II. Glande sous-maxillaire (fig. 36b, 4, et
Cette glande est située dans la région sus-hyoïdienne. Sa forme est assez irrégulière ; son poids est d'environ 6 grammes.
Rapports. — Elle est recouverte par la peau, le peaucier et l'aponévrose cervicale et, en haut, cachée en partie par le maxillaire inférieur. Elle repose sur le muscle hyo-glosse, dans la concavité du digastrique ; elle dépasse ordinairement en avant le bord postérieur du mylo-hyoïdien, et envoie entre ce muscle et l'hyoglosse un prolongement volumineux, très variable comme forme, glande salivaire interne (tig. 36b, b). Sappey décrit aussi un prolongement postérieur qui se dirige vers la dernière grosse molaire inférieure. L'artère faciale se creuse une gouttière
à sa partie postérieure et quelquefois même est contenue dans son tissu ; la veine faciale est en avant delà glande et sur sa face externe.
Superficiellement elle est en rapport avec de nombreux ganglions lymphatiques. Une loge aponévrotique l'entoure comj^lètement et l'isole en arrière de la parotide.
Canal de Wharton (fig. 366, 3).
— Les lobules de la glande sousmaxillaire sont plus gros et plus lâchement unis que ceux de la parotide. Ils donnent naissance à un canal excréteur long de O'^jOeb environ sur un diamètre de près de 0",002. Ce canal (fig. 366) passe entre le mylo-hyoïdien et l'hyo-glosse, longe la face interne de la mâchoire, croise l'anse formée par le nerf lingual, passe en dedans de la glande sublinguale, et va s'ouvrir sur les côtés du frein de la langue par un orifice étroit, situé au centre d'une petite saillie ombiliquée de la muqueuse {ostiolum umbilicale).
(*) (La glande sous-maxillaire a été en partie enlevée). — 1) Glande sous-maxillaire. — 2) Son prolongement. — 3) Canal de Wharton. — i) Son embouchure. — 5) Partie antérieure de la glande sublinguale. — 6) Canal de Bartholin. — 7) Nerf lingual. — 8) Coupe de la muqueuse linguale. — 0) Mylo-hyoïdien, — iû) Digastriauc.
Fig. 366. — Glandes sons-maxillaire et sublinguale (").
ORGANES DIGESTIFS
Le canal de Wharton est très extensible et ses parois sont très luiuces, de sorte qu'il a une forme aplatie. Elles se composent, de dehors en dedans, des couches suivantes : 1° une tunique externe fibreuse de tissu connectif ordinaire ; 2o une couche de fibres musculaires lisses longitudinales (elles ne sont pas admises par tous les auteurs) ; 3» une couche de fibres élastiques longitudinales ; 4° enfin un épithélium cylindrique reposant sur une membrane propre. Nitot a décrit sous le nom de glande sous-maxillaire accessoire un lobule s'ouvrant par un conduit particulier dans la partie antérieure du canal de Wharton. Elle existerait dans la moitié des cas.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères et les veines sont des branches de l'artère et de la veine faciale. Les lymphatiques vont aux ganglions voisins. Les nerfs viennent du lingual et du ganglion sous-maxillaire ; la glande en reçoit donc de trois sources, de la corde du tympan, du trijumeau et du grand sympathique.
IlL Glandes sublinguales (fig. 305,6, et 366, 5).
Les glandes sublinguales sont situées lout à fait superficiellement sous la muqueuse du plancher buccal, sous les bords de la langue, dans la fossette sublinguale du maxillaire inférieur. C'est une agglomération de glandes et non une glande unique. La partie antérieure forme une glande de la grosseur d'une amande i fig. 3C6, 5), d'où part un conduit assez volumineux de 0'",02 de longueur qui va s'ouvrir près du canal de Wharton et en dehors de lui ; c'est le canal de Barlholin (fig. 366, 6). Derrière cette glande antérieure on trouve une véritable chaîne glandulaire, continue en arrière jusqu'aux glandules du voile du palais et dont les conduits excréteurs, très courts, verticaux, conduits de Rivinus, au nombre de 25 à 30, s'ouvrent sur la muqueuse du plancher buccal (ïillaux. Comptes rendus de la Société de biologie, 1858). D'après certains auteurs, quelques-uns de ces conduits viendraient s'aboucher dans le canal de Wharton.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent de la sublinguale et de la sous-mentale. Les veines suivent les artères. Les nerfs proviennent du nerf lingual et du ganglion sublingual.
§ III. - Foie
Le foie est un organe impair, asymétrique, destiné à la sécrétion de la bile, qu'il verse dans le duodénum par le canal cholédoque. Il remplit la moitié droite de l'excavation du diaphragme , empiète même un peu à gauche de la ligne médiane et est lixé dans cette situation par des replis qui seront décrits avec le péritoine. D'après Sappey, son poids moyen est d'environ 2 kilogrammes (•).
Conformation extérieure. — Sa forme est celle d'un segment d'ovoïde comprenant la grosse extrémité de l'ovoide et la moitié supérieure de la petite. Cette forme du reste est sujette à varier, le foie ayant une très faible indépendance morphologique et se moulant avec la plus grande facilité sur les organes qui l'entourent; c'est ainsi qujon la trouve si souvent altérée chez les femmes par l'usage du corset.
Le foie présente deux faces, deux bords et deux extrémités.
