liUryngitc catarrlialc; sini|ilc, aiguë
La laryngite catarrhale, simple, érythémateuse, aiguë, résulte ordinairement de l'action de l'eau froide, de vapeurs irritantes, d'autres inflammations propagées du pharynx ou de la trachée, enfin de maladies générales, rougeole, variole, etc.
Au laryngoscope, chez l'adulte, la muqueuse des replis vocaux supérieurs, du vestibule gloltique et des 'replis épiglottiques, est gonflée et
APPAREIL DE LA RESPIRATION
rouge, rarement d'une manière uniforme mais par places; déplus, on voit de petits points ou de petites taches ecchymotiques. Sur les rubans vocaux ou cordes vocales inférieures, la coloration est seulement rosée, la direction des taches rouges est longitudinale, c'est-à-dire disposée en stries dans le sens de la longueur. Les cordes vocales ont perdu leur brillant nacré et sont un peu bombées.
Les glandules de la muqueuse font saillie, elles sont turgescentes, sous forme de petites élevures granuleuses. Par places, on remarque des dépôts de mucosités soit transparentes, soit jaunâtres, et parfois de très-légères érosions catarrhales superficielles.
Ces lésions sont plus ou moins appréciables après la mort. En plaçant sous l'eau le larynx ouvert avec précaution, on ne trouve pas la rougeur observée sur le vivant, mais le piqueté hémorrhagique est net. On voit alors les moindres altérations glottiques et sous-glottiques : les saillies glandulaires sont accusées, les exulcérations et les ulcérations commençantes parfaitement visibles, soit bien arrondies, soit sous la forme de plaques irrégulières et superficielles, soit autour de l'orifice des glandules. Les dépôts muqueux, ou muco-purulents, s'enlèvent facilement par le grattage, ou avec un pinceau, et font juger l'état de la muqueuse sous-jacente.
Au microscope, ces enduits muqueux en forme de petits grumeaux, de concrétions allongées dans les ventricules, d'une couleur jaunâtre ou verdàtre, sont formés de quelques cellules d'épithélium vibratile, longues de 0'"'",035 à 0""",050 = 35 p. cà 50 p., larges de 5 à 10 f^. et plus ordinairement déformées, gonflées, à noyau volumineux., parfois multiple. On trouve aussi des leucocytes nombreux et des hématies quand il y a eu des hémorrhagies légères. Dans la muqueuse laryngée, les cellules jeunes ou de nouvelle formation, ainsi que les granulations moléculaires sont disséminées entre les fibres élastiques de cette région.
On constate souvent que l'épiglotte seule peut être enflammée, ou bien les ligaments aryténo-épiglottiques, ou les cordes vocales supérieures, les ventricules et surtout la paroi postérieure du larynx. L'inflammation limitée est parfois secondaire et liée alors à d'autres lésions primitives, par exemple celle des cartilages aryténoïdes, etc. Voici un aperçu de ces lésions isolées : l'épiglottite a lieu surtout sur la face postérieure, l'épiglotte devient parfois comme un fer à cheval, ou bien elle est repliée sur ellemême. Les cordes vocales, tant supérieures qu'inférieures-, peuvent être enflammées isolément. La paroi postérieure du larynx, pourvue de nombreuses glandes en grappe, s'enflamme aisément seule et l'ulcération en est facile. Enfin l'aryténoïdite, ou inflammation des cartilages aryténoïdes, est fréquente, rarement arrêtée à la muqueuse seule, envahissant le tissu sous-muqueux.
LARYNX
Blauu (de Beaucaire), Nouvelles recherches sur la laryngo-trachéite. Paris, 1823. — J.-F. Al- BERS, Die Pathol. und Therap. der Kehlkopfskrankheiten. Leipzig, 1829. — Colombat, Traité tnédico-chirurg. des maladies des organes de la voix, Paris, 1831. — FiYLAND, A Treatise on the diseases and injuries of Ihc Larynx and Trachea. London, 1837. — J. Hastings, Diseases of the Larynx and Trachea, London, 1850. — • Gustave Dukour, Essai sur le diagnostic spécial et différentiel des maladies du larynx, thèse de Paris, 1851. — LuzsiNSKY, Die Laryngitis bel îindern (Wiener med. Wochcnschr. 1860). — J. Simon, Érysipèle du Larynx (Archiv. gén. de Tiédecine, t. VI, p. 97, 1865). — Krishader et Peter, article Lanjnx. (Dictionnaire encyclopé- Jique des sciences médicales, 2' série, t. I, p. 581, 1868). — Goouhart, Cases of Laiyngilis Med. Times and Gazette, 1870). — Mandl, Traité pratique des maladies du larynx et du plia- ■ynx, Paris, 1372. — P. Coyne, Anatomie de la muqueuse du larynx et anatomic palliologiquc les complications laryngées de la rougeole, thèse de Paris, 1874. — P. Covne, Recherches sur les aryngites érythéiiiateuses, etc. (Gazette médicale de Paris, n°*35 et 36, 1874). — E. et J. Boeckel, irticle Larynx (Nouveau Dictionnaire de méd. et de chir. pratiques, t. XX, p. 250, 1875).