ARTICLE L - OS DU BASSIN
Le bassin, formé par la réunion du sacrum, du coccyx et des os iliaques, représente une ceinture osseuse, évasée à sa partie supérieure. Le sacrum et le coccyx ont été décrits avec la colonne vertébrale.
Os iliaque, os coxal, os innominé (') (fig. 38 et 39).
Placer en avant et en bas la partie de l'os percée d'une large ouverture, en dehors celle de ses faces qui présente une cavité hémisphérique, de façon que l'échancrure existant sur le pourtour du rebord de cette cavité soit dirigée exactement en bas.
Cet os, pair, large, volumineux, irrégulier, étranglé dans sa partie moyenne, peut être considéré comme formé de deux lames triangulaires réunies par leurs sommets, mais situées dans des plans différents, comme si elles avaient subi un mouvement de torsion ; au lieu de réunion des deux triangles se trouve une cavité hémisphérique, articulée avec le fémur, cavité cotyloïde (fig. 39, 9). Le triangle
(') Iliacus, de ilia, flancs (os des iles); coxalis, de coxa, lianche.
Beaunis et Bouchard. 7
OSTÉOLOGIE
supérieur a reçu le nom d'ilhim ou ilion. Le triangle inférieur est percé d'une large ouverture, trou obturateur (') {trou ovale, trou sous-pubien) et constitue un anneau osseux, présentant deux renflements ; l'un antérieur, pubis {pubère, se couvrir de poils) (fig. 38, 12), l'autre postérieur, /sc/iion (îoyjov) (iîg. 38, 9). Chacune de ces tubérosités a deux branches, qui complètent l'anneau osseux, une supérieure ou ascendante, qui les relie à la cavité cotyloïde, l'autre inférieure ou descendante, qui relie entre elles les deux tubérosités (-). (jette division de l'os coxal en trois parties : ilion, pubis, ischion, n'existe en réalité, que pendant la période du développement de l'os : à partir de l'âge adulte, il n'y a plus qu'une seule pièce osseuse.
L'os iliaque a deux faces, quatre bords et quatre angles.
A. Face externe ou fessiére (fig. 39). — Elle offre de haut en bas :
1° La fosse iliaque externe (1), surface large, triangulaire, sinueuse, divisée en trois surfaces secondaires inégales par deux lignes courbes, rugueuses, à concavité antérieure, qui partent du bord supérieur de la fosse iliaque et se portent au bord postérieur de l'os; l'une, ligne courbe supérieure (2), située tout à fait en arrière, et très courte, commence à peu de distance de l'angle supérieur et postérieur de l'os; l'autre, très longue, ligne courbe inférieure (3), part de l'angle antérosupérieur et rejoint la précédente vers le bord postérieur de l'os.
2° La cavité cotyloïde; acetabulum{^), profonde, hémisphérique, circonscrite par un rebord saillant un peu sinueux, sourcil cotyloîdien (11), interrompu à sa partie inférieure par une échancrure profonde, échancrure cotyloïdienne. Cette cavité se divise en deux parties, l'une articulaire, lisse, périphérique (10), ayant la forme d'un fer à cheval ou d'un croissant à concavité inférieure, dont les deux cornes arrondies correspondent aux deux bords de l'échancrure cotyloïdienne ; l'autre non articulaire, centrale, rugueuse, déprimée, arriére-fond de la cavité cotyloïde {9) , comprise dans la concavité du croissant et dans laquelle donne accès l'échancrure cotyloïdienne.
3» Le trou obturateur (12), ovale chez l'homme, triangulaire chez la fennne, surmonté d'une gouttière, gouttière obturatrice ou sous-pubienne ; le pourtour de ce trou est formé par les branches de l'ischion et du pubis, et en avant par une surface quadrilatère large, appartenant au corps du pubis.
B. Face interne ou pubienne (fig. 38). Elle présente des parties correspondantes à celles qu'on trouve sur la face externe.
1° Dans les deux tiers antérieurs de la surface correspondante à la fosse iliaque externe, une excavation lisse, fosse iliaque interne {i); dans le tiers postérieur, une surface rugueuse, tubérosité iliaque (5), otTrant en bas une facette articulée avec le sacrum, facette auriculaire (4) ;
^') L:i dénominaliori de trou obturateur, quelque mauvaise qu'el.e soit, mérite d'être conservée, car elle a été appliquée aussi à la membrane qui ferme cette ouverture, aux vaisseaux et nerfs qui la traversent. Le terme sous-pubien consacre une erreur anatomique ; ce trou, dans la position normale de l'os, est située non en dessous, mais en arrière du pubis et mériterait plutôt le nom de rétro-pubien.
(ï) Le nom de branche horizontale donné à la branche supérieure de pubis n'est pas exact dans la position normale de l'os.
(3) KotOXt), chose creuse; cotyle, mesure de capacité ancienne; acelabulum, vase destiné à mesurer du vinaigre.
os DU MEMBRE INFÉRIEUR 99
2° Une surface lisse, quadrilatère formaul le fond de la cavité cotyloïde et séparée de la fosse iliaque interne par une crête, crête du détroit supérieur du bassin ;
3° Le trou obturateur (8) et son pourtour.
Fig. 38. — Os iliaque du côté droit, Fig. 39. — Os iliaque du côté droit,
face interne (*)■ face externe ('*),
C. Bords. — Des quatre bords, le supérieur et l'inférieur sont convexes, l'antérieur et le postérieur concaves.
(') 1) Fosse iliaque interne. — 2) Epine iliaque antérieure et supérieure. — 3) Épine iliaque antérieure et inférieure. — 4) Facette auriculaire. — 5) Rugosités pour des insertions ligamenteuses. — 6) Eminence iléopectinée. — 7) Epine sciatique. — 8) Trou obturateur. — 9) Ischion. — 10) Sa branche supérieure. — H) Sa branche inférieure. — 12) Pubis. — 13) Sa branche supérieure. — 14) Épine du pubis. — 13) Branche inférieure du pubis.
