Anémie cérébrale
V anémie du cerveau coïncide ou non avec un peu d'œdème cérébral. Parfois les méninges sont même sèches ; d'autres fois elles sont hyperhémiées et contrastent avec la teinte blanchâtre de l'encéphale. Une décoloration et une grande pâleur de la substance nerveuse grise et blanche caractérisent l'anémie au summum.
a. — mélanéiuie cérébrale.
On dit qu'il y a mélanémie cérébrale lorsqu'il s'est produit une accumulation de granulations pigmentaires dans les capillaires du cerveau. Avec le microscope, on trouve les moindres vaisseaux, parfois même les petites artérioles, dilatés et remplis de pigment noir qui peut en obturer la lumière.
APPAREIL DE L'INNERVATION
Ordinairement il y a coexistence de dépôt de pigment dans d'autres organes : le foie, les poumons, etc., parce que l'origine de la mélanémie remonte à des fièvres intermittentes avec lésions de la rate (voy. p. 317 et 699).
Hémorrhagies cérébrales.
Lliémorrhagie cérébrale, Vhémato-encéphalie, un peu plus fréquent du côté droit que du côté gauche, se présente sous deux formes : l'hémor* rhagie capillaire et l'hémorrhagie en foyers.
Lliémorrhagie capillaire (apoplexie capillaire de Gruveilhier) occupe tantôt les circonvolutions, tantôt les parties centrales. La substance cérébrale, un peu ramollie, est parsemée de petites taches ou de points rouges formés par du sang coagulé. Par une dissection attentive, on trouve que ces gouttelettes rougeâtres sont appendues aux vaisseaux, autour desquels le tissu cérébral est d'une teinte rouge clair. Les capillaires sont ordinairement atteints de dégénérescence graisseuse des parois. Le vaisseau capillaire qui. a fourni le sang est le siège d'anévrysmes disséquants; la gaine lymphatique est distendue par les hématies de manière à former des renflements sphériques, cylindriques ou fusiformes (voy. fig. 288) ; les globules rouges se sont également infiltrés entre les éléments nerveux. Ces derniers sont déchirés, avec fragmentation de la myéline. Dans la lésion encore récente on trouve du pigment jaune, brun, isolé ou passé dans les globules blancs. Quand l'hémorrhagie est très-ancienne, on voit des taches noirâtres, brunes ou ardoisées, formées par du Fig. 288. — Anévrysmes disse- pigment bruu OU noir, avcc des cristaux d'héquants dos capillaires du car- matoïdinc siégeant dans le tissu cérébral, dans
la gaîne lymphatique et dans la cavité du capillaire. A la longue, on ne trouve plus que des cavités, des lacunes petites, sphériques ou allongées, à la place tant des éléments du sang résorbés que des vaisseaux très-altérés ou détruits en majeure partie.
L'hémorrhagie cérébrale en foyers a lieu quand le sang fait irruption dans l'épaisseur du tissu cérébral en écartant et en déchirant les éléments nerveux. La confluence d'un grand nombre de points d'hémorrhagie capillaire peut constituer des foyers; on trouve souvent à la périphérie des collections sanguines de grand volume (voy. fig. 289) , de petits foyers disséminés ou des points d'hémorrhagie capillaire. Les hémorrhagies peuvent encore avoir lieu dans des néoplasmes, sarcomes mous, tumeurs à myélocytes, etc.
ENCÉPHALE. 985
Le siège des hémorrhagies cérébrales peut se trouver dans tout l'encéphale, mais le plus souvent on les voit dans les corps striés ou les couches
FiG. 289. — Hémorrhagie cérébrale en grands foyers entourés de petites liémorrhagies
capillaires *.
optiques ; ce sont donc les branches terminales des artères cérébrales moyenne et postérieure qui sont surtout atteintes.
Les foyers sanguins ont une forme ronde ou ovale avec des prolongements et des anfractuosités ; à la surface du cerveau, la cavité est étalée avec aplatissement des circonvolutions du côté lésé. Le volume varie depuis celui d'une tête d'épingle jusqu'à celui du poing; rarement il occupe tout un hémisphère; lorsqu'il est situé sous le ventricule latéral, il peut y faire irruption, traverser le trou de Monro et le scptum lucidum pour aller dans le ventricule opposé ; ou bien il suit l'aqueduc de Sylvius pour arriver dans le quatrième ventricule; enfin il peut s'étendre sous la piemère, qui s'infiltre de sang.
Ordinairement les grands foyers sont uniques ; parfois cependant il en
* FiG. 289. — Hémurrhagie cérébrale en grands foyers disséminés, entourés d"béraorrhagies capillaires. A, portion do substance cérébrale avec des hémorrhagies capillaires piquetées ; B. B, foyers de grandeur variable, entourés de petites hémorrhagies. Grandeur natiu-elle.