A. La face supérieure est convexe et divisée par le ligament falciforme en deux
(1) Le foie pris sur le cadavre ne pèse en réalité que UoO grammes en moyenne {poids cadavérique), mais il a perdu ainsi une certaine quantité de sang; en tenant compte de cette quantité de sang, on arrive au poids de 2 kilogrammes; c'est là ce que Sappey appelle le poids physiologique du foie.
SPLANCHNOLOGIE
parties, une droite, plus considérable, lobe droit, une gauche, moins étendue, lobe gauche ; cette division du foie en deux lobes est purement nominale.
B. La. face inférieure (fig. 367), légèrement concave, présente trois sillons, deux longitudinaux, antéro-posLérieurs, et un transversal, disposés de façon à rappeler un H majuscule. 1° Le sillon transversal {sillon transverse, hile du foie) est dirigé de droite à gauche et situé à égale distance du bord antérieur et du bord postérieur du foie; il a 0™,0b de longueur et loge la veine porte (13), l'artère hépatique (19) et les canaux hépatiques. 2° Le sillon longitudinal gauche va du bord antérieur au bord postérieur du foie; il contient dans sa moitié antérieure le cordon fibreux, qui remplace chez l'adulte la veine ombilicale du fœtus (18), cordon fibreux enveloppé dans le repli falciforme, et dans sa moitié postérieure le cordon fibreux qui résulte de l'oblitération du canal veineux (17). 'i" Le sillon
13 7 IG A4 .'î7
Fig. 367. — Face infcrieure du foie (*).
longitudinal droit n'existe en général que dans la partie antérieure au sillon transverse et a la forme d'une dépression assez large, fossette de la vésicule biliaire; en arrière du hile, ce sillon est interrompu, puis il reparait près du bord postérieur du foie pour loger la veine cave inférieure. La partie de la face inférieure du foie située à gauche de l'H appartient au lobe gauche; celle qui est située à droite appartient au lobe droit; cette dernière présente trois dépressions correspondant à des organes voisins : l'antérieure, empreinte colique (5), est très légère et répond à la courbure droite du côlon; la moyenne, empreinte rénale (4) est beaucoup plus étendue; la postérieure, peu marquée, répond à la capsule
C) I) Lobe gauche. — 2) Lobe droit. — 3) Empreinte de la capsule surrénale droite. — 4) Empreinte rénale. — 5) Empreinte colique. — 6) Lobe carré. — 7) Lobe de Spigel. — 8) Son prolongement antérieur. — 9) Vésicule biliaire. — 10) Canal cystique. — II) Canal hépatique. — 12) Canal cholédoque. — 13) Veine porte. — 14) Veine sus-hépatique gauche. — 13) Veine sus-hépatique droite. — 16) Veine cave inférieure. — 17) Canal veineux. — 18) Cordon de la veine ombilicale. — 19) Artère hépatique.
Fig. 368. — Rapport des viscères abdominaux et thoracigues (figure schématique) (*).
(*) i) Situntion de l'orifice de l'artère pulmonaire. — 2) Orifice de l'aorte. — 3) Orifice auriculo-ventriculaire gauche. — 4) Orifice auriculo-venlriculairc droit. — 5) Pylore. — 6) Position du cardia. — 7) Ombilic.
— 8) Mamelon. — 9) Epine iHaque antérieure et supérieure. — 10) Symphyse du pubis. — 11) Oreillette droite.
— 12) Auricule droite. — 13) Bord droit du cœur. — 14) Bord gauche du cœur. — 15) Anricule gauche. — 16) Artère pulmonaire. — 17) Veine cave supérieure. — 18) Tronc veineux bracliio-céphalique droit. — 19) Tronc veineux brachio-céphalique gauche. • — 20, 21) Aorte ascendante. — 22) Aorte descendante. — 23) Crosse de l'aorte. — 24) Carotide primitive droite. — 2.')) Artère sous-clavière droite. — 26) Limite supérieure du diaphragme à gauche, dans l'état d'expiration complète. — 27) Sa limite à droite. — 28) Cul-de-sac supérieur gauche delà plèvre. — 29) Limite atteinte par le bord antérieur et le bord inférieur du poumon gauche dans l'expiration complète. — 30) Prolongement cardiaque du poumon gauche. — 31) Cul-de-sac supé-
SPLANCHNOLOGIE
surrénale (3). Entre le sillon transverse et la partie antérieure des deux sillons longitudinaux, se trouve le lobe carré ou éminence porte antérieure (6) ; en arrière du sillon transversc est le lobe de Spigel, éminence porte postérieure (7), rattachée au lobe droit du foie par un pont de substance hépatique qui interrompt le sillon longitudinal droit. La surface inférieure du foie peut offrir en outre des incisures plus ou moins profondes {rimae csecse) et quelquefois des lobes accessoires.
C. Le bord antérieur est mince et tranchant et offre deux échancrures correspondant aux deux extrémités antérieures des deux sillons longitudinaux.
D. Le bord postérieur, très épais, mousse, arrondi, donne attache au ligament coronaire. Au niveau du lobe de Spigel il est creusé d'une échancrure, quelquefois convertie en canal complet, et qui loge la veine cave inférieure.