Insertions musculaires . — A. Muscle iliaque. — B. Transverse de l'abdomen. — C. Carré des lombes. — 1). Masse commune. — E. Droit antérieur de la cuisse. — F. Petit psoas. — G. Obturateur interne. — H. Ischio-coccygien. — 1. Transversc du périnée. — J. Iscliio-caverneux. — K, K'. Releveur de l'anus.
(**) 1) I-osse iliaque externe. — 2) Ligne courbe supérieure. — 3) Ligne courbe inférieure. — 4) Crète iliaque. — 5) Épiue iliaque postérieure et supérieure. — • 0) Épine iliaque fiostérieure et inférieure. — 7) Épine iliaque antérieure et supérieure. — 8) Épme iliaque antérieure et inférieure. — 9) Arriére-fond de la cavité cotyloïde. — lOj Partie articulaire de cette cavité. — 11) Sourcil colyloïdien. — • 12) Trou obturateur. — 13) Surface peclinéale. — 14) Eminence iléo-pectinée. — 15) Épine du pubis. — 16) Angle du pubis. — 17) Pubis. — 18) Branche inférieure de l'ischion. — 19) Ischion. — 20) Gouttière pour le passage de l'obturateur interne. — 21) Épine sciatique.
Insertions musculaires. — A. Muscle grand fessier. — B. Moyen fessier. — C. Petit fessier. — D. Grand dorsal. — E. Petit oblique. — F. Grand oblique. — G. Tenseur du fascia lata. — H. Couturier. — I. Droit antérieur de la cuisse. — 1'. Son tendon réfléchi. — J. Pectiné. — K. Premier adducteur. — L. Petit adducteur. — M, M'. Grand adducteur. — iV. N'. Droit interne. — 0. Grand droit antérieur do l'abdomen. — P. Obturateur externe. — Q. Biceps et demi-tendineux. — R. Demi-membraucux. — S. Carré fémoral. — T. Jumeau inférieur. — U. Jumeau supérieur.
OSTÉOLOGIE
1° Le bord supérieur ou crête iliaque, courbé en S, très épais, surtout à la réunion de son quart postérieur et de ses trois quarts antérieurs, est divisé, au point de vue de ses insertions musculaires, en lèvre interne, lèvre externe et interstice ; il aboutit en avant et en arrière à deux saillies, épines iliaques antérieure (lig. 39, 7) ot postérieure (fig. 39, 5) ;
2" Le bord inférieur se compose de deux parties faisant entre elles un angle obtus : l'une antérieure, épaisse, ovalaire, s'articule avec une surface correspondante de l'os du côté opposé, en formant la symphyse du pubis; l'autre, postérieure, plus mince, va rejoindre la tubérosité de l'ischion (branches inférieures du pubis et de l'ischion).
3° Le bord antérieur, concave, offre de haut en bas Vépine iliaque antérieure et supérieure (fig. 39, 7) ; une échancrure ; Vépine iliaque antérieure et inférieure (8) ; une gouttière où glisse le psoas ; une éminence, éminence iléo-pectinée (14); une surface triangulaire, surface pectinéalc (13), ayant pour base l'éminence iléo-pecl inée, pour côtés, en dehors, un bord épais allant rejoindre le sourcil cotyloïdien, en dedans, une crête saillante, crête pectinéale, continue avec la crête du détroit supérieur, et pour sommet une saillie ou épine du pubis (15) ; enfin, à peu de distance, Vangle du pubis (16), angle droit que fait le bord antérieur avec le bord inférieur de l'os ;
4° Le bord postérieur présente de haut en bas : Vépine iliaque postérieure et supérieure (fig. 39, 5) ; une échancrure ; Vépine iliaque postérieure et inférieure ( G); une profonde échancrure, échancrure sciatique, divisée en deux échancrures secondaires : l'une supérieure, plus grande, l'autre inférieure, plus petite, par une saillie osseuse, épine sciatique (21); enfin, la tubérosité de Vischion ou tubérosité sciatique, épaisse, rugueuse, convexe en dehors, lisse et un peu concave en dedans.
D. Angles. — Déjà décrits avec les bords, ils sont formés : les deux supérieurs, par l'épine iliaque antérieure et supérieure et l'épine iliaque postérieure et supérieure ; les inférieurs, par l'angle du pubis et l'ischion.
Structure. — Cet os est formé de tissu spongieux compris entre deux lames de tissu compact; c'est dans l'arrière-fond de la cavité cotyloïde et dans le milieu des fosses iliaques qu'il a sa plus faible épaisseur.
Articulations. — L'os coxal s'articule avec trois os : le sacrum, le fémur et l'os iliaque du côté opposé.
ARTICLE II. - OS DE LA CUISSE Fémur (fig. 40 et 41).
Placer en liant l'extrémité condée de l'os, en dedans la tête hémisphérique qu'elle supporte, en arrière le bord tranchant de l'os. Quand on fait reposer l'extrémité inférieure par ses deux saillies sur un plan horizontal, l'os prend naturellement sa position normale.
