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Replis citanés du vestiuulk

Ces replis sont au nombre de deux de chaque côté, les grandes et les petites lèvres.

1° Grandes lèvres

Les grandes lèvres, analogues du sac scroto-dartoïque testiculaire, limitent de chaque côté la fente vulvaire que tantôt elles tiennent fermée {vulva connivens ; labia prominentia),e\ que tantôt elles laissent béante {vulva hians; lubia pendula) .Lqmv face externe, bombée, couverte de poils, est séparée par un sillon de la face interne delà cuisse; leur face interne, rosée, humide, lisse, s'accole à celle du côté opposé; leur bord libre, convexe, brun, couvert de poils, se perd en haut dans le mont de Vénus ; en bas il se réunit à celui du côté opposé pour former une commissure transversale {fourchette) ou se perd vers le périnée d'une façon indépendante.

Structure. — Au-dessous de la peau, riche en follicules pileux et en glandes sébacées pour la face externe, se trouve vin tissu analogue au dartos {sac dartoïque de Broca), mais sans fibres lisses.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent des honteuses internes et externes. Les veines forment un plexus très riche, qui communique avec les veines honteuses, obturatrices, hémorrhoïdales, abdominales. Les nerfs viennent des branches abdomino-scrotales et du nerf honteux interne.

2° Petites lèvres ou nymphes (fig. 438, 2)

Les petites lèvres sont cachées ordinairement dans la fente vulvaire, sauf dans certains cas où elles atteignent une longueur considérable {tablier des Hottentotcs) . Ce sont deux replis muqueux, souvent asymétriques, à surface rouge, lisse ou chagrinée, hauts de 0'",008, qui naissent de la face interne des grandes lèvres et se continuent par leur face interne avec la paroi latérale du vestibule du vagin. Leur bord libre ou antérieur, convexe, souvent frangé, se divise à sa partie supérieure en deux lèvres ; la lèvre externe passe au-dessus du clitoris et forme, en se réunissant à celle du côté opposé, le prépuce du clitoris; l'interne passe au-dessous et en arrière pour constituer de la même façon le frein du clitoris. En bas les petites lèvres se réunissent en un repli semi-lunaire à concavité supérieure, frein de la vulve, fourchette de quelques auteurs.

(') On donne quelquefois le nom de vulve à l'ensemble des organes génitaux externes

ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

La muqueuse des petites lèvres, riche en capillaires sanj^uins et pourvue de papilles, est recouverte d'un épithélium pavimenteux stratifié. Elle possède des glandes en grappe très nombreuses, analogues aux glandes de Tyson (101) à V20 par centimètre carré ; Martin et Léger}.

n. VkSTIBI'LE Dl VAGIN

Le vestibule du vagin est une cavité, profonde de 0^^,03, qui précède le vagin et s'étend depuis son orifice inférieur jusfju'à la vulve ; le fond du vestibule est

Fig. 430. — Organes èvectiles de la femme (*).

formé par l'hymen ou par les caroncules myrtiformes ; latéralement il est limité par la face interne des petites lèvres ; en bas et en arrière il présente entre le frein de la vulve et l'insertion postérieure de l'hymen une dépression, fosse naviculaire ; en haut et en avant il répond à la partie inférieure et postérieure du clitoris.

La muqueuse du vestibule offre les mêmes caractères que celle des petites lèvres; elle a comme elle un épithélium pavimenteux stratifié. Elle présente sur les parties laté-

(') 1) Symphyse du pubis. — i) Racines du clitoris. — 3) Gland du clitoris. — 4) Bulbe du vagin. — 5). Veines émergentes. — 6) Extrémité supérieure du bulbe se rendant vers le clitoris pour s'anastomoser avec le bulbe du coté opposé. — 7) Veinule séparant le gland du corps du clitoris et allant rejoindre 8) la veine dorsale du clitoris. — 9) Petites lèvres. — (D'après une préparation de M. Eugène Bœckel.)

SPLANCHNOLOGIE

raies et autour de l'orifice urétliral de petites glandes, au nombre de douze à quinze, follicules mucipares d'Huguier, s'ouvrant sur la muqueuse par de larges orifices ou lacunes (fig. 438, 6). Outre ces petites glandes, on trouve annexées au vestibule deux glandes plus volumineuses, glondes de Bartiiolin, glandes vulvo -vaginales d'Huguier, analogues des glandes de Gowper de l'homme.