E. L'extrémité droite est mousse et arrondie.
F. L'extrémité gauche est mince et triangulaire.
Le poids moyen du foie est de 1,400 à 1,500 grammes; ce poids varie du reste suivant l'état de réplétion de ses vaisseaux. Son poids spécifique, comparé à celui de l'eau, est comme 15 est à 10. Sa surface est lisse partout où il est revêtu par le péritoine, grenue dans les endroits où il en est dépourvu. Cette surface a une couleur rouge brun, plus ou moins foncée, et présente un aspect marbré dû aux lobules hépatiques.
Rapports (fig. 368). — Les trois quarts de la masse du foie (lobe droit, lobe de Spigel, lobe carré) sont situés dans la moitié droite de l'abdomen. Sa face convexe répond à la concavité du diaphragme, sur laquelle elle se moule exactement; son point culminant remonte, dans Vexpiration complète, comme sur le cadavre, presque à la hauteur de la quatrième côte. Sa face inférieure, inclinée en bas et en avant, recouvre à droite la capsule surrénale, le tiers supérieur du rein droit et la courbure droite du côlon: le lobe de Spigel, situé à droite du cardia à la hauteur de la douzième vertèbre dorsale, répond au pilier droit du diaphragme; le lobe carré répond à la première partie du duodénum, et l'extrémité gauche recouvre une partie de la face antérieure de l'estomac. Le bord inférieur, oblique en haut et à gauche, va du cartilage de la huitième côte droite à celui de la septième côte gauche, et masque la petite courbure de l'estomac.
Conformation intérieure. — Le foie est enveloppé par une membrane fibreuse très mince, capsule de G ùsson, recouverte par le péritoine, sauf au niveau des sillons de la face inférieure et des parties qui donnent attache à des replis péritonéaux. De sa face profonde partent des tractus celluleux fins pénétrant dans la substance hépatique, dont on peut cependant la détacher facilement. Au niveau du sillon transverse, elle accompagne les divisions de la veine porte, de l'artère hépatique et des canaux hépatiques, en leur fournissant des gaines qui sont très adhérentes au tissu du foie, et rattachées au contraire par un tissu cellulaire très lâche aux parois des vaisseaux qu'elles contiennent.
rieur du poumon droit. — 32) Limite atteinte par le poumon droit dans l'expiration complète. — 3-3) Limite atteinte par le poumon gauche dans l'inspiration. — 34) Limite atteinte par le poumon droit dans l'inspiration. — 35, 36, 37) Limites de la plèvre gauche. — 38, 39) Limites de la plèvre droite. — 40) Grande courbure de l'estomac. — 41) Petite courbure. — 42) Duodénum. — 43) Terminaison de l'intestin grêle. — 44) Caecum. — 45) Côlon ascendant. — 4C) Côlon transverse. — 47) Côlon descendant. — 48) S iliaque. — 49) Rectum. — 30) Foie. — 51) Bord antérieur du foie. — 52) Vésicule biliaire. — 53) Pancréas. — 54) Limite inférieure de la rate. — 55) Limite inférieure du rein. — 56) Vessie. .— Nota. L'espace compris entre 29 et 33 à gauche, e
32 et 34 à droite, espace rempli par des lignes obliques en bas et à droite, ludique l'étendue dans laquelle se Xait la locomotion des poumons entre l'expiration et l'inspiration forcées. L'espace noir compris entre 33 et
33 à gauche, et 34 et 38 à droite, indique l'espace occupé par la plèvre, mais dans lequel n'arrivent pas les poumons, même dans l'inspiration forcée.
ORGANES DIGESTIFS
Le l'oie a une consistance très ferme, mais il se laisse déchirer très facilement. Sa cassure est grenue, et par la déchirure il se laisse diviser en granulations, lobules hépatiques, ayant une longueur de 0",004 à 0™,006, supportées comme des feuilles sur une tige par de fines ramifications- vasculaires, veines hépatiques interlohulaires . La partie centrale et la partie périphérique du lobule n'ont pas habituellement la même coloration; d'ordinaire, la partie centrale est rouge sombre et la partie péri{)hérique jaune clair; il en résulte un aspect marbré, visible à l'extérieur, et caractéi'isé par des granulations sombres, circonscrites par des lignes réticulées jaune clair; au centie de chaque granulation sombre se voit un point plus foncé qui correspond à la veine hépatique intralobulaire. D'autres fois, au contraire, c'est la partie centrale qui ést claire et la partie corticale foncée; cet aspect est dû alors à la congestion des rameaux de la veine porte qui occupent la périphérie du lobule.
Les coupes pratiquées sur le foie dans difl'érentes directions montrent deux ordres de vaisseaux : les uns restent béants et adhèrent par leurs parois au tissu hépatique : ce sont les veines hépatiques; les autres s'affaissent : ce sont les branches de la veine porte; cette apparence est due à la présence de la capsule de Glisson sur les dernières, à son absence sur les autres.
Structure. — Le foie se composant d'une accumulation de lobules, il suffit de coniiaitru la structure d'un lobufe hépatique pour connaître ta structure du foie. De l'adosseiiient de plusieurs lobules plus ou moins régufièreuient arrondis ou polygonaux résufte un espace triangulaire, espace de Kiernan, constitué par du tissu connectif au centre duquel on voit à fa coupe f'ouverture des vaisseaux et des canalicules biliaires. Chaque tobufe comprend : 1° une substance propre constituée par les cellules hépatiques ; 2" des conduits excréteurs, canalicules biliaires; 3° des vaisseaux afféreots, veine porte et artère hépatique; un réseau capillaire; 5" une veine efférente, veine hépatique; 6° des lymphatiques ; 1° du tissu connectif. Ces divers éléments ont fa disposition générate suivante (fig. 369) : Les cellules hépatiques forment une sorte de réseau dans toute l'étendue du lobule, réseau situé dans les mailles des capilfaii'es sanguins ; tes vaisseaux afférents, veine porte et artère hépatique, sont situés à fa périphérie du fobule, ainsi que fes canalicules biliaires ; fa veine hépatique, au contraire, est centrafe ; cette disposition se voit bien sur fes coupes transversales portant sur le centre d'un lobufe.
