ARTICLE L - APPAREIL MOTEUR DU GLOBE OCULAIRE, MUSCLES DE L'ŒIL
Préparation. — l'our les muscles île l'œil, voy. la préparation des nerfs de l'orbite.
La graisse (jui remplit l'orljite présente à sa partie antérieure une cavité cupulilorme qui reçoit le globe oculaire. Mais elle n'est pas en contact immédiat avec ce globe ; elle en est séparée par une lamelle aponévrotique mince, aponévrose orhito-oculaire ou capsule de Tenon. Cette aponévrose (fig. 460, I) forme une sorte de cloison verticale partant du rebord orbitaire, où elle se continue avec le périoste de l'orbite, et se creusant dans sa partie médiane pour recevoir la partie postérieure du globe oculaire. Elle est traversée par le nerf optique et les muscles droits et leur fournit des gaines aponévrotiques ; celle du nerf optique peut être suivie jusqu'au fond de l'orbite. En outre, au niveau des tendons du releveur de la paupière supérieure et des muscles droits, elle envoie des prolongements {ailerons) qui seront décrits à propos de ces muscles.
Cette aponévrose est séparée du globe oculaire par un tissu connectif lamelleux très fm, qui facilite les mouvements de ce dernier et joue le rôle d'une synoviale.
Les mouvements du globe oculaire sont exécutés par six muscles : quatre muscles droits et deux muscles obliques, auxquels s'ajoute un muscle destiné à la paupière supérieure, le releveur de la paupière supérieure. Tous ces muscles, à l'exception d'un seul, le petit oblique, s'attachent dans le fond de la cavité orbitaire de la façon suivante (fig. 453, B) : Au fond de la cavité orbitaire se voient le trou optique et la fente sphénoïdale. Par le i^remior passent le nerf optique et l'artère ophtlialmique contenus dans un canal fibreux spécial. En dehors et audessous de ce canal est une gaine fibreuse circulaire qui donne insertion aux muscles de l'œil. Cette gaine fibreuse, anneau de Zinn (5, 6, 7), s'attache en bas à un petit tubercule situé à la partie inférieure de la fente sphénoïdale, en avant de la gouttière caverneuse, par un tendon résistant, tendon de Zinn (5) ; en dehors elle adhère à une petite saillie du bord inféro-externe de la fente sphéno'idale (6), au niveau du tendon du droit externe ; en haut et en dedans elle est soudée à la gaine du nerf optique. Cet anneau de Zinn divise la fente sphénoïdale en trois ouvertures secondaires, où passent les vaisseaux et les nerfs de l'orbite, à l'exception du nerf optique et de l'artère ophthahnique. C'est au pourtour de cet anneau et à la gaine du nerf optique que prennent insertion, sauf le petit oblique, tous les muscles du globe oculaire et le releveur de la paupière supérieure.
§ I. — Releveur de la paupière supérieure] (fig. 4S3, 8)
Ce muscle s'attache en arrière à la gaine du nerf optique et à la partie voisine de l'anneau de Zinn, se dirige en avant sous la voûte orbitaire et arrive dans la
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paupière supérieure; là il s'élarfiit et se termine par un tendon triangulaire mince, qui va se fixer au bord supérieur du cartilage tarse. Les libres marginales se recourbent en dedans el en dehors, pour aller se tixer par des aponévroses aux ligaments palpébraux interne el externe. De son bord interne se détachent quelquefois des faisceaux allant à la poulie du grand oblique {faisceau orbitaire interne).
Xerfs. — Ce muscle est innervé par le moteur oculaire commun.
Muscles droits
Ces muscles sont au nombre de quatre et appelés, d'après leur position, supérieur, inférieur, externe et interne. Ils forment, par leur réunion, une pyramide quadrangulaire, dont la base est au bulbe et dont l'axe est occupé par le nerf optique. Leur insertion postérieure se fait à l'anneau de Zinn et à la gaine du nerf opli<[ue de la faron décrite plus haut. De là ils s'accolent aux parois de l'orbite et, arrivés au tiers antérieur de leur trajet, se recourbent en dedans jwur aller s'attacher sur le bulbe oculaire par des tendons minces, aplatis dont les fibres se continuent avec les fibres antéro-postérieures de la sclérotique. Cette insertion se fait pour le droit supérieur à 0™,008'j du bord de la cornée; pour l'inférieur, à0'»,0067; pour l'externe, à O", 0072 ; pour l'interne, à 0",00o5 (Sappey).
