INFLUENCE DE LA PUISE DE GONSTANTINOPLE
Ij*ëtablissenieni de TEmpire turc sur le sol de TËurope nf> arda pas ù exercer sur la politique moderne une grande in* luence qui se fit remarquer dès le seizième siècle, où la France arut pour la première fois comme Talliée du sultan.
D*un autre côté, la chute du trône des empereurs grecs par la risc de Constantinoplc, en obligeant les savants de la Grèce à 3 réfugier dans les Kuts occidentaux» favorisa la renaissance
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des lettres en Italie, où elles refleurirent soas Tëgide des Mëdîcts «t d*autres princes.
La régénération delà littératare classique en Italie, et l'essor que Fesprit humain prit dans le quinzième siècle, furent les précurseurs de la grande révolution religieuse qui s*opéra dans le seizième siècle, et fraya une nouvelle carrière aux destinées de Thumanité,
lÈTAT p« L*£«Li8B. — Le pouvoIr ah$o1u des papes perdit de son prestige depuis la translation du saint-siégpe de Rome à Avignon, et Tavénement de Clément y à la tiare. Durant cette espèce de captivité se développèrent les germes du sctiisme de quarante ans (I378* t4i8), qui divisa l'élise depuis la double éieclioQ d'Urbain Tl et de Clément VII.
L'autoriié papale ne se rélablit que faiblement d Rome. Au retour de Grégoire XI, elle s*évanouit de nouveau dans le grand schisme qui suivit la mort de ce pootife (1378). L'anarchie et la guerre civile désolèrent Rome et Tltalie. Les conciles et les papes se succédèrent rapidement jusqu'à ce que le concile de Bâie, par Télection de liico* las V (1447), ramrnât la paix dans TEglise (1449). Ce pape parvint à i raffermir l'autorité pontificale et à réprimer, par la construction de la forteresse de Saint-Ange, les rébellions de la noblesse et les séditions du peuple. Depuis ce moment, et surtout depuis les pontificats d'Alexandre VI, d'odieuse mémoire, et du politique Jules II, les papes s'efforcèrent de ruiner la puissance des vassaux et de réunir à l'Eglise les différents territoires qui composent l'Etat romain.
tTAT ou asAHOMÉTisuB. — L'idolâtHc 8 disparu de l'Europe. Le chrislianisme et le mahoméiUme sont les deux religions qui y dominent. Le mahométisme s'est vu au moment de sa perte ; il ne régnait plus qu'en Egypte sur une partie des cOtes de l'Afrique el dans le petit royaume de Grenade. Les Tartares de Gengiê avaient aboli le pontificat, précipité dans le fleuve le dernier calife de Baç" dad, et proscrit celte religion dans tout fOceident. Elle s'est relevée par les victoires des Turcs, et après avoir reparu en Asie elle a passé en Europe, où elle vient de monter sur le trône des Grecs (1453)*
Mais un schisme s'élève en Perse; Sophi, homme d'une origine obscure , mais de mœurs austères, et prétendant descendre d'^/s,
gendre de Mahomet, en est l'apôtre et réformateur; d'abord les pro- }stanU ou Schiites ont un succès immense et sont soutenus par Tamerlan ; mais dans la lutte, la secte, proscrite par les plus san* glants arrêts, sç cache dans la Perse ou ne disperse dans les royaumes voisins; nous l'en verrons sortir, se venger avec éclat et reparaître» avec un autre Ismaei,8ur uo des plus brillants irOnes de l'Asie.
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OBSERVATIONS
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Jusqu'ici Vabsenee d'intérêts généraux et didées générales «ivait fait échouer, en Europe, toutes les tentatives d'organisation, et la société n*avait pu arriver à cette régularité à laquelle elle tendait. C^est seulement au 15* siècle, après tous les grands travaux, tous les grands mouvements que nous avons observés dans les siècles précédents, qu'elle va entrer dans la voie de centralisation , qu'elle va enfin atteindre Vunité.
