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niéningito spinale aiguë

La méningite spinale aiguë, qu'elle soit primitive, à la suite du froid, d'effort musculaire, etc., ou secondaire, arrivant dans le cours de mala-

MOELLE ÉPINIÈRE

iies aiguës ou de tumeurs spinales, se caractérise au début par une congestion vive de la pie-mère et de l'arachnoïde. Le maximum d'intensité les lésions occupe la face postérieure de la moelle (Vulpian). Plus tard, ,'exsudat fibrino-purulent occupe la cavité de rarachnoïde et l'espace îous-arachnoïdien, de manière à former pour la moelle une sorte de raanîhon. L'exsudat lic|uide est tantôt purulent, tantôt louche et floconleux.

A l'œil nu, la pie-mère est rouge, vascularisée, et la moelle est toujours intéressée à un degré variable. Deux cas peuvent se présenter ainsi : dans l'un, les lésions de la moelle ne sont pas assez notables pour produire une vraie méningo-myélite ; dans l'autre cas, la myélite est nonseulement annulaire, corticale, mais encore elle envahit la substance grise. Il en résulte la possibilité d'atrophies musculaires secondaires. Avec le microscope, on constate ce que j'ai indiqué pour la méningite cérébrale (voy. p. 1000).

t. — méningite spinale ciironiquc.

Cette méningite chronique est surtout marquée au niveau des faisceaux postérieurs; dans l'ataxie locomotrice, elle n'occupe même que ce siège. La pie-mère est plus ou moins épaissie ; parfois cet épaississement est considérable : elle apparaît rougeàtre, ou plutôt grisâtre et résistante.

La méningite spinale chronique coexiste le plus souvent avec des lésions de myélite, de sclérose médullaire, ou avec des tumeurs de la moelle.

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