Ces insei'Lions forment un cercle de 12™™, 4 de rayon et dont le centre est à 0™,001 en dehors du centre de la cornée. Le poids du droit externe est de 7 grammes, celui des autres de a grammes.
Au moment où les muscles droits quittent la paroi orbitaire pour se diriger vers le bulbe, ils envoient des expansions à l'aponévrose oculaire au niveau de
Fig. 453.
Muscles de l'œil gaiic/ie (*).
(*) A. Muscles de l'œil. — 1) Nerf opliiiue. — 2) Glande lacrymale. — 3) Gaine du nerf optique. — 4) Tendon
de Zinn. — 5) Orifice pour le passage des nerfs moteurs oculaire commun et externe et du nerf nasal.
6) Orifice pour le passage d'une veine. — 7) Insertion du droit externe. — 8) Releveur de la paupière supérieure. — 9) Droit supérieur. — 10) Droit interne. — 11) Droit externe. — 12) Grand oblique. — 13) Son tendon réfléclii. — 14) Sa poulie de réflexion.
B. Trou ojitiqne, fente sphénoïdule et tendon de Zinn. — 1) Trou optique. — 2) Nerf optique. — 3) Artère oplitlialmique. — 4) Fente sphénoïdale. — 5) Tendon de Zinn. — 0) Insertion du droit externe. — 7) Insertion
du droit supérieur. — 8) Gaine supérieure contenant les nerfs : 9) pathétique, 10) frontal et 11) lacrymal.
12) Gaine moyenne contenant les nerfs: 13) moteur oculaire commun (sa branche supérieure, 14) Id. sa
branche inférieure, 15) nasal, 10) naso eiliaire, 17) moteur oculaire externe et 18) la veine oplitlialmique.
19) Gaine inférieure contenant 20) une veine orbitaire.
ORGANES DES SENS
ses attaches à la paroi orbitaire {portion orbitaire des muscles droits) et pour les .droits supérieur et inférieur à la paupière [portion orbito-palpébrale).
Nerfs. — Le droit externe est innervé par le moteur oculaire externe ; tous les autres le sont par le moteur oculaire commun.
§ III. — Muscles obliques
Ces muscles sont au nombre de deux : le grand oblique et le petit oblique.
lo Grand oblique (fig. 453, 12, 13). — Ce muscle naît de la partie la plus reculée de l'angle interne et supérieur de l'orbite par un court tendon aplati, longe cet angle interne et supérieur et forme bientôt un petit tendon cylindrique. Arrivé au rebord orbitaire, ce tendon passe dans un petit anneau fibro-cartilagineux (14), poulie du grand oblique, attaché à une dépression du frontal. Au sortir de cette poulie, son tendon (13) se réfléchit et se porte en arrière et en
Fig. 454. — Partie antérieure du globe oculaire et insertions axtérieures des muscles droits.
dehors au-dessous du droit supérieur pour aller s'attacher en s'élargissant à la partie postérieure de la sclérotique dans une étendue de 0™,006 àO^jOOl, suivant une ligne antéro-postérieure. A son passage dans sa poulie, son tendon est enveloppé par une petite synoviale, dans laquelle se perdent parfois quelques-unes des fibres du muscle.
Nerfs. — Il est innervé par le nerf pathétique.
2° Petit oblique (fig. 125, 10). — Ce muscle s'attache à la partie inférieure et interne du rebord orbitaire en dehors de la gouttière lacrymale; de là il forme un muscle aplati qui passe au-dessous du droit inférieur, contourne la partie inférieure et externe du globe oculaire, en se portant un peu en arrière, et s'attache à la partie postérieure et externe de la sclérotique, entre l'insertion du droit externe et l'entrée du nerf optique, suivant une ligne oblique en haut et en arrière, longue de 0'",008 à O-^jOOO, et plus rapprochée du nerf optique.
Nerfs. — Il est innervé par le nerf moteur commun.