1° Cellules hépatiques. — Ces celfules sont interposées dans fes maifles du réseau capiffaire du lobule et forment ainsi un réseau plein enchevêtré étroitement avec ce réseau capilfaire ; sur une coupe transversale eiles sont rangées suivant une direction radiée de la périphérie au centre. Ces ceffules isolées sont arrondies ou polygonales, d'un diamètre moyen de 0™in,01(), et contiennent, outre un noyau arrondi, une masse molle finement granulée et des molécules graisseuses. Ce contenu se comporte avec l'acide nitrique comme fa matière colorante de la bile. Par une afimentation grasse, ces ceflufes deviennent granuleuses et plus foncées. L'existence d'une membrane d'enveloppe sur fes cellules hépatiques est douteuse.
2° Canalicules biliaires (fig. 369, B). — Les canalicules bifiaires paraissent naître de la partie périphérique des fobules hépatiques par de petits cufs-de-sac (b) qu'on ne peut suivre très profondément dans l'intérieur du tobufe. On verra pfus bas quef est feur mode d'origine réel. Ces cufs-de-sac se jettent dans fes canaficufes (B) de 0™™,02 à ()min^().3^ canalicules biliaires interlobulaires, qui marchent autour des fobutes avec fes branches de la veine porte et de Partère hépatique. Ces canalicules forment, en se réunissant à ceux des lobes voisins, fes conduits hépatiques, dont le trajet sera décrit pfus foin. Les canalicules biliaires intra et interlobulaires sont constitués par une membrane
(') Schifï considérait ces granulations comme de l'amidon animal. Bock et Hoffmann ont prouvé que la matière glycogène se trouve à l'état diffus dans les cellules hépatique.
SPLANCHNOLOGIE
pi'opre amorphe, et un épithélium polygonal dont les cellules sont beaucoup plus petites que les cellules hépatiques.
Origines des canalicules biliaires et rapports de ces canalicules avec les cellules hépatiques. — Cette question, une des plus difficiles de l'histologie, est aujoui'd'hui tranchée définitivement. Si on fait une injection fine dans les conduits hépatiques, on voit (fig. 370), non seulement que l'injection pénètre dans les culs-de-sac de la périphérie du lobule, mais qu'elle pénètre plus profondément dans l'intérieur du lobule entre les cellules hépatiques; il en résulte un réseau canaliculé très fin (fig. -370, 11), dont les mailles polygonales circonscrivent les cellules hépatiques. On a donc là un véritable réseau de canalicules biliaires capillaires, occupant toute l'épaisseur du lobule et indépendant du réseau capillaire sanguin. Ces canalicules paraissent avoir une paroi propre, niée cependant par quelques auteurs ; d'après les recherches de Legros, confirmées par Asp,
Fig. 369. — Coupe d'un lobule hépatique (*).
cette paroi serait constituée par des cellules épithéliales aplaties, analogues à celles des capillaires sanguins et bien visibles par les injections de nitrate d'argent.
30 Vaisseaux afférents. — a) Veine porte (fig. 370, 2). — Arrivées dans les espaces interlobulaires, les branches de la veine porte, veines interlobulaires, circonscrivent le lobule et se distribuent de telle façon qu'une branche veineuse terminale se distribue à plusieurs lobules et qu'un seul lobule reçoit des rameaux de plusieurs veines interlobulaires qui ne s'anastomosent pas entre elles. Ces rameaux vont former le réseau capillaire des lobules.
b) Artère hépatique (fig. 370, 7). — Une partie des branches terminales de l'artère hépatique fournit aussi des rameaux qui pénètrent dans les lobules et contribuent à la formation du réseau capillaire.
40 Réseau capillaire du lobule hépatique (fig. 369, R). — Il est enchevêtré dans les mailles du réseau des cellules hépatiques, de manière qu'une maille de ce réseau ne contient guère plus de deux à quatre cellules hépatiques. Les capillaires qui le constituent sont assez larges et ont Omm^oil à Omm^ODO de diamètre. La direction de ces ca-
(*) VH) Veine hépatique intralobulaire. — VP) Branche inlerlobulaiie de la ^eine porte. — R) Mailles du réseau capillaire du lobule. — C) Cellules hépatiques. — B) Canalicules biliaires. — b) Leur origine dans le lobule. — (D'après Cl. Bernard.)
ORGANES DIGESTIFS
pillaires est en général rayonnée de la péi'iphérie au centre. Les capillaires sanguins ne paraissent pas être en contact immédiat avec les canalicules biliaires capillaires; ils en sont séparés par l'épaisseur d'une cellule hépatique.
5» Veine hépatique (fig. 369, VU). — Les branches d'origine des veines hépatiques naissent au centre même de chaque lobule du réseau capillaire formé par la veine porte et l'artère hépatique [veines intrnlobulaires). Leur diamètre est de 0™™,027 à Û">'",007. Il ne part jamais d'un lobule qu'une seule veine intralobulaire.