Le fémur est le plus long et le plus volumineux des os du corps (0'",44 à 0"',4b) ; il a une direction oblique en bas et en dedans, due à ce que, des deux condyles qui forment son extrémité inférieure, l'interne, en plaçant l'os verticalement, déborde l'externe de plus de 0",0f , et que ces deux condyles reposent sur un même plan horizontal représenté par l'extrémité supérieure du tibia. Il présente, en outre, une courbure à concavité postérieure, et, à son extrémité supérieure, une partie coudée, appelée col, qui supporte la tête de l'os, articulée axec l'os iliaque.
os DU MEMBRE INFÉRIEUR
A. Corps. — Prismatique et triangulaire dans sa partie moyeune, il s'épaissit et perd cette forme en se rap})rochant des extrémités. Il a trois faces : une antérieure, convexe, et deux latérales, Tune interne, excavée, l'autre externe se continuant insensiblement avec la première. Des trois bords : l'interne et l'externe sont mousses; le postérieur, au contraire, est très saillant, rugueux, ligne âpre (fig. 40, H), et se bifurque aux deux extrémités ; en haut, ces bifurcations, dont l'externe (12) est la plus longue et la plus forte, se rendent à deux tubérosités, grand (4) et petit trnchanlers (o) ; en bas elles se terminent aux tubérosités des deux condyles et interceptent entre elles un espace triangulaire, espace poplité (16); la bifurcation interne s'efface en partie pour, le passage des vaisseaux fémoraux (17). On trouve sur ce bord le conduit nourricier de l'os dirigé en haut.
B. Extrémité supérieure. — On y rencontre : 1° l'extrémité supérieuic de l'os ou région trocliantérienne ; 2" le col du fémur; 3° la tète du fémur.
1° Région trochantérienne. — Elle se compose de deux tubérosités : l'une plus grosse, externe et supérieure, grand trochanter (40, 4), l'autre plus petite, interne et inférieure, petit trochanter (5), entre lesquelles naît le col du lémur. Le grand trochanter prolonge le corps de l'os; il aune face externe saillante, rugueuse; une face interne moins étendue, profondément excavée {cavité digitale), et trois bords, dont le supérieur est le plus saillant. Le petit trochanter est un simple tubercule conique situé à la terminaison supérieure de la face interne. Ces deux éminences sont réunies en arrière par une crête saillante, en avant par une ligne rugueuse (flg. 41, 6) constituant la base du col.
2° Col du fémur (fig. 40, 3). — Il a la forme d'un cône tronqué, aplati d'avant en arrière, inséré par sa base sur la partie supérieure et interne du fémur et supportant, par son autre extrémité, la tète du fémur. Sa base est circonscrite en haut par le grand trochanter et la cavité digitale, en bas par le petit trochanter, en avant et en arrière par la ligne rugueuse et la crête inter-trochantérienne. 11 a une face antérieure, large, presque plane ; une face postérieure convexe de haut en bas, concave dans l'autre sens; un bord inférieur oblique mousse ; un bord supérieur concave de la base du col à la tète du fémur. 11 a une longueur moyenne de 0'",04 ; son axe fait avec l'axe du corps un angle de 120 à 130°.
3° Té te du fémur {l). — Elle forme un peu plus d'une demi-sphère ; elle est creusée, vers le milieu de sa surface, d'une dépression plus rapprochée du bord inférieur (jue du bord supérieur, dépression du ligament rond (40, 2).
C. Extrémité inférieure. — Volumineuse, quadrangulaire, elle se termine par deux éminences articulaires, condyles du fémur, fortement convergentes en avant, où elles sont réunies par une surface excavée articulée avec la rotule, surface rotulienne ou trochlée fémorale (41, 9). Ces condyles sont séparés en bas et en arrière par une échancrure profonde non recouverte de cartilage articulaire, échancrure intercondy tienne {iO, 6), large de 0"°,02 environ. La partie inférieure de chaque condyle est convexe, articulaire, se continue en avant avec la trochlée fémorale, et se termine en arrière par une surface courbe de plus petit rayon. Les faces latérales extérieures des deux condyles sont rugueuses et saillantes, et constituent les tubérosités interne et externe du fémur (7 et 8) ; l'interne est surmontée parun tubercule, tubercule du grand adducteur (fig. 41, 10), où finit la bifurcation inférieure interne de la ligne âpre.
Structure. — Le fémur est creusé d'un canal médullaire, dont les parois ont jusqu'à
Fig. 40. - Fémur gauche, face postérieure (*). Fig. 41. - Fémur cjauche, face antérieure (").
s; tetit rochanler. G) hchancrure inler-condylienno. - 7) TuMrosiLé cxlerno. - 8) Tubérosité interne - 9) Condyle .nterne. -10) Condyle externe. - H) Ligne âpre. - M) Sa bifurealion suK.rieure et te e
inf^r éure e tt te ne" '"'"ir/ ~ ^■^^nvc.iion inférieure et externe. - io, Sa bifurcation
inicr eurc et interne. - 16) Espace pophté. - 17) Passage des vaisseaux f^Miioraux.
sitù éxSne ""t t"'.''/ " r"'' - i"'ertrochantérienne. 7) Tubéro-
rZ~ ~ ' ^"'l^^™'"^ - 9) Surface rotulienne. - 10) Tubercule du grand adducteur
Insertions musculaires. - A. Grand fessier. - B. Moyen fessier. - C. Petit fessier. - D Pyramidal
os DU MEMBRE INFÉRIEUR
0",006 d'épaisseur vers le milieu du corps ; les extrémités sont spongieuses. Le tissu spongieux du col présente une disposition particulière : les lamelles qui le constituent se croisent à angle aigu, en venant soit de la partie supérieure, soit de la partie inférieure du col; une disposition analogue existe au niveau de l'extrémité trochantérienne lie l'os ; dans la tête les lamelles s'irradient dans toutes les directions. Chez le vieillard le tissu du col du fémur subit une raréfaction notable c[ui le rend très fragile.
