‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 158 sur 162 · ORATEURS · texte numérisé non relu

ORATEURS

Foy, Manuet, Benjamin -Constant, Camille Jordan, Labourdonnaye, Martignac, Périer.

ÂirÉNEMENT DE Louis-Philippe. — Charles X, poursuivi |Kir le peuple parisien , s'était embarqué à Cherbourg pour TAngleterre. Le trône était yacant , malgré son abdication en faveur da dac d*Àngou1éme et du duc de Bordeaux. Il ne restait donc plus à la France qu'à choisir la forme du gouvernement qu'elle se donnerait. On commença par modifier et refondre presque en entier la charte de 184 4 (7 août 1850). Quand ce travail fut terminé, les députés, presque tous signataires de l'adresse des 221 , appelèrent au trône le lieutenant général du royaume, qui prêta serment à la charte de 1850, et prit le nom de Louis- Philippe !«' (9 août).

Procès des mmsTRES de Charles X. — Sur les sept ministres qui composaient le conseil de Charles X, quatre seulement ayaient pu être arrêtés. Ils furent traduits devant la chambre des pairs érigée en cour de justice. Le 15 décembre, leur procès

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rommença. Les accnsations portées contre eux emportent tontes la peine de mort. MM. Persil et Madier de Montjaa sont aceosateurs an nom de la révélation. MM. Sauzet» Martignac , Mandaroux-Vertamy , Hennequin et Grémieux sont les défenseurs des ministres. En6n , après plusieurs séances » et au milieu de l'agitation qui règne au dehors et des cris de mort qui retentissent autour de la chambre des pairs , les quatre ministres présents, MM. de Polignac , Peyronnet, Ghantelanze et Gaernon- Ranville» sont condamnés à une prison perpétuelle. Les autres ministres sont condamnés par contumace à la même peinCt

Journées des 5 et 6 Km , Paris en état de siège. — Le général Lamarque venait de mourir du choléra-morbus « et ses ^ obsèques ayant lieu le 5 juin 1852 , un grand concours de { peuple se porta au convoi de cet illustre député. Arrivé au poni | d*Âusterlilz , le convoi s'arrêta , et, après quelques discours prononcés par des députés montés sur une estrade , des cris de < vive la république! et de à bas Louis-Philippe I se firent entendre. Le peuple en vient aux mains avec les dragons , et une vive fusillade s'engage sur un grand nombre de points. Le lendemain 6 , la garde nationale arrive , et » aidée de la troupe de ligne et de la banlieue, elle attaque les républicains dans leurs retranchements* Plusieurs barricades sont enlevées, il n'en reste plus qu'une au cloître Saint-Méry défendue avec un acharnement sans exemple. Enfin , à quatre heures du soir elle est forcée. Paris est déclaré en état de siège , et des ordonnances royales prononcent le licenciement des Ecoles polytechnique et d'Âlfort , et la dissolution du corps d'artillerie de la garde nationale. Messieurs Gamier-Pagès, Cabet, Laboissié* res, député, et Armand Garrel, rédacteur du 2Valiofui{» sont déférés aux tribunaux. Enfin , le 29 juin, la cour de cassation rend un arrêt mémorable qui rend les accusés à leurs juges na turels et fait cesser l'état de siège.

MOKT o*ALszANDRs à Taganrock. — Alexandre , abandonnatit les routes battues par ses ancêtres, qui ne régnaientque parla terreur, eut Tambition de ne régner que par des bienfaits qui lui acquirent Tamour de ses sujets. H encouragea et protégea le commerce, améliora * •sensiblement l'administration de sa patrie, se déclara le protecteur des arts et des sciences, et combla de bienfaits,, non-seulement les

«ayants de son empire, maisencore ceux dont s^honoraient les direnes parties de TEurope. Son frère Nicolas lui a succédé.

ovBABs BES BV88B8 sT DS8 TVRCs. — Une nouvelIc guerre, la plus terrible, la plus menaçante peut-être pour l'empire turc, rendra plus célèbre encore le règne de Mahmoud II. Les Russes^ ses plus mortels ennemis, marchaient à grands pas vers Gonstantinople, et semblaient près de réaliser les espérances de Catherine II.

La Russie reprochait à la Turquie, entre autres griefS :

1o Den*aTOirpas exécuté les traités de Bucharest et d*Âkerman;

8« D'avoir anéanti les privilèges des deux provinces de Yaiachie et 'de Moldavie;

50 D'avoir saisi les cargaisons des bâtiments russes ;

4« D'avoir enfin excité contre elle la cour de Perse.

N'ayant reçu aucune satisfaction de la Porte , l'empereur Nicolas fait marcher contre le grand sultan une armée imposante. Les Russes s^avancent à travers une population en fuite et des hordes indisciplinées en déroute.

