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APPAREIL DE L'U R I N AT I ON

Dans les calices el le bassinet, outre les sables, on peut trouver de? concrétions plus ou moins volumineuses. Suivant leurs dimensions, ces i concrétions prennent le nom de graviers ou de calculs. Ce sont des gfra-j viers tant que leur volume leur permet de s'introduire dans les uretères :| || ils ne peuvent guère dépasser la grosseur d'un pois et sont généralemenlj comme des grains de cliènevis. Leur nombre peut être grand et atteinl i le cliitTre de cinquante et même de cent. Leur l'orme est des plus varia- j bles, ils sont souvent taillés à facettes quand ils sont nombi eux. Leur sur- j face peut être lisse (gravelle pbospliatique) ou rugueuse, muriforme (gra- 5 veile oxalique). Leur couleur est généralement fauve; elle change quano j les graviers sont recueillis depuis un certain temps et se modifie suivanli \ leur composition. De là résulte la distinction des graviei's en gravelléj i rouge (acide urique) el gi'avelle blanche (phosphate de chaux), espèces! |i principales auxquelles on en joint deux autres : la gravelle fauve (oxalate|li de chaux) et la gravelle grise (phosphate ammoniaco-magnésien). Les' | graviers sont beaucoup plus dui's et plus denses dans la gravelle rougt i que dans la gravelle blanche. I (

Le calcul rénal })eut atleindre le volume d'un œuf de poule ou d'oie,j ( Il est ordinairement unique, quelquefois multiple. Les calculs multiples| j présentent souvent des facettes. 1 1

Quand le calcul est unique et volumineux, il tend à prendre la forme,; i( des cavités qui le contiennent. Du bassinet il se prolonge dans les calices^ij et l'uretère, il constitue finalement un calcul rameux. J'en ai déposé ui3i| jj bel exemple au musée Dupuylren. Si le calcul rénal résulte de la réunion d&j plusieurs calculs plus petits entre lesquels l'urine a conservé son cours,ii 1 il peut avoir la forme annulaire. On trouve dans les calculs lesmèmed^ substances ([ue dans les graviers et, ici encore, la couleur, la dureté, lar densité varient suivant la composition. En outre, cette composil ion cstlj souvent complexe et certains calculs sont dus à la juxtaposition de troish et même quatre substances diiférentes. Les calculs simples peuvent être ' formés d'acide urique ou d'oxalate de chaux, rarement de phosphates.] i Les calculs mixtes présentent, sur une coupe faite à la scie, un ou plusieurs noyaux et une écorce formée elle-même de plusieurs slrati-, ficalions concentriques, différentes par leur nature chimique, dissemblables par leui'S propriétés physiques. Ortiinairement l'acide urique' forme le noyau et l'écorce se compose de couches distinctes d'oxalate de; chaux, de carbonate et de phosphate de chaux, de phosphate ammoniaco-; magnésien. L'acide urique peut se retrouver entre les couches de l'écorce; ou à la surface de celle-ci. L'écorce peut être incomplète et le noyau émei'ge en un ou plusieurs points; ce noyau est quelquefois formé d'oxa-; late de chaux et même de mucus ou de sang. Les substances qui consti-' tuent les calculs simples ou mixtes peuvent êti'c à l'état amorphe ou à'

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état cristallin. Dans les calculs mixtes, on peut voir alternativement des ouches cristallines et des couches amorphes. L'état amorphe est dû à la résence de mucus ou de sels étrangers s'opposant à la cristallisation régulière de la substance constitutive.

Certaines concrétions ont pour base la cysline ou la xanthine. La cys- ^ne existe dans les sédiments à l'état de prismes ou de tablettes hexalonales, pouvant se réunir de manière à former des graviers et des jalculs dont la couleur est jaune pâle, la surface mamelonnée, la issure brillante, la structure radiée. Au centre de ces calculs se trouve 'arfois un noyau d'acide arique et, à leur surface, une écorce de phosphates. La xanthine peut également se présenter sous forme de sables, e graviers et de calculs. Les concrétions de xanthine sont d'un jaune )ncé et lisses à la surface. Elles sont très-dures, leur substance est morphe (voyez Calculs vésicaux).

Dans la lithiase rénale, le rein, les calices, le bassinet, l'uretère peuent être sains, mais ordinairement on observe des lésions plus ou moins rrofondes de ces parties : la néphrite interstitielle ou suppurative, la Myélite catarrhale, la pyélite suppurée et ses conséquences, ulcérations, erforations du bassinet, phlegmon périnéphrétique. Outre ces complicaons inflammatoires qui ont été décrites plus haut, la lithiase rénale, en lettant obstacle à l'écoulement de l'urine, détermine encore la dilaition des calices, du bassinet et de l'uretère (hydronéphrose), ou celle es canalicules urinifères (kystes rénaux).

Butter, Concrétions des reins (Hist. de la Société royale do médecine, p. 208, 1779). — \RLii, On rénal Calculi (Med.-chir. Transactions, vol. 11, p. 211, London 1820). — Lorain, \'ste et calculs du rein (Gaz. méd. de Paris, p. 417, 1854). — Hodann, Der Harnsaiireinfarct. reslau, 1855. — Oldfield, Étude sur les calculs du rein, th. de Paris, n° 93, 1863. — Béhieu, ystc et calculs du rein (Gaz. hebdom. de méd. et de chir., p. 413, 1867). — Church, Two tecimens of rénal Calculus (Transact. of the Patliological Society of London, t. XX, p. 239, S69). — Mac-Carthy, An Account of some rénal Calculi (Med.-chir. Transactions, p. 263,1872). !- FURSTNER, Zwei seltene Falle von Concremcntbildung in den Harnorganen (Archiv fiir ithol. Anat. und Physiol., t. LIX, p. 401, 1873). — Samuel Gee, A case of rénal Calculi (Medicolirurgical Transactions, t. LXII, p. 77, 1874). — Rosenstein, Traité prat. des maladies des lins, trad. Bottentuit et Labadie-Lagrave, p. 548, 1874. — P. Budin, Enfant à terme mort indant le travail et dans les reins duquel on a trouvé des infarctus uratiques (Bulletin de la ic. anat. de Paris, p. 498, 1875). — E. Lancereaux, Concrétions rénales (Dictionnaire ency- Dpédique des sciences médicales, art. Rein, 3« série, t. III, p. 279, flg. 16, 1875).

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