Action des muscles de l'œil. — Au point de vue des mouvements, on a, sauf la synoviale, une véritable énarthrose, dans laquelle la téte est représentée par le globe ocu-
PARTIES ACCESSOIRES DE l' APPAREIL DE LA VISION 911
laire et la cavité par la cupule de la capsule de Tenon. Les inoureinents de l'œil se font autour d'un centre immobile, qui coïncide avec le centre du globe, et ses mouvements s'apprécient par la direction imprimL'e à l'extrémité antérieure de l'axe optique, c'està-dire de cette ligne qui joint le centre de la cornée à la fosse centrale. Les muscles du globe oculaire sont disposés par paires, et pour chaque paire, composée de deux muscles antagonistes, on a un axe de rotation distinct.
\. Pour les muscles droit interne et droit externe, l'axe de rotation est vertical, et l'extrémité antérieure de t'axe optique se meut de dehors en dedans ou inversement dans un p'an exactement transversal. Le droit interne dirige donc la pupille directement en dedans, le droit externe en dehors.
2. Pour les muscles droit supérieur et droit inférieur, l'axe de rotation, situé dans un plan horizontal, n'est pas exactement transversal, mais un peu oblique en avant et en dedans. Le droit supérieur dirige donc la pupille en haut et en dedans, le droit inférieur en bas et en dedans.
3. Pour les muscles ç/rond et petit obliques, l'axe de rotation est antéro-postérieur avec une obliquité légère en avant et en dehors. Le grand oblique porte donc la pupille en bas et en dehors, le petit oblique en haut et en dehors.
Les quatre muscles droits tirent le globe de l'œil vers le fond de l'orbite ; les muscles obliques ont un eiïet inverse.
L'œil ne reste pas immobile, comme le croyait Ilunter, dans les mouvements d'inclinaison latérale de la tête, mais il suit ces mouvements (').
Muscles organiques de l'orbite. — On trouve chez l'homme, dans l'orbite, des fibres lisses, représentants de la membrane orbitaire des animaux. Elles forment une couche épaisse de O^jOOl, qui occupe la fente sphéno-maxillaire [m. orbitaire). Elles sont innervées par le grand sympathique et portent le bulbe en avant.
ARTICLE II. - APPAREIL DE PROTECTION DU GLOBE OCULAIRE Cet appareil comprend les sourcils et les paupières.
§ I. — Sourcils
Les sourcils sont constitués par des poils dirigés de dedans en dehors et formant une arcade, plus épaisse en dedans, située un peu au-dessous de l'arcade sourcilière du frontal, et dont la courbure varie suivant les individus et suivant les races.
La peau du sourcil est épaisse et se rapproche du cuir chevelu. Les muscles, et en particulier le sourciller, ont été décrits avec les muscles de la face.
§ II. — Paupières
Les paupières sont des replis membraneux qui présentent une face libre cutanée, une face postérieure en rapport avec le globe oculaire, un bord libre, et se réunissent en dedans et en dehors pour former l'angle interne et l'angle externe de l'œil. Elles interceptent la fente palpébrale.
(') L'action des muscles de l'œil est plus compliquée qu'elle ne le parait au premier abord; les droits supérieurs et inférieurs n'agissent pas isolément, mais toujours en combinant leur action avec celle dos autres muscles; les droits internes et externes au contraire agissent isolément suivant la ligne équatoriale de l'œil. Tous les autres muscles, en raison de l'obliquité de l'axe de l'orbite, sont obligés de s'associer et déterminent ainsi des mouvements spiroïdes. Voir pour plus amples détails les traités de physiologie.
ORGANES DES SENS
La paupière supérieure s'étend jusqu'au sourcil, l'inférieure jusqu'à un sillon transversal qui la sépare de la joue. Chaque paupière se divise en deux portions : une portion tarsienne, correspondant au tarse, et une portion orbitaire, correspondant au rebord orbitaire. La partie tarsienne, convexe en avant, se moule et glisse sur le globe oculaire.