Les glandes de Bartholin (fig. 441, 3) sont deux petits organes, ovoïdes, du volume d'une amande, situés en arrière et au-dessous de Textrémité inférieure du bulbe du vagin; ce sont des glandes en grappe. Les conduits excréteurs de leurs lobules s'ouvrent dans un canal commun, quelquefois renflé à son origine en réservoir, canal qui, après un trajet de 0™,15 en dedans du bulbe, vient s'ouvrir dans le vestibule, à la partie inférieure de sa paroi latérale, immédiatement en avant de l'entrée du vagin et des caroncules myrtiformes. Les parois très minces de ce conduit sont formées par une membrane fibreuse élastique et un épithélium cylindrique ; elles contiennent, ainsi que le tissu même de la glande, de nombreuses fibres lisses (de Sinéty). Elles sécrètent un liquide blanchâtre. Leurs artères viennent de l'artère du clitoris.

in. Appareils érfxtiles du vestibule du vagin Ils comprennent le clitoris et le bulbe du vagin.

l» Clitoris

Le clitoris, analogue des corps caverneux de la verge, forme une saillie allongée et aplatie au fond de la moitié supérieure de la vulve, saillie terminée en bas, du côté du vestibule, par un petit bourgeon rougeâlre, gland du cliloris (fig. 439, 3), de la grosseur d'un pois, quand il est injecté, et imperforé. Ce bourgeon est recouvert par un capuchon provenant de la partie antérieure des petites lèvres qui lui fournissent aussi le frein du clitoris.

Le clitoris naît par deux racines des bords de l'arcade pubienne (fig. 439, 2); ces racines se divisent vers la symphyse en augmentant de volume, et alors s'accolent comme les corps caverneux de la verge, pour constituer le cor'ps du clitoris ; ce corps, long de 0",02 environ dans l'érection, a une direction opposée à celle du pénis (fig. 446) ; il s'infléchit en genou et se dirige en bas pour se terminer par le gland.

Le gland du clitoris ne répond pas en réalité au gland du pénis ; il ne représente pas autre chose que l'extrémité antérieure, libre, des corps caverneux du clitoris.

Le clitoris a la même structure érectile que les corps caverneux. Le gland du clitoris, pourvu de nombreuses papilles, est recouvert d'un épithélium pavimenteux stratifié. Les artères viennent de la honteuse interne et se divisent en branches caverneuses et artères dorsales. Les veines ont la môme disposition que chez l'homme. Les nerfs, d'après Krause, se termineraient par des corpuscules particuliers, corpuscules génitaux terminaux, distincts des corpuscules du tact et des renflements terminaux de Krause par les étranglements qu'ils présentent.

2° Bulbe du vagin (fig. 439 et 440)

Le bulbe du vagin, analogue du corps spongieux de l'urèthre, se partage en deux moitiés symétriques, situées chacune des deux côtés du vestibule entre lui et l'arcade du pubis. Injecté, chaque bulbe (fig. 439, 4) a la forme d'un ovoïde étiré par son extrémité supérieure, et a une longueur de 0",035 sur O^jOlb de largeur et Qo'jOi d'épaisseur. Sa face convexe, tournée en dehors, répond au constricteur

ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

<lu vajjiu ; sa face interne concave embrasse le vestibule; son extrémité inférieure arrondie, épaisse (analogue du bulbe de urèthre), répond en dedans à la glande <k' LJarlholin ; son extrémité, supérieure, amincie, allongée, se réunit à celle du côté opposé en arrière du clitoris et envoie même jusqu'au gland du clitoris une petite traînée veineuse (fig. 440, 8), analogue du gland du pénis.

Le bulbe du vagin est un organe érectilc et a la même structure que le corps spongieux de l'urèthre. Les artères viennent de la honteuse interne. Les veines vont aux

Fig. 440. — Onjaiies i-rcctiles de la femme, vue latérale (*).

plexus vésicaux, aux veines honteuses internes, et communiquent avec les veines hémorrhoïdales et obturatrices.

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