Les premiers avantages sont pour la Russie, qui a pour elle le nombre, la valeur et la discipline; mais les Turcs, de leur côté, montrent une admirable résistance; ils sont pleins de bravoure, d'énergie et du mépris de la mort.

Brailow, qui n'était considérée que comme une place de troisième ordre, tomba, le 20 juin, au pouvoir des Russes, après une résistance si opiniâtre, que les Turcs tuèrent à leur ennemi plus de cinq mille hommes.

De grandes difiScuUés restaient encore aux Russes. Le premier boulevard (le Danube) était franchi ; mais le second (le Balkan) est le plus redoutable, et c'était là vraisemblablement que se serait décidé le sort de Tempire turc, qui compte déjà en Europe trois cent soixante etquinze ans d'existence, si la paix n'eût été rendue aux deux empires par un nouveau traité entre Mahmoud et Nicolas signé à Andrinople. Angleterre.

BZPéniTion bb load «zmoutb (1816). — En mai et en juin, Tainiral anglais avait demandé au dey d'Alger, ainsi qu'aux beys de Tunis et de Tripoli , la reconnaissance de l'indépendance des Iles Ioniennes, la délivrance de tous les esclaves génois, sardes, napolitains, moyennant une rançon raisonnable, enfin l'abolition de l'esclavage. Toutes ces demandes furent admises , à l'exception de la dernière à laquelle les deux bcys acquiescèrent, mais qu'Omar refusa obstinément de ratifier. Les pirates commencèrent à écumer la Médir lerranée. Le consul britannique est mis aux fers ; des atrocités sont commises à Oran. Le cabinet de Saint* James reconnaît enfin que la guerre est nécessaire. Lord Exmoutli part à la têie d'une escadre de trente-six voiles. Il mouille très-près de terre comme parlementaire, tandis qu'un parlementaire véritable va porter aux Algériens des pro" positions qu'il sait devoir être rejetées ; et , s'embossanl hardiment à demi'poriée de canon, sous le feu des batteries du port et de la rade,

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Il prend à revers et foudroie toute Partillerie ennemie. Mais lord Ex* Dioutti fut lui-même obligé de se retirer, pour ne pas voir ses vaisseaux atteints par les flammes qui dévoraient la flotte ennemie. Cependant les cris d'une populace irritée effrayèrent le dey; il capitula le lende« i main S8 août, à la grande surprise de lord ExmQnth, abolit solennellement l'esclavage, délivra deux mille chrétiens sans rançon, remit à bord de la Reine^CharioUe une somme immense et fit des excuses à Pamiral et au consul. i

BILL SB RÉFouMB. — L'Angleterre , travaillée depuis longtemps parle besoin de réformes politiques, entre définUivement,etàl^exempie de la France, dans cette nouvelle carrière. Elle veut des garanties contre Tinfluencede rarislocratie, et un cercle électoral plus étendu. ' Lord Grey, qui succède à Wellington , satisfSait à ces exigences de la nation en présentant le bill de réforme , qui apporte de grands chan- , gements dans la constitution anglaise. La démocratie a triomplié I (1851).

Cirèce.

&évQLiiTion BB LA o&ÊCB. — Proclamatiou d'Alexandre Tpsilanli contre la Porte ottomane. Cette révolution avait été dès longtemps préparée par une association secrète formée en 1814, et composée de ministres, de seigneurs, de savants, et de tous les riches Grecs du Fanar et des provinces. Bientôt le cri de liberté retentit dans toute la Grèce; et les Hellènes osèrent prendre les armes contre leurs tyrans. Quelques-uns d'entre eux sont devenus célèbres, tels que Canaris, Botzaris, Mavrocordato, Colocotroni; plusieurs villes furent courageusement défendues par eux , telles quTpsara, Hydra, Scio , Salamine , Mégre* pont, et surtout Missolonghi. En18â6,le sultan Maiimoud vint à bout de détruire les janissaires, qui avaient l'habitude de déposer et d'étrangler les sultans qui leur déplaisaient.

MO&T BB CAPO-a'iSTillA , FKÉSIBBBT BS LA ORÈCB. — Sur

le refus de Léopold d'accepter le trône de la Grèce , Capo-d'Istria était devenu président de ce pays, livré aux discordes intestines depuis son affranchissement. Ses nombreux ennemis lui reprochent son despotisme et rinfluence qu'il laisse prendre à la Russie dans les affaires de la Grèce. Des vaisseaux grecs combattent les vaisseaux russes ; Tanarchie est à son comble. Le 9 octobre, à Nauplie, le président, au moment où il se rend à l'église , est fk*appé A mort par deux Grecs , Constantin et George Mavromichalis , frère et fils de Petro-Bey , retenus depuis le mois de Janvier dans la prison de la citadelle. Turquie.

ovBmiiB BBTBE LA FOBTB BT l'éotptb. — Méhémct-Alî, nou content d'avoir affranchi TEgypte du joug de la Turquie, rêve la conquête de la Syrie. Saint-Jean d'Acre tombe en son pouvoir le 24 juin, et le fils de Méhémet-Ali, Ibrahim, envahit TAnatolie où il poursuit sa marche triomphante. L'armée turque est battue à Broussa. Constantinople est menacée par un pacha rebelle, lorsque, grâce à rinttrven*

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timi de la Rutiie, un traité est conclu entre les deux adversaires , et confirme au paclia d*Eg7pte la possession de la Syrie Jusqu'au district d'Adana.