La face postérieure des paupières est tapissée par la conjonctive. Celle-ci se réfléchit de la face postérieure de chaque paupière sur le bulbe oculaire en formant en haut et en bas un cul-de-sac, sinus conjonctival supérieur et inférieur. Le
Fig. 453. — Surface interne des paupières (*).
sinus conjonctival supérieur arrive à la hauteur de l'arcade orbitaire et est situé à 0™,01o en arrière de cette arcade; le sinus inférieur est au-dessus du rebord orbitaire inférieur. La hauteur des deux paupières, mesurée par leur face interne, du sinus conjonctival à leur bord libre, est pour la paupière supérieure de 0'°,024, pour l'inférieure de 0™, 012. Cette face postérieure présente les stries parallèles blanchâtres des glandes de Meibomius.
Le bord libre des paupières est taillé en biseau aux dépens de la face interne pour la paupière supérieure, de l'externe pour l'inférieure, et présente deux
(*) a) Sphincter des paupières, vu par sa face interne. — b) Fente palpébrale. — c) Releveur de la paupière supérieure. — Orifices des conduits excréteurs de la glande lacrymale. — g) Conjonctive. — k] Glandes de Meibomius. — i) Lambeau de la conjonctive replié pour les mettre à nu. — l) Glandes de Meibomius de la paupière inférieure après l'ablation de la conjonctive. — (D'après Sœmmering.)
PARTIES ACCESSOIRES DE l' APPAREIL DE LA VISION 913
lèvres : une lèvre antérieure, sur laquelle se voient les rangées des cils, et une lèvre postérieure, qui offre les orifices régulièrement disposés des glandes de Meihomius. A la partie interne de ce bord libre se trouve un tubercule saillant, papille lacrymale, qui porte l'orifice des points lacrymaux. Dans l'occlusion des paupières, leurs bords libres s'accolent, sans circonscrire le canal triangulaire admis par quelques auteurs entre les paupières et le bulbe oculaire.
L'angle interne ou gratid angle de Vœil offre une sorte de golfe, lac lacrymal, limité par la partie du bord libre des paupières située en dedans des points lacrymaux. Ce lac contient une petite saillie rougeàtre, caroncule lacrymale, qui supporte quelques poils fins; en dehors de la caroncule est un repli semi-lunaire de la conjonctive dont le bord libre concave se dirige en dehors.
h'angle externe ou petit angle de l'œil est situé un peu plus haut que l'interne, ce qui donne à la fente palpébrale une obliquité qui varie suivant les individus et surtout suivant les races. Derrière cet angle, la conjonctive forme un cul-desac qui se continue avec les sinus supérieur et inférieur.
Fig. 456. — Section de In paupière {*).
Structure (fig. 456). — Les paupières, dont l'épaisseur est d'environ Om.OOÎS, se composent de trois couches facilement séparables : la peau, la couche musculaire et les tarses avec la conjonctive.
1° La peau est très mince ; elle présente des poils fins avec des bulbes pileux assez développés, quelques glandes sébacées et des glandes sudoripares. Elle est rattachée a la couche musculaire par un tissu connectif fin, lamelleux. Vers le bord libre elle contient les follicules des cils, pourvus de glandes sébacées volumineuses.
20 La couche mmculaire a été décrite avec l'orbiculaire des paupières (p. 258). La partie ciliaire sera décrite avec l'appareil lacrymal. On trouve dans les deux paupières des fibres lisses qui ouvrent la fente palpébrale.
3» Les tarses, appelés aussi cartilages tarses, sont deux lames fibreuses, souples, flexibles, situées dans l'épaisseur de la partie tarsienne des paupières. Celui de la paupière supérieure, semi-lunaire, a 0™,009 de hauteur ; celui de la paupière inférieure n'a que 0"',0045 de hauteur. Leur face postérieure est intimement soudée à la conjonctive. Leur
(*) 1) Épiderme. — 2) Ride transversale de la paupière. — 3) Derme. — 4) Bord libre. — 5) Tissu cellulaire sous-cutané. — 6) Orbiculaire des paupières. — 7) Muscle ciliaire de Riolan. — 8) Tissu cellulo-adipeux sousmusculaire. — 9) Capsule de Tenon et cartilage larse. — 10) Glandes de Meibomius. — 11) Canal et orifice des glandes de Meibomius. — 12) Conjonctive. — 13) Cils. — 14) Bulbes des cils. — 15) Glandes sébacées des cils. — 16) Arcade artérielle palpébrale (Galezowski, Mal. des yeux, Paris, 1872, p. 5, d'après une préparation du D' Trombetta).
