Bïégénéresecnec aiuySoïdc »lu tube digestïr
La dégénérescence amyloïde appelée aussi cireuse, lardacée, peut èlre observée dans toutesles portions du tube digestif : œsophage, estomac, intestin, occupant d'abord la muqueuse, s'étendant ensuite plus profondément, c'est-à-dire limitée à la musculeuse et quelquefois envahissant les parois du tube alimentaire ; la muqueuse de la cavité buccale est trèsrarement prise. Ordinairement l'altération amyloïde siège sur les parois des vaisseaux de l'intestin, surtout dans l'iléon, et de préférence encore dans les follicules clos isolés ou agminés ; l'épithéliuin, les villosités peuvent être atteints.
A l'œil nu, au début, on ne voit rien d'anormal, plus tard la muqueuse épaissie et plus consistante est décolorée, grisâtre, demi-transparente, ayant l'aspect d'une légère couche decire blanche ; rarement elle estle siège d'ulcérations. Ces pertes de substance, de couleur jaunâtre, débutant le plus souvent parles glandesde Peyer, discrètes ouconfluentes(psorentérie amyloïde), sont arrondies, taillées à pic, et succèdent aux lésions vascu-
(ij Ki.EBS, Handbuch der pathologischen Anatomie, Berlin, p. 261.
laircs et périvasculaires ; parfois l'ulcéralion aLlcinl les luniques miisculeuses. La dégénérescence des fibres lisses n'est pas très-rare.
La paroi intestinale dans le degré le plus avancé de la dégénérescence amyloïde ou cireuse offre une coupe épaissie, demi-transparente, jaunâtre et les réactions de l'iode et de l'acide siilfurique produisent une teinte violette (1).
L'examen microscopique montre le long des vaisseaux et dans les follicules des blocs réfringents. Ceux-ci sont observables le long desartérioles, et l'infiltration amyloïde s'étend aux tissus où se distribue l'artère. L'iode et l'acide sulfurique donnent une réaction d'un violet sale (voy. Rein).