APPAREIL DE L'INNERVATION
existe plusieurs et même ils sont symétriques (fig. 290). Il n'est pas rare de trouver plusieurs fbyers d'âge diflerent. Dans le cas de grand foyer,
FiG. 290. — Foyers multiples et volumineux d'hémorrhagie cérébrale *.
l'hémisphère lésé est plus arrondi, plus exuhérant ; la pie-mère est anémiée, tendue, les circonvolutions comme exsangues. Lorsque le foyer est petit, il y a plutôt congestion encéphalique générale.
Dans l'hémorrhagie récente et pendant une à deux semaines, on voit un caillot rougeâtre, noirâtre, homogène, mélangé souvent avec de la matière nerveuse. La paroi est rouge dans une étendue de quelques millimètres ; elle est irrégulière, tomenteuse, déchiquetée, parfois comme diffluente ; la mollesse du tissu va s'effaçant à mesure qu'on s'éloigne du caillot, ce qui se constate par un filet d'eau, qui détache peu de détritus nerveux à une certaine distance du foyer hémorrhagique.
L'état des vaisseaux qui a été soigneusement cherché et apprécié dans ces derniers temps fait préciser la cause de l'hémorrhagie. Pour constater les lésions vasculaires, il faut faire macérer le caillot dans l'eau avec la substance cérébrale pour ne laisser que le lacis vasculaire. On peut voir
* Fig. !290. — Cerveau avec des foyers multiples volumineux d'hémorrhagie cérébrale. A, foyer liémorrhagique volumineux, mais avec des portions de substance cérébrale interposée ; il est situé sur la deuxième circonvolution frontale ; B, B, deux autres foyers plus petits, bien collectés, ]ilacés sur la première circonvolution frontale à gauche; C, un foyer plus volumineux et oblong placé sur la première circonférence frontale droite; F, F, circonvolutions frontales ascendantes droite et gauche.
ENCÉPHALE
lors les anévi'vsmes miliaires qui sont situés sur les artérioles. Charcot et ouchard (1) ont môme pu constater des anévrysmes ouverts dont le lillot se continuait avec le caillot du foyer, montrant ainsi la cause de hémorrhagie. Ces anévrysmes sont dus à l'artériosclérose ou à lapériartéite, tandis que le ramollissement serait dû surtout à Tendartérite ; mais n rencontre souvent chez le même sujet ces diverses lésions. Les anérysmes miliaires (voy. fig. 288") se trouvent par ordre de fréquence ans les couches optiques, les corps striés, les circonvolutions et la pielère.
Le foyer sanguin cérébral éprouve des transformations remarquables : 3 caillot se rétracte, le liquide se résorbe, et la matière colorante du sangubit les modifications suivantes : elle passe à l'état de pigment jaune, ouge, et forme des cristaux d'hématoïdine. Les portions de tissu nerveux létruites se détachent et composent une bouillie noirâtre, puis couleur chocolat, enfin safranée. Avec le microscope, on voit de nombreuses granulations graisseuses, protéiques, formant une sorte d'émulsion de jraisse, des granulations pigmenlaires, des débris de globules rouges dtérés, de leucocytes, et des cristaux de forme variée. Pendant ce temps, uitour du foyer, il se produit une membrane fibreuse, conjonctive, memirane de formation nouvelle, visible un mois après le début de l'altération.
Ultérieurement, les parois du foyer s'épaississent et renferment du )igment, des corps granuleux, des cristaux d'hématoïdine. Le contenu qui essemble à de la sérosité trouble et louche devient de plus en plus transi)arent et limpide; parfois on peut le sentir en palpant le cerveau, il lonne une sensation de fluctuation.
Les kystes qui succèdent aux foyers sanguins hémorrhagiques et qui sont dus à un processus inflammatoire névroglique et périphérique ont diverses terminaisons : tantôt ils restent remplis d'un liquide citrin et entourés d'une membrane fibreuse ; tantôt la sérosité est résorbée, les parois se rapprochent et on ne trouve plus finalement qu'une cicatrice hémorrhagique renfermant quelques cristaux d'hématoïdine. La matière colorante du sang s'infiltre à travers le tissu nerveux et les gaines lymphatiques, dans lesquels on voit des cristaux d'hématoïdine, des globules rouges déformés, des granulations graisseuses et pigmenlaires, des corps granuleux cellulaires, ou bien formés par de simples agglomérats de graisse.
Les hémorrhagies cérébrales corticales peuvent à la longue ressembler aux plaques jaunes qui appartiennent surtout au ramollissement. Les hémorrhagies des ganglions cérébraux opto-striés, voisines des ventri-
(1) CiiARCOT et Bouchard, Nouvelles recherches sur la pathogénie de l'héniorrhagie cérébrale {Archives de phijsiologie normale et pathologique, t. I, p. 123-125, et planche V, 1868).
