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HOMME FEMME

Diamètre vertical (i) 0m,044 0>",U36

Diamètre transversal (•■i; 0^,043 0°^,041

Diamètre antéro-postérieur {■•) 0™,036 0^,026

Le larynx de la femme est plus arrondi, moins anguleux ; ses cartilages se laissent beaucoup plus lentement envahir par l'ossification. Les différences indi-

(1) Du bord supérieur du cartilage thyroïde (non compris les grandes cornes) au bord inférieur du cartilage cricôide.

(3) Au niveau du plus grand écartement des bords postérieurs du cartilage thyroïde.

(3) De la partie la plus saillante du cartilage thyroïde à une ligne transversale rasant les bords postériears de ce cartilage.

{*) 1) Cartilage thyroïde. — 2) Cartilage cricoïde. — 3) Premier anneau de la trachée. — 4) Epiglolte. — 5) Sou bourrelet médian. — 6) Cordes vocales supérieures. — 7) Cordes vocales inférieures. — 8) Ventricules de Morgagui. — 0) Muscle thyro-aryténoïdieu. — 10) Muscle crico aryténoïdien latéral.

ORGANES DE LA RESPIRATION

viduelles sont beaucoup moins connues dans leurs rapports avec la voix. Ce qu'on peut dire de plus général, c'est que le larynx du ténor se rapproche du larynx féminin ; que le larynx de la basse offre au contraire des caracléres plus accentués.

I.os dimensions du larynx paraissent tout à fait indépendantes de la stature.

La région antérieure du larynx présente l'angle saillant du rartilafje tliyroïde, la membrane crico-lhyroïdienne et la partie anté- .

rieure de l'anneau cricoïdien avec le muscle crico-thyroidien.

Les faces latérales{Rg. 384), recouvertes par les muscles sous-hyoïdiens, offrent les lames latérales du cartilage thyroïde,rarticulation cricothyroïdicnne et le muscle crico-thyroïdien.

La face postérieure, saillante (fig. 385), déjà décrite à propos du pharynx, présente la partie supérieure du chaton du cartilage cricoïde et la face postérieure des cartilages ary ténoïdes recouvertes par les muscles aryténoïdien et crico-aryténoïdien postérieurs et par la muqueuse du pharynx ; c'est sur celte face qu'on trouve en haut l'orilice supérieur du larynx. De chaque côté de la saillie du cricoïde se voient les gouttières latérales du pharynx.

Fig. 390. — Larynx divisé sur la ligne mddiane (*

■in, , CL t

Fig. 391. — Bourrelet de l'épigloite, vu de face (*').

■ynx, est

Conformation intérieure. — La cavité du larynx, qui commence à ïorifice supérieur du lar

(■) m. a. t) Muscle arytfnoïdien postérieur. — e. w) Bourrelet de l'épiglotte.

(") e) Epiglotte. — e, «;) Bourrelet. — ae) Ligament ary-épiglottique. — wj) Cartilage de VVrisberg. — t s) Tubercule de Santoriui. — m, a. t) Aryténoïdien postérieur. — l p) Tracliée.

SPLANCHNOLOGIE

divisée en deux cavités secondaires, cavités sus et sous-glottique, par une fente comprise entre les cordes vocales inférieures, la glotte. Nous étudierons successivement Forifice supérieur du larynx, la cavité sus-glottique, la glotte, la cavité sous-glottique (fig. 389).

1° Orifice supérieur ou orifice laryngo-pharyngien. — Cet orifice, triangulaire sur le cadavre, est dans un plan oblique en bas et en arrière; sur le vivant il présente des formes très variables, suivant les mouvements de l'épiglotte et des cartilages aryténoïdes (fig. 392, A à F). Il est limité en avant par l'épiglotte, sur

Fig. 392. — Vue du larynx, à l'examen larynqoscopique , d'après Czermak (*).

-es côtés par les re-plis ary-épiglottiques, qui vont des bords latéraux de l'épiglotte au sommet des cartilages de Santorini, et qui sont formés par la continuation de la muqueuse pharyngienne avec celle du larynx ; à la partie postérieure de ces replis se trouvent deux et quelquefois trois renflements saillants ; le postérieur (fig. 392, 8) répond aux cartilages de Santorini, les antérieurs (9) aux cartilages de Wrisberg et aux glandes aryténoïdiennes ; à la partie postérieure de l'ouverture supérieure du larynx se trouve une échancrure très variable de forme, comprise entre les deux sommets des cartilages aryténoïdes et qui se prolonge en bas jusqu'à la partie interaryténoïdienne de la glotte.

2° Cavité sus-glottique (fig. 389). — Cette cavité, comprise entre l'orifice supérieur du larynx- et la glotte, est séparée par la fente interceptée entre les deux

(") A. Elat du larynx dans la respiration tranquille. — B. Id., l'épiglotte soulevée. — C. État du larynx dans l'expiration (souffle léger). — D. Larynx dans l'émission des sons graves. — E. Id., dans l'émission des sons très aigus. — F. Retour à l'inspiration ordinaire après l'émission d'un son.