Beaunis et Bouchard. 58
ORGANES DES SENS
face antérieure répond à l'orbiculaire des paupières. Leur bord adhérent, mince, est rattaché au rebord orbitaire par des lames fibreuses, ligaments larges, et pour la paupière supérieure donne attache au tendon du releveur. Leur bord libre, épais, adhère intimement à la peau du bord libre de la paupière. Leur extrémité interne s'attache au tendon direct de l'orbiculaire ; leur extrémité externe est rattachée au rebord orbitaire externe par un trousseau fibreux.
Glandes de Meibomius (fig. 457). — Les tarses contiennent dans leur épaisseur les glandes de Meibomius. Ces glandes, au nombre de trente à quarante pour la paupière supérieure, de vingt seulement pour l'inférieure, sont visibles surtout par la face postérieure des tarses sous forme de stries blanches parallèles, perpendiculaires au bord libre des paupières. Ce sont des glandes sébacées débouchant dans un canal excréteur commun qui vient s'ouvrir sur la lèvre postérieure du bord libre de la paupière.
4" Conjonctive . — La conjonctive est une membrane muqueuse, à épithélium pavimenteux stratifié. Dans sa partie tarsienne, elle est très adhérente aux tarses et présente quelques papilles et quelques glandes en tube peu développées. Au niveau des sinus supérieur et inférieur, elle possède des papilles plus développées et des glandes en grappe assez volumineuses [glandes lacrymales accessoires) plus nombreuses à l'angle externe et pour la paupière supérieure. On y trouve quelques follicules clos. Dans sa partie caronculaire elle contient des bulbes pileux W'^Éi follicules sébacés volumineux. La partie oculaire, en rap-
port avec la sclérotique, est dépourvue de papilles et de glandes.
6lW,.!»s Vaisseaux et nerfs. — Les artères des paupières (fig. 458) vien-
nent de l'ophthalmique, de la temporale, de la sous-orbitaire et de la faciale ; les veines sous-cutanées se rendent à la veine faciale, les veines sous-conjonctivales à la veine ophthalmique. Les lymphatiques vont aux ganglions sous-maxillaires et paro- 2 tidiens. Les «e/-/s viennent : les sensitifs de la branche ophthalmique et du sous-orbitaire, les moteurs du facial.
Vaisseaux et nerfs de la conjonctive scléroticale. — Les artères de la conjonctive scléroticale proviennent des artères ciliaires antérieures dayis la zone qui entoure immcdiatemetit le bord de la cornée; ces rameaux des artères ciliaires antérieures suiventune direction radiée du bord de la cornée vers la conjonctive, et après un trajet assez court se résolvent en un réseau capillaire anastomosé avec le réseau qui provient des artères palpébrales et lacrymales. Les veines qui proviennent de cette zone vont se jeter dans les veines ciliaires antérieures. Les nerfs de la conjonctive présentent sur leurs extrémités des corpuscules tL'7'minaux de Krause.
Les corpuscules ou renflements terminaux de Krause sont des corpuscules ovoïdes composés d'une enveloppe IranspareiUe et d'un contenu homogène dans lequel vient se terminer, par un renflement arrondi, le cylindre-axe d"une fibre nerveuse. Dans la conjonctive, le cylindreaxe se divise quelquefois avant d'arriver dans la capsule et y constitue une sorte de peloton. D'après Poncet [Arc/iives de Physiologie, 1875), les nerfs de la conjonctive présentent trois modes de terminaison : 1° des réseaux de fibres fines à mailles larges ; 2" des corpuscules de Krause; mais ils n'existeraient que sur les ramifications de la branche lacrymale, par conséquent dans la partie interne de la conjonctive, qui jouit en effet d'une sensibilité plus vive; 3° des renflements interépilhélîaux qui sobservent dans la muqueuse près du limbe cornéal.
.457. — Glande de Meibomius {*).
(*) 1) Canal excréteur commun. — 2) Lobules. — (D'après Morel et Villeniiu.
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