'enfonce en traversant la graisse de la joue et le buccinateur, et s'ouvre sur la

(') 1) Parotide. — 2) Canal de Sténon. — 3) Parotide accessoire. — 4) Glande sous-maxilIaire. — 5) Son prolongement antérieur. — 6) Glandes sublinguales. — 7) Maxillaire inférieur coupé en avant du masséter. — 8) Masséter. — 1)) Buccinateur, enlevé en partie. — iO) Mylo-liyoïdien. — U) Digastrique. — 12) Nerf lingual.

SPLANCHNOLOGIE

muqueuse, à la hauteur de la deuxième grosse molaire supérieure, par un orifice très étroit. Des lobules glandulaires isolés {parotide accessoire, 3) accompagnent souvent le canal de Sténon.

Ce canal a un diamètre d'environ 0™,0006, et ses parois ont une épaisseur d'à peu près 0",00l. Elles se composent des couches suivantes en allant de dehors en dedans : l»une tunique adventice, fibreuse, qui se perd dans l'aponévrose du buccinateur ; 2° une tunique fibreuse propre ; 3" une couche annulaire de fibres élastiques ; 4" une membrane propre tapissée d'un épithélium cylindrique.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent de la carotide externe et de ses branches. Les veines n'offrent rien de particulier. Les lymphatiques vont les uns aux ganglions parotidiens, les autres aux ganglions sous-maxillaires. Les nerfs sont fournis par l'auriculaire antérieur du plexus cervical, par des filets du facial et par des branches sympathiques accompagnant les artères.

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