‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 27 sur 162 · DIVISION DE LA TERRE PROMISE · texte numérisé non relu

DIVISION DE LA TERRE PROMISE

En compensant l'étendue plus ou moins grande du territoire par sa plus ou moins grande fertilité ; en déterminant les lots d'après les populations plus ou moins nombreuses des tnbus , d'après la plus ou moins grande fécondité des familles , on parvint à la plus stricte égalité possible; cette égalité était le but du législateur ; elle entrait comme conditioi: indispensable dans Téconomie de sa politique.

n* SIÈCLE. 59

La haute Judée échut à la tribu de Juda ; elle s*étend en longueur Jusqu*à Jf^rusalem , et en largeur jusqu'au lac de Sodome.

La tribu de Siméon eut celle partie de Pldumée qui touche à PEgyple et à TArabie.

^ ia tribu de Benjamin fut dévolu le pays qui s'étend en longueur depuis le Jourdain jusqu*à la mer , et en largeur depuis Jérusalem jusqu'à Bélhel.

La tribu d'Éphraîm eut le pays qui s'étend depuis le Jourdain jusqu'à Gadara , et depuis Bélhel jusqu'au Long-Champ.

La moitié de la tribu de Manassé entra en possession du terri * toire qui s'étend depuis le Jourdain jusqu*à Dora d'un côté, et jusqu'à Beizan de l'autre.

La tribu d'/ssachar eut ce qui est compris depuis le Jourdain Jusqu'au Mont-Carmpl.

la tribu de Zabulon eut le pays qui touche au M ont-Carmel et à la mer, et s'étend jusqu'au lac Génésarelh.

Les plaines cackiles derrière le Mont-Carmel à Vopposite de Sidon , éeburent à la tribu d'Azer,

La tribu de Nephlali eut la haute Galilée et le pays qui s*étend jusqu'au Liban.

La tribu de Dan eut les vallées qui tirent vers Toccident et aux petits lacs Azor et Doris.

Selon le règlement de Moïse, quarante-huit-villes, prises dans différentes tribus, furent réservées aux lévites. On délerraina également six villes de refuge , tant en deçà qu*au delà du Jourdain. Le taliernacle fut dressé à Silo , dans le territoire de Sichem.

Les villes où résidaient les rois chananéens conservèrent le titre de villes royales.

Jostsé était alors âgé de cent dix ans; il avait , pendant vingt-cinq ans , gouverné Israël; sentant sa fin approcher, il rassembla le peuple à Silo , lui rappela les bienfaits miraculeux du Seigneur, et l'exhorta à observer fidèlement la loi , en le menaçant de tous les maux qu'entraine une rébellion sacrilège. Peu de lemps après, il mourut ei fui enterré à ThammathSœné, landis qu'on déposait à «^icAern les restes de Joseph qui, après avoir, pendant trois siècles, dormi paisiblement sur le sol d'Egypte, avaient parcouru quarante ans le désert, et venaient enfin se reposer près d'Abraham et de Jacob.

Lesflébreux perdirent en même temps Éléazar, leur grand prêtre. Privés de ces deux grands hommes, en qui Moïse et Aaron semblaient revivre, ils oublièrent bientôt leui sainle destination et se livrèrent à des excès qu'ils devaient expier par des malheurs sans nombre.

OBSERVATIONS

' Dans celle première période du peuple juif, les livres saints nous montrent le peuple avec tous les traits de la dégradation intellectuelle, morale et physique. Les mêmes lois morales, si souvent répétées d ans l'Exode, le L.évitique , le Deutéronome ; les lois cérémoniales, si multipliées, auxquelles le peuple fut assujetti; les menaces et les promesses SI fréquentes et résumées dans l'admirable cantique :C/eMa?,dcow/cs r

6d il^ 6IÈCL£..

que tout le peuple devait apprendre par ceeur; ItB divers moyens sensibles ordonnés par Moi e, afin de conserver le souvenir de la loi et d*en faciliter Tobseivanee , démontrent la prédominance des facultés inférieures. Cette dépravation provenait de la dure oppression dans laquelle les Juifs avaient été pendant près de deux siècles. G^étail suivant les prophètes, l*enfance du peuple hébreu. Il y a à celle époque deux tendances des hommes : tes uns qui adhèrent à Tesprit de Dieu et à la doctrine révélée, les autres qui suivent leurs propres idées et les doclrines humaines.

Pfaéntcle.

OBSERVATIONS SDR LES PBÊHICIENS.

Les Phéniciens sont Tun des peuples les plus remarquables de PAsie, mais nous n'avons sur eux aucune histoire complète et suivie ; à l'aide de quelques documents , nous pouvons ce|)endant en présenter une idée générale.

La Phénicle ne formait point un Etat séparé; elle se composait de plusieurs villes et de leurs territoires, Unies entre elles par des liens communs. Sidon et Tyr obtinrent successivement la prépondérance , chacune fut considérée à des époques différentes comme métropole^

Les Phéniciens s'adonnèrent de bonne heure au commerce et k la navigation ; ils fondèrent de nombreuses colonies, dont voici les prin* cipales:

1. La plupart des îles de l'Archipel, dont ils furent dépossédés par les Grecs.

3. Au midi de l'Espagne, Gadèê (Cadix), Carteja (Gatpé), Maiacca (Malaga), Hispalia (Sévilie).

3. En partie la côte de l'Afrique, Utique (Booshastès), Carthage (en ruine près de Tunis), Adrumetum (Adrumète).

4. En partie au M.«£. de la Sicile» Paiformus (Palerme), LÛrbwutn (Boéo).

Page 1