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qu'il y ait d'hydropisie simple épendymaire, mais toujours une lésion périphérique amenant l'hydromyélie centrale.

Calmeil a vu non-seulement la moelle avec le canal central dilaté, mais avec deux canaux anormaux latéraux, chez un aliéné.

Ramollissement de la moelle.

J'ai indiqué le ramollissement particulier de la myélite (voy. p. 4012), mais il peut réellement exister un ramollissement médullaire analogue au ramollissement ischémique ou anémique du cerveau.

Les particules ténues, formant embolie capillaire, et semblables aux parcelles de poudre de lycopode injectées par Vulpian dans les vaisseaux, produisent dans la moelle un arrêt de la circulation. Il en résulte des lésions distribuées en foyers nécrobiotiques et pareilles à celles de l'obstruction des capillaires cérébraux. Le tissu nerveux intraspinal se ramollit et devient diffluent. Je n'insiste pas davantage sur ces altérations renvoyant à leur étude déjà faite pour l'encéphale (voyez page 989).

Lésions de la moelle épinière dans diverses maladies.

Les maladies générales, comme les fièvres et les maladies infectieuses, ont des altérations médullaires plus ou moins ac(;usées. Je compléterai ici ce que j'ai déjà dit au sujet des lésions diverses du cerveau (voy. p. 993).

La vflno^t? est accompagnée de congestions médullaires allant jusqu'à l'ecchymose et l'hématorachis. Il semble que la rachialgie de cette fièvre éruptive soit due à une congestion dont les traces s'effacent plus tard. Vulpian a signalé les varices des méninges rachidiennes ; il y avait dans un cas des varices des membres, avec parésie quand le malade était debout et amélioration lorsqu'il restait couché. Westphal a montré que dans certaines paralysies consécutives à la variole, il s'était produit une myélite à dissémination irrégulière ; les cellules de la substance grise étaient intactes. Vulpian cite plusieurs faits où probablement il y avait une lésion des cornes antérieures de la moelle. A la suite de la fièvre typhoïde, on voit certaines atrophies musculaires qui sont dues peut-être à lamyosite typhique de Zenker (voy. p. 952); mais d'autres atrophies, précédées ou accompagnées de douleurs névritiques, avec perte de la contractilité faradique, paraissent dues à des lésions de la moelle épinière. Pendant le ours de la fièvre typhoïde, la moelle présente, chez les sujets qui succombent alors, des congestions, des myélites localisées ou diffuses auxquelles

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se rapportent les accidents spinaux amenant les convulsions des membres, les paralysies et certaines atrophies musculaires.

Dans le décours ou dans la convalescence de la diphthérie, on voit souvent des paralysies. Charcot et Vulpian ont signalé une altération des muscles et des nerfs du voile du palais. J'ai observé un fait semblable (voy. p. 62); Vulpian a pensé même que les lésions étaient d'origine centrale, du moins dans certains cas; on a trouvé en effet des lésions de la moelle, des membranes, des racines des nerfs rachidiens. Œrstel a observé une multiplication des noyaux de la moelle, surtout dans les cornes antérieures, où existaient de petits foyers hémorrhagiques ; Quinquaud, en 1876, signale une myélite aiguë lombaire avec corps granuleux, congestion et altération granulo-graisseuse. De plus, Pierret a trouvé une fois des lésions de méningite avec une couche d'aspect fibrineux sur la pie-mère ; les racines étaient le siège d'une névrite ; dans d'autres cas , Vulpian a vu des cellules globuleuses à contenu homogène, avec légère multiplication des noyaux ; ces lésions ne semblent ni étendues ni profondes. Enfin, Déjerine a constaté récemment une névrite partielle des racines antérieures et des altérations de la substance grise de la moelle.

A la suite d'un grand nombre de maladies aiguës, Gubler a décrit soigneusement des paralysies ; il est bien probable qu'il y a une lésion médullaire. Dans Yélat jmerpéral, on a signalé des myélites; Quinquaud a observé sûrement, dans un cas, une myélite localisée, avec paralysie d'un seul membre.

Le tétanos, VJiydropliohie rahique, les maladies convulsives, ont offert de l'hyperhémie de la moelle dans la substance grise, qui est d'une teinte hortensia, résultant d'une violente congestion, avec état trouble ou granuleux des cellules. La congestion paraît due aux accès asphyxiques répétés. On retrouve dans les affections cardiaques et pulmonaires des stases sanguines médullaires produites par des obstacles au retour du sang.

Le rhumatisme ne laisse point la moelle indemne, soit dans sa substance, soit dans ses enveloppes. J'ai constaté seulement de l'hyperhémie. Les lésions profondes et caractéristiques, de même que celles de h, goutte, récemment signalées par Ollivier, sont encore à étudier et à préciser.

