Sy|thili!« et tuberculose artérielles
A. La syphilis est regardée par plusieurs auteurs, Dietrich,Gildemeister et Hoyack, Meyer, Bristow, Wilks, Lancereaux, comme pouvant déterminer des lésions artérielles. Ces lésions formeraient dans l'artère pulmonaire et l'aorte des plaques scléreuses saillantes (Weber, Virchow). Le système aortique serait le plus atteint, les carotides internes sclérosées, puis oblitérées, amèneraient ainsi un ramollissement de l'encéphale. Ce sujet exige de nouvelles recherches.
B. Les, granulations tuberculeuses, ainsi que les dépôts de cellules embryoplasliques devenant fibroïdes ou caséeuses, sont très-fréquentes dans la tunique externe des artérioles des séreuses et des viscères (voyez page 51 1 et fig. 135). Le résultat est le rétrécissement et même l'oblitération rapide du petit vaisseau avec coagulation sanguine.
Laboulbéne.
APPAREIL DE LA C 1 IIC U L A T 10 iN.
Dilatations et ruptures artérielles; Artériectasies; Anévrysmes.
nilntation dos nrloro»*. Varices artérielles.
Les c'est-à-
dilatations artérielles, les artériectasies, qui sont uniformes, dire avec hypertrophie de toutes les tuniques, se trouvent dans les artères qui alimentent des néoplasmes à évolution rapide (page 584). On les rencontre encore dans les angiomes artériels. Dans ces tumeurs, les artères sont réellement dilatées ; elles sont plus longues, plus épaisses, elles ont de nombreuses anastomoses. Toutefois il est fréquent, même dans ces cas, de trouver des artères qui ne sont dilatées que d'une manière partielle.
L'ampliation régulière d'un vaisseau artériel, sans lésion de continuité ou sans rupture de membranes, sépare nettement l'artériectasie, ou la dilatation vraie, de l'anévrysme avec lequel Breschet l'avait confondue. Toutefois, dans les^ ampoules de la varice artérielle, dans la dilatation^ (le la crosse aortique, les lésions des parois tendent à rapprocher l'artériectasie de l'anévrysme, mais on ne trouve pas de sac ou de poche distincte en dehors de la membrane interne du vaisseau.
Il y a deux formes principales de dilatations artérielles : 1° La dilatation simple, sans altération marquée dans la structure des parois arté-' rielles autre que l'hypertrophie ou l'atrophie ; le vaisseau artériel n'est pas allongé. La dilatation est tantôt fusiforme, ou disposée en fuseau renflé au milieu, tantôt cylindroïde. La dilatation ampul-' laire, avec une portion latérale de l'artère dilatée en forme d'ampoule ou de l'cnllement, est accompagnée d'une lésion atrophique des parois. La tunique moyenne a cédé et s'est laissé distendre dans la crosse aortique dilatée. Le soulèvement, avec battement très-appréciable des artères sous-clavières(l),