APPAREIL DK L'INNERVATION.
cules, produisent en se résorbant une dépression de la paroi ventriculaire ayant l'aspect d'une cicatrice, mais en différant absolument par l'absence de toute perte de substance à la surface.
En résumé, pendant deux, ti'ois ou six jours, le caillot sanguin de l'hémorrhagie cérébrale reste noir et homogène ; puis du huitième au douzième jour, le liquide se résorbe; du quatorzième au vingtième, le caillot se densifie, devient plus solide, d'une couleur d'ocre. Mais il existe souvent des var iétés qui font exception à cette règle, qui n'a rien d'absolu. Le travail d'encéphalite, secondaire et sclérosique commence vers le huitième jour; la membrane kystique est déjà nette vers le vingtième et elle se vascularise vers le trentième jour. D'ailleurs, plusieurs causes peuvent entraver l'évolution physiologique précitée : un ramollissement adjacent trop étendu , l'encéphalite secondaire trop forte, une nouvelle hémorrhagie.
Les altérations secondaires survenant à la suite de l'hémorrhagie céré- » brale sont importantes. Le foyer sanguin a détruit des fibres nerveuses dont les extrémités sont séparées par une cicatrice, une cavité, une lacune ; il en résulte une sorte de section spontanée des filets nerveux, section qui entraîne des atrophies, des dégénérations semblables à celles qui sont consécutives à une section expérimentale d'un nerf. De là, deux sortes d'atrophies secondaires, l'une qui est encéphalique produisant l'atrophie du cerveau, l'autre qui est spinale ou médullaire amenant des dégénérescences de la moelle. Parfois une lésion d'un hémisphère cérébral entraîne l'atrophie d'un hémisphère cérébelleux du côté opposé.
L'hémorrhagie cérébrale peut se produire dans des affections diverses, dans le scorbut, les fièvres éruptives et infectieuses graves (variole, fièvre typhoïde), dans la leucocythémie, etc. On leur a donné pour causes fréquentes l'altération athéromateuse des vaisseaux et l'hypertrophie du cœur. Sans rejeter l'influence de ces lésions intéressant les branches artérielles de l'hexagone artériel, ou du cercle de Willis, il faut reconnaître que l'ectasie des petits vaisseaux capillaires et artériels, que les altérations par anévrysmes miliaires, sont la cause productrice la plus réelle et la mieux démontrée.
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KNCÉPH ALK.
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Ramollissement cérébral.
Le ramollissement cérébral résulte de la suspension du travail nutritif dans les régions de l'encéphale, qui cessent d'être irriguées, par suite de l'oblitération d'un vaisseau sanguin. C'est donc une mortification' cérébrale. L'ischémie est le phénomène primordial, mais on ne la voit guère dans les autopsies, et on ne trouve que des lésions plus avancées.
Le ramollissement peut se produire par embolie ou par thrombose ; chez les sujets jeunes, l'embolie provient du cœur gauche, c'est un fragment fibrineux, un débris de végétation de l'endocarde, détaché dans le rhumatisme, l'endocardite ulcéreuse, etc. L'artère sylvienne gauche est oblitérée plus fréquemment que les autres artères du cerveau. Chez les sujets âgés, l'aorte est souvent l'origine de l'embolie. On trouve souvent avec l'embolie cérébrale des infarctus dans la rate et les reins.
La thrombose artérielle résulte de l'athérome des vaisseaux de la base du cerveau, arrivant dans la vieillesse, chez les individus alcooliques, les cancéreux, les tuberculeux, en un mot dans le marasme. L'endartérite amène la coagulation du sang par les bosselures bourgeonnantes, les saillies inégales de la paroi intérieure des vaisseaux. Les oblitérations des sinus veineux sont dues à des causes locales ou éloignées et celles des capillaires viennent de leur état granulo-graisseux ou de leur calcification. En résumé, le ramoUissement cérébral est dû tantôtà des embolies, tantôt à des thromboses artérielles produites par l'athérome, tantôt à une gêne circulatoire causée par l'endartérite chronique, d'autrefois h des lésions des sinus veineux et des capillaires granulo-graisseaux.
L'aspect de |la lésion est différent dans la substance grise et dans la
APPARKIL DE L'INNERVATION.
substance blanche. Le ramollissement de la substance grise dans sa première phase, 36 à 48 heures après l'oblitération artérielle, a été appelé ramollissement rouge. La partie lésée est rouge ou rose foncé, plus colorée à la périphérie qu'au centre, saillante à cause de la réplétion des vaisseaux ; souvent les capillaires se sont rompus, on voit alors de petites hémoi'rhagies punctiformes.
Avec le microscope, on constate la dégénérescence graisseuse des éléments nerveux. La myéline se résout en fines granulations graisseuses, il en est de même pour les cellules, pour les myélocytes et les globules blancs, qui forment aussi des corps granuleux. Les vaisseaux remplis de sang laissent voir le pigment hématique et la librine qui se divise en petits grains.
