l>éri»^|tlénites
Les divers feuillets du péritoine qui enveloppent la rate et adhèrent à sa capsule fibreuse, les espaces cellulo-adipeux et adéno-lymphatiques qui existent entre l'écartement des lames séreuses, principalement vers le bord postérieur et le hile, peuvent être altérés ainsi que la capsule propre ou de Malpighi. De là, des altérations phlegmasiques qui sont:' la périsplénite péritonéale séro-adhésive ou la péritonite splénique ; la périsplénite sous-périlonéale, phlegmon périsplénique ; la périsplénite capsulairlî interne ou externe, capsulite isolée.
La périsplénite péritonéale séro-adhésive, ou péritonite splénique,^ reconnaît ordinairement pour cause une lésion splénique, plus rarement une altération des organes limitrophes, ou enfin un traumatisme.
Cette phlegmasie est caractérisée par des adhérences celluleuses ou fîbro-celluleuses, par des fausses membranes anciennes, véritables néohymènes, qui déterminent des soudures partielles ou générales avec les organes voisins, siégeant le plus souvent entre la tète de l'organe et le diaphragme. Parfois elles sont rigides, elles se vascularisent et peuvent alors devenir le siège d'hémorrhagies, d'infiltrations purulentes, de kystes, de cancer ou de tubercules. Ces néohymènes, ces adhérences lamineuses ou celluleuses sont très-fréquentes chez les fébricitants des marécages et affectent de préférence le haut, la face extérieure et le bord postérieur de la rate. Les anatomistes connaissent ces adhérences et Sappey entre autres les a décrites très-exactement :
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Chez certains sujets la rate est unie au diaphragme par des adhérences, rdinairement partielles et quelquefois générales. Dans le premier cas, elles se résenlent le plus souvent sous l'aspect fdamenteux, en sorte que le viscère )uit encore de quelques mouvements plus ou moins limités. Dans le second, ■s deux surfaces adhérentes r,e soudent l'une à l'autre, et la raie se trouve oniplétement immobilisée; de là parfois des tiraillements qui se produisent, oit dans l'intervalle des digestions, à la suite du resserrement de l'estomac, oit pendant la chymification, par suite du déplacement de la grande courbure, lais qui disparaissent plus tard, la nature avec ses inépuisables ressources eutralisaiit peu à peu les effets d'une semblable immobilisation, en alloneant le repli étendu de l'organe mobile à l'organe immobile (1).
Le phlegmon périsplénique lié à la périsplénite sous-périlonéale se éveloppe à la suite d'un infarctus splénique ou de toute autre altéraion de la rate. Ce phlegmon forme une collection purulente ou un abcès éripliérique enkysté, une phlegmasie capsulaire, avec ou sans perforaion et foyer splénique. Il a parfois des adhérences molles et vascularisées nlourant le pus qui communique avec les foyers d'infarctus splénique, arfois de simples péritonites suppurées partielles. Les périsplénites puulentes viennent après les traumatismes, une maladie typhique ou infecieuse. Le phlegmon périsplénique peut déterminer une pyléphlébite Frerichs) par propagation de l'inflammation aux vaisseaux veineux com- )ris dans le foyer périsplénique et se rendant au foie.
La périsplénite capsulaire est fréquente ; Eugène Gollin me semble n avoir exagéré l'importance en prétendant que des lésions primiives de l'enveloppe fibreuse peuvent produire une splénite sous-capulaire.
A l'œil nu, on voit des plaques laiteuses peu épaisses ou formant des lodules saillants d'aspect cartilagineux ; ou bien la lésion est générale et lonstituée par du tissu fibreux disposé en couches. Parfois, on remarque me coque cartilaginiforme ou ossiforme, mais qui ne renferme que des ncrustations calcaires.
Avec le microscope, on trouve dans la périsplénite capsulaire récente les léments embryoplastiques, ou les noyaux et cellules du tissu embryonlaire jeune ; dans les capsulites chroniques les éléments sont fusiformes 3t les fibres sont plus ou moins reconnaissables, mêlées à des granulations protéiques et graisseuses. Les plaques ossiformes ou cartilaginiformes oe renferment ni ostéoplastes vrais, ni chondroplastes, mais des sels talcaires, phosphaste et surtout du carbonate de chaux dont on dégage (facilement l'acide carbonique sous forme dë petites bulles, en ajoutant à la 'préparation fraîche une goutte d'acide chlorhydrique.
(1) Ph.-C. Sappev, Traité d'amtom'ie descriptive, 3' iklition, tome IV, p. 365, 1877.
682 APPAREIL DE LA CIRCULATION
La périsplénite, par ses membranes celluleiises, en d'autres termes» par ses néohymènes accumulées, sert de barrière aux collections héma tiques ou purulentes qui, sans elle, s'épancheraient dans le péritoine De même, dans l'ulcère simple de l'estomac, les adhérences intimes» établies avec la rate peuvent constituer un obstacle, un corps obturant: »i la perle de substance stomacale. Mais, suivant une juste remarque dei Lebert, le cancer ou épithéliome de l'estomac ne se propage pas à la rate ; il est même rare de trouver des néohymènes entre celle-ci etll'estomac cancéreux.
Le revêtement péritonéal splénique enflammé et surtout l'atmosphèrei celluleuse suppurée de la rate peuvent être comparés aux phlegmons du^p foie, du rein, de l'utérus, c'est-à-dire aux périhépatites, périnéphrit6S,i|i périmétrites; ces lésions forment, ainsi que l'indique Ernest Besniér, unrjl groupe intéressant qu'il sera utile de rapprocher et d'étudier d'une ii manière générale au point de vue nosologique.
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Induration; Ramollissement; Gangrène de la rate. 1. — Induration de la rate.
L'induration splénique arrive comme terme ultime g î plusieurs états antérieurs et elle résulte de causes diverses ; elle n'offre réellement, dans un grand nombre de cas, que la partie terminale d'une lésion
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c nplexe et elle ne peut en être séparée que par un procédé artificiel ditude.
kinsi que je l'ai dit (voyez Cirrhose splénique), certaines splénites chro- D|ues arrivent à produire un développement excessif de la trame trabjîulaire, l'atrophie de la pulpe et alors surviennent des déformations, des r'ractions très-remarquables de la rate indurée et atrophiée.
Si le ramollissement appartient en propre aux maladies aiguës de la r e, l'induration se montre dans les splénopathies chroniques. L'indura- Im résulte ordinairement de l'hypergenèse des éléments trabéculaires eide la capsule de Malpighi ; aussi la coupe de la rate indurée est remarquable par la sécheresse du tissu et le peu d'abondance de la pulpe ou de l;boue splénique cadavérique.