G» Lymphatiques (fig. 370, 5). — Les capillaires du lobule hépatique sont entourés d'une gaine lymphatique analogue à celle qui a été décrite autour des capillaires du cer-
-ir
veau. La paroi externe de cette gaine répond aux cellules hépatiques et au tissu connectif interstitiel et les sépare de la paroi des capillaires sanguins.
7" Tissu connectif. — Le tissu connectif interstitiel du lobule est à peine apparent et se réduit à quelques trabécules fines (fig. 370, 9), confondues et soudées en grande partie avec la gaine lymphatique des capillaires sanguins. Entre les lobules, le tissu connectif est aussi très peu développé chez l'homme et se continue avec les cloisons qui partent de la face profonde de la capsule de Glisson et avec les prolongements de cette capsule qui accompagnent les branches de la veine porte.
Appareil excréteur. — Gel appareil se compose : 1° des canaux biliaires, s'abouchant dans le canal hépatique ; 2" d'un réservoir, la vésicule biliaire, pourvu
(■*) I) Veine li(;paliriuc intralobulaire. — 2) Veine porte. — :), 4) Réseau capillaire du lobule. — 5, 6) Gaines I5 niphatiques entouiaut les capillaires du réseau. — 7) Artère hépatique. — 8) Ses branches se réunissant au réseau capillaire du lobule. — 9) Trabécules conncctives. — 10) Canaliculo biliaire interlobulaire. — 11) Canalicule biliaire intralobulaire. — 12, 13) Réseau des canalicules biliaires capillaires distendu par l'injection. — ■ 14) Cellules hépatiques séparées les unes des autres par l'injection des canalicules biliaires capillaires. — 13) Cellules hépatiques dans la partie du lobule oii l'injection n'a pas pénétré.
d'un canal excréteur, canal cystique; 3° d"un canal commun, ca)ial cholédoque, formé par la réunion des deux canaux cystique et, liépatique.
1° Canaux biliaires et canal hépatique. — Des canalicules biliaires interlobulaires partent des condviits, canaux biliaires, qui prennent un calibre de plus en plus considérable à mesure qu'ils reçoivent de nouvelles branches. Ces canaux aboutissent enfin à deux conduits de 0™,004 à 0",005 de diamètre, l'un droit, l'autre gauche, qui sortent du sillon transverse, en avant de la veine porte, et forment alors le canal hépatique (fig. 367, 11). Ce canal, long de 0°',02, sur une largeur de 0™,006, se réunit bientôt au canal cystique pour former le canal cholédoque. Si on ouvre les canaux biliaires et le canal hépatique, on trouve sur leur face interne des dépressions ou fossettes, disséminées sans ordre pour le canal hépatique, disposées, au contraire, en deux séries linéaires pour les deux branches et pour les gros canaux biliaires. On retrouve ces fossettes jusque sur les branches de Qmm 8 (jg diamètre. Ces fossettes donnent à ces conduits l'aspect d'un crible. Des anastomoses, niées par plusieurs anatomistes, existent entre les conduits interlobulaires.
Les canalicules biliaires les plus fins se composent d'un épithélium cylindrique simple et d'une membrane fibreuse. Dans les canaux plus volumineux et dans le canal hépatique, cette tunique connective est plus épaisse, et sa couche interne est constituée par un réseau serré de fibres élastiques fines.
Le canal hépatique présente des glandes en f/rappe, lenticulaires, s'ouvrant à la surface de la muqueuse par des orifices ponctués. Ces glandes en grappe se rencontrent aussi dans les ramifications des canaux biliaires et jusque sur des rameaux de O"»™,?, mais elles diminuent à mesure qu'on se rapproche des lobules. Ce sont de petites dépressions en cul-de-sac solées ou par groupes et rattachées à la paroi du canal par un pédicule étroit. Elles sont quelquefois tellement nombreuses qu'elles cachent complètement les pai'ois du canal qui les supporte. C'est à ces glandes, autour desquelles se distribue un réseau capillaire très serré provenant de l'artère hépatique, que plusieurs auteurs attribuent la sécrétion de la bile, ce qui s'accorderait avec leur nombre extraordinaire, et avec ce fait qu'elles manquent dans la vésicule biliaire; mais, d'autre part, leur variété, qui s'accorde peu avec la constance de la sécrétion biliaire, leur développement en rapport avec celui des cellules hépatiques (elles sont rudimentaires dans les vasa aherrantia), parlent contre cette hypothèse, en dehors des idées émises plus haut à propos des fonctions du lobule hépatique. Elles nous paraissent plutôt être en rapport avec la résorption des parties liquides de la bile.
Vasa aberrantia . — Le tissu connectif qui se trouve au niveau du ligament triangulaire gauche du foie, du sillon antéro-postérieur et delà veine cave inférieure, présente des canaux biliaires qui ne sont pas entourés par de la substance hépatique. Ces canaux, vasa aberrantia, commencent par des culs-de-sac légèrement renflés et ont la même structure que les canalicules biliaires ordinaires ; seulement leurs glandes sont moins développées. Leur signification est encore indécise ; cependant ils paraissent tenir au mode de développement de la glande comme les vasa aberrantia du testicule.