Dans ce ramollissement rouge, l'ischémie ou l'anémie, par arrêt du cours du sang, modifie la structure des éléments encéphaliques et le vaisseau peut se rompre comme dans l'infarctus pulmonaire (voy. p. 665). On a, dans ce sens seulement, le ramollissement hémorrhagipare.
Dans une phase ultérieure, les parties lésées ne sont plus saillantes ; les
FiG. 291. — Kamollissement du cerveau*.
plaques rouges se transforment en plaques jaunes, molles, elles s'étendent parfois atout un lobe, c'est le ramollissement jaune (voy. fig, 291). Cette coloration pourrait faire croire à la présence de l'hématoïdine, mais on n'en trouve pas. Un simple filet d'eau désagrège facilement les plaques
* Fig. 291. — Ramollissement de la substance corticale du cerveau. A, limite du foyer de ramollissement et de la substance cérébrale, C, non encore ramollie; B, corps granuleux et matière grasse ; D, D, vaisseau en voie de dégénérescence granulo-graisseuse (K. Riiidfleisch),
ENCÉPHALE
plaques jaunes. D'autrefois les plaques sont indurées, et sont placées à Ja surface des circonvolutions aplaties, jaunâtres, ridées.
Avec le microscope, on voit une émulsion de g raisse, beaucoup de corps granuleux, les parois vasculaires sont rendues opaques par les granulations graisseuses. Les divers éléments sont granulo-graisseux, enfin la graisse elle-même peut se présenter sous la forme de cristaux ou aiguilles de margarine et d'acide stéarique.
Le ramollissement de la substance blanche, appelé ramollissement blanc, se montre principalement dans le centre de l'infarctus qui se liquéfie : on trouve alors une cavité remplie d'un liquide blanchâtre analogut^ à du lait de chaux ; la cavité est parcourue par des filaments vasculaires ; les parois sont irrégulières et tomenteuses.
On constate avec le microscope que ces parois contiennent des vaisseaux et des éléments nerveux. Les vaisseaux sont couverts de granulations graisseuses: les uns sont remplis d'hématies, les autres sont vides ou renferment une matière grenue et jaunâtre; leur gaine lymphatique, irrégulièrement dilatée, contient des cellules chargées de granulations pigmentaires ou graisseuses.
Dans une deuxième phase, la résorption est complète; tantôt on n'a plus qu'une cicatrice dépnmée, tantôt une lacune de grandeur variable. D'autres fois il se produit une légère encéphalite interstitielle autour du foyer: de là une membrane limitante conjonctive, qui se vascularise. Enfin, au bout d'un à deux ans, on ne trouve plus qu'un kyste, rempli d'un liquide séreux transparent, dont les parois contiennent peu de pigment sanguin, ce qui les différencie des kystes consécutifs à l'hémorrhagie cérébrale.
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Œdème cérébral, Hydrocéphalie.
h'œdème cérébral est l'infiltration séreuse du tissu de l'encéphale. Sur une coupe de la substance blanche on voit suinter du liquide, ce qui
Al> AREIL DE L'INNERVATION.
donne un brillant spécial, rappelant l'éclat de la porcelaine. Lorsque la lésion est considérable, la matière cérébrale est molle comme de la pâte, et d'un blanc mat ; en même temps on constate du liquide dans les espaces sous-arachnoïdiens, dans les ventricules. Parfois il existe un ramollissement par imbibition de la voûte à trois piliers.
V hydrocéphalie est due à un liquide séreux remplissant les cavités ou ventricules de l'encéphale; elle peut débuter pendant la vie intra-utérine, être congénitale, ou se développer plusieurs mois ou peu d'années après la naissance. L'hydrocéphalie avec hernies cérébrales est un vice de conformation assez fréquent : de même l'anencéphalie, l'hémicéphalie, qui sont des lésions intra-utérines s'accompagnant d'hydropisies intracrâniennes.
Dans V hydrocéphalie chronique ordinaire, le crâne est volumineux, excepté pour certains crétins, chez lesquels la consolidation des sutures a été prématurée ; il peut mesurer 40, 50 centimètres ; une pièce du musée de Gruikshank mesure 1",'40 de circonférence. Les os de la voûte sont amincis et plus étalés, mais parfois épaissis ; les fontanelles sont élargies, on trouve dans leurs membranes des aiguilles osseuses de formes variées. La boîte crânienne est déformée : le frontal, l'écaillé du temporal et l'occipital sont projetés en dehors; les os de la base varient peu ou point. Un seul côté du crâne peut se dilater, tantôt l'occiput s'allonge, tantôt le sinciput s'élève en pain de sucre. Le diamètre vertical est souvent raccourci, aussi le globe oculaire proémine. On trouve par places des tumeurs fluctuantes, souvent les méninges sont très-minces, les ventricules distendus par un liquide séreux, et les hémisphères réduits à l'épaisseur d'une feuille de papier. Les deux substances se confondent, les circonvolutions sont à peine indiquées. L'épendyme ventriculaire offre une épaisseur anormale, il est vascularisé et parfois avec de petites granulations dues à un travail inflammatoire. Le corps strié, la couche optique, le noyau lenticulaire sont déprimés; les pédoncules écartés, les nerfs optiques et le chiasma se trouvent aplatis ainsi que les tubercules quadrijuineaux et la protubérance annulaire. Enfin, par suite de l'amplitude des ventricules latéraux, la voûte, les commissures, le corps calleux et le septum sont déchirés, distendus, à peine appréciables. Les nerfs de la base sont comprimés, ainsi que la partie supérieure du cervelet.
