JURISCONSULTES
Cambacérès, Merlin de Douai.
LlTTÉRATRCfiS.
Chateaubriand, M*"« de Scaél, Baranle, Andrieux, Coiliii d*Harieville, Duval, Volney, Fonlanes, etc.
mESVâVRAViosr.
CAUSES
1» L*eicès des con(|tiétês.
2<> La réaction des peuples et des souverains de TEurope contre la tyrannie impériale.
3« La lassitude et l'épuisement de la France.
DÉVELOPPEMENT
Premier traité de Paris (50 mai 1814), qui termine la guerre entre la France et les puissances. 1® La Belgique est réunie aux Provinces-Unies; le Hanovre reste à FÂngleterre, qui restitue à la France ses colonies , excepté Tabago, Sainte- Lucie et rtle de France ; 2<^ la Norwége est cédée à la Suède ; 3^ TEspagne avait reçu son roi Ferdinand VII , qui avait cassé les cortès et rétabli Tinquisition ; 4^ les Etats de FEglise revoyaient sur le trône de Saint-Pierre le vertueux Pie VII ; 5<* la Sardaigne, affranchie du joug des Génois, possède son roi Victor-Emmanuel ; 6^ TÂutriche gagne Venise et une partie de ritalie ; 7<^ le royaume dé Naples est laissé à Murât. La France recouvre la Guyane française , en 8*engageant à ne point fortifier ses places dans les grandes Indes, et à abolir, dans Tespace de cinq ans, le commerce des esclaves. Les plénipotentiaires étaient, pour la France, Talleyrand; pour TAngleterre, lord Castlereagh ; pour la Russie , Rasomoski ; pour l'Allemagne , Melternich et Hardenberg.
Charte constitutionnelle, donnée aux Français par Louis XVUI ( 4 juin). — Le premier article porte que tous les Français sont égaux devant la loi , quels que soient d^ailleurs leurs titres et leurs rangs.
Congrès de Vienne. — L'ouverture en forme du congrès de Vienne eut lieu le 1*' novembre , et se termina le 25 mai 1815. Tous les rois, et tous les ambassadeurs s*y assemblèrent ; en voici les résultats : confirmation de Talliance de Chaumont pour rindépendance de TEurope contre Napoléon et ses adhérents ; le contingent de chaque puissance est fixé à cent quatre-vingt mille hommes ; toutes les puissances de lEurope sont invitées à entrer dans cette coalition : toutes y accédèrent, excepté la Suède.
Retour de Napoléon. — Pendant ce temps , Bonaparte avait LÉVh 46
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quitté nie d'Elbe et débarqué k Cannes. II s'avance vers Paris sans obstacle, et renverse un Irdne encore mal affermi. Le roi se retire à Lille, puis à Gand ; mais Napoléon, en reprenant son litre, ne recouvre pas sa puissance»
Déclaration des Alliés. — • A la nouvelle du retour de Bonaparte , le congrès n'était pas encore fermé ; on prit aussitôt les mesures convenables. Une alliance plus étroite unit toutes les puissances, et Napoléon fut déclaré Pennemi des peuples, et mis hors la loi des nations.
Confédération germanique. — Les' princes souverains et les villes libres d'Allemagne » Fempereur d'Autriche et le roi de Prusse, pour leurs possessions qui ont anciennement appartenu à l'empire germanique , le roi de Danemark pour le duché de Holstein, et le roi de& Pays-Bas pour le grand-ducbé de Luxembourg, établissent, entre eux, une confédération perpétuelle, qui porte le nom de confédération germanique. Le but de cette confédération est le maintien de la sûreté extérieure et intérieure de l'Allemagne , de l'indépendance et de l'inviolabilité des Etats. Les membres de la confédération sont égaux en droits ; ils s'engagent tous à maintenir l'acte qui constitue leur union. La diète siège à Francfort-sur-le-Mein ; elle s'occupe de la rédaction des lois fondamentales de ses institutions organisées.
