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ARTICLE I. - MUSCLES DE L'ÉPAULE

Préparation. — Détacher le membre supérieur du tronc en sciant la clavicule. Faire une incision circulaire vers la partie moyenne du bras et faire tomber sur cette incision une inci-

(*) 1) Condyle. — 2) Corps du maxillaire inférieur. — 3) Angle du maxillaire. — 4) Aile interne de l'apophyse ptérygoide. — 5) Fibro-cartilage interarticulaire. — 6) Ptérygoïdien externe. — 7) Son faisceau supérieur. — 8) Ptérygoïdien interne. — 9) Péristapliylin externe.

MYÔLOGIE

sion verticale partant de l'acromion. Comprendre dans le lambeau cutané l'aponévrose qui recouvre le deltoïde. Pour bien voir les insertions humérales des sus et sous-épineux, il faut, après avoir incisé le deltoïde, enlever la clavicule et scier l'acromion à sa base. Le petit rond est très souvent confondu avec le sous-épineux, mais leurs tendons d'insertion sont toujours distincts. Le sous-scapulaire n'offre aucune difficulté.

Les muscles de l'épaule se rendent de l'omoplate et de la clavicule à l'humérus. Un seul de ces muscles, le sous-scapulaire, est situé en avant de l'omoplate; les autres sont situés en arrière de cet os. Ceux-ci sont divisés en deux couches : 1° une couche superficielle, dont les fibres ont une direction générale verticale, et composée par un seul muscle, le deltoïde; 2° une couche profonde, à fibres transversales, composée de quatre muscles, qui sont, de haut en bas, le susépineux, le sous-épineux, le petit rond et le grand rond ; ces trois derniers naissent de la fosse sous-épineuse.

1° Deltoïde

Ce muscle, épais, triangulaire, à base supérieure curviligne, s'attache en haut, vis-à-vis des insertions du trapèze, au tiers externe antérieur de la clavicule (fig. 29, C), au bord externe de l'acromion et au bord inférieur de V épine de l'omoplate dans toute sa longueur (fîg. 31, FF'); cette dernière insertion se fait par une aponévrose qui s'amincit en arrière et se continue avec celle qui revêt le sous-épineux. De là ses fibres convergent vers l'empreinte deltoïdienne de l'humérus (fig. 32, H), où elles s'attachent par un tendon étroit en forme de V, continuation d'une aponévrose qui paraît d'abord sur la face profonde et les deux bords du muscle. Son aponévrose d'enveloppe envoie entre les fibres du muscle des cloisons qui le divisent en faisceaux distincts.

Rapports. — 11 recouvre l'articulation scapulo-humérale et les muscles insérés aux deux tubérosités de l'humérus, en avant le sous-scapulaire, l'apophyse coracoïde et les tendons qui s'y insèrent, en arrière les sous-épineux, petit rond et triceps. Son bord antérieur est séparé du bord supérieur du grand pectoral par un interstice celluleux qui s'élargit en haut et loge la veine céphalique et une branche de l'artère acroinio-thoracique. Entre sa face profonde et la grosse tubérosité de l'humérus est une bourse séreuse sous-deltoidienne.

Nerfs. — Il est innervé par le nerf circonflexe. La partie claviculaire reçoit quelques filets du nerf thoracique antérieur du plexus brachial.

Action. — 11 soulève le bras ; mais cette action exige la fixation préalable de l'omoplate par le grand dentelé, le trapèze et le rhomboïde. Ce soulèvement du bras ne peut dépasser 90°, c'est-à-dire l'horizontale, tant que l'omoplate conserve sa position normale. Les différents faisceaux peuvent agir isolément ; alors les fibres antérieures portent le bras en avant (action de croiser les bras, de porter la main sur l'épaule opposée), les postérieures en arrière. Le point fixe peut du reste être à l'humérus et le point mobile à l'omoplate, comme dans l'action de grimper. La parallélisme de ses fibres au levier qu'elles doivent mouvoir est une condition désavantageuse compensée par leur multiplicité.

2° Sus-épineux (fig. 129, 1)

Ce muscle s'attache aux deux tiers internes de la fosse sus-épineuse (fig. 31, A) et à la face profonde d'une aponévrose qui convertit cette fosse en une loge ostéofibreuse. Ces fibres donnent naissance à un tendon qui passe sous l'acromion et la partie externe de la clavicule, se soude à la partie supérieure de la capsule articulaire et va s'attacher à la facette supérieure de la grosse tubérosité de l'humérus (fig. 32 et 33, A).

MUSCLES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

Nerfs. — 11 est innervé par le nerf sus-scapulaire du plexus brachial.

Action. — Il est abducteur et légèrement rotateur en dedans de l'humérus ; mais il a surtout pour effet de renforcer la capsule et de maintenir la tête humérale appliquée contre la cavité glénoïde.