Les éléments nerveux vus au microscope sont altérés, les cellules granuleuses ; on trouve généralement un grand nombre de corps amyloïdes. La quantité du liquide varie depuis 50 à GO grammes jusqu'à 2 kilogrammes; il contient une légère proportion d'albumine et du chlorure de sodium, une matière organique peu différente de la leucine.
On rencontre parfois une hydrocéphalie chronique physiologique chez les vieillards ou chez les sujets qui ont subi une diminution de volume
ENCÉPHALE. 993
de l'encéphale ; il se produit un espace vide, qui est comblé par une hypersécrétion du liquide céphalo-rachidien.
Lésions du cerveau dans diverses maladies.
Les altérations du cerveau, quoique difficiles à apprécier et parfois égères dans le cours de plusieurs maladies, ont été notées assez souvent 30ur faire partie de leur anatomie pathologique. J'en présenterai un résumé rapide.
Plusieurs maladies regardées comme des névroses offrent de la congestion cérébrale. De plus, le tétanos, Vhydrophobie et d'autres affections oonvulsives montrent de la congestion de l'isthme de l'encéphale, des corps striés, des couches optiques, de la substance grise des circonvolutions, de la substance grise du cervelet. J'ai, dans un cas de rage, trouvé un grand nombre de noyaux de formation nouvelle dans la névroglie cérébrale à la base du cerveau. Ces noyaux se coloraient fortement par le carmin.
Dans les fièvres érupiives, et en particulier dans la scarlatine, on a trouvé l'hyperhémie cérébrale. Les maladies infectieuses, fièvre typhoïde, typhus, choléra, fièvre jaune, offrent la congestion, l'œdème, l'apoplexie capillaire. Mesnet a vu la méningite dans le choléra. De plus, la méningoencéphalite, les abcès, fétat trouble et granuleux des cellules, faccumulation du pigment dans les capillaires cérébraux ou le long de leur paroi, ont été constatés chez les sujets morts de maladies infectieuses. Dans la fièvre jaune, Jackson signale la turgescence du cerveau.
La fièvre puerpérale, Vinfection purulente ont offert des abcès cérébraux métastatiques et disséminés.
On trouve dans le rhumatisme articulaire aigu de l'hyperhémie cérébrale, de la méningo-encéphalite, du ramollissement. Les lésions congestives sont accompagnées d'exsudat séreux, sérofibrineux ou séropurulent, ayant le caractère des exsudats articulaires (voy. p. 937). Dans la goutte rétrocédée, on a signalé des épanchements séreux, mais sans dépôts uratiques sodiques.
Marchai de Calvi a noté dans le diabète de la congestion, de l'hémorrhagie cérébrale et méningée, de la périencéphalite diffuse, du ramollissement partiel.
Les altérations de la syphilis ont été exposées à la page 98^. Le rachitisme offre parfois une hypertrophie cérébrale fausse, car les éléments nerveux ne sont pas eux-mêmes accrus de nombre et de volume. L'hypertrophie est dans la matière unissante névroglique. Le cerveau des sujets morts de leucocythémie a montré à Lancereaux une accumulation de
APPAREIL DE L'INNERVATION
leucocytes dans les capillaires; à Ollivier et à Ranvier, de l'œdème, des hémorrhagies soit capillaires, soit en foyer. Dans les états cachectiques divers avec marasme, le cerveau perd de son poids, s'atrophie et s'anémie.