E. 1) Base de la langue. — 2) Épiglotte. — 3) Bourrelet de l'épiglotte. — 4) Cordes vocales inférieures. — 5) Cordes vocales supérieures. — 6) Ventricules de Morgagni. — 7) Cartilages arjténoides. — 8) Cartilages de Santorini. — 9) Cartilage de Wrisberg. — 10) Replis ary-épiglottiques. — il) Pharynx.

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cordes vocales supérieures (fente qu'il ne faut pas confondre avec la glotte et qui na pas de nom particulier) en deux portions, l'une supérieure, vestibule du larynx, l'autre inférieure, portion interventriculaire, comprise entre les cordes vocales supérieures et inférieures; la portion interventriculaire offre de chaque côté un orilice elliptique circonscrit par les cordes vocales supérieures et inférieures du même côté (fig. 390 et 391), oi-ifice du ventricule; il conduit dans un cul-de-sac de la muqueuse, ventricule du larynx ou de Morgagni (fig. 389, 8), qui remonte plus ou moins haut en dehors de la corde vocale supérieure, entre les deux lames du repli ary-épii;loHi(pie et atteint quelquefois le bord supérieur du cartilage thyroïde Cj. Quand ce cul-de-sac n'est pas dilaté par l'air, ses parois s'accolent. De l'extrémité postérieure de l'orifice du ventricule part une gouttière oblique en haut et en arrière, filtre du ventricule, limité en arrière par la saillie du bord antérieur du cartilage aryténoïde, en avant parcelle des glandes aryténoïdiennes ei du cartilage de Wrisberg. La partie antérieure de la cavité sus-glottique, formée |)ar la face postérieure de l'épiglotte, offre en bas une saillie médiane, bourrelet de l'épiglotte (fig. 389, b). Ce bourrelet, très saillant, rougeàtre, recouvre immédiatement l'insertion antérieure des cordes vocales, et la masque plus ou moins complètement (fig. 392, E, 2). Les (jualre cordes vocales convergeant à leur insertion antérieure, la portion interventriculaire se termine en avant par une sorte de [lelite fossette, fossette centrale, point de réunion antérieur des deux orifices ven- Iriculaires. En arrière, la cavité sus-glottique s'ouvre dans l'échancrure interar\ ténoïdienne.

Les cordes vocales supérieures sont simplement formées par un repli de la mu- (pieuse et par les ligaments (hyro-ar\ lénoidiens supéi ieui s, et présentent deux faces : l'une, interne et supérieure, l'autre, inférieure et externe (fig. 389, 6).

La partie sus-glottique du larynx est susceptible des plus grandes variations de hauteur, grâce à la mobilité de l'épiglotte et des apophyses vocales ; dans les sons très aigus (fig. 392, E), elle peui même se trouver à peu près réduite à 0° j)ar le rapprochement au contact des cordes vocales et des replis ary-épiglofti(|ucs.

3° Glotte. — La glotte est l'ouverturcï circonscrite en avant par les cordes vocales inférieures (glotte ligamenteuse ou vocale), en arrière par la face interne des cartilages aryténoïdes {glotte cartilagineuse appelée à tort respiratoire).

Les cordes vocales inférieures sont constituées par le muscle thyro-aryténoïdien interne (fig. 389, 7, 9), les ligaments thyro-aryténoïdiens inférieurs et la mu- (lueuse. Un épithélium pavimenteux, épidermoïdal, la présence de papilles, l'absence de glandes, l'adhérence de la muqueuse à la membrane élastique sousjacente et la terminaison dans cette dernière de faisceaux du jnnscle, caractérisent leur structure. Comme forme, elles présentent une face supérieure, une face inférieure, qui regarde en bas et en dedans, et un bord mousse légèrement concave sur le cadavre. La longueur des cordes vocales est de 0'",024 environ chez l'homme. Deux taches jaunâtres, visibles à travers la muqueuse, se trouvent à leurs points d'insertion antérieur et postérieur, et peuvent, la dernière du moins, servir de point de repère dans l'examen laryngoscopique.

La glotte est la partie la plus étroite du larynx, ce qui permet de l'apercevoir à travers l'orifice supérieur du larynx et l'ouverture des cordes vocales supérieures. Elle a sur le cadavre la forme d'un triangle allongé (glotte ligamenteuse), appuyé

(') Chez certains singes, les orangs entre autres, cette cavité se prolonge même sous la clavicule jusque sur la face antérieure du thorax, où elle constitue un vrai tambour de résonance.

Beaunis et Bouchard. 51

SPLANCHNOLOGIE

par sa base à im rectangle [glotte cartilagineme). Pendant la vie elle prend les formes les plus diverses, triangulaire, losangique, en sablier, elliptique, linéaire, etc., et cela avec la plus grande rapidité. Dans Finspiration (fig. 392, A et B), la glotte est largement ouverte : elle se rétrécit dans l'expiration et surtout dans l'émission des sons, de telle façon qu'elle est d'autant plus étroite que les sons sont plus aigus (E). 11 n'y a du reste qu'à jeter un regard sur la figure 392 pour se faire une idée des formes les plus fréquentes qu'elle présente et de l'aspect offert à l'examen direct par les parties supérieures du larynx. La longueur de la glotte est de 0'°,023 environ chez l'homme.

4" Partie sous-glottique. — Au-dessous de la glotte, la cavité du larynx s'élargit rapidement et se continue sans ligne de démarcation avec la cavité de la trachée.

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