Dans les intoxications, on voit survenir des lésions de la moelle. Avec l'intoxication arsenicale, Scolosuboff a montré chez les chiens qu'il y avait plus d'arsenic dans la moelle que dans les autres organes, et Vulpian a constaté une myélite avec destruction des tubes nerveux de la substance blanche avec corps granuleux ; il est vrai que le même auteur n'a pas rencontré souvent ces lésions. Dans l'intoxication saturnine accompagnée de paralysie, Vulpian a trouvé chez l'homme des cellules nerveuses contenant des blocs vitreux, colloïdes, d'autres en voie d'atrophie ; les

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lerfs périphériques ainsi que les muscles étaient altérés, et il y avait des lots de sclérose dans les racines des nerfs du renflement cervical. Chez m chien paralysé et intoxiqué par le carbonate de plomb, Vulpian a 'encontré les cellules nerveuses en voie de destruction ; les fibres nerveuses îtaient altérées, atrophiées, avec des corps granuleux. lime semble que ces ésions doivent être souvent légères, puisque la guérison est la règle, ilnfm, Hallopeau et J. Renaut ont observé chacun un cas de myélite chroaique qu'ils rapportent au saturnisme.

Il est probable qu'il existe également des lésions médullaires dans l'intoxication par le mercure, le phosphoi^e, le sulfate de carbone, les vapeurs de charbon, Valcool, les poisons végétaux, etc. Ce sont les observations ultérieures qui pourront les foire connaître.

Vulpian a déterminé des paralysies chez le chien en administrant du bromure de potassium , qui produisait une irritation phlegniasique ; il a paru y avoir une multiplication des noyaux du tissu péri-épendymaire.

Dans la syphilis ancienne, la moelle est lésée par des gommes et des scléroses, avec parfois de la myélite, de la méningo-myélite (Broadbent). )ans un cas observé par Homolle, il existait une myélite de la région dorsale inférieure, avec méningite, sclérose corticale et sclérose ascendante.

A la suite de Virritation des nerfs périphériques, il se produit des myélites. Tiesler, Feinberg, ont excité les nerfs sciatiques avec des irritants mécaniques et chimiques, Klemm avec la liqueur de Fowler ; Ilayem a arraché le nerf sciatique, le facial et le deuxième cervical; tous ont vu se développer des myéhtes, tantôt localisées, tantôt généralisées, ce qui explique la paralysie ascendante aiguë. Dans le cas d'irritation du sciatique, il se fait une névrite ascendante, une altération de certains tubes du bout supérieur, multiplication des noyaux de la gaîne de Schwann et hypertrophie des cylindres axes; cette lésion se poursuit dans les cornes postérieures, puis se transmet aux cornes antérieures. Ces faits donnent la clef de certaines paralysies, entre autres de la vessie, paralysies qu'on a dénommées, en bloc, réflexes. Je ferai remarquer toutefois qu'un certain nombre de paralysies réflexes sans lésion marquée ne sont probablement que des myélites par lésion des nerfs (Lepelletier, Leyden, etc.).

Plaies et sections de la moelle épinière.

Lespteies de la moelle par instrument piquant ou par un coup de couteau, de poignard, d'épée, de baïonnette, par des projectiles, etc., produisent des désordres plus ou moins étendus et permettant la vie pendant un temps variable. Si la mort est prompte, on trouve les signes d'une myélite

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récente ; dans les cas de section incomplète, d'hémisection, de traumatisme expérimental, les animaux ont pu vivre longtemps et même guérir de la paralysie provoquée.

Ayant eu à examiner avec Brown-Séquard des cicatrices médullaires chez des cochons d'Inde, opérés depuis sept ou huit mois, j'ai constaté la présence de tubes nerveux dans ces cicatrices (1).

Les animaux (cochons d'Inde) ayant subi la section transversale d'une moitié latérale de la moelle épinière, le retour des mouvements volontaires est revenu d'une manière incomplète sept ou huit mois après l'opération. Sur l'un d'eux qui avait subi l'opération depuis près d'un an, venant d'être sacrifié, j'ai trouvé les arcs postérieurs des vertèbres régénérés et à peu près avec les dimensions normales. Immédiatement au-dessous des arcs osseux, et adhérant avec eux, se trouvait une lame fibreuse à laquelle la moelle était attachée. Après avoir séparé

la moelle de ce plan fibreux, j'ai constaté que cette moelle était étranglée, rétrécie en ce point. Le rétrécissement n'existait que sur les parties cOupées; au niveau de la légère coarctation on voyait une trace blanchâtre.

