Epithclîoiucs de la plèvre
Les épithéliomes de la plèvre ne sont pas rares (S) et coexistent souvent avec ceux du poumon ; ils offrent la forme squirrheuse ou dure et la forme encéphaloïde.
Dans le premier cas, l'épilhéliome pleural ressemble à des granulations, à des gouttelettes de cire blanchâtre qui seraient tombées d'une bougie |et qui seraient figées sur la plèvre. Le tissu est dur, comprimant sur la plèvre costale les filets nerveux, et ayant donné lieu à des douleurs vives.
L'épilhéliome encéphaloïde est plus étalé, plus épais, plus mou, plus vasculaire que le sqiiirrhe, parfois avec le centre déprimé. Les jépithéliomes colloïde et mélanique ont été trouvés sur la plèvre, mais
(1) A. Laboulbène, Observation de concrétions ostéo-calcaires de la plèvre {Comptes rendus de la Société de biologie, t. V, p. 6, 185i).
(2) A. FoEKSTEH, Ihindlmch der pattwlogischen Anatomie, Zweite Auflage, Band II, p. 277, 18G3.
(3) Darolles, Cancer primitif de la plèvre propagé au poumon, généralisation, etc. {Bull, de la Soc. anat. de Paris, p. 439, 1874). — Campbell, Cancer primitif de la plèvre (British med Journal, p. 368, 1876).
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presque toujours secondairement^ après le cancer du poumon ou d'autres organes.
La constitution histologique de l'épithéliome pleural est celle que j'ai déjà si souvent indiquée : des fibres lamineuses ou conjonctives feutrées, plus abondantes dans le squirrhe que les éléments cellulaires, tandis que les noyaux et les cellules volumineuses prédominent dans la variété encéphaloïde. Les lymphatiques sont altérés dans l'épithéliome pleural, leur calibre est accru, inégal ; ils sont remplis de cellules pavimenteuses déformées, sphériques, graisseuses, et les ganglions sont eux-mêmes gonflés et dégénérés.