CANAL
DF l'ÉPIDIDVME.
ÉpiUi(''lium polygonal.
Membrane propre.
Tuniqje fibreuse.
lipithrlium polygonal.
Épilli(''lium vibralile.
Membrane propre.
Fibres lisses circulaires.
Tunique fibreuse.
Epitli. ■vibratile slratifi^'.
Membrane propre.
Fibres lisses circulaires.
Fibres lisses longitudin.
Tunique fibreuse.
Formation des spermatozoïdes, spermatogenese. — Le mode d'origine des spermatozoïdes est encore un sujet de controverses. Cependant les recherches de la Valette Saint- Georges, Neumann, V. Ebner, Balbiani, Mathias Duval, etc., ont prouvé avec des divergences sur des points de détail, que les spermatozoïdes naissent dans les conduits séminifères du testicule aux dépens de cellules spéciales ou spermaloblastes. Quelquesunes des cellules des canalicules séminifères augmentent de volume et se transforment en cellules muLlinucléées qui constituent les spermatoblastes. Chaque noyau s'entoure bientôt d'une masse de protoplasma et fait saillie à la surface de la cellule sous forme d'un petit bourgeon. Ces bourgeons, qui renferment chacun un noyau, deviennent de plus en plus saillants et le spermatoblaste représente alors une cellule dont la base élargie s'applique contre la paroi interne du canal séminifère ; de cette base part im prolongement pédiculé qui se termine du côté de l'axe du canal par un certain nombre de bourgeons ou cellules secondaires pyriformes munies chacune d'un noyau. C'est à ces cellules pyriformes et non à la cellule-mère que Mathias Duval réserve le nom de spermatoblastes.
Chaque bourgeon, par une transformation non encore parfaitement connue, donne naissance à uir spermatozoïde. La tête du spermatozoïde correspond au noyau de la cellule pyriforme, et la queue est formée par le protoplasma cjui s'effile de plus en plus. Il en résulte que chaque cellule multinucléée donne naissance à un faisceau de spermatozoïdes qui se tiennent encore par leurs parties céphaliques et dont les extrémités caudales sont seules libres. C'est au niveau de l'épididyme que ces faisceaux se dissocient et que les spermatozoïdes sont mis en liberté.
A l'état de développement complet (fig. 401), les spermatozoïdes {zoospermes, filaments spermatiques), ont ()m'°,05 de longueur. Ils se composent : 1" d'un renflement antérieur, tête, pyriforme, aplati, à pointe tournée en avant ; 2° d'un appendice filiforme ou queue, 'd'abord un peu renflé, puis aplati, et se terminant en pointe à peine visible. Ils sont formés d'une substance homogène réfringente. Ils sont doués de mouvements rapides (ils parcourent 0™™,004 par minute), comme spontanés, dus aux ondulations de la queue, et assez puissants pour déplacer des cristaux calcaires dix fois plus gros qu'eux. Ces mouvements persistent sept à huit jours dans les organes génitaux de la femme ; on les retrouve encore sur le cadavre dix-huit à vingt-quatre heures après la mort; ils sont
ORGANES GÉNITAUX DE l'hOMME
favorisés par les solutions alcalines modérément concentrées, et détruits par l'eau et les liquides acides.
Les sécrétions des voies génitales de la femme, qui sont alcalines à l'état normal, favorisent donc leurs mouvements ; quand elles deviennent acides, comme dans certains cas pathologiques, ces mouvements étant abolis, il peut y avoir là une cause de stérilité. Une alcalinité trop prononcée des sécrétions utéro-vaginales agit dans le môme sens. Il en est de même de l'électricité, d'une température trop basse ou trop élevée, de l'alcool, de l'éther, du chloroforme, etc.
La sécrétion spermatique ne commence que de 12 à 15 ans; mais le sperme ne contient pas encore de spermatozo'ides. Ceux-ci n'apparaissent qu'à l'âge de 10 à 17 ans. La sécrétion testiculaire continue jusque dans un âge très avancé, mais les caractères physiques du sperme sont modifiés; en général sa consistance diminue et il prend une coloration plus foncée, due à la présence de plaques grisâtres (sympexions) qui proviennent des vésicules séminales ; cejjendant les spermatozoïdes existent encore, quoique plus rares, dans le sperme des vieillards (Duplay, Uieu).
Le sperme pw, tel qu'on le rencontre dans le canal de l'épi- F'g- 40i.
didyme, par exemple, est composé presque uniquement de Spermatozoïdes (*). spermatozoïdes et d'une très petite quantité de liquide; c'est
une liqueur blanchâtre, homogène, filante, inodore, neutre ou alcaline. Le sperme éjaculé est un liquide mixte composé de sperme pur auquel viennent s'adjoindre les sécrétions des vésicules séminales, de la prostate, des glandes de Cowper ; il est alors assez fortement alcalin, et acquiert une odeur sui generis.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent des artères spermatiques ; après avoir perforé l'albuginée par trois ou quatre rameaux, elles se placent à la face interne de cette membrane et forment dans les cloisons inter et intralobulaires des réseaux à larges mailles de capillaires tortueux. L'épididyme reçoit en outre quelques branches de l'artère dèférentielle. Les veines, sauf celles de la queue de l'épididyme, vont aux veines spermatiques ; les veines de la queue de l'épididyme vont aux veines funiculaires (fig. 402). Les lympliatiques naissent d'un système de lacunes situées entre les canalicules séminifères et les vaisseaux et dans les cloisons interlobulaires ; ils vont à un réseau serré sous-jacent à l'albuginée et qui communique avec un autre réseau situé à la face externe de l'albuginée sous la séreuse (Ludwig et Tomsa); les troncs qui en partent vont aux ganglions lombaires. Les nerfs viennent du plexus spermatique.