En France, la guerre contre les Anglais réunit la noblesse, les bourgeois et les paysans pour défendre l'indépendance du territoire et du nom français, et ce rapprochement d'éléments Jusqu'alors si divers et si opposés, achève la nationalité qu'avaient ébauchée les croisades et avancée l'affranchissement des communes. En même temps» de nombreux fiefs sont réunis à la couronne et commencent son unité matérielle. De même, en Espagne, Tunité nationale s'achève par la fin de la lutte contre les Mores, et celle du territoire se forme par la réunion de la Gastiile et de TAragon. L'agrandissement de 1 a maison d'Autriche nous présente, en Allemagne, le même spectacle; avec elle le pouvoir impérial acquiert une permanence qu'il n'avait jamais eue, et désormais l'élection ne fera plus guère que consacrer l'hérédité. Si nous nous transportons en Angleterre, où la nationalité était plus avancée que dans les Etats du continent, nous ta verrons s'achever entièrement au moyen des grandes guerres continentales qu'elle a soutenues à celte époque, guerres où le peuple anglais tout entier s^est, pour ainsi dire, levé comme un seul homme, avec une passion dont la royauté presque seule a profilé. Aussi est-ce avec Henri VU que commence la centralisation politique, l'unité qui manquait jusqu'alors. Le même pbénolnène se reproduit en Italie; les républiques tombent pour faire place à la domination de quelques familles entre tes mains desquelles se concentre le pouvoir. Presque tous les petits Etats ont disparu, absorbés par les grands; Naples, Milan, Rome, tels sont ceux qui dominent à cette époque. C'est donc au 15* siècle que se forme Punité nationale, politique et gouvernementale en Europe, et que les libertés traditionnelles et locales ont ftiil place à des pouvoirs nouveaux plus réguliers et plus concentrés. Une remarque qui ne peut échapper, c'est que c^est au profit de la royauté que celte unité s^est formée. Nous l'avons vue d'abord confondue dans Pégalité féodale, puis la dépasser, grandir peu à peu, et enfin soumettre avec peine la noblesse au moyen de la bourgeoisie qu'elle ménage , parce qu'elle en a besoin. Maintenant personnifiée dans Louis XI, Henri VI, Ferdinand le Catholique, elle domine à la fois et le bourgeois et le seigneur, et confisque, à son proût, la liberté féodale et la liberté des communes. Il fut un moment où la démocratie pouvait Parrêler et prendre le pas, et c'est ce qui faillit arriver sous le roi Jean. Mais les folles tentatives des vassaux qui n'avaient {»aa oublié leurs prétentions , l'obligèrent à soutenir la royauté pour
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ne pas courir la chance de périr elle-même; let grandes guerres étrangères firent sentir la nécessité d*un centre commun, etla eoDtasion et Taffaiblissement qui en résultèrent firent pencher la elioio vers Tunité gouTernementale.
De celle régularisation des éléments sociaux, de cette conoentratioa des pou? oirs dans les mains de la royauté, sont résultés entre la peuples de nouveaux rapports, des relations nouvelles. Alors oo an se former ces alliances pour la paix et pour la guerre qui sont Peiftl^ne du système d^équilibre. D'un autre côté, d'après les changemeift de la politique, la persuasion a été substituée à la force, les négodir tions ont remplacé les armes , ces diverses circonstances ont doni naissance à la diplomatie qui date, en Europe , du 15* siècle. QeÉ institution a beaucoup contribué à Taccroissement du pouvoir rql et à sa domination sur les autres.
Ainsi trois grands faits se présentent à nous à cette époque : Tordre moral d'une part une réforme ecclésiastique tentée par Ti^ elle-même ; de l'autre une réforme religieuse populaire ; enfin i révolution intellectuelle qui forme une école de libres penseun;! toutes ces métamorphoses se préparent au milieu du^travail de < lisatton des peuples et des gouvernements.
Travail. — Tableau général de l'histoire du moyen âff$*^ littérature dans les principaux Etals de l'Europe, dans les Esqtt'^ liUéraires. — Géographie du moyen âge dans les Etudes i phiques* — Lettre sur le moyen âge, dans laquelle on compj situation des peuples à celte époque, et les phases politiques ^ ont subies.