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Kystes »<aHvaîs-0!«, etc

La tumeur salivaire proprement dite ou sialocèle consiste en une tumé- ' faction qui se produit par suite de la dilatation du canal de Sténon ou d'un i

GLANDES SALIVAIRES

autre canal salivaire. On trouve uii kyste en ampoule, allongé, placé derrière l'obstacle à l'écoulement de la salive. La distension s'étend peu à peu et arrive jusqu'aux acini sécréteurs, et il peut en résulter une atrophie de la glande. Le kyste se forme sur le canal excréteur salivaire, quelle qu'en soit la cause, par un corps étranger extérieur et le plus souvent par un calcul engagé dans le conduit. La tumeur présente le volume d'une amande, d'une noix et même davantage. D'autres fois, if y a eu occlusion du canal par cicatrice succédant à une plaie, par rétrécissement ou oblitération de l'orifice buccal d'une glandule salivaire. Les kystes des moindres glandules salivaires buccales peuvent exceptionnellement acquérir un volume considérable.

Une vieille femme de la Salpêlrière offrait un kyste buccal qui avait le volume d'une pomme de moyeu volume. La peau (muqueuse) qui le recouvrait était violacée, en sorte que la tumeur présentait au premier abord l'aspect d'une tumeur érectile : aussi les premiers médecins qu'elle avait consultés, trompés par une fausse apparence, lui avaient-ils donné le conseil de ne pas se laisser opérer, parce que, disaient-ils, elle pourrait périr d'hémorrhagie. Elle suivit ce conseil à la lettre, car non-seulement elle ne voulait pas se laisser opérer, mais elle ne me permit plus de l'examiner. A sa mort, je trouvai un énorme kyste sous-muqueux rempli de mucus transparent (1).

La dilatation du canal de Wharton a lieu de la même manière et elle a été bien plus fréquemment observée que celle du canal deSténon (voy. Grenouillette, page 21). On comprend enfin qu'un kyste salivaire se dcvoloppe sur les conduits de Rivinus et de Bartholin.

Outre les kystes salivaires proprement dits, on peut trouver dans la région parotidienne d'autres kystes tels que ceux appartenant aux parties profondes du tégument (tannes, mélicéris). On peut encore rencontrer des kystes séreux ou sanguins coexistant avec un néoplasme, et ils ne sont alors qu'un élément accessoire dont j'ai parlé (voy. p. 270). Enfin, je signalerai, cà titre de rareté, le kyste séreux observé par Henry, deLisieux; ce kyste renfermait un liquide citrin, albumineux, comparable à celui de l'hydrocèle (2).

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