Les intoxications portent leur action sur le cerveau. VeJicéphalopathie saturnine présente un accroissement de volume (voy. p. 971); le tissu est jaunâtre, induré, parfois avec un étal graisseux particulier. Guibourt et Orfila y ont constaté la présence du plomb; Grassi en a trouvé pareillement chez le malade que j'ai observé (voy. p. 972). Les sujets qui succombent empoisonnés par la vapeur du charbon ont de l'hyperhémie cérébrale, parfois au contraire de l'anémie, enfin des hémorrhagies ou du ramollissement (Th. Simon). V alcoolisme chronique détermine les lésions de l'encéphalite interstitielle, parfois la dégénérescence graisseuse, surtout dans les couches corticales. Dans Vergotisme convulsif, Boyoana trouvé chez les animaux des stases sanguines de l'encéphale, ainsi que du canal rachidien. Avec V intoxication palustre, on constate des stases congestives, de l'induration, parfois du ramollissement, et surtout l'accumulation du pigment mélanémique dans les capillaires ou à leur pourtour (voy. p. 983). Quant à Vurémie, ses lésions ne sont pas constantes, mais l'hyperhémie cérébrale et méningée, ainsi que de fines extra vasations , ont été constatées.
Les maladies locales produisent dans le cerveau des lésions venues de proche en proche, par exemple les altérations du crâne et des méninges, qui exercent à la longue une compression et amènent l'atrophie cérébrale limitée. Les affections de l'œil, de l'oreille, donnent lieu à des encéphalites suppuratives. On a noté des abcès consécutifs à des altérations des fosses nasales, des sinus. L'érysipèle agit par voisinage en gagnant les méninges.
Les lésions de la moelle épinière ont une influence limitée pour déterminer des lésions cérébrales. Les dégénérescences ascendantes deVulpian ne dépassent pas ordinairement l'isthme ou les ganglions.
Enfin, les maladies des voies respiratoires et du cœur amènent les lésions de l'asphyxie, de l'anoxémie, de la stase sanguine et le ramollissement embolique cérébral. Les maladies des reins, surtout dans la néphrite interstitielle, coexistent avec l'artério-sclérose cérébrale et des hémorrhagies, des congestions et apoplexies fixes urémiques. Les altérations graves de Y appareil digestif ou génito-urinaire occasionnent l'hyperhémie ou l'état opposé d'anémie cérébrale.
ENCÉPHALE
Des localisations cérébrales.
Le système de Gall n'a été qu'une tentative hypothétique de localisation cérébrale basée sur la cranioscopie ; Broca l'un des premiers a démontré que l'anatomie humaine et l'anatomie comparée prouvent l'existence d'organes distincts dans les circonvolutions fondamentales. L'anatomie pathologique venant à l'aide de la clinique a fait découvrir la faculté du langage; les vivisections et l'anatomie morbide tendent à établir la localisation des mouvements volontaires.
A. Localisations dans la substance grise corticale. — Dès l'année 1861, Paul Broca soutenait, d'après ses recherches, que les lobes antérieurs des hémisphères cérébraux étaient le siège des facultés les plus élevées de l'intelligence ; il concluait « que l'eltsemble des circonvolutions ne constitue pas un seul organe, mais plusieurs groupes d'organes, et qu'il y a dans le cerveau de grandes régions distinctes correspondant aux grandes régions de l'esprit ». Puis, se mettant à l'œuvre, il observe des malades qui avaient de Vaphémie (ou aphasie), c'est-à-dire l'abolition de la faculté du langage articulé, sans paralysie des muscles de l'articulation. Ayant cherché et ayant examiné les lésions, il arrive à localiser la faculté du langage dans la moitié ou le tiers de la troisième circonvolution frontale, surtout gauche, localisation reconnue vraie par des observations nombreuses coUigéespar Lucas-Championnière, Wernher, Lépine, etc., etc. De plus, Broca a expliqué heureusement la localisation à gauche, en disant que le langage articulé constitue une sorte de fonction artificielle acquise par une gymnastique portant son action sur l'hémisphère gauche. C'est ainsi que le droitier devient aphasique par une lésion située à gauche, et le gaucher par une lésion de la troisième circonvolution droite.
L'étude de la localisation des mouvements volontaires a eu pour point de départies expériences de Fritsch et Hitzig, montrant que l'on pouvait déterminer des mouvements par l'excitation électrique de l'écorce cérébrale qui occupe les parties antérieures des hémisphères. Hitzig a observé sur un singe (Innuus Rhésus) que les centres moteurs siègent au niveau ou dans le voisinage des deux circonvolutions ascendantes qui limitent le sillon de Bolando; ces indications peuvent servir à préciser la situation probable des centres moteurs chez l'homme. liC centre des mouvements des membres inférieurs serait le haut de la circonvolution pariétale ascendante, tandis que en avant et à cheval sur le sillon de Rolando se trouverait le centre des membres supérieurs. De plus, le centre
APPAREIL DE L'INNERVATION
des mouvements de la tête et du cou existerait à la partie postérieure de la première frontale, Contre la frontale ascendante; phis bas on trouverait le centre pour les mouvements des lèvres, et encore plus bas le centre des mouvements de la langue. C'est en ce point que siège la faculté du langage, c'est-à-dire la partie postérieure de la troisième circonvolution frontale.
