‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 21 sur 162 · CHINE · texte numérisé non relu

CHINE

0BSERYAT10:<S SUR l'ORIGINE DES CHINOIS.

Il serait difficile d'assigner une époque Gxe au commencement de rhistoire de la Chine, où plutôt au moment où ce pays fut peuplé. Les prétentions des Chinois sur leur antiquité sont tellement exagérées, qu'ils donnent à leur empire, depuis le commencement des choses terrestres, une durée de deux cent soixante et dix-huit mille et quelques années!

Quoiqu'il en soit, on a pensé depuis longtemps que les pays de

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rOrlent ayaient été visités par les premiers hommes. Guidées peut-être par leur imagination, les peuplades qui, des hauteurs de JAsie centrale, descendirent dans la Chine, durent s'y arrêter, et s'y croire sur le sol le plus favorisé du ciel. En effet, deux grands fleuves, le Hoang-Ho et le Kiang, traversent cette contrée du couchant au levant. C'est la plus vaste, la plus fertile de celles qui, «'abaissant vers le soleil, touchent à la grande mer, regardée jadis comme le terme de toute émigration.

Il paraîtrait que ce fut chez les tribus voisines du Hoang-Ho, ou de la rivière Jaune, que furent jetés les fondements de l'empire chinois. C'est vers le noriVouest qu'une espèce d'écriture s'est introduite, soit que le législateur de la Chine l'ait inventée en effet, soit qu'il ait seulement transmis à des hordes plus sauvages un procédé connu déjà de quelque autre peuplade. Les annales chinoises font mention de deux personnages sous lesquels l'industrie aurait fait quelques progrès avant le célèbre Fo-Hi ; mais c'est à ce prince que nous nous arrêterons un instant, à cause de la vénération que lui portent encore aujourd'hui les Chinois, qui le regardent comme le foodateur de leur empire.

Fo-Hi. — Fo-Hi divisa tout le peuple en cent grandes familles; il ie soumit aux lois da mariage, lui apprit à défricher les terres, à multiplier les troupeaux, et introduisit Tart de forger le métal. On lui attribue ainsi des observations astronomiques, et rinvention du cycle sexagésimal, dont les divisions embrassent les jours, les mois et les années. Pour adoucir le naturel farouche de ses sujets, il inventa quelques instruments de musique. Il est vraisemblable que Fo-Hi n'avait pas autant de connaissances que lui en donnent les écrivains chinois, et qu*oo lui attribue des découvertes dues en grande partie à ses prédécesseurs ou à ceux qui ont régné après lui.

Les Chinois n'ayant été en communication avec aucun peuple de l'antiquité, les événements qui appartiennent à leur histoire ne peuvent être rapportés dnna cet ouvrage classique.

25* SIBCLB.

isgTPte. — 2467. Menés, premier roi d'Égyple. OBSERVATIONS

Sim L'ORIGUIE des IÊGTPTIENS et sur les éTHIOPlENS.

Nous n'avons, sur les premiers temps de TÉgypte» aucune notion certaine. Moïse donne une description fidèle de ce pays, mais seulement de son temps; encore ce n'est pas une histoire suivie. Toulei» les connaissances que nous en avons nous viennent d'Hérodote, historien grec du v* siècle avant Jésus-Cbrist^qui consigna dans ses écrits les renseignements qu'il avait recueillis de la bouche même des prêtres. Mais ceux-ci n'avaient eux-mêmes pour guides que des monuments publics, sur lesquels étaient tracées des ligures allégoriques nommées hiéroglyphes. Ces caractères symboliques ne représentant que des idées , et pouvant s'interpréter de manières différentes , n'offraient d'ailleurs qu'une histoire bornée à des récils tronqués et sans ordre chronologique.