Bataille de Waterloo. — Les alliés rassemblent aussitôt, dans les Pays-Bas, une armée anglo-allemande, commandée pai Wellington, et une armée prussienne sous les ordres de Blûcber. Mais Napoléon, que ces deux généraux croyaient à Paris, tombe à l'improvisle sur Biûcher, qu'il défait complètement à la bataille de Ligny (16 juin); il charge Groucliy, commandant un tiers de l'armée, de poursuivre vivement les Prussiens, pour les empêcher de se rallier, tandis qu'il va tomber avec les deux autres tiers sur les Anglais , que Ney devait attaquer à mesure qu'ils se porteraient sur la position des Quatre-Bras , qui était leur point de ralliement. Cette savante manœuvre est irès*mal exécutée par Ney, dont l'esprit était troublé par ses défections de Fontainebleau et de Lons4e-Saulmer;' cependant, le 18 juin, les Anglais, après avoir été décimés pendant six heures par notre artillerie et notre infanterie» très-avantageusement pos-
téeSf commençaient leur retraite, lorsque noire victoire fut changée en une déroute complète par Tarrivée des Prussiens , qui avaient pu se rallier tout à leur aise , n'étant pas poursuivis par Grouchy, qui pouvait réparer sa faute en suivant le conseil qae lui donna le général Gérard , de marcher, sur-le-champ et vite, à Tendroit où une épouvantable canonnade lui annonçait qu^'il y avait des ennemis à combattre. Cette manœuvre nous aarait fait remporter une victoire complète sur les Anglais déjà vaincus ; tandis que les Français furent mis en fuite, et que leur chef revint lui-même, en toute hâte, à Paris.
Lecttrb. — Histoire de Napoléon^ par M. de Norvios. — Messemianneêy par Casimir DeJavigue.
Deuxième prise de PiJiis, deuxième ÀBDicàTiON de Napoléoii . — La perte de la bataille de Waterloo, et surtout la division que mit entre les Français la chambre des représentants en se déclarant contre Napoléon, amena la seconde prise de Paris. L*empereur alors abdique une secQnde fois en faveur de son fils. Louis XYIII, absent depuis cent jours, remonte sur le trône, et Napoléon cherche à s*embarquer pour l'Amérique; mais n'ayant pu accomplir son dessein , il se voit contraint de se rendre aux Anglais. Il est conduit à bord du Northumberland , et de là à nie Sainte-Hélène, où il termina sa vie le 5 mai 1821.
Lëcturb. — Mémorial de Sainte-Hélène,
Deuxième traité de Paris> — Le 20 novembre iSiâ, un second traité de Paris, imposé par les souverains alliés , fixa les nouvelles limites de la France, qui perdit, dans un nouveau partage de TËarope , la Savoie et un grand nombre de places fortes. Une contribution de guerre de sept cents millions, payables en cinq ans, et Tentretien d'un corps étranger de cent cinquante mille hommes, telles sont les dures conditions qu'eut à subir la France jusqu'en 1818.
Sainte- Allunce* — Les souverains alliés, qui avaient dû leurs succès contre la France à leur étroite union , la resserrèrent encore davantage par un nouveau traité signé à Paris le 26 septembre 1815. Ce traité fut appelé la Sainte-Alliance. Les soaverainss'y jurent une mutuelle assistance , et se garantissent leurs trAnes contre toute espèce d'entreprises.
Italie.
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RestauralioD , les cours de la maison de Bourbon s'étaient déclarées contre Hurat; TAngleterre avait repoussé toute alliance avec lui, avant même le débarquement de Napoléon. Il avait fait des préparalifii, et aussitôt qu*il connut cet événement, il jeta le masque. Tandis qu'il appelait les peuples d'Italie à la liberté (30 mars), PAutriche lui déclarait la guerre, et s*alliait avec Ferdinand de Sicile. Enfin Naples est prise, et Ferdinand rétabli. Murât s'enfuit dischia en France ; et, après la défaite de Napoléon, il se réfugie en Corse, passe en Calabre, y débarque à Pizzo, où il est fait prisonnier, déclaré criminel et passé par les armes (13 octobre).
