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Parasites vésicaux

Les parasites animaux de la vessie humaine peuvent être des hydatides à Echinocoques, parvenues par rupture dans sa cavité, ou des Ascarides migrateurs. Le plus remarquable de tous est un Distome, le Bilharzia hœmatobia, qui n'existe pas en Europe, mais qui est très-fréquent en Egypte et dans d'autres parties de l'Afrique. J'ai observé les œufs de cet helminthe, avec Guyon et Méhu, à l'hôpital Necker, dans l'urine d'un malade ayant habité le Caire. Ce parasite est une cause fréquente des hématuries endémiques de ces contrées.

Le Distomum hœmatobium, Bilharzia hœmatobia, découvert par Bilharz en 1851, a des sexes distincts (voy. fig. 210). Le mâle, long de 7 " à 9 millimètres, est nettement divisé en deux parties inégales. Le segment I antérieur ou céphalique, très-grêle, ne représente que le dixième de las

longueur totale. Le segment postérieur offre, à la partie moyenne de sa face inférieure, le pore génital et, en avant de ce dernier, jusqu'à ;! l'union des deux segments du ver, une rainure j longitudinale très-profonde ou canal gynéco- 1 phore (iig. '2)9, e, f, g, h, i). Ce canal renferme | la femelle de telle façon que l'extrémité cépha-l lique de celle-ci émerge en avant et son extré-| mité caudale en arrière. La femelle est doncJ beaucoup plus mince que le mâle; son corpsJ ne présente pas deux segments distincts ; il est! uniforme et comme rubané (fig. 219, a, b, c).| Les œufs sont ovoïdes, effilés à l'une de leurs! extrémités ; les embryons libres sont ciliés. I Ces parasites, passant des veines dans lesj

FiG. 219. — Bilharzia hieina- Capillaires dcs muqueuscs urinaire et diges-| '"^■'^ *• tive , déterminent de notables altérations de cea

membranes. La face interne du bassinet présente des plaques saillantes forn mées profondément par une très-forte injection ou un extravasal sanguid de la muqueuse, superficiellement par une croûte calcaire gris-jaunâtre ,j

* FiG. 219. — Distomum lisematobium ou Bilharzia hœmatobia, mâle et femelle, accouplés eta fortement grossis; a, b, c, la femelle, placée en partie dans le canal gynaecophore du màlei «, extrémité antérieure ; c, extrémité postérieure; (/, le corps vu par transparence dans le canal J e, f, g, h, i, le mâle; e, f, canal gyiiœcophore enlr'ouvert et d'oii la femelle est extraite en partie» , ventouse liuccale; /.■, ventouse ventrale; entre i et k, le tronc, et derrière h, la queue (d'aprèJ Bilharz). I

VESSIE

renfermant des œufs et des globules sanguins. Les œufs de Distome hématobie peuvent même devenir le point de départ de calculs uratiques, de là une cause de la fréquence des calculs urinaires en Egypte. L'iiydronéphrose, l'altération secondaire des reins et même la pyélo-néphrite suppurée résultent du parasitisme du Billtarzia. Les uretères, la vessie et même la muqueuse intestinale peuvent présenter les mêmes lésions.

Les parasites végétaux observés dans la vessie sont des algues : la Sarcine (voy. p. 151), le Leptoynitus urophilus et des Leptothrix trouvés par Kuessner dans un cas de diabète (1).

L'absence totale de la vessie accompagne le vice général de conformation de tout l'appareil urinaire, elle est exceptionnelle. La petitesse excessive, le fractionnement de la vessie en petites loges par des cloisons plus ou moins complètes sont plus rares que sa division médiane antérieure et surtout postérieure.

On voit parfois la vessie prolongée en haut par l'ouraque dilaté et s'ouvrant au dehors ; la paroi postérieure de la vessie peut même s'appliquer sur l'ouverture anormale et faire procidence. La paroi antérieure de la vessie étant divisée et même faisant défaut, ainsi que la paroi abdominale, on a Vexstropliie ou Vexstroversion vésicale. La symphyse pubienne n'est ji pas fermée, et on trouve à la place une excavation des parois abdominales ' constituée par la partie postérieure de la vessie rattachée directement aux côtés des téguments abdominaux et en bas avec l'urèthrc fendu, ouvert ou étalé (épispadias). Quand la vessie est divisée en arrière, l'urèthre et le scrotum sont pareillement fendus et ouverts (hypospadias) ; à un degré extrême, les organes génitaux et le rectum sont réunis en un cloaque.

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(1) KvEiSJiZR, Leptothrixivudiei'ungen in der Harnblase {Berliner klin. Wocheîisrhrift,^. 278, 1876).

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