Quoi qu'il en soit, l'Egypte est l'une des contrées de notre globe où un lien politique a été établi dès les plus anciens temps. Les causes de celle civilisation se trouvent en partie dans sa situation géographique. Longtemps avant qu'il existât un grand empire d'Egypte, plusieurs petits Ëtats paraissent s'être formés dans la vallée fertile du Nil. Il semble évident que la haute Egypte a été le lieu le plus anciennement cullivé, et celte culture venant du midi, s'étendit dans la suite vers le nord par l'établissement des colonies. Vraisemblablement ces tribus se formèrent par l'émigration d'une tribu étrangère, différente de celle des nègres, comme le prouvent des figures, soit sculptées, soit peintes, qu'on trouve sur les monumenis égyptiens.

Les Elhiopieiis, partis de Méroé, entrèrent à diverses époques dans l'Egypte; ils en civilisèrent les premiers habitants et formèrent des Nomes ou Ëtats séparés, tels que ceux de Thèbes, d'Eléphan- Une, à'Héraclée, de Thin ou de This, dans l'Egypte supérieure; ceux d'une première Memphis^ de Mendès, de Bubaste, de Xoïs, de Tanis, dans la moyenne et la basse Egypte. Ils établirent deux Castes supérieures, celle des prêtres et celle des guerriers, et des Castes inférieures, composées des anciens habitants.

Au gouvernement des prêtres succéda celui des rois. Menés est regardé comme le premier chef du Nome thébaïqve dont la capitale, Thèbes, fut fondée dans des temps inconnus.

Menés y fondateur de Tempire d'Egypte, est sans doute le même que Misraim, fils de Cham. C'cst'iui qui passe pour avoir

tH^ SiftCLB.

établi le culte des dieox à Memphis, quil bâiU à Torient da Ni< et dans le voisinage de FArabie; Vuleain ou le feu, le soleil, la terre et les astres reçurent les premiers hommages. Menés arrêta le Nil près de Memphis, par une chaussée de cent stades de large, et lui fit prendre un autre cours entre les montagnes. Après sa mort il fut mis par ses sujets au nombre des dieui. On dit qa^il laissa trois fils qui se partagèrent son empire ; mais Thistoire de ces nouvelles dynasties est inconnue.

c Les premières tribus qui peuplèrent l'Egypte, dit M. Ghampolc lion jeune, c'est-à-dire la vallée du Nil, entre la cataracte de t Syène et la mer» vinrent de l'Âbyssinie ou du Sennaar. Les c anciens Egyptiens appartenaient à une race d'hommes tout à fait ff semblables aux Kennous ou Barabas, habitants actuels de la Nubie, c On ne retrouve dans les Copies de l'Egypte aucun des traits carac- • téristiques de l'ancienne population égyptienne. Ces peuples sont c le résultat du mélange confus de toutes les nations qui ont succesc siveroent demeuré sur l'Egypte, i

Tout prouve aujourd'hui que la population de l'Egypte y est descendue de l'Ethiopie avec le Nil. La haute Egypte a été en effet bien plus tôt habitable que la basse, qui fut longtemps inondée, même après que le Nil et la mer ne s'y rencontrèrent plus.

On compte 350 rois de Menés à Mœris. Ils forment 17 dynasties et le commencement d'une 18*, qui régnent simultanément à Thèbes, This, Eléphantine, Memphis, Héraclée, Diospolis, Xoïs et Tanis. Voici l'ordre de ces dynasties :

i" dynastie, TanileThébaine.

2« — Tanite Thébaine.

Memphite.

Memphite.

Eléphantine

Memphite.

Memphite.

Memphite.

Héliopolite.

Héllopolile.

!!• dynastie Thébaine.

— Thébaine.

— Thébaine.

— Xoïte.

— Thébaine.

— Thébaine.

Pharaonne.

— Thébaine.

Pasteurs.

— Thébaine.

AVÂMKIIENTf.

HlAioire Sainte. - 2^296. Vocation d'Abraham. (1991. U.) 2997. Ruine de Sodome, de Gonoorrhe^ de Séboïm et d*Âdama. — > 2241. Sacriûce d'isaac.

DÉVELOPPEMENT

Histoire Sainte*

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