Arliculalions. — Le fémur s'articule avec trois os : l'os iliaque, le tibia et la rotule.
ARTICLE III. - OS DE LA JAMBE (fig. 42 et 43).
La jambe se compose de deux os : un interne, le tibia, l'autre externe, le pérorié, auxquels on peut joindre la rotule.
1° Tibia (fig. 42 et 4.3).
Placer en haut l'extrémité la plus volumineuse ; en avant, le bord Iranclianl ; en dedans, la saillie qui déborde 1 extrémité inférieure de l'os.
Cet OS, le plus volumineux des deux os de la jambe, est dirigé verticalement et présente, à partir de la réunion de son tiers moyen à son tiers inférieur (endroit le plus mince de l'os), une sorte de torsion de son extrémité inférieure, dont la portion externe se porte en arrière ; il en résulte que les axes transversaux des facettes articulaires supérieures et inférieures se croisent suivant un angle de 20°, et que, grâce à cette disposition, les pieds, dans la station ordinaire, au lieu d'être parallèles, font un angle ouvert en avant.
A. Corps. — 11 a la forme d'un prisme triangulaire. De ses trois faces, l'externe, oxcavée, devient antérieure en bas ; l'interne est convexe, sous-cutanée ; la postérieure, plane, offre en haut une ligne (fig. 43, 6), oblique en bas et en dedans, qui limite une surface triangulaire, surface poplitée (5), et un peu au-dessous, l'orifice du conduit nourricier de l'os, dirigé en bas. Les trois bords sont très accusés, surtout l'antérieur, qui a reçu le nom de crête du tibia; il a la forme d'un S italique très allongé, concave en dehors supérieurement, concave en dedans inférieurement ; le bord externe se bifurque en bas.
B. Extrémité supérieure. — Très volumineuse, plus étendue dans le sens transversal, elle se termine par une sorte de plateau horizontal divisé en trois parties : une médiane, étroite, rugueuse, présentant vers son milieu une éminence, épine du tibia (fig. 43, 4); deux latérales très peu excavées, articulées avec les condyles du fémur, ce sont les condyles ou cavités glénoïdes du tibia. Les renflements de l'extrémité supérieure, qui supportent les deux condyles, sont les tubérosités du tibia; l'externe (fig. 43, 3) possède en arrière une petite facette circulaire, presque horizontale, articulée avec le péroné ; en avant, une saillie, tubercule du jambier antérieur ;\"m{m\c est creusée d'une gouttière transversale pour le tendon réfléchi du demi-membraneux. En avant, ces deux tubérosités sont réunies par une surface ])lane, triangulaire, aboutissant en bas à une saWWf, tubérosité antérieure du tibia
E. Obturateur interne et jumeaux. — F. Carré crural. — G. Obturateur exlcrne. — H. Psoas et iliaque. — 1. Vaste externe (ses insertions au-dessous du grand trocliantcr). — 1'. Ses insertions à la ligne âpre. — J. Vaste interne. — K. Pectiné. — 1,. Moyen adducteur. — M. Petit adducteur. — N, N'. Grand adducteur. — 0. Courte portion du biceps. — P. Jumeau interne. — Q. Jumeau externe. — R. Plantaire grêle. — S. Poplité. — Pour les muscles K, L, M, N, 0, les lignes de repère qui répondent aux deux extrémités des lignes d'insertions de ces muscles à la ligne âpre n'ont pas été prolongées jusqu'à ces insertions pour ne pas compliquer la figure; il suffira de les prolonger par la pensée.
Fig. 42. — Oo de la jambe gauche, Fig. 43. — Os de la jambe gauche,
face antérieure (*). face postérieure (*')
*) Face antérieure. — 1) Tibia. — 2) Tubérosité interne. — 3) Tubérosilé externe. — 4) Tubérosité antérieure. - 5) Malléole interne. - 6) Péroné. — 7) Tète du péroné. - 8) Malléole externe. - D) Insertion du ligament latéral externe. . .
(»*) Facepvstérieurc. — 1) Tibia. — 2) Tubérosité interne. — 3) Tubérosilé externe. — 4) bjune uitercondjlienne. — 5) Surface poplitùe. — 6) Ligne oblique limitant en bas cette surface. — 7) Malléole niterne. — 8) Gouttière du tibial postérieur. — 9) Péroné. — 10) Tète du péroné. — 1 1) Malléole externe.
os DU MEMBRIÎ INFÉRIEUR
(fig. 42, 4), d'où part le bord antérieur de l'os; en arrière elles sont séparées par une échancrure.
C. Extrémité inférieure. — Peu volumineuse, quadrangulaire, plus large en dehors et en avant, elle se termirie par une facette trapézoïde, excavée, articulée avec l'astragale. En dedans on remarque une apophyse épaisse tronquée à son sommet, malléole interne (fig. 42, 5; fig. 43, 7); son bord postérieur est creusé d'une gouttière oblique en bas et en dedans, gouttière du tibial postérieur (fig. 43, 8) ; sa face externe triangulaire, très légèrement concave, s'articule avec le péroné.
Ar lie ulat ions. — Le tibia s'articule avec trois os : le fémur, le péroné et l'astragale. 2° Péroné (tig. 42, 6 et 43, 9).
Placer en bas l'eiitrémité aplatie qui présente une facette verticale, tourner cette facette en dedans ; placer en avant la concavité de l'os, ou, si cette concavité est peu marquée, placer en arriére la pointe saillante de l'cstrémité supérieure. La facette verticale de l'extrémité inférieure ne s'articule pas avec le tibia, dont elle doit dépasser le niveau, mais avec l'astragale.
Cet os, très long, très grêle, est situé en bas au côté externe du tibia, en haut à son côté externe et postérieur.