2° Vésicule biliaire. — La vésicule biliaire (fig. 367, 9) est située dans la fossette antérieure du sillon longitudinal droit et maintenue dans sa position par le péritoine, qui ne recouvre ordinairement que la moitié ou les deux tiers de sa surface. Elle est pyriforme et présente : 1° un fond tourné vers le bord antérieur du foie qu'il déborde et qui répond à l'union des cartilages des huitième et neuvième côtes droites; 2° un corps et 3° un col recourbé en S et séparé du corps et du canal cystique par des étranglements. La capacité moyenne est de 30 grammes de liquide. La vésicule biliaire peut manquer dans quelques cas d'anomalie.
ORGANES DIGESTIFS
Le canal cij»tique ((ig. 367, 10), qui fait suite au col de la vésicule, est situé dans l'épiploon gastro-hépatique : il se dirigej en bas et à gauche, et après un trajet de 0™,03 va se réunir à angle aigu au canal hépatique. Il est un peu moins volumineux que ce dernier.
L'épaisseur des parois de la vésicule est de 0™,001 à 0",002. A l'intérieur, sa muqueuse, d'une couleur gris pâle à l'état normal, est ordinairement colorée sur le cadavre en jaune ou en vert par la bile. Elle offre desp/is très fins et nombreux, qui dessinent à sa surface un treillis élégant et ne disparaissent pas par la distension. Ce treillis disparait dans le canal cystique; mais en revanclie on y trouve des plis transversaux et obliques valvulaires, en nombre varialile; un repli plus considérable, valvule de lleister, simple ou double, transversal ou spiralé, sépare le canal cystique du col de la vésicule.
La vésicule biliaire comprend de dedans en dehors les tuniques suivantes : 1» un épithélium formé par une couche simple de cellules épithéliales ojlindriqiies très allongées et présentant à leur face libre un rebord épaissi et strié comme celui des cellules cylindriques de l'intestin grêle ; 2° le derme de la muqueuse, formé de couches alternatives de tissu conneciif et de fibres lisses entre-croisées, qui constituent près du col une sorte (le sphincter; 3" une tunique fibreuse rattachant la vésicule au tissu hépatique ou au péritoine ; c'est dans cette couche que Luschka a trouvé des tubes en cœcum anastomosés qui sont probablement des restes de l'état fœtal ; i" la tunique péritanéale sur la face libre de la vésicule. Le canal cystique a la structure du canal hépatique. On trouve dans la vésicule quelques glandes en grappe.
3° Canal cholédoque. — Ce canal, constitué par la réunion des canaux cystique et hépatique, semble plutôt continuer ce dernier, dont il a le calibre. 11 se dirige en bas, adroite et en arrière dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique, en avant de la veine porte, passe en arrière du duodénum, puis entre sa deuxième portion et le pancréas; aprè? un trajet de 0"",06 en moyenne, il s'accole au canal pancréatique, traverse obliquement avec lui les parois du duodénum dans une longueur de 0°»,0i3 et vient s'ouvrir sur l'ampoule de Vater, à la partie inférieure et interne de la deuxième portion. Le canal cholédoque ne présente à son intérieur ni plis ni valvules, mais une très grande quantité de fofisetics analogues à celles du canal hépatique. A la réunion des canaux cystique et hépatique, la muqueuse de ces conduits forme une sorte à'éperon plus ou moins long, faisant saillie du côté du canal cliolédo<iue.
Ce canal a la même structure que le canal hépatique. Des fibres lisses sont admises par plusieurs anatomistes dans les canaux cholédoque et cystique.
Vaisseaux et nerfs. — L'artère hépatique, très grêle eu égard au volume du foie, est située dans le sillon transverse, en arrière de la veine porte (fig. 3G7, 19). Ses divisions accompagnent les branches de la veine porte avec les canaux biliaires. Outre les rameaux lobulaires, déjà vus à propos des lobules hépatiques, l'artère hépatique fournit : 1» des rameaux excessivement nombreux aux parois et aux glandes des canalicules biliaires, rameaux canaliculaires ; 2° des rameaux flexueuxà la séreuse, rameaux capsulaires, anastomosés avec les vaisseaux voisins (artères mammaires, phrôniques, etc.) ; 3° des rameaux aux parois de la veine porte, rameaux vasculnires.
La. veine porte, après sa division en deux branches dans le sillon transverse, se ramifie dichotomiquement dans le tissu du foie (fig. 371, VP), accompagnée par le prolongement de la capsule de Glisson. La direction transversale de ses branches et leur afl'aissement après la section les font distinguer immédiatement des veines hépatiques. Elles n'ont pas de valvules. Leurs rameaux de terminaison, veines interlobulaires, ont été décrits avec les lobules hépatiques. Sappey a décrit, sous le nom de veines portes accessoires,
SPLANCHNOLOGIE
cinq groupes de veinules provenant : 1° de l'épiploon gastro-hépatique et de la petite courbure de l'estomac ; 2° du fond de la vésicule Liliaire ; 3° des parois de la veine porte, des canaux biliaires et de la capsule de Glisson (?) ; 4° du diaphragme par le ligament suspenseur ; 6° de la paroi abdominale antérieure par le même ligament. Toutes ces veinules iraient se jeter dans le réseau capillaire des lobules les plus voisins.
