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Itropbics rénales

Les atrophies rénales présen lent la contre-partie de ce qm' je viens de dire pour les hypertrophies vraies ; elles sont consti ' tuées par la diminution, san; autre lésion appréciable, de; éléments histologiques. Il existfi une atrophie congénitale por tant soit sur les deux reins, soii, sur un seul, et coïncidant en gé-.l néral avec un arrêt de développement des vaisseaux. Chez l'a-j dulte, quand le rein est atro-; phié, on trouve une diminution!

ou une obstruction soit de l'ar-l tère rénale, soit des canaux ex-j créteurs de l'urine. Dans le der-| nier cas, l'atrophie coïncide avec une hydronéphrose et, cora^me celle-ci, elle peut être partielle, n'atteignant qu'un département de la glande.

L'atrophie se rencontre au voisinage immédiat des tumeurs.

FiG. "201. — Alrophiu du jciii

* FiG. 201. — Atrophie rénale comprenant de liant en bas trois petits lobules, a, a, artériole -ascendante; h, capsule extérieure; C, limite des substances corticale et médullaire; d, glome-

REIN

înfin, elle peut exislcr sans qu'on puisse découvrir aucune cause ;ertaine (1).

Le rein atrophié peut descendre au poids de 30 à 40 grammes. Il conserve souvent sa forme ; il est lobule si l'atrophie date du jeune âge. Sa couleur estp;ile, grisâtre ou violacée, la consistance est toujours augmentée. Le bassinet est ordinairement très-rétréci. La distinction des substances porticale et médullaire est difficile. Les glomcrules de Malpighi sont atrophiés ; les tubes urinaires ont disparu en partie, ils sont perdus dans le issu fibreux (fig. 201) et forment des kystes; les vaisseaux sont souvent îffacés; les épithéliums persistent, rapetissés. Dans les cas d'hydronéphrose, l'atrophie se fait de dedans en dehors. On peut même ne trouver dans les cas extrêmes que de légers îlots des substances corticale et béduUaire disséminés sur la tumeur.

A. Les sarcomes du rein se rencontrent dès les premières années de la vie ; leur étude est incomplète. Lancereaux regarde comme tels la plupart des cas de cancers observés chez les enfants et les adolescents (2). ï^es adénomes du rein, les adénosarcomes, les myosarcomes sont décrits peuvent comme des cancers du rein.

! Le sarcome revêt la forme encéphaloïdc ou la forme fasciculée (2). Dans les deux cas il donne lieu à une énorme tumeur sphérique, pouvant remplir presque complètement l'abdomen. Son tissu, mou et très-vasculaire, ^ipeut être ramolli au centre, renfermer des kystes et des foyers hémorrha- Igiques. Le néoplasme paraît se développer dans la substance des pyra- ^mides et l'on peut encore reconnaître en certains points, sous la capsule épaissie, l'apparence et la structure de la substance corticale. Avec le microscope, on voit les cellules rondes ou allongées de nou-

fuies de Malpighi atrophiés et disséminés dans le tissu coiijonctif fibreux remplaçant tous les autres éléments, à part, à droite surtout, quelques canalicules urinaires; e, canalicules con- ' tournés de la substance médullaire, eclasiés ou dilatés; f, kystes colloïdes au voisinage de la I papille, produits par l'obturation des tubes sur une grande partie du parcours (E. Rindfleisch, Histologie patholorjique).

! (1) LEm\fiE, Contribution à l'étude du rein sénile, thèse de Paris, mai 1876. — Ch. Huber, Atrophie complète du rein gauche {Archiv fur klin. medicin, Band XVII, p. 312, 1876).

(2) E. Lancereaux, {Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 3° série, t. III, p. 245, 1875. — CoRNiL et Ranvier, Manuel d'histologie pathologique, 3" partie, p. 1079 et fig. 349 et 350, 1876.

Néoplasmes et Dégénérescences des reins.

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