ARTICLE IV. - URÈTHRE CHEZ LA FEMME
Sa longueur est de 0™,0.3. Sa direction, dans la station droite, est presque verticale (fig. 333) avec une légère obliquité en bas et en avant. Son orifice supérieur, situé à 0'»,01S de la face postérieure de la symphyse, se trouve sur une ligne allant de son bord inférieur à l'union de la troisième et de la quatrième vertèbre
ORGANES URINAIRES
sacrée. Son orilire inférieur est situé àO™,01 au-dessous de la symphyse pubienne et dans le prolongement de son axe longitudinal.
Il n'est complètement isolé que dans son quart supérieur ; dans le reste de son étendue il est soudé à la paroi antérieure du vagin, et il en résulte une cloison, cloison uréthro-vaginale, très résistante, dont l'épaisseur atteint 0",0i2 dans la partie moyenne.
Ses parois sont accolées àl'état ordinaire et l'urèthre présente alors la forme d'une fente transversale pour sa partie la plus rapprochée de la vessie, étoilée vers le milieu, verticale pour sa partie externe. Son calibre, quand il est dilaté par le passage de l'urine, mesure O^jOOô à 0",008. Son orifice extérieur représente une fente verticale, de 0™,00a de long, entourée d'une saillie plus ou moins prononcée de la muqueuse, saillie verticale au-dessus de l'orifice, transversale au-dessous, ses bords sont souvent frangés. Cet orifice est situé à un travers de doigt en arrière du gland du clitoris, au-dessus de l'entrée du vagin.
La muqueuse de l'urèthre est rose vif et offre des trous {lacunes uréthrala) disposés en séries longitudinales. Cette muqueuse est plissée quand le canal est fermé. On trouve sur sa paroi postérieure une saillie longitudinale médiane, continuation de l'angle antérieur du trigone.
Structure. — Les parois de l'urètlire se composent de deux tuniques, une tunique externe musculaire et une muqueuse.
A. Tunique musculaire. — Elle comprend deux couches : 1° la couche cxLerne, striée, forme un spinncler urdthral soumis à la volonté; ce sphincter est plus développé et complet dans le quart supérieur de l'urèthre ; dans la partie de l'urèthre soudée au vagin, il est incomplet et n'existe que sur les parties antérieures et latérales. Quelques tibres striées longitudinales existent en arrière sur les côtés de la ligne médiane ; 2" la cou' he interne, lisse, se rencontre dans toute l'étendue du canal ; les fibres externes, annulaires, sont plus épaisses et forment un sphincter iirélhral lisse, qui se continue en haut avec les fibres transversales de la vessie ; ces fibres annulaires se confondent sans ligne de démarcation avec les fibres circulaires du vagin dans la cloison uréthro-vaginale. Les fibres internes longitudinales sont situées immédiatement sous la muqueuse. Toutes ces fibres sont entrecoupées de fibres élastiques et il en résulte un tissu très résistant, de couleur jaunâtre. Elles sont en outre traversées par des plexus veineux très riches, qui en font une sorte de tissu caverneux, dont les mailles sont surtout prononcées dans la couche sous-muqueuse.
B. Muqueuse. — Elle est pourvue de papilles vasculaires et recouverte d'an épit hélium pavimentcux stratifié. Elle contient des qlandcs en qrappe (glandes de Littré), visibles à l'œil nu sous forme de points blanchâtres et offrant souvent des concrétions analogues aux concrétions prostatiques.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères proviennent des vésicales et d'une branche de la honteuse interne, répondant à la bulbo-uréthrale. Les ueiuen, très développées, vont aux plexus vésicaux et pubien. Les lymphatiques, volumineux, se rendent aux ganglions pelviens. Les nerfs viennent en partie du honteux interne, en partie du grand sympathique.
L'urèthre de l'homme sera décrit avec les organes génitaux.
SPLANCHNOLOGIE