Les veines Iiépaliques ou sus-hépaliqiies (fig. 371, VH) naissent des veines centrales intralobulaires et forment deux troncs, l'un droit, l'autre gauche, qui se jettent dans la veine cave inférieure au niveau du bord postérieur du foie; leur trajet extra-hépatique est donc à peu près nul. Leur direction antéro-postérieure et surtout leur béance et leur adhérence au tissu du foie, due à l'absence de la capsule de Glisson, font distinguer leurs branches de celles de la veine porte. En outre leur ramification n'est pas dichotomique et régulière ; les gros troncs reçoivent des rameaux de tout calibre, ce qui donne à leur surface interne un aspect particulier. Quelques petites veines hépatiques s'ouvrent isolément dans, la partie de la veine cave accolée au foie. Les veines hépatiques reçoivent,
Fig. 371. — Vaisseaux du foie (*).
outre les veines intralobulaires, une partie des veines provenant du réseau qui entoure les canalicules biliaires et leurs glandes ; l'autre partie va se ramifier dans les lobules (Luschka).
Les lymphatiques se divisent en superficiels et [profonds. Ceux-ci, partis du réseau lymphatique intralobulaire décrit avec les lobules, suivent le trajet des]veines interlo^laires et des branches de la veine porte pour arriver avec elles au sillon transverse.
Les nerfs proviennent du pneumogastrique et surtout du grand sympathique (plexus cœliaque) ; quelques filets viennent des nerfs spinaux : phrénique droit (plexus diaphragmatique) et nerfs splanchniques (plexus cœliaque). Ils accompagnent les branches de l'artère hépatique et de la veine porte par des ramifications plexiformes dépourvues de ganglions (Kôlliker). D'après M. Nesterowsky, ils se termineraient en réseaux entourant les capillaires et n'auraient aucune connexion avec les cellules hépatiques. Pflûger, au contraire, les fait aboutir aux cellules hépatiques.
(*) VP) TroQc de la veine porte coupée à son entrée dans le foie. — VP', VP") Ses branches droite et gauche. — VH) Veines hépatiques. — VC) Veine cave inférieure. — F) Vésicule biliaire. — CB) Conduits hépatiques. . r- a) Artère hépatique. — (D'après Cl. Bernard.)
ORGANES DIGESTIFS
§ IV. — Pancréas
Le pancréas (fig. 372) est une glande en grappe étendue transversalement dans la cavité abdominale, derrière l'estomac, entre la rate et le duodénum (lig. 368, 53).
Sa forme, comparée à celle d'un marteau, est caractéristique ; allongé dans le sens transversal, il est un peu aplati d'avant en arrière et se divise en trois portions, une tète, un corps et une queue. 1° La téte, située à son extrémité droite, est
Fig. 372. — Face postérieure du pancréas (*).
renflée et présente un lobe supérieur soudé au duodénum, et un lobe inférieur muni souvent d'un prolongement (petit pancréas) qui constitue avec le corps une gouttière pour la veine mésentérique supérieure. 2" Le corps est prismatique et ofTre trois faces, une antérieure, convexe, une supérieure et une inférieure, creusées toutes les deux d'un sillon, la première pour l'artère, la deuxième pour la veine splénique ; les angles qui limitent ces faces sont arrondis et pourvus quelquefois de saillies lobulées.
La longueur àe la, glande est environ G"', 15 à 0'",tG. Sonpoids est de 70 grammes. Sa consistance est plus ferme que celle des glandes salivaires. Sa couleur est blanc grisâtre et devient un peu rose au moment de la sécrétion.
Rapports (fig. 368). — La partie antérieure du pancréas, tapissée par le péri^
(*) () Duodénum. — 2) Canal choléclo(iue. — 3, 4) Canal pancréatique. — H) Accolement des deux canaux pour pénétrer dans c duodénum. — 6) Anastomose du grand canal pancréatique et du 7) Canal pancréatique accessoire .
SPLANCHNOLOGIE
toine, répond à l'estomac, dont le sépare l'an-ière-cavilé des épiploons. Sa tête est logée dans la concavité du duodénum et creusée en arrière d'une gouttière pour le canal cholédoque, qui plus bas est entouré par la substance glandulaire. Le corps est appliqué contre la colonne vertébrale à la hauteur de la première et de la deuxième vertèbre lombaire. A gauche, sa queue répond au rein gauche et à la rate. Ses rapports avec le péritoine seront étudiés à propos de ce dernier.
Structure. — Le pancréas est une glande en grappe tout à fait comparable aux glandes salivaires. Les vésicules glandulaires ou acini, larges de O^^jOS, se groupent et constituent des lobules de la grosseur d'un grain de millet, et la réunion de ces lobules constitue des lobes plus facilement isolables que ceux des glandes salivaires.
Les culs-de-sac glandulaires sont tapissés par des cellules cubiques qui présentent deux zones : 1° une zone interne, granuleuse; 2° une zone externe, homogène, hyaline; le noyau se trouve à la limite des deux zones. Dans la première période de la digestion, la zone externe s'agrandit aux dépens de la zone interne ; puis
Fig. 373. — Conduits pancréatiques cJiez l homme, vue antérieure (*).
quand la digestion est terminée et que la sécrétion cesse, la zone externe se réduit de plus en plus (Heidenhain).
Les cellules glandulaires des acini sont, comme dans le foie, séparées par un réseau de canalicuhs sécréteurs capillaires continus avec les canaux excréteurs (Langerhans, Saviotti).