3° Sous-épineux (fig. 128, 3)

Ce muscle, épais, large, triangulaire, s'attache à toute la fosse sous-épineuse (fig. 31, B), sauf une bande osseuse étroite séparée du reste par une crête, qui longe le bord axillaire de l'omoplate ; il prend en outre des insertions à la face

Fig. 128. — Muscles de l'épaule; face postérieure (').

profonde d'une aponévrose qui recouvre le muscle. Ses fibres forment deux faisceaux, un supérieur, venant de la face inférieure de l'épine de l'omoplate, un inférieur, beaucoup plus volumineux, venant de la fosse sous-épineuse; ils se réunissent en un tendon aplati, qui va s'attacher à la facette moyenne de la grosse tuhérosité de l'humérus (fig. 33, B).

Rapports. — Recouvert par le deltoïde et le trapèze, il recouvre la partie postérieure de la capsule, avec laquelle il contracte des adhérences; son bord inférieur est séparé du petit rond par un interstice celluleux souvent à peine apparent.

Nerfs. — Il est innervé par la branche sus-scapuiaire du plexus brachial. Action. — Il est rotateur de l'humérus en arrière et en dehors.

(*) 1) Acromion. — 2) Sus-épineux. — 3) Sous-épineux. — 4) Petit rond. — 5) Grand rond. — 6) Grand dorsal. — 7) Deltoïde coupé. — 8) Longue portion du triceps. — 9) Vaste externe.

MYOLOGIE

4° Petit rond (fig. 128, 4)

Ce petit muscle s'attache, dans la fosse sous-épineuse (fig. 31, C), aux deux tiers supérieurs de la bande osseuse étroite qui longe le bord axillaire, en confondant plus ou moins ses insertions avec celles du sous-épineux (ce qui les fait réunir en un seul muscle par plusieurs anatomistes). De là ses libres se portent sur un

Fig. 129. — Muscle sus-éphieux, Fig. 130. — Loge du sus-épineux et tendon

vu d'en haut (*). du biceps (**).

tendon qui se soude en partie à la capsule et va s'attacher à la facette inférieure de la grosse tubérosité de l'humérus.

Nerfs. — Il est innervé par une branche du nerf circonflexe. Action. — Il a la même action que le sous-épineux.

5° Grand rond (fig. 128, S)

Ce muscle, épais, très fort, s'attache à la partie inférieure et externe de la fosse sous-épineuse (fig. 31, D), près de l'angle inférieur de l'omoijlate, au-dessous du précédent. De là ses fibres se portent obliquement en haut et en dehors sur un tendon aplati, large de 0™,04 environ, qui va se fixer à la lèvre postérieure de la coulisse bicipitale (fig. 32, G).

Rapports. — Le grand rond a des rapports intimes avec le grand dorsal (voy. fig. 104) ; ce dernier est d'abord situé en arrière du grand rond, puis il le contourne de façon que son tendon est placé en avant de celui du grand rond, dont il est

(*) 1) Muscle sus-épineux. — 2) Tendon de la longue portion du biceps. — 4) Ligament acromio-coracoïdien. — 6) Acromion. — 7) Facette claviculaire. — 8) Grosse tubérosité de l'humérus. — 9) Petit? tubérosité de l'humérus. — 10) Apophyse coracoïde. — 11) Echancrure coracoïdienne et ligament qui la convertit en trou.

{**) 3) Insertion du tendon du biceps à la partie supérieure de la cavité glénoïde. — 5) Fosse sus-épineuse. Pour les autres renvois id. que dans la figure 129.)

MUSCLES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

séparé par une bourse séreuse. A sou insertion humérale, le grand rond est recouvert en arrière par la longue portion du triceps, qui passe entre son bord supérieur et le bord inférieur du petit rond; en avant, il est en rapport avec le coraco-brachial et la courte portion du biceps.

Nerfs. — Il est innervé par une des branches sous-scapulaires inférieures du plexus brachial.

Action. — II est congénère du grand dorsal.

6° Sous-scapulaire (lig. 131, 5) Ce muscle, épais, triangulaire, remplit à lui seul la fosse sous-scapulaire. il s'at-

Fig. 131. — Muscles de t'épaule, face antérieure (*).

tache à toute l'étendue de cette fosse (fig. 31, L) : 1° aux crêtes obliques qui la traversent, par des aponévroses donnant naissance à trois ou quatre faisceaux charnus ; 2" aux dépressions comprises entre ces crêtes par des fibres musculaires formant quatre ou cinq faisceaux situés entre les précédents et dont la base est tournée vers le bord spinal. Toutes ces fibres, auxquels viennent souvent s'en joindre d'autres provenant du tendon de la longue portion du triceps, constituent un tendon qui se soude à la capsule et va s'attacher à la petite tubérosité de Vhu-

(*) 1) Apophyse coracoïde. — 2) Ligament acromio-coracoïdien. — 3) Échancrure coracoïdienne et son ligament. — 4) Sus-épineux. — 5) Sous-scapulaire. — 6) Grand rond. — 7) Grand dorsal. — 8) Coraco-brachial. — 9) Courte portion du biceps. — - 10) Tendon de la longue portion du biceps. — 11) Tendon du grand pectoral rabattu. — 12) Deltoïde coupé. — 13) Triceps.