A. Corps. — Prismatique, triangulaire, il présente une torsion de ses faces, parallèle à l'enroulement des muscles qui, d'externes, deviennent postérieurs par rapport à l'os ; chacune des trois faces change ainsi de direction : la face interne devenant antérieure en bas; la face postérieure, interne, la face externe, postérieure. Les trois bords : antérieur, externe et interne, très tranchés, subissent la même déviation. Sur la face interne on trouve une crête qui la divise en deux portions, crête interosseuse, qui en bas se continue avec le bord interne dévié de l'os et donne attache à la membrane interosseuse. Le trou nourricier, dirigé obliquement de haut en bas, se trouve sur la face postérieure de l'os.
B. Extrémité supérieure ou téte du péroné. — Elle possède une facette presque plane, légèrement obli([ue en bas et en dedans, articulée avec le tibia, et en arrière une apophyse saillante, apophyse styloide (fig. 43, 10) du péroné.
C. Extrémité inférieure ou malléole externe. — Allongée, aplatie de dehors en dedans, elle offre sur sa face interne une facette verticale, articulée avec l'astragale, et, en arrière de cette facette, une dépression rugueuse pour des insertions ligamenteuses. Son sommet descend plus bas que celui de la malléole interne.
ArLiculations. — II s'articule avec deux os : le tibia et l'astragale.
3° Rotule
Placer en bas a pointe, en arrière la face articulaire de l'os ; en dedans la facette la moins large de celte face articulaire.
• Cet OS, court, aplati d'avant en arrière, triangulaire, a deux faces, deux bords, une base et un sommet.
(') De ne&ôvYi, agrafe.
Insertions musculaires. — A. Tendon rotulicn. — B, B'. Couturier. — C. Droit interne. — I). Demi-tendineux. — E. Jambier antérieur. — F. Biceps. — G. Long péronier latéral. — H. Court péronier latéral. — 1. Long extenseur commrn des orteils. — J. Péronier antérieur. — K. Extenseur propre du gros orteil. — L. Demi-membraneux. — M. Poplité. — N, N'. Soléaire. — 0. Long fléchisseur commun des orteils. — P. Long fléchisseur propre du gros orteil. — Q. Tibial postérieur.
OSTÉOLOGIE
La face antérieure, rugueuse, convexe, offre des sillons verticaux et des orifices vasculaires; la face postérieure présente en haut une surface ovale, à grand axe transversal, articulée avec le fémur, et divisée par une crête mousse verticale en deux facettes excavées : l'une, plus large, externe; l'autre, interne, plus étroite et plus déclive. La base est épaisse ; ses bords latéraux sont minces ; son sommet constitue une pointe saillante en bas, formée aux dépens de la moitié antérieure de l'épaisseur de l'os.
La rotule est considérée comme un os sésamoïde ; cependant comme elle est le représentant à la jambe de l'apophyse olécràne du cubitus, il est pkis juste de la rattacher aux os constituant le squelette que de la classer dans les os sésamoïdes.
Articulations. — Elle s'articule avec un seul os, le fémur.
ARTICLE IV. - OS DU PIED («g. 44 et 4b).
Le pied se compose, comme la main, de trois parties, qui sont, d'arrière en avant, le tarse, le métatarse et les orteils, comprenant en tout 26 os.
§ I. — Tarse
Le tarse, analogue du carpe, se compose de sept os divisés en deux rangées : la première rangée, moins régulièrement disposée qu'à la main, est constituée par trois os seulement: un supérieur, Vastragale (fig. 44, 3), seul articulé avec les os de la jambe ; un inférieur, le calcanéum ou os du talon (1) ; un antérieur, le Acaphuide (*) (9) ; la deuxième rangée se compose de quatre os situés côte à côte sur la même ligne et articulés en avant avec les métatarsiens; ce sont, de dedans en dehors, les premier (14), deuxième (13) et troisième (12) cunéiformes et le cuboïde (11). Tous ces os sont formés de tissu spongieux entouré d'une lame mince de tissu compact.
1° Astragale (fig. 44, 3).
Placer en avant la tète arrondie de l'os, en haut sa facette convexe senii-cylindriiiue, en dehors la facette triangulaire à pointe inférieure saillante.
Cet os, irrégulièrement cuboïde, situé entre le calcanéum et les os de la jambe, se compose d'une partie antérieure arrondie ou tête (8), réunie au corps de l'os par un étranglement ou col (7) ; il présente six faces :
La face supérieure possède une partie articulaire plus large en avant, fortement convexe d'avant en arrière, légèrement excavée transversalement, articulée avec le tibia; en avant de cette facette, une dépression profonde, appartenant au col et la séparant de la tète de l'astragale.
La face externe est pourvue d'une facette triangulaire, articulée avec le péroné, facette malléolaire externe (4); sa base curviligne se réunit sous un angle droit à la poulie de la face supérieure ; son sommet supérieur correspond à une apophyse saillante, apophyse externe de Vastragale; ses deux bords et son sommet sont cernés par une gouttière rugueuse à insertions ligamenteuses. En avant d'elle est une excavation profonde faisant part ie du corps de l'os.
La face interne présente en haut une facette articulaire, facette malléolaire in-
(1) Le scaphoïde a été classé à tort parmi les os de la deuxième rangée : il est le réprésentant du scaphoïde du carpe et appartient par conséquent à la première rangée du tarse.
os DU MEMBRE INFÉRIEUR
terne (b), en forme de faux à pointe dirigée en arrière, réunie à la face supérieure sous un angle obtus, et au-dessous de cette facette, des dépressions profondes et des rugosités.