Les expériences 'de Carville et Duret sont la contre-partie de celles de Fritsch, Ilitzig et Ferrier; Carville et Duret ont enlevé à l'aide d'une curette la substance grise des régions désignées comme centre, et ils ont déterminé des paralysies localisées. Ces expériences sont donc confirmatives. Les recherches cliniques de Charcot et Pitres, de Proust, de Lucas- Championnière, de Bourdon, de Reynaud, etc., ont montré que des lésions destructives des régions dites motrices amenaient des monoplégies localisées, dans tel ou tel point du corps, suivant la région des circonvolutions lésées. Des lésions semblables occupant les autres points de l'écorce cérébrale, c'est-à-dire les deux tiers antérieurs des lobes frontaux, les lobes occipitaux, pariétaux, sphénoïdaux, ne donnaient naissance à aucune paralysie, et les plaques jaunes de ramollissement siégeant dans ces points étaient des ramollissements latents (Charcot et Pitres). On a essayé d'expliquer les convulsions partielles, les contractions, les paralysies de la méningite tuberculeuse par des altérations occupant les centres moteurs (Charcot, Landouzy).
La théorie des localisations motrices a été attaquée parBrown-Séquard qui objecte que les cellules cérébrales servant à une même fonction sont disséminées dans divers points de l'encéphale, et que toutes les fonctions cérébrales peuvent persister malgré la destruction d'un lobe entier, qui n'amènerait même pas de paralysie. Il y a, pour moi, dans cette manière de voir une exagération, il semble démontré qu'il existe des zones motrices dont les lésions peuvent produire soit des convulsions s'il y a excitation, soit des paralysies s'il y a destruction, tandis que ailleurs les mêmes phénomènes morbides ne se manifestent pas.
Toutefois, la substance grise, quoi qu'elle soit la base constituante des centres moteurs d'un hémisphère, peut être lésée ou détruite et la fonction semble persister encore, amoindrie, parfois conservée. J'ai vu, ce me semble, quelques faits qui semblent le prouver, et j'adopte volontiers, avec Jaccoud, que la topographie des lésions cérébrales est encore trèsdifficile, parce que la suppléance des centres moteurs d'une hémisphère par ceux de l'hémisphère opposé peut avoir lieu. Il reste, en ces cas, une irradiation à distance dont on doit tenir compte.
B. Localisations dans la substance blanche. —
Les localisations céré-
ENCÉPHALE
braies de la substance blanche ont été admises pour la capsule interne et pour le centre ovale.
Tïirck, de Tienne, s'appuyant sur des faits cliniques et l'anatomie pathologique, a reconnu que l'anesthésie de toute une moitié du corps (hémi-anesthésie) peut être produite par la partie postérieure (lenticulooptique) de la capsule interne du côté opposé ; cette excellente méthode a été employée par Jackson et Charcot. De plus, Vulpian, Veyssières Yirenque, Raymond, y ont ajouté l'expérimentation qui a permis de constater les faits suivants : abolition persistante de la sensibilité d'une moitié du corps par lésion cérébrale à la suite des altérations, portant soit sur la partie externe et inférieure de la couche optique, soit sur la partie postérieure du noyau lenticulaire. La lésion doit dépasser la limite des masses grises et empiéter sur la capsule interne ou la base de la couronne rayonnante de Reil; enlin, une lésion siégeant uniquement dans la substance blanche de la capsule produit une même anesthésie.
La région antérieure de la capsule interne (lenticulo-stiiée) contient les conducteurs des mouvements volontaires ; aussi les altérations qui siègent dans les parties antérieures des noyaux inlra et extra-ventriculaires du corps strié en lésant la capsule blanche ou cette capsule seule, déterminent une hémiplégie très-prononcée, flasque, de longue durée, souvent incurable avec dégénération secondaire. En détruisant expérimentalement cette portion de la capsule, Carville et Duret ont observé des phénomènes analogues.
Il me reste à parler des localisations dans le centre ovale. Pitres admet que les lésions qui n'occupent pas les faisceaux sous-jacents à la zone corticale. motrice ne produisent pas de troubles du mouvement; tandis que les altérations des faisceaux frontaux-pariétaux s'accompagnent d'une hémiplégie permanente du côté opposé si elles sont étendues, d'une monoplégie si elles sont localisées vers la zone motrice.
Les principaux symptômes sont : l'aphasie, s'il y a lésion du faisceau pédiculo-frontal inférieur gauche ; une contraction primitive s'il existe une irritation transmise au noyau caudé par les excitations des fibres cortico-striées ; la paralysie s'il y a lésion des faisceaux qui vont de la zone motrice à l'expansion pédonculaire ; enlin des contractions secondaires s'il y a dégénération consécutive.
Parasites cérébraux.
Les parasites cérébraux de l'intérieur de la substance cérébrale ou de la surface sont des Hydatides et des Cysticerques. Malgré les trois faits
APPAREIL DE L'INNERVATION
(le Gœze, de Zeder et ^de Clémenceau, je ne pense pas que le Cœnure ait été réellement observé chez l'homme.