CONSPIRATIOIf DE SaUMDR ET DE LA RoCHELLE. — Déjà Une OJK
position formidable se manifeste contre la Restauration et sa tendance antilibérale. Cinq conspirations qui ont éclaté en France dans le cours de cette année (1822) donnent lieu à des procès qui font beaucoup d*éclat. Le complot de Saumur avait pour moteur le général Berton et le cbirurgien-major Cafifé ; ils devaient donner le signal, et les principales villes de France devaient leur répondre par un soulèvement. Mais au moment d*éclater, la conspiration est découverte, et ses principaux chefs sont condamnés à mort. Berton monte à Téchafaud en criant : Vive la liberté ! Gaffé s*ouvre les veines dans son lit, et quatre jeunes sous-offîciers , nommés Bories , Goubin , Raoulx et Pommier, périssent victimes de leur imprudente et folle tentative.
Gampagne d*EspAgne (4823). —Le congrès de Vérone avait décidé qu*en exécution du traité de la Sainte-ÂIliance , une armée française irait délivrer Ferdinand Vil , prisonnier des certes. Le duc d'Ângouléme , neveu de Louis XVIII , entre en Espagne à la tête de cent mille hommes : Madrid , Séville et Gadix ouvrent successivement leurs portes , et le roi d^Espagne est délivré presque sans coup férir. Gette campagne est signalée par la modération du vainqueur, qui défend toute arrestation arbitraire , sans le concours des autorités françaises, par une ordonnance signée à Ândujar. Dans cette nouvelle lutte , les Espagnols parurent avoir épuisé toute Fénergie qu'ils déployèrent contre Napoléon en 1815.
Victoire de Navarin , remportée sur les Turcs par les trois puissances alliées, FÂngleterre, la France et la Russie, le
20 octobre 4627.— Les escadres combinées de France, de Russie et d'Angleterre, voulant tenter un dernier effort pour obtenir une prolongation de Tarmistice violé par Ibrahim-Pacba , et s^assurer de sa stricte exécution , se présentent à la passe de Pylos, formée par la terre ferme, sur laquelle est bâtie Néo- Castro ou Navarin (rancienne Pylos) , et Tlle de Spbactérie : lenr dessein est de romiiller à rentrée de cette passe afin de réduire les Turcs à remettre en mer, s'ils avaient Tintention d'appareiller. La flotte ottomane, forte déplus de cent voiles, se trouvait échelonnée de manière à former trois lignes de défense et à empêcher l'entrée du port. Le château de Navarin et quelques batteries dressées à Ttle de Spbactérie complétaient le système de défense.
Deux parlementaires avaient été envoyés au capitan ou chef avec des propositions de paix ; mais le second ayant été reçu à coups de canon, Tamiral Codrington ordonna Fattaque. M. de Rigny, amiral français , essuie les premiers feux aux cris répétés de vive le roi ! et bientôt Russes, Anglais, Français se trouvent aux prises avec les infidèles.
A neuf heures, on avait démonté les batteries de Navarin et de Spbactérie ; cinq vaisseaux turcs étaient en fuite à dix heures ; quarante»cinq transports turco -égyptiens forent embrasés. Enfin, à cinq heures du soir, la première ligne des Turcs était détruite, les vaisseaux et les frégates rasés , coulés , incendiés ; le reste s*en allait à la côte, où ils se brûlaient d'eux-mêmes. De cet armement formidable il ne resta plus qu'une vinguine de corvettes et de bricks ; encore furent-ils abandonnés.
Ibrahim -Pacha n'avait pas assisté au combat; il se. trouvait dans les montagnes de la Messénie, dévastant tout le pays par où il passait , crucifiant les prêtres , et faisant passer toute la population au fil de l'épée.