La face postérieure est réduite à une simple gouttière oblique en l)as et en dedans, gouttière du long fléchisseur du gros orteil (6), et limitée par deux tubercules, dont l'externe est le plus saillant.
La face antérieure, convexe, arrondie, tête de Vastragale (8), plus large que haute, empiète en dedans sur la face interne; elle s'articule avec le scaphoïde.
La face inférieure offre deux facettes articulées toutes deux avec le calcanéum ; Tune postérieure et externe, concave ; l'autre antérieure et interne, convexe, subdivisée souvent en deux facettes secondaires; entre les deux est une gouttière ])rofonde, gouttière du sinus du tarse. Les grands axes des deux facettes et la gouttière qui les sépare sont dirigés obliquement en avant et en dehors.
Articulations. — L'astragale s'articule avec quatre os : le tibia, le péroné, le calcanéura et le scaphoïde.
2» Calcanéum (') (fig. 44, 1; fig. 45, 1).
Placer en dedans la face excavée en forme de lar^c gouttù^re ; en haut l'apophyse aplatie, qui constitue le bord le pluj saillant do cette gouttière ; en avant, l'extrémité de l'os qui porte des facettes articulaires.
Cet os, quadrangulaire, allongé, à grand axe parallèle à l'axe du jtied, comprimé transversalement, est situé à la partie postérieure et inférieure du pied, au-dessous de l'astragale, en arrière du cuboïde. Son tiers antérieur, moins haut, a reçu le nom de grande apophyse du calcanéum; on appelle petite apophyse (fig. 4b, b) la saillie qui surmonte la gouttière de la face interne et qui supporte une apophyse articulaire; le reste de l'os est le corps du calcanéum:
La face supérieure, dans son tiers postérieur, est étroite, rugueuse, concave d'avant en arrière, convexe transversalement et déborde plus ou moins l'astragale en arrière suivant la saillie du talon. Dans les deux tiers antérieurs elle est articulée avec l'astragale par deux facettes séparées par une gouttière très large en dehors, qui forme, avec la gouttière correspondante de l'astragale, un canal oblique ou sinus du tarse ;\& facette postérieure est convexe ; l'antérieure, concave, est quelquefois divisée en deux facettes secondaires, l'une antérieure, plus petite, l'autre postérieure, plus grande, supportée par la petite apophyse du calcanéum.
La face inférieure, excavée d'avant en arrière, convexe transversalement, est rugueuse, étroite; elle présente en arrière deux tubérosités séparées par une échancrure, l'une interne, plus volumineuse (fig. 4b, 2), l'autre externe, plus petite (3), par lesquelles le talon appuie sur le sol, et en avant une pointe saillante, tubérosité antérieure du calcanéum.
La face externe est rugueuse, plane, verticale, et offre en avant un tubercule (fig. 44, 2) au-dessous et au-dessus duquel sont les gouttières du long et du court péronier latéral.
La face interne, lisse, forme une gouttière due principalement à la saillie de la petite apophyse du calcanéum, sous laquelle passent les tendons des muscles postérieurs et profonds de la jambe.
La face postérieure , convexe, est lisse dans sa moitié supérieure, rugueuse dans sa moitié inférieure plus large, qui donne attache au tendon d'Achille et se termine en bas aux deux tubérosités interne et externe.
{') Calcanéum, de calx, talon.
Fig. 44. — Pied du côté gauclie, face dorsale (*)
(*) i) Calcaiifum. — 2) Tubercule des pôroniers laU'i-aux. — 3) Surface articulaire médiane de l'astragale.
— 4) Sa facette malléolairc externe. — 5) Sa facette malléolaire interne. — 6) Gouttière du long fl&bisseur propre du gros orteil. — 7) Col de l'astragale. — 8) Tûte de l'astragale. — 9) Scaplioïde. — 10) Son apophyse.
— H) Cuboïde. — 12) Troisième cunéiforme. — 1.3) Deuxième cunéiforme. — 14) Premier cunéiforme. — l.ï) Cinquième métatarsien. — 16) Son apoplijse. — 17) Premier métatarsien.
Insertions musculaires. — A. Tendon d'Acliillc. — B. Pédieux. — B". Insertion de son tendon iuterno à la première phalange du gros orteil. — G. Court péronier latéral. — D. Péronier antérieur. — E. Long extenseur du gros orteil. — F. Extenseur commun des orteils ; son insertion à la deuxième phalange. — G. Son insertion i la troisième phalange. — H. Premier interosseux dorsal. — H'. Son insertion à la première phalange. — 1, 1'. Deuxième interosseux dorsal. — K, K\ Troisième interosseux dorsal. — L, L'. Quatrième interosscux dorsal.
Fig. 45. — Pied du coté gauche, face inférieure (*).
(*) i) Face inférieure du calcanéum. — 2) Sa tubérosité interne. — 3) Sa tubérosité externe. — 4) Gouttière du calcanéum. — 5) Sa petite apopliyse. — 6) Astragale. — 7) Tète de l'astragale. — 8) Sinus du tarse. — 9) Scaplioïde. — 10) Premier canfiforme. — 11) Deuxième cunéiforme . — 12) Troisième cunéiforme — 13) Cuboïde. — 14) Gouttière du long péronier latéral. — 15) Premier métatarsien. — 10) Gouttière de l'os sésamo'ide interne. — 17) Gouttière de l'os sésamoi'de externe. — 18) Cinquième métatarsien. — 19) Son apophyse.