MYOLOGIE

wérus (fig. 32, D) ; les fibres les plus superficielles de ce tendon dépassent cette insertion et convertissent en canal ostéo-fibreux la gouttière bicipitale.

Un prolongement de la synoviale articulaire se glisse entre le tendon et la concavité de l'apophyse coracoïde; on trouve quelquefois à cet endroit une bourse séreuse distincte. Une autre bourse séreuse existe entre la face antérieure du sousscapulaire et les tendons des muscles qui s'insèrent à l'apophyse coracoïde.

Nerfs. — Il est innervé par les branches sous-scapulaires supérieures et inférieures du plexus brachial.

Action. — Il est rotateur en dedans de l'humérus : en outre, il l'abaisse et le porte dans l'adduction. Il renforce la partie antérieure de la capsule articulaire.

ARTICLE II. - MUSCLES DU BRAS (fig. 132)

Préparation. — Faire une incision longitudinale sur la face antérieure du bras et du tiers supérieur de l 'avant-bras. L'insertion supérieure du long chef du biceps ne peut être étudiée qu'après l'articulation scapulo-humérale, son tendon étant contenu dans l'intérieur de l'articulation ; respecter l'expansion fibreuse qui se porte de son tendon inférieur à la partie interne de l'aponévrose antibraciiiale. Les autres muscles ne présentent rien de particulier.

Ces muscles sont au nombre de quatre, et appartiennent, trois à la région antérieure, le biceps, le coraco-brachial et le brachial antérieur ; un à la région postérieure, le triceps,

1° Biceps (fig. 132, 4)

Ce muscle, allongé, superficiel, est divisé supérieurement en deux portions ou chefs, la longue portion et la courte portion.

La longue forlion (fig. 130, 2, 3 ; fig. C6, 1), naît de \&partie supérieure durebord de la cavité glénoide (tig. 31, J) par un tendon qui se continue avec le bourrelet glénoïdien ; ce tendon, situé dans la cavité articulaire, contourne la tète de l'humérus en dehors et en avant, se place dans la coulisse bicipitale convertie en canal par des fibres aponévrotiques, et, au sortir de cette coulisse, constitue un ventre charnu, qui se réunit à celui de la courte portion. Celle-ci naît du i^ommet de r apophyse coracoïde (fig. 31, K), par un tendon aplati commun avec celui du coraco-brachial situé en dedans de lui. Le corps charnu unique, résultant de l'union de ces deux chefs, descend le long du bras et à sa partie inférieure donne naissance à un tendon aplati (fig. 134, B, 9, et fig. 136, 7), qui s'enfonce entre le brachial antérieur et le court supinateur et s'attache à la moitié postérieure de la tubérosilé bicipitale (fig. 34, P), en se tordant un peu sur lui-même. De la face antérieure de ce tendon se détache, au-dessus du pli du coude, une expansion aponévrotique qui se dirige en dedans et en bas et se jette dans l'aponévrose antibrachiale.

Rapports. — L'artère humérale, dont il constitue le muscle satellite, longe son bord interne. Le tendon du long chef est accompagné dans la coulisse bicipitale par un prolongement de la synoviale, qui l'engaine et descend plus ou moins bas ; une bourse séreuse existe sous l'apophyse coracoïde, entre les tendons réunis du biceps et du coraco-brachial et le sous-scapulaire; enfin une bourse séreuse distincte se rencontre à son insertion inférieure, entre son tendon et la moitié antérieure de la tubérosité bicipitale.

Nerfs. — Il est innervé parle nerf musculo-cutané.

Action. — Il agit sur trois articidations : radio-cubitale, huméro-cubitale, scapulo-

MUSCLES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

hutiiérale. Pour la première, il est supinateur ; ce mouvement est très énergique, car dans la pronation son tendon s'enroule autour du radius perpendiculairement à l'axe de l'os ; pour la deuxième, il fléchit l'avant-bras sur le bras ; pour la troisième enfin, il élève le bras et le porte en avant. En outre, par son expansion fibreuse, il est tenseur de l'aponévrose antibrachiale, et par le tendon de sa longue portion il maintient, dans la rotation en dehors, la tète de l'humérus appliquée contre la cavité glénoïde.

