‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 111 sur 162 · PUISSANCES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

PUISSANCES SECONDAIRES

Les puissances secondaires sont obscures ou faibles , et suivent les impressions des Etats dominants.

LE BANEMAKK, Ic pIus remarquable d'entre eux, résistait avec niccès à Tambition de Charte magncy et tandis que Godefrojr ou Goleric, qui y régnait, fermait rentrée de la presquMIe aux troupes du eonquérant , tl faisait sortir de la Nobwêok ces essaims de guerriers qui se portaient d jà sur les côtes de Vempire d'Occident, Goteric ayant été assassiné par un de ses soldats, son fils rendit à Chariemagne luutes les parties de la France que son père avait envahies, lui céda néoe quelques contrées germaniques , et conseutit à se renfermer iansia pénineuleet les Iles danoises.

Quelques historiens prétendent, et Malle-Brun, dans sa Géographie Universelle f ^ reproduit cette opinion, qu'à cette époque quelques navigateurs barbares, partis des bords glacés de llslande et poussés par leur audace et les tempêtes , abordèrent les cèles de l'Amérique,

cinq liècles avant Christophe Colomb, qui peut-être, commt?ont pensé plusieurs savants, et entre autres Puffendorff et Cromer, avait eu connaissance des vagues traditions de ces guerriers au Nord.

&A 8UÈDB, affaiblie par des émigrations, ne comptait plus parmi ces Etats : ta Russie commençait à y figurer.

LA FOLOGHs , déjà forméc en Etat électif, mais également grave dans sa politique et dans ses mœurs, était bien loin de fixer Paltention. La BoHÂHz était en proie à des Barbares nommés Slaves, que le désir du butin atlirait dans la Germanie, que la crainte des armes en écartait, et nue Tavidité y ramenait toujours. Les Huns, successeurs de ce peuple farouche qui a dévasté TEurope, fixés enfin dans l^ancienne Pannonie, inquiétaient Tempire d^Occident dont ils ravageaient les frontières, tandis que, sous le nom d^Jvarcs , ils portaient l'effroi jusqu'aux portes de la capitale de TOrient.

l'espaghi: , depuis les Pyrénées jusqu^aii délroit de Gibraltar, offrait une lutte continuelle entre les Mores et les chrétiens qui , moins nombreux, moins riches, moins éclairés même que leurs ennemis, mais aguerris par les dangers, instruits par le malheur, unis entre eux, et par là invincibles, reculaient, à force de constance et de courage, les bornes de leur petit Etat.

Les Sarrasins et les Grecs se disputaient le midi de Tltalie et Ipi Iles adjacentes. Les premiers s'emparèrent de l'île de Crète qu'ils nommèrent Candie.

nous , soumise en apparence à Charlemagne, favorisait le pape qui, souverain des pays voisins, augmentait tous les jours son autorité temporelle, tandis que son pouvoir spirituel, ne connaissant déjà plus de bornes, tenait presque toutes les églises courbées $out son siège.

Fuyant devant les armes de Charlemagne, les Vénitiens avaient abandonné Malamocco, leur métropole, et s'étaient i^iirés à Rialto, ville formée de soixante îles réunies par des ponts , et qui, sous le nom de Venise, devait acquérir dans la suite une si grande puissance. Déjà elle commençait à d(''ployer cette politique qui l'a rendue si célèbre. Placée entre les deux empires, elle feignait de reconnaître pour souverain celui dont la faiblesse ne lui donnait rien à craindre, et, à la faveur de ce vain titre, elle écartait le joug de ceux dont la puissance lui paraissait à redouter.

Cette république avait déjà un gouvernement, des lois, des magis* trats, un doge ; elle entretenait des troupes, des flottes, et le commerce n'était encore connu que dans ses ports.

l'ahglbtbilri: était près de sortir de son obscurité ; la plupart des petits Etats qui la partageaient, se réunissaient au royaume des Saxons occidentiaux.

Egbert travaillait avec autant de sagesse que de valeur à Tacconh plissement de ce grand ouvrage, et préparait de loin le rôle brillant que ses successeurs devaient Jouer dans l'Europe.

Tableau à faire : Dans les deux colonnes latérales, les Explications; au milieu, la Carte de l ancien conttnenl, pour la justifica* tien de tous les événements indiqués*

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