Insertions musculaires. — A. Court abducteur du gros orteil. — A'. Insertion à la première phalange du gros orteil, du court abducteur et du court fléchisseur du gros orteil. — B. Court fléchisseur commun. — B'. Son insertion à la deuxième phalange. — C. Court abducteur du petit orteil. — C. Son insertion à la jiremière phalange avec le court fléchisseur. — D, D'. Accessoire du long fléchisseur commun. — E. Jambier postérieur. — F. Jambier antérieur. — G. Court fléchisseur du gros orteil. — H. Adducteur oblique du gros orteil. — H'. Insertion antérieure des adducteurs oblique et transverse et de la partie externe du court fléchis-
MO
OSTÉOLOGIE
La face antérieure, articulée avec le cuboïde, concave de haut en bas, convexe transversalement, coupée obliquement aux dépens de la face interne, a la forme d'un triangle rectangle à base supérieure, dont les angles sont arrondis et dont Fhypothénuse correspondrait à la réunion de la face antérieure et de la face interne.
Articulations. — Le calcanéum s'articule avec deux os : l'astragale et le cuboïde. 3° Scaphoïde (fig. 44, 9; fig. 4:i, 9)
Placer en arrière la facette concave, en dedans et en bas l'apophyse saillante de l'exlrc'niitè la plus pointue de l'os, en haut la partie de la circonférence la plus régulièrement convexe.
Il a la forme d'un disque ovale concavo-convexe à grand axe transversal, dirigé un peu en bas et en dedans ; il sépare la tète de l'astragale des cunéiformes. 11 a deux faces et une circonférence.
Sa face postérieure, concave, s'articule avec la tète de l'astragale; sa face antérieure, convexe, est divisée en trois facettes : une interne, semi-elliptique, pour le premier cunéiforme; une moyenne, triangulaire, à base supérieure, pour le deuxième; une externe, ovalaire, pour le troisième.
La circonférence, rugueuse, assez régulièrement convexe en haut, inégale en bas, prolongée en dedans par une tubérosité saillante, apophyse du scaphoïde (fig. 44, 10), est pourvue en dehors d'une facette cuboïdienne, qui n'existe pas toujours.
Articulations. — Le sccphoïde s'articule avec cinq os : l'astragale, les trois cunéiformes et le cuboïde.
4° Premier cunéiforme ou grand cunéiforme (fig. 44, 14; fig. 45, 10)
Placer en haut le tranchant du coin, en tournant en arrière la partie oblique la plus longue du tranchant et en avant sa partie horizontale ; placer en dedans la face convexe dépourvue de facette articulaire. Il se dislingue des autres par son volume.
Comme les autres os cunéiformes, il a une base, un tranchant et deux faces latérales : une face antérieure ou mélatarsienne et une face postérieure ou scaphoïdienne.
La base est convexe, non articulaire et continue avec les deux faces latérales ; le tranchant se divise en deux parties faisant entre elles un angle obtus : l'une antérieure, très courte, horizontale; l'autre postérieure, beaucoup plus longue, qui se dirige obliquement en bas, en arrière et en dedans. La face latérale interne est convexe, rugueuse et pourvue, en bas et en avant, d'une empreinte pour l'attache du jambier antérieur : la face latérale externe présente une facette articulaire étroite, en équerre, qui longe son bord supérieur et son bord postérieur; elle s'articule avec le deuxième cunéiforme, sauf tout à fait en avant, où, à l'endroit où le tranchant du coin change de direction, se trouve une petite facette quadrangulaire articulée avec le deuxième métatarsien ; le reste de la face est rugueux et inégal. La face antérieure, un peu convexe, en forme de haricot, à grand diamètre vertical, s'articule avec le premier métatarsien; la /ace posiénem'e, concave, répond à la facette interne du scaphoïde.
seur du gros orteil. — 1. Long péronier latéral. — J. Fléchisseur propre du gros orteil. — K. Long fléchisseur commun des orteils. — L. Court péronier latéral. — M, M'. Premier interosseux plantaire. — N, N'. Deuxième interosseux plantaire. — 0, 0'. Troisième interosseux plantaire. — P. Opposant du petit orteil.
os DU MEMBRE INFÉRIEUR
Ariiculalions. — Le premier cunéiforme s'articule avec quatre os : le scaphoïde, le deuxième cunéiforme, les premier et deuxième métatarsiens.
5" Deuxième ou petit cunéiforme (fig. 44, 13; (ig. 45, H).
Placer en liaul sa base, en arrière sa f:icetle triangulaire concave, en dehors celle des faces latérales qui ne pn?senle de facelle articulaire que dans sa partie postérieure et dont la partie antérieure est rugueuse. Il se distingue du troisième en ce que sa base est presque aussi large que longue.
Il a la forme parfaite d'un coin. Sa base, tournée en haut, est rugueuse, presque carrée ; son tranchant est en partie caché entre les deux autres cunéiformes.
Sa face latérale interne présente une facette en équerre articulée avec le premier cunéiforme, facette qui occupe sa j)arlie postérieure et arrive par sa branche horizonlah' jusqu'à son bord antérieur. La face latérale externe a, pour s'articuler avec le troisième cunéiforme, une facette plus large en haut, mais n'occupant que sa moitié postérieure, et séparée en haut du bord antérieur de l'os par une gouttière rugueuse. La ïa.ce postérieure, concave, triangulaire, s'articule avec la facette médiane du scaphoïde ; la face antérieure, un peu convexe, avec le deuxième métatarsien.
Articulations. — Le deuxième cunéiforme s'articule avec quatre os ; le premier et le deuxième cunéiformes, le scaphoïde et le deuxième métatarsien.
6" Troisième ou moyen cunéiforme (fig. 44, 12; fig. 43, 12)
placer en haut sa base, en dehors le bord convexe de cette base, en arrière la partie de l'os qui supporte les facettes les plus étendues. 11 se distingue du deuxième, par ce que sa longueur est près du double de sa largeur.