Une petite portion de la face postérieure de la moelle prise à l'endroit même de la partie déprimée et blanchâtre montra :

]" des fibres de tissu cellulaire ou lamineux, larges de O^^OOl à 0'^'",002 = 1 [x. à 2 fi, dirigées transversalement ou très-légèrement obliques, croisant les fibres nerveuses; 2" des fibres nerveuses à double contour, ayant de 0'™,004 à 0'"™,006 =4 à 6 [A de diamètre; ces tubes nerveux sont en très-grand nombre dans le champ du microscope (fig.297), au milieu des fibres cellulaires ; on les isole bien avec une eau

F.G. 297. - Tubes nerveux d.ns une cica- «^'^^''S'''^ •^^'^'^'^^ azotique; auCUn de ceS

triée de la moelle épinière *. tubes nerveux ne m'a présenté de solution

de continuité, ni de déformation, ni de rupture; ils se continuent sans interruption, non-seulement dans toute l'étendue de la cicatrice, c'est-à-dire dans la partie où se trouvaient les fibres cellulaires

* FiG. 297. — Tubes nerveux observés dans une cicatrice après une plaie de la moelle épinière La préparation a été faite avec de l'eau légèrement additionnée d'acide azotique. Les tubes nerveux sont très-reconnaissables ; entre ceux-ci, on trouve de nombreuses granulations. Grossissement : 60 diamètres.

(1) Brown-Séquard, Sur plusieurs cas de cicatrisation de plaies faites à la moelle épinière, avec retour des fonctions perdues (Comptes rendus de la Société de biologie, t. III, p. 77-79, 1851).

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)u conjonctives, mais encore au devant et en arrière; 3" il y avait de rares cor- )usrules nerveux épars au milieu des fibres nerveuses.

J'ai trouvé au milieu de la partie blanchâtre cicatricielle, une quantité de ibres cellulaires peut-être plus considérable que celle des tubes nerveux. En iéplaçant peu à peu le porte-objet, le nombre des fibres cellulaires ou conjoncives diminuait, et enfin on cessait d'en voir, tandis que les fibres ou tubes nerveux se voyaient toujours avec le même aspect en dedans et au dehors de la cicatrice (loc. cit. p. 78).

Parasites de la moelle.

Davaine ne cite aucun exemple de parasites inlramédullaires. Rokitansky a indiqiu' un cas de Cysticerque logé dans la partie cervicale de la moelle (1).

Vices de conformation.

V absence ou le manque total de la moelle (amyélie), peut être observée avec l'anencéphalie chez des fœtus mort-nés. Le manque partiel de la moelle est accompagné du développement incomplet de plusieurs parties du tronc et des membres. Vabsence des renflements cervical ou lombaire coexiste avec l'absence des membres ou leur atrophie. La moelle double ou plutôt la bi/idité de la moelle a été vue par Lenhossek.

La brièveté ou au contraire la longueur insolite de la moelle sont rares. On a signalé la terminaison anormale de la moelle à la onzième vertèbre dorsale ou à la troisième vertèbre lombaire, et même au sacrum.

Le volume anormal congénital de la moelle constitue des hypertroph ies mal connues; la moelle est plus épaisse, plus solide et arrondie; Vatrophie congénitale est beaucoup plus fréquente que l'état opposé.

V hydromyélie congénitale est produite par une accumulation anormale de liquide dans le canal de la moelle épinière. Cette lésion arrivant dans les premiers temps du développement, empêche la moelle d'acquérir ses dimensions ; de plus, il y a une large ouverture delà cavité médullaire dans les portions de moelle existantes. L'épanchement tardif laisse la moelle se développer davantage, mais elle offre toujours en arrière une large division . Ces vices de conformation occupent toute la largeur de la moelle, des parties isolées, ou bien plusieurs à la fois. Si deux ou trois arcs vertébraux sont divisés et les enveloppes spinales fermées, celles-ci repoussées au

(i) C. RoKiTANSKY, Lelii'buch lier pathologischen Anatomie, Dritte Anflage, Band II, seite41)l, 185G.

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dehors, forment une poche volumineuse {spina bifida). Au degré extrême, les membranes de la moelle sont divisées, le canal vertébral est ouvert, les téguments extérieurs manquent, et on peut voir du dehors le canal médullaire ; des portions de moelle et de nerfs se terminent dans les enveloppes. L'hydromyélie se combine ordinairement avec l'hydrocéphalie. L'anencéphalie et l'hémicéphalie correspondent à l'absence de la moelle et là l'ouverture du canal rachidien. L'hydrencéphalocèle correspond au spina bitida.

Vht/drorachis consiste en une augmentation de liquide entre les membranes cérébrales dans le canal rachidien. La collection séreuse est uniformément étendue ou circonscrite. Les arcs vertébraux peuvent être divisés et la poche faire hernie. Souvent la moelle, anormale et divisée, passe à travers l'ouverture osseuse, comme dans le spina bifida.

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MÉNINGES RACHIDIENNES. j

La f/wre-îHére rachidienne, étendue jusqu'au nrveau du coccyx, forme un canal fibreux plus large que la moèlle, élargi au cou et aux lombes. La surface interne, lisse, est revêtue de cellules épithéliales constituant la couche pariétale de Varachnoïde. Celle-ci ne recouvre pas immédiatement la pie-mère rachidienne ; elle reste distante, représentant un canal sous-arachnoïdien. La pie-mère rachidienne est épaisse, dense, moins vasculaire que la pie-mère crânienne; elle envoie dans la substance nerveuse de fins prolongements.

Méningites diverses racMdiennes.

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