Outre ces cellules sécrétoires on y trouvé encore des cellules centro-acineuses qui semblent dépendre des canaux excréteurs et être refoulées vers le centre de l'acinus. Renaut, en raison de la présence de ces cellules centro-acineuses mélangées aux cellules sécrétantes, envisage le pancréas comme n'étant pas une glande acineuse, mais une glande tubuleuse dont les acini seraient des diverticules, ce qui expliquerait la présence des deux formes cellulaires.
Les conduits excréteurs des lobes aboutissent à un canal excréteur commun, canal pancréatique ou de V/irsung (fIg. 372, 3), qui parcourt la glande dans toute son étendue de la queue à la tête. Dans ce trajet, il est situé dans l'axe même
(*) a) Face interne du duodénum. — v) Abouchement du grand canal pancréatique. — b) Canal cholédoque. — c) Canal pancréatique. — f ) Petit canal pancréatique. — d) Son abouchement dans le duodénum. — e) Canal accessoire s'abouchaul dans l,e petit canal. — (D'après Claude Bernard.)
ORGANES DIGESTIFS
(lu pancréas et entouré par conséquent de tous côtés par la substance glandulaii'c; au niveau de la tète il acquiert le calibre d'une petite plume d'oie. A ce moment, il s'inilécbit en bas (fig. 373, c), s'accole au canal cholédoque situé audessus de lui et traverse avec lui la paroi postéro-interne du duodénum pour s'ouvrir dans son intérieur.
,Fig. 374. — Ampoule de Vatei' ouverte {')■ Fig. 373. — Coupe des parois de l'intestin au
niveau de l'ampoule de Vater ("}.
Fig. 376. — Orifice des conduits biliaire et pancréatique Fig. 377. — Coupe de l'intestin (même sujet dans le duodénum (*"). que la figure précédente) (*"*).
L'embouchure des deux canau\ cholédoque et pancréatique se fait ordinairement dans une sorte d'ampoule, ampoule de Vater (fig. 374 et 375). Cette ampoule,
(*) V) 'Janal eliolédoque. — A) Son embouchure dans l'ampoule de Vater. — /) Canal pancréatique. — îl Son embouchure dans l'ampoule de Vater. — a) Replis muqueu\ valvulaires existant dans l'ampoule. — k) Pli de Vater. — l) Intestin. — (D'après Cl. Bernard.)
(**) V. Canal cholédoque. — h) Son embouchure dans l'ampoule de Vater. — i) Canal pancréatique. — j\ Son embouchure dans l'ampoule. — a) Ampoule de Vater. — m) Pli de Vater. — o) Pli supérieur. —
k) Intestin. — (D'après Cl. Bernard.)
(**■) h] Ouverture du canal cholédoque. — i) Ouverture du canal pancréatique qui forme l'ampoule.' — " k) Pli de Vater. — o) Repli transversal supérieur. — /) Intestin. — (D'après Cl. Bernard.)
(*■**) V) Canal cholédoque. — i') Canal pancréatique. — J] Son embouchure. — i) Ampoule de Vater avec ses plis valvulaires. — k) Pli de Vater. — o) Pli transversal supérieur. — /, m) Intestin. — (D'après. Claude Bernard.)
Beaunis et Bouchard. 50
SPLA.NCHNOLOGIE
située à la partie interne et postérieure delà seconde partie du duodénum, a une longueur de O^jOO? à 0™,008. Les deux canaux s'ouvrent à sa partie supérieure, ie
Fig. 378. — Portion du pancréas et du duodénum [').
canal cholédoque en avant et au-dessus du canal pancréatique ; un repli en éperon sépare les deux orifices ; l'orifice même de l'ampoule est elliptique, et de son angle inférieur part un repli vertical, pli de Vater (fig. 374, h).
Un repli transversal de la muqueuse (fig. 375, o) recouvre la partie supérieure de l'ampoule. On trouve quelquefois une autre disposition dont les figures 376 et 377 peuvent donner une idée sans qu'il soit besoin d'une description spéciale.
Le pancréas présente constamment, outre le canal de Wirsung, un canal accessoire, canal azygos (fig. 373, f), limité à la tète de la glande. Ce canal, embranché sur le canal principal par son extrémité gauche, s'ouvre par son extré-
Fi
379. — Vaisseaux du pancréas chez le lapin (grossissement = 45 diamètres (Kôlliker).
n d) Intestin. — c, e) Canal pancréatique supérieur. — g) Son embouchure. — f) Canal pancréatique inférieur. — i) Son embouchure avec le canal cholédoque. — k) Pli de Vater. — c, c') Anastomose entre les deux conduits. — (D'après Claude Bernard.)
ORGANES DE LA RESPIRATION
mité droite dans le duodénum à près de 0™,02 environ au-dessus de l'ampoule de Vater. 11 représente en réalité un deuxième canal (lig. 372, 7), supérieur au canal de Wirsung, et réuni à ce dernier par une anastomose qui peut devenir considérable. On observe quelquelbis une inversion dans le volume des deux conduits supérieur et inférieur (fîg. 378). Parfois le canal supérieur se termine en cul-de-sac près de l'intestin.
Vaisseaux et nerfs. — Les avlcref du pancréas (fig. 370) viennent des artères hépatique (pancréalico-duodénale de la gastro-épiploïque droite), splénique et mésentérique supérieure. Les veines vont dans les veines splénique et mésaraïque supérieure. Les b/mphatiques se rendent à de petits ganglions situés le long de l'artère splénique et à la racine de la mésentérique supérieure. Les nerfs viennent du plexus solaire et suivent les artères.