2" Coraco-brachial (fig. 131, 8)

Ce muscle, peu volumineux, s'attache au sommet de l'apophyse coracoïde (fig. 31, K) avec la courte portion du biceps; cette insertion se fait par une aponévrose mince, qui donne naissance aux fibres charnues. Bientôt les deux muscles se séparent et le coraco-l)rachial va s'attacher par un tendon aplati à la face interne de rhiimcrus, au niveau de son tiers moyen (fig. 32, 1).

Rapports. — Recouvert par le deltoïde et le gFand pectoral, il est en rapport en arrière avec le sous-scapulaire dont son tendon est séparé par une bourse séreuse déjà mentionnée pour le biceps, plus bas avec les tendons du grand dorsal et du * grand rond. L'artère humérale longe sa face interne. 11 est traversé par le nerf musculo-cutané [muscle perforé de Cassé- ^ rius).

Nerfs. — Il est innervé par le nerf musculo-cutané.

Action. — 11 élève le bras et le porte en même temps en avant et en dedans.

3° Brachial antérieur (fig. 132, 5) f> -

Ce muscle, large, épais, s'attache par des fibres charnues aux deux faces et au

bord antérieur de F humérus (fig. 32, J), et pig. jj,. 3^,,,,;,, aniérieure (*).

aux aponévroses intermusculaires interne

et externe, à partir de l'empreinte deltoïdienne. De là ses fibres se portent sur un tendon qui parait sur le bord interne du muscle et va s'attachej', suivant une ligne oblique en bas et en dehors, à des rugosités de la partie interne et inférieure ^ de l'apophyse coronoïde (fig. 34, M). Quelques fibres musculaires profondes vont s'attacher à la paroi antérieure de la capsule articulaire du coude, qu'il recouvre immédiatement.

Nerfs. — Il est innervé par le nerf musculo-cutané.

Action. — Il est fléchisseur de l'avant-bras sur le bras. En outre, il protège et soutient la partie antérieure de la capsule articulaire et forme en avant un véritable ligament actif.

(*) 1) Deltoïde. — -2) Partie claviculaire du grand pectoral. — 3) Longue portion du triceps. — 4) Biceps. — 5) Bracliial antérieur. — 6) Muscles épicondyliens. — 7) Expansion aponévrotique du biceps se rendant dans 8) l'aponévrose de l'avant-bras. — 9, 10) Triceps.

Beauisis et Bouchap.d. 18

MYOLOGIE

4» Triceps brachial (fig. 128, 8, 9)

Ce muscle, très volumineux, occupe toute la région postérieure du bras et se divise supérieurement en trois chefs, un long, deux courts, qui se réunissent pour aller s'insérer à l'olécrâne.

1» La partie moyenne ou longue portion (fig. 128, 8) s'attache à Vexcavation triangulaire située au haut du bord axillaii'e de Vomoplate, sous la cavité glénoïde (fig. 30, M), par un tendon soudé à la partie inférieure de la capsule et qui envoie une expansion à la face antérieure du tendon du grand dorsal. Le ventre charnu qui en résulte subit une sorte de torsion, par laquelle sa face externe devient antérieure et son bord interne postérieur.

2° La partie externe ou vaste externe (fig. 128, 9) s'insère par une aponévrose forte à l'humérus, au-dessus de la gouttière radiale (fig. 33, 0), suivant une ligne oblique partant de l'extrémité inférieure de la grosse tubérosité et se dirigeant vers le bord externe, au tiers moyen duquel elle se termine. Ses fibres se rendent sur la face antérieure et sur le bord externe de l'aponévrose qui fait suite à la longue portion.

3° La portion interne ou vaste interne s'attache à toute la partie de la face postérieure de l'humérus située au-dessous de la gouttière radiale (fig. 33, P). Ses fibres vont, les unes en dedans, les autres en dehors, et s'attachent à la face antérieure et aux bords de l'aponévrose de terminaison du triceps.

Le tendon terminal (fig. 137, 3), très fort et recevant des fibres charnues jusqu'à son insertion inférieure, s'attache à la partie supérieure et postérieure de Volécrâne (fig. 35, A).

Rapports. — Entre le vaste interne et le vaste externe passent dans la gouttière radiale le nerf radial et l'artère humérale profonde. Entre son tendon et la partie supérieure de l'olécrâne se trouve une bourse séreuse, distincte primitivement du cul-de-sac sus-olécrânien de la synoviale articulaire.

Nerfs. — Il est innervé par le nerf radial.

Action. — Il est extenseur de l'avant-bras sur le bras. En outre, la longue portion maintient solidement la tête liumérale appliquée contre la cavité glénoïde dans l'abaissement du bras par l'action du grand dorsal et du grand pectoral.

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