‹ Nouveaux éléments d'anatomie pathologique, descriptive et histologiqueChapitre 114 sur 317 · SINUS MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

SINUS MAXILLAIRE

Les lésions du sinus maxillaire sont principalement des collections liquides, des tumeurs pouvant produire et amener des fistules, et dont je vais donner un aperçu.

A. Collections liquides. — Les abcès n'offrent rien de spécial, si ce n'est au point de vue de leurs symptômes (i).

l'iG. 116. — Deslruction de la moitié do la face par iiii fibrome du sinus luaxillaire. (Musée Dupuvtren, n" 318.)

Y a-t-il une hydropisie du sinus, caractérisée par l'accumulation d'un liquide plus ou moins séreux dans la cavité même del'antrc d'Highmorc,

(1) Bousquet, Etude sur les abcès développés dans le sinus maxillaire, llièsc de Paris, n° 07, 1876. — Bide, Ahcés du sinus maxillaire (France médicale, n" ii, 1870).

AI'PAREIL DE LA RESPIRATION

après robliîcration de son orifice normal? Cette hydropisie, admise par les auteurs anciens, a été niée par Giraldès et, depuis lors, elle est regardée comme tout à fait exceptionnelle (Verneuil).

Partout où les anciens voyaient une hydropisie, nous trouvons aujourd'hui une des dernières périodes de l'évolution de kystes. Giraldès, qui le premier a bien étudié ces productions, en distingue deux espèces : i° les kystes miliaires, du volume d'un grain de millet, transparents, remplis d'une matière demi-solide , qui n'est sans doute que du mucus concret, amassé par suite de l'oblitération d'un follicule glandulaire : 2" les grands kystes, dont le volume et le contenu varient considérablement. Il y en a qui sont formés de plusieurs poches ; les uns sont transparents, les autres remplis d'un liquide louche ou rendu opaque par des débris d'hématies, d'épithélium ou des cristaux de cholestérine. La membrane du kyste est ordinairement mince et vasculaire.

B. Tumeurs. — Les tumeurs solides, nées dans le sinus, sont les fibromes, qui peuvent acquérir un développement énorme et détruire une partie de la face (fig. 116). Les fibromes ont été trouvés à l'état calcifié (Demarquay).

Enchondromes, Ostéoines. — Les enchondromes sont parfois mélangés de tissu osseux (Dolbeau et Trélat) ou de tissu fibreux. Les ostéomes, dont l'histoire se confond avec celle de leurs congénères des fosses nasales sont tantôt spojigieux, tantôt éburnés.

Lipomes. — Il en existe un cas rapporté par Viard dans les Bulletins de la Société anatomique pour 1850.

Epitheliomes. — Je n'aurais rien à en dire si l'on n'avait récemment émis l'opinion qu'une certaine forme de cancroïdes, caractérisée par sa marche térébrantc, avait pour origine les restes des cellules embryon-naires qui ont servi à l'évolution du follicule dentaire.

RuNGE, Dissort. Je morb. piœcipui sinmim ossis frontis et maxilloe soperioris, etc. (Collect. des thèses de cliir. de Haller, vol. I, n° 2. — Bordenave, Précis d'observations sur les maladies du sinus maxillaire (Mémoires de l'Académie de chirurgie, t. IV, p. 329, 17G8. Suite d'observations sur les maladies du sinus maxillaire, in Mémoires de TAcadémie de chirurgie, t. V, p. 225, 1774). — Deschamps fils, Dissert, sur les maladies des fosses nasales et de leurs sinus, thèse de Paris, 1804-. — Gensoul, Lettres chirurgicales sur quelques maladies graves du sinus maxillaire, 1833. — DE.NONVIUJERS et Gosselin, Compendium de chirurgie, t. III, p. 103, 1851-62. — Giraldès, Des maladies du sinus maxillaire, thèse de concours, 1851. — Des kystes muqueux du sinus maxillaire (Mémoires de la Soc. de chirurgie, t. III, p. -479, 1853). — Recherches sur les kystes muqueux du sinus maxillaire, 4 planches. Paris, 1860. — Marchant, Sur les kystes muqueux du sinus maxillaire, thèse de Strasbourg, n° 59, 1868. — P. Reclus, De l'épitliélioma térébrant du maxillaire supérieur (Progrès médical, novembre et décembre 1870).

FOSSKS NASALKS, LARYNX.

Page 1