‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 36 sur 162 · TEMPS POETIQUES · texte numérisé non relu

TEMPS POETIQUES

GRicB.— ReliffîM des Grecs. — 1280. Guerre de Troie. (I1S4.

Sysième d'Ussériiis.) — 1270, Voyage d'Enée. — Voyage d*UJys9e. jr VOIES.— 1261. Victoire el vœu de Jephlé.— Histoire de Sam-^on.lSlS. oÉcouvBitiVES.— 1290. Perdix , neveu de Dédale, invente la roue

de potier, ta scie et le compas, — \^iO. Les ienaifies , l'en-

clunie, le marteau, le levier, par Cinyre , roi de C/i^pr».— 1212.

La saignée , pratiquée par Podalyre , au siège de Troie.

DÉVELOPPEMENT

RCLIGlOn DES GAEGS.

OBSERVATIONS GÉFTÉRALES.

De nombreux systj^noes ont é(é publiés sur la felt^fon greoqae; Mcan n^est satisfaisant. Cependant on a dit avec raison qu«la mythologie est une grande et curieuse énigme^ mais le mol de cette énigme était connu des anciens; il ne faut donc pas désespérer de le trouver.

On ne peut guère douter que plusieurs divinKés et des cérémonies n'aient été introduites de PEgypIe, de TAsie et de la Thrace dans la Grèce. Elles n*y coflserv^rent point le caractère propre au lieu de leur origine , mais devinn>nt des diymités grecques. De même que chez lu plupart ée^ peuples barbares , les dieux réels des Grecs ne furent autres que les élémenis et les astres, non point conservés comme formant un tout indivisible (ce qui nVût supposé qu^un. seul dieu. Vunivers)^ mais honorés comme des êtres dilTérents, tous soumis à un dieu suprême ^ tous intelligents , liés entre eux par une inaltérable hiérarchie dont le dieu suprême avait établi l'ordre , et dont l'har. nonie aniTerseUe était le produit.

Lefeuéthéré, air sobtii, Tesprit, de quelque manière qu'on U nomme , était le dieu suprême , principe du mouvement et de la souveraine sagesse : origine des autres éléments, il occupe le sommet fie lOlympe primitif , et devient la base de la Cosmogonte religieuse.

La siaipticUé primitive s'altéra ; les Grecs policés , suivant Texemple d«8 iieuples qui les environnaient, personnifièrent leurs divinité* avr. 7

•;$ iS SIÈCLE.

i>t leur rendirent un culte symbolique. La nature entière se trouva de la sorte représentée par une réunion de divinités sxmboliques^ toutes unies entre elles par des liens de parenté , toutes amies ou rivales les unes des autres , et ce fut par ces amitiés ou ces haines que la physique religieuse rendit sensibles les sympathies «t les répulsions qui rapprochent ou divisent les éléments.

Jupiter est Timage de Vé^her \ Junon, de Tair; f^uïcafn, du feu; Neptune, de Teau; Cérès , de la terre, etc. Ainsi chaque dieu réel a son représentant.

Cette manière d*envisager la mythologie appartient à M. Ëmerî s David qui l'a développée d*une manière tout à la fois ingénieuse et savante dans son Essai sur l'esprit de la religion grecque»

Quoi qu'il en soit, c^est à la religion qu'est dû Tavantage d*avoir adouci Tesprit sauvage des peuples ; et les anciens chantres, comme Orphée, Linus , etc., y contribuèrent beaucoup aussi, en enchaînant par rharroonie les vengeances sanguinaires, en consacrant leur talent aux cérémonies religieuses et en faisant reconnaître à un petit nombre d*initiés dans leurs mystères les avantages de la vie morale.

La civilisation grecque faisait chaque jour des progrès ; la religion, le commerce , la navigation , toute naissante qu'elle était, développaient rintelligence des peuples. Tout était donc prêt pour une grande entreprise nationale des HeUènes. C*est alors qu^eul lieu la guerre de Troie»

Coup d^œtl AUr la Troade

jusqu'à IA guerre de TROIE»

L^istoîredela Troade et àe\a petite Phrygie esi tellement enveloppée de ténèbres qu*on ne sait rien de certain avant Dardanus(xvi« siècle), fils de Corithe, roi de Samoihrace (anciennement Samos, île de la mer Egée). On dit qu'il épousa en premières noces Chryse, fille d*un roi d'Arcadte, qui lui avait apporté en mariage deux Palladium ou statues de Pallas. L^oracle avait promis une tranquillité éternelle à toute ville qui posséderait l*une ou Tautre. Dardanus épousa dans la suite BaHie^ fille unique de Teucer, roi de Troie, qui lui laissa sa couronne. Il abandonne ses Etats de Samothrace, passe dans la Troade et y transporte ses Palladium : il règne avec beaucoup de sagesse et de prudence, et laisse en mourant à Battie, deux fils, JSrichione son successeur , et Zacinthe qui alla donner son nom à une île de la mer Ionienne où il conduisit une colonie.

TK08, fils et successeur ^'Erichioney bâtit la rameuse ville de Troie, et invita à sa dédicace tous les peuples voisins, à Tcxception de Tantale. Ce roi de la haute Pkrxgie, irrité de cet affront , enlève Ganymède, fils de Tros, 65 ans après l'incendie du mont Ida. Mais Jlus venge Tenlèvement et la mort de son frère en chassant Tantale et Pélops, son fils, qui se retirent dans la Grèce. Leurs Etats agrandissent la Troade. Laomédon, fils dllus, b&tit Ilion, citadelle de Troie; il refuse des vivres aux jrgonaules, qui, après leur expédition, viennent Tattaquer ; Laomédon tue d'cibord Oïléea fameux

13" SIÈCLE. 7ft

r»pî(aine ; maïs tl est tué Uii*n)êrne par ffercule, qui fait prisonniers Podarcès, son fils et sa fille Hésione, qu'il donne à Télamon, roi de Sttlamiûe Podarcès, \e seul enfant qui resiât de sa nombreuse fanilie, se racheta à force d'argent, et parvint à monter sur le trône de Troie. II prit le nom de Priant, qui signifie racheté.

Page 1