Belgique.

iir8«^&&BCTfoir BBLOB.— La Belgique, réunie malgré elle à la Hollande par le congrès de Vienne , suivit la première Texemple des Parisiens, et secoua le Joug qui lui avait été imposé. Des troubles sérieux éclatent à Bruxelles les 35 et 26 août. La garde bourgeoise s'organise et occupe tous les postes militaires. Le prince d'Orange tâche de con« ciller les esprits; mais, dans ^impossibilité de réussir, il introduit, le 94 septembre suivant , sept mille hommes de troupes hollandaises dans le Parc. Un combat furieux commence et se termine par la refaite des Hollandais à Anvers et d'Anvers dans la citadelle de cette ▼illei qu'ils bombardent impitoyablement. Un an après, le prince de Saxe-Cobourg , Léopold, est élu roi des Belges par le congrès national . (4 juin 1831).

BiéoB B^AWTBmp. — La conférence de Londres , où les plénipotentiaires des cinq principales puissances de l'Europe s'efforçaient d'arranger le différend entre la Belgique et la Hollande, avait vu tous ses efforts échouer devant la ténacité du roi de Hollande. On résolut en conséquence d'employer la force pour le contraindre à évacuer la citadelle d'Anvers. Le général Gérard part è la tète de 40,000 Français, traverse la Belgique, et, arrivé devant Anvers, somme le général Chassé de rendre la citadelle. Sur son refus , l'artillerie française foudroie les remparts, et, après vingt-quatre Jours de tranchée, la garnison hollandaise et son général se rendent à discrétion (33 décembre 1833).

Pologne.

mavmBBCTioir voiiOvaisb. — Depuis le premier partage de I Pologne entre ses trois voisins , et la réunion définitive du duché d Varsovie à l'empire russe par le congrès de Vienne , les malbeureui habitants de ce pays avaient toujours rêvé l'indépendance de leut patrie. La révolution de Juillet vint donner la force et TeSpoir à leur cœurs. Un mouvement insurrectionnel éclate à Varaovie le 19 novem bre 1830. Cinq à six cents jeunes gens de PEcole militaire prennen les armes , et attaquent le grand-duc Constantin dans son palais Les troupes polonaises prennent parti pour la cause des insurgés et achèvent Touvrage des jeunes porte-enseignes. Tandis que les Russes se retirent , le général Klopicki est élevé à la dictature , et prend le commandement de l'armée polonaise. La diète ou assemblée nationale déclare la famille des Romanof déchue du trône de Pologne.

BATAI&LB B'OSTmO&SlIKA» CAPITV LATIOIT BBTAASOVn.—

La Pologne luttait depuis neuf mois avec ses faibles ressources contre les forces de l'empire de Russie , et avait remporté quelques succès à Grocbow, Iganie , Dembé et Tikozin . sous les chefs Skrynecki^Ul-

858 40* SÈCLB.

mintki, Dwernicki. Mail, écrasée par le nombre à la bataille d'Ostrolenka , Parmée polonaise se retire sous les murs de Varsovie après avoir laissé 10,000 hommes sur le champ de bataille. Le 8 septembre (1831), cette ville, investie par le généralissime Paskéwitch , tombe au pouvoir des Russes après un siège meurtrier. Les Polonais retombent encore une fols sous la domination de la Russie.

(BnUifle.

AAiTATiow £ir siTissB BT BIT xTALtB. — L*aristocratle de la Suisse voit arriver le terme de sa puissance* Le 7 décembre , a lieu *a dissolution du grand conseil de Fribourg ; aucune résistance ne s*oppose au triomphe de la démocratie. L*Angleterre a prononcé le principe de non-intervention. Cependant ritalie s'est émue. Une insurrection éclate dans les premiers jours de janvier 4851 au cœur de l'Italie. Reggio, Modène et Bologne arborent le drapeau tricolore; le duc de Modène est chassé de ses Etats. Mais le général Frimont parait à la télé de 30,000 Autrichiens , et tout rentre dans l'ordre accoutumé. L'année suivante, de nouveaux troubles éclatent dans les Etats du pape. La France intervient, et s^empare de la ville et delà citadelle d'AncOne, où elle jette une garnison de 1)500 hommes»

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