Prise de Navarin , de Modon et de Coron par l'expédition française de Morée , les 6 , 7 et 9 octobre ISâS. — Le gouvernement avait décidé qu'une expédition aurait lieu pour protéger les Grecs contre les atrocités de la Porte. Cette résolution généreuse reçut l'approbation générale, et une foule de jeunes Français briguèrent rhonneur d*aller fouler le sol de Théroîque Grèce » et d'y secourir les malheureux Hellènes. L'expédition
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imtit de Toalon sons le eommaDdenient da lîeatenant général Maison , et arriva heureusement en Morée. On traita avec le pacha d'Egypte, qui prit la route d'Alexandrie. Après le départ d'Ibrahim , le lieutenant général se disposa à attaquer les places de la Messénie , dans le cas où elles refuseraient de se rendre. Svivant ses ordres , le maréchal de camp Higonet prit position près de la citadelle de Navarin , et entra en pourparler avec le commandant turc , pour la remise de la place ; il se rendit , ainsi que Tamiral de Rigny , auprès de ce commandant , qui se disait malade. Des réponses évasives ayant été faites , Tordre de marcher sur la forteresse est donné et exécuté rapidement. Le général Higonet escalade une brèche que les sapeurs du colonel Audoy avaient rendue praticable , pénètre dans la ville, el de là dans la citadelle , sans trouver aucune résistance (le 6) ; les pavilions des trois puissances (France, Angleterre , Russie) furent liissés sur une des tours de la citadelle. On trouva dans Navarin soixante bouches à feu , dont cinquante en batterie et chargées , des magasins de vivres pour plusieurs mois , huit cent mille cartouches et de Teau pour quatre jours. La garnisou se composait du quarante-neuvième bataillon égyptien, fort de quatre cents hommes, de soixante et dix canonniers et de soixante Turcs moréotes. Elle fut embarquée pour TËgypte avec armes et bagages.
Pendant que ce mouvement s'opérait sur Navarin , le général Durrieu , chef d'état-major , sommait Modon de se rendre. Achmet-Bey commandait les Egyptiens, et Hassan-Pacha les Turcs. La forteresse ayant répondu comme le gouverneur de Navarin , on fit sauter les portes de la place , et le 7 Modon tomba au pouvoir des Français. Cette place forte était pourvue pour plus de six mois de vivres , de munitions pour deux sièges , de centpièces de canon, et de mille soixante et dix*huit hommes de garnison, dont cinq cent huit Turcs, et cinq cent soixante et dix Arabes du quatrième bauillon.
Coron fut sommé le même jour; la résistance fut opiniâtre; le général Sébastiani Tassiégeait. On signifia au gouverneur d^en* voyer un officier s'assurer de la prise de Modon , et que si un quart d'heure après son retour la place n'était pas remise aux Français , elle serait attaquée par terre et par mer , et détruite
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aree la garnison. Ces menaces prodoisirent leur effet , et le 9 Coron ouvrit ses portes.
Ces trois places n'offraient qu'iiB amas de masures renversées les unes sur les autres.
Le 4 , le général Schneider avait forcé Hadji-Àbdulah , pacha de Patras et du château de Morée , à capituler.
La division française , pour n'avoir pas eu de combats à soutenir , n*en a pas moins eu de grands obstacles à vaincre , et a montré une constance et on courage méritoire en face de priva* tîons et de fatigues assez dures à supporter. De quelque manière <|Me la politique envisage rexpédiiion de la Grèce » elle doit faire beaucoup d'honneur k la France.
MuusTÈBB PouGNAc , ADiuLSSB i>E6 S21 . — Effrayé sans doute des exigences libérales des députés élus en 1827, Charles X chargea tout à coup le prince de Polignac de composer un nonveau miaistère dont il le nomma président. Le 8 août 1829, ia France étonnée apprit ce nouveau changement dont les conséquences devaient être si graves. Le Moniteur officiel ne laissa plus de doute » et chacun se prépara à soutenir la lutte. La chambre des députés, à l'ouverture de ia session, exprima, dans une adresse énergique votée par 22i de ses membres » sa répugnance pour les nouveaux ministres , et les craintes qu'ils inspiraient. Les remontrances furent reçues par une dissolution. On s'associa pour le refus de l'impôt.
Legtvbe. ^ Histoire de la révolution de 18S0.