Les poclies hijdatiques des Echinocoques sont ordinau'ement solitaires et parfois très-volumineuses; elles compriment et atrophient les parties où [elles siègent ainsi que les nerfs voisins, les parois crâniennes ellesmêmes sont amincies à leur niveau. Les observations d'hydatides du cerveau et de la cavité crânienne ne sont pas très-nombreuses (1).
Les Cysticerques sont ordinairement multiples. Quand ils sont uniques ou peu nombreux, leur situation à la surface du cerveau peut être précieuse pour étudier la question des localisations cérébrales (2). On trouve fréquemment les Cysticerques du cerveau avec des altérations profondes. Je représente d'après Davaine ces modifications (voy. fig. 292). Les altérations existent sur la vésicule devenue irréffulière, lobulée ou divisée, sur la tête de l'animal dont le rostre et les ventouses sont fortement pigmentés, etc. Ces dilïérences d'aspect ont porté, mais à tort, plusieurs auteurs à constituer des espèces nouvelles purement nominales.
(1) C. Davaine, Tndté des enlozoaires, etc., 2= édit., p. 706-714, 1877.
(2) ViRY, Essai sur les cysticerques de ténias qu'on observe dans le cerveau de l'homme, tlièse de Strasbourg, 1867. — Machiavelli, Cysticerques multiples logés dans une anfractuosilé du cerveau ou existant dans la pie-mère et V arachnoïde {Giornale di med. militar., analys. m la Clinica, avril 1875). — Frédet, Cijticerque de la protubérance annulaire chez un jeune homme de 22 ans {Union médicale, Juin 1875). • — A. Sevestre, Cysticerques de l'encéphale (Bulletins de la Société anatomique de Paris, 3" série, t. X, p. 847, avec figures, 1875). — C. Davaine, Traité des entowaires, etc., 2" édition, p. 714-721, 1877.
* FiG. 292. — Cysticerques ladriques altérés du cerveau de l'iiomme. 1, Cysticerque ayant la vésicule déformée ; 2, rostre et couronne de crochets, grossis 107 fois, de ce même individu ; ces parties sont couvertes de pigment noir ; 3, Cysticerque partagé en deux vésicules; 3 a, sa tète grossie 42 fois; 3 6, la même comprimée, l'une des ventouses et le rostre fortement pigmentés (C. Davaine, Traité des entozoaires).
FiG. 292. — Cysticerques cérébiaux altérés *.
ENCÉPHALE
Vices de conformation,
Vacéphalie consiste clans le manque de la tête. Dans Vanencéphalie, dans V hémicéphalie le cerveau est rudimentaire, mais recouvert des méninges; la voûte crânienne est largement divisée, ouverte dans une étendue variable. Diverses portions du cerveau peuvent manquer, les autres étant normales.
La microcéphalie, caractérisée par une grande petitesse de l'ensemble du cerveau ou de quelques-unes de ses parties, est une des causes de l'idiotisme congénital. U hypertrophie est rarement vraie, presque toujours due à l'hydrocépbalie interne congénitale et coexiste avec un développement imparfait du crâne, h" asymétrie des hémisphères cérébraux n'est pas rare.
Les encéphalocèles sont des hernies congénitales du cerveau à travers des ouvertures anormales, ou des fissures crâniennes accompagnées de l'hydrocéphalie interne, aussi y a-t-il dans la plupart des cas hydrencéphalocèle.
Otto, Handbuch der pathol. Anatomic, Band I, S. 410, Breslau, 1814. — I. Geoffroy Saint- HiLAiRE, Histoire des anomalies de rorganis:ition, etc., t. II, p. 317, pl. 8 et 9, 1832-37. — Otto, Monstiomm sexcentoi-uni descriptio anatomica, avec 30 pl., Breslau, 1841. — Spring, Monogr. de la hernie du cerveau, Bruxelles, 1853. — Vrolik, Verh. der koninkl. Acad., Amsterdam, 1854. — Baillarger, Gazette médicale de Paris, 30 et 31, 1856. — Turner, De l'atrophie partielle ou unilatérale du cervelet, de la moelle allongée et de la moelle épinière> consécutive aux destructions avec atrophie d'un des hémisphères du cerveau, thèse de Paris, n° 4, 1856. — EuLENBURG und Margels, Zur palhol. Anatomie der Cretinismus, Wetzlar, 1857, avec 2 planches. — Houel, IVIémoire sur l'encéphalocèle congénitale, 1879. • — Gintrac, L'hydroméningocélie, Bordeaux, 1860. — H. Lebert, Traité d'anat. pathol. générale et spéc, t. II, pl. C, fig. 1-3, 1861. — A. Foerster, Die Missbildungen des Menschen, léna, 1865.