Intermédiaire, comme volume, entre le premier et le deuxième cunéiformes, il a une longueur à peu près double de sa largeur; il subit une sorte d'inflexion latérale, visible surtout sur sa base, de façon que son bord externe forme un angle saillant, son bord interne un angle rentrant.
Sa base, plane, rugueuse, est tournée en haut; son tranchant est inégal, épais. Sa face latérale interne est divisée en deux parties par une gouttière profonde verticale; la facette postérieure large s'articule avec le deuxième cunéiforme, l'antérieure étroite avec le deuxième métatarsien. La face latérale externe offre, en arrière, une facette semi-elliptique pour le cuboïde ; elle est rugueuse dans le reste de son étendue, sauf en avant, où elle a quelquefois une petite facette articulée avec le quatrième métatarsien. Ses faces antérieure et postérieure triangulaires s'articulent : la première avec le troisième métatarsien ; la seconde avec la facette externe du scaphoïde.
Articulations. — I^e troisième cunéiforme s'articule avec six os : le scaphoïde, le deuxième cunéiforme, le cuboïde et les deuxième, troisième et quatrième métatarsiens.
7° Cuboïde (fig. 44, 11 ; fig. 45, 13).
Placer en bas la face creusée d'une gouttière profonde, en avant la partie de cette face qui présente cette gouttière, en dedans et en haut la face iJlane qui offre une facette articulaire à sa partie postérieure et supérieure.
Cet OS a plutôt la forme d'un coin, dont le tranchant, situé au bord externe du pied, résulterait de la réunion des faces dorsale et plantaire; ce tranchant est en outre rétréci d'avant en arrière par une convergence des deux faces antérieure et postérieure vers le bord externe.
OSTÉOLOGIE
La face dorsale est rugueuse, plane, fortement inclinée en bas vers le bord externe du pied. La face plantaire est parcourue obliquement de dehors en dedans par une crête mousse, saillante, crête ou tubérosUé du cuboide, en avant de la- ([uelle est une gouttière, gouttière du long péronier latéral (tîg. 45, 14) ; en arrière de cette crête est une surface triangulaire rugueuse, qui, sur un pied articulé, se prolonge en arrière et en dedans au-dessous du calcanéum. La face postérieure, articulée avec le calcanéum, concorde par sa forme et ses courbures avec la face antérieure de cet os. La face antérieure est divisée par une crête verticale en deux facettes : l'une interne quadrangulaire pour le quatrième métatarsien ; l'autre externe triangulaire, plus lai'ge, pour le cinquième. La face interne plane ofl're, en arrière et en haut, une large facette pour le troisième cunéiforme et souvent, en arrière de celle-ci, une autre facette réunie à la précédente sous un angle obtus pour le scaphoïde. La face externe, réduite à un simple bord, est très courte, excavéeet formele point de départ de la gouttière du longpéronier latéral.
Articulations . — Le cuboïde s'articule avec cinq os : le calcanéum, le troisième cunéiforme, les quatrième et cinquième métatarsiens et quelquefois le scaphoïde.
§ II. — Métatarse, (fig. M et 45).
Pour lesquatre derniers métatarsiens, placer en avant la tète arrondie, en bas la concavité de l'os, en dehors l'angle aigu formé par la réunion de la face postérieure avec une des faces latérales de la base ou la partie de cette base qui fait le plus saillie en arrière. Pour le premier métatarsien, placer en dedans la concavité de cette facette tarsienne, en bas la partie la plus saillante de sa base. On reconnaîtra les différents métatarsiens aux caractères suivants : pour le premier, il se reconnaît à première vue par son volume; pour les quatre derniers, on les reconnaîtra à la disposition des facettes latérales de leur base ; ainsi, deuxième métatarsien : quatre facettes sur une des faces latérales de la base; troisième : deux facettes d'un côté, une seule de l'autre; quatrième : une seule facette de chaque coté ; cinquième : une seule facette latérale, et, de l'autre côté, une tubérosité saillante. Comme moyen mnémotechnique, on remarquera que le nombre des facettes latérales décroit du deuxième au cinquième métatarsien.
Le métatarse se compose de cinq os articulés en arrière avec la deuxième rangée du tarse, en avant avec les premières phalanges, et appelés premier, deuxième, etc., cinquième métatarsien, en allant du ])ord interne vers le bord externe du pied. Le plus court et en même temps le plus volumineux est le premier; le deuxième est le plus long, puis du troisième au cinquième, ils décroissent de longueur, mais d'une façon presque insensible.
(Iliaque métatarsien a un corps et deux extrémités. Le corps est prismatique, triangulaire, im peu excavé du côté plantaire, et présente trois faces : une dorsale qui, en allant du deuxième au cinquième, se réduit de plus en plus à une crête, et deux latérales, qui regardent, l'interne, en bas et en dedans, l'externe, en haut et en dehors.
L'extrémité tarsienne ou base est épaisse et otïre une face postérieure articulée avec le tarse, deux faces latérales articulées avec les métatarsiens voisins, et quelquefois avec les os du tarse, une face dorsale large et une plantaire étroite, rugueuse, tous deux non articulaires ; cette base est en général coupée obliquement, de façon que sa face postérieure n'est pas perpendiculaire à l'axe de l'os, mais oblique en arrière et en dehors.
La tète ou extrémité antérieure est, sauf pour le premier, comprimée transversalement, plus étendue du côté plantaire et terminée là par deux tubercules ; en arrière de cette tète, du côté dorsal, se trouvent aussi deux tubercules saillants.
Caractères distinctifs des métatarsiens. — 1" Premier métatarsien (fig. 44, 17; fig. 45, lo). — 11 est court, (rès volumineux ; ses trois faces et ses trois bords sont