Campagne d'Afrique. — Le dey d'Alger ayant insulté notre consul , la France demandait à la régence , par un étroit blocus , satisfaction de cette insulte. Le contre-amiral de la Bretonnière est envoyé comme parlementaire à Hussein. Celui-ci répond par te canon de ses forts (8 août 4829). Cette nouvelle insulte ne pouvant rester impunie , la guerre est aussitôt résolue. Le général Bourraont , ministre de la guerre , quitte Paris et s'embarque à Toulon avec l'armée d'expédition. Composée de cinq cents voiles, la flotte, sous les ordres de l'amiral Doperré, cingle vers Alger , et débarque l'armée d'expédition sur la plage africaine (14 juin 4 850). Les Barbares sont culbutés à Sidi-Ferruch , et le drapeau blanc est arboré sur fa tour de Torré-Chica. Les troupes sont animées d'une ardeur extraordinaire; partout où la
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tactîqoe miKaaire et le courage peuvent se déployer à leur aise, les soldats français triomphent des Bédouins et de leur cavalerie rapide. Enfin le fort de TEmpereur , qui domine Alger, est attaqué (4 juillet 1830) , saute et découvre , au feu de rartilierie française , Alger -, qui capitule le lendemain , 5 juillet 1830. On trouve dans la Casauha ou palais du dey cinquante millions qui indemnisent des frais de la guerre. La piraterie est détruite , et le dey d*Âlger se retire tranquillement en Europe. La régence d*Âlger est aujourd'hui la plus belle colonie de la France.
Ordonnances du 25 juillet 1830. -^ Malgré les appréhensions qu'avait fait naître le ministère Polignac, aucune atteinte n'avait encore été portée à la Charte. On croyait au contraire que Charles X changerait son ministère , lorsque tout à coup parurent les ordonnances de juillet, contre-signées par MM. de Polignac, Peyronnet, Chantelauze, Guernon-Ranville, Monibel et Capelle. Toutes les garanties consacrées par la Charte parurent enlevées à la France.
Révolution des 27, 28 et 29 juillet. — Depuis un an le peuple se préparait à la résistance , quoiqu'il n'eût opposé qu'une force d'inertie aux entreprises de la couronne. Mais lorsque les ordonnances parurent, son premier mouvement, après quelques instants de stupeur , fut de recourir aux armes. Le général Marmont est nommé commandant de la première division militaire pour comprimer toute résistance. De leur côté , les rédacteurs des principales feuilles périodiques font, le 27, une protestation énergique contre les ordonnances. Mais la troupe est déjà sous les armes: le combat s'engage. Le 28, Paris est mis en état de siège , la lutte devient terrible ; bien des victimes tombent sous le fer des soldats. Tandis que le peuple se bat, une commission municipale s'organise à Thôtei de ville , et dirige le mouvement. Le 29 juillet, la troupe est chassée de toutes ses positions, qui sont assaillies parles citoyens armés, et deviennent comme autant de forteresses où le peuple s'est retranché. Enfin la victoire demeure au peuple, et le drapeau tricolore flotte sur les édifices publics. Louis-Philippe duc d'Orléans, accepte la lieutenance générale du royaume; Lafayette prend le commandement de toutes les gardes nationales, et partout en France le drapeau tricolore remplace le drapeau blanc Les Bourbons sont renversés du trône.
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OBSERVATIONS
La restauration fut une transaction entre tes idées anciennes et les idées nouvelles dont la charte de I8i4 fut Texpression sommaire et fondamentale. De même que la république avait enfanté Tempire, celui-ci, par une conséquence logique, avait enfanté la restauration; mais elle ne connut pas, non plus que les deux autres, la mesure nécessaire à son existence. Appelée à concilier les partis, elle ne réussit pas et fut emportée dans leur choc.
GOUSÉQUBNCES.
i^ Education de la France dans la carrière de liberté légale. S« Retour aux sentiments de justice et de modération. 3» Grande prospérité commerciale favorisée par quinze ans de paix. 4« Oubli de tous les anciens ressentiments.
eonmcs cÉLÈHaEs.
miltSTBSS.
Fouché, Tâlle:frand, Decazes , Villèle, Peyronnet, Martignac, Po* Ijgnac.
GUXRBIERS.
Maison, Bourmont, Moncey, Lauriston; Holitor, Berlhezène, d*Escars.