‹ Nouveaux éléments d'anatomie pathologique, descriptive et histologiqueChapitre 195 sur 317 · Sjpliîlis «Jcs reins · texte numérisé non relu

Sjpliîlis «Jcs reins

La syphilis rénale est multiple ; le rein, chez les syphilitiques peut être atteint de dégénération amyloïde ou de néphrite interstitielle (voy. plus haut). Dans des cas de vérole acquise et viscérale, la néphrite interstitielle est partielle, limitée sous forme de noyaux nombreux qui présentent tous les caractères des syphilomes et se caséifient.

Les gommes du rein sont très-rares et se rencontrent dans la substance corticale : ce sont des nodosités du volume d'un grain de chènevis à celui d'une petite cerise, d'une densité fibreuse, jaunes et opaques au centre, grises et transparentes à la périphérie. Les gommes, en se développant, atrophient les tubes urinifères qu'elles englobent. On peut distinguer dans divers points de leur tissu quelques glomérules de Malpighi.

Hyperh.émies, Hémorrhagies rénales; Infarctus. t. — Hyi>crliéniies du rein.

Les caractères de l'hyperhémie ou congestion rénale varient suivan' qu'elle est active ou passive. Dans Yhyperliémie active, liée à une forte pression artérielle, les reins sont ordinairement augmentés de volume, mais parfois ils ne sont pas sensiblement accrus; leur surface est lisse et présente une coloration rouge intense, leur capsule est saine et se détache facilement. Sur une coupe parallèle aux deux faces de l'organe, on constate une injection intéressant presque exclusivement la substance corticale. Celle-ci est d'un rouge rutilant et présente, comme la surface, un pointillé dùà l'injection et à l'augmentation de volume des glomérules qui sont particulièrement atteints dans les cas d'hyperhémie active. Quant à la substance médullaire, sa coloration est à peine modifiée et son apparence striée reste évidente.

Celte forme d'hyperhémie reconnaît des causes nombreuses : une hypertrophie du ventricule gauche, une tumeur comprimant l'aorte au-dessous de la naissance des artères rénales, l'action du froid, l'absorption de certaines substances toxiques ou médicamenteuses. On la rencontre au début des fièvres et elle répond, dans toutes les néphrites, à la première période de leur évolution.

Dans Vliyperhémie passive, provenant d'une tension exagérée du sang dans les veines, les reins, tuméfiés et arrondis, ont une teinte foncée, bleuâtre ou violacée ; les étoiles de Verheyen sont très-dilatées. La cap-

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lie s'enlève facilement. A la coupe il sort du sang noir, abondant et les bx substances présentent une coloration diffuse d'un rouge très-foncé, h n'observe pas le pointillé si manifeste de l'hyperhémie active. Les lomérules sont intacts elle microscope ne fait constater que la dilatation ^s petites veines et des capillaires, ainsi que leur réplétion par des glo- Mes sanguins.

j Le rem cardiaque ou ci/anotiqne, après une hyperhémie passive proijngée, devient plus dur et peut diminuer de volume. Cet état du rein sut être comparé à celui du foie cardiaque. A cette époque, la conges- 0n n'est plus simple, les cloisons sont épaissies et les épitliéliums des ibuli, subissant la dégénérescence granulo-graisseuse, forment à la surce de l'organe des laclies jaunâtres plus ou moins nombreuses. Cette ^'perhémie se rencontre dans les cas d'obstacle au retour du sangvei- 3ax vers le cœur, quand une tumeur comprime les veines émulgentes a la veine cave en aval de ces vaisseaux, et surtout quand une affection itrale ou pulmonaire a déterminé l'insuffisance du cœur droit.

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