PRINCIPALES LOIS DE LYCURGUE
Religion, culte. — Les statues , les images de toutes les divinités s
^ Kprtentaront armées. — Aucun monument magnifique ne sera élevé an morU. La tombe du brave mort au champ de bataille aura teute WM inscription. Les pleurs, les cris en public sont Interdits.
Gauvemetnenl. — Deux rois gouverneront conjointement. — Tîagt-huit sénateurs tiendront le milieu eqtre le pouvoir royal et le peuple, etc.
Propriélé, — Les terres de la Laconie seront divisées en portions égales , les monnaies seronl de fer.
CUé, cHoyenê, — Il y aura pour les Spartiates une table commune. ~ Les enfants appartiennent à la république. Ceux qui naissent difformes sont jetés dans un précipice, etc.
Education. — On élèvera les enfants de manière à fomenter-dans leurs cœurs ramour de la patrie, à leur inspirer le goût de la guerre, le népris de la mort, Tobéissance et la pratique de toutes les vertus. Uo corps sain , une âme forte et Jibre doivent être le fondement du bonheur. Les enfants marcheront nu-pieds. Ils n*auront qu'un seul vêlement pour toute Tannée. — Dans les repas, qui seront rares, ils ■e se chargeront pas Testomac, afin de se rendre adroits , vigilants ; ils pourront dérober l'objet de leurs besoins; mais ceux qui seront pris seront punis de fouet.
L*édacatian proprement dite finissait à vingt ans , quoiqu'on paisse dire qu^elle se prolongeait pendant toute la vie d'un Spartiate. Quant aux êciences , les jeunes gens n*en recevaient qame teinture ; mais on leur apprenait à s'exprimer avec netteté el coocisioD , et à chanter des hymnes patriotiques. OBSERVATIONS.
Lycurgoe essaya de faire vivre Tesprit héroïque au delà de TépofK que le progrès des siècles assignait à son existence. Il ne cher- Âa pas à introduire de nouvelles idées ; il ranima les anciennes cou- Imes doriennes ; il remit en honneur les usages de la nation ; il eansulta le passé surtout , puis le présent dans lequel 11 vivait , pas ânes Taventr ; c'est ce qui explique la longue immobilité des cinq tfèdes de durée des Spartiates. La garde des institulions de Lycurgue fin confiée à la mémoire et non à la lettre morte, et il les fondit ainsi dans les habitudes de la vie. Le progrès pour les autres nations, hélait la vie; pour Sparte seule, c'était la mort; aussi tombera-t-elle SMS laisser, après elle, d'autre gloire que son nom. Le gouvernement fieSparle était conforme au caractère dorien, il était éminemment capretnt d'aristocratie, comme plus tard dominera à Athènes , sa rvnàe^ la démocratie , conforme au génie ionien. Ainsi la royauté «*eilste vraiment que de nom en ti'inps de paix; le peuple n'est, cD«pté pour rien ; le sénat, composé de trente membres , est la seule aaioriié, combattue cependant, il est vrai , et avec acharnement, par les Éphoree, qu'Aristole appelle le tribunal Spartiate.
En résumé, quelle que soit noire admiration pour Pœuvre de tyeorgue, on regrette quHI ait sacrifié les affections domestiques, cjallait tendu les dmes vers le «léveloppement d'une seule venu , la
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vertu militaire, qui fahalt dédaigner ies douces retationi de la tociabililé, les arts et les leltres.
Lbctubb. — Lois de Lfcurgue, dans Jnadhanis et dans Xéno phan.
OBSERVATIONS
A la fin de» temps mythologiques, il serait essentiel de fain faire aux élèves un tableau synoptique des dieux de la i-able afin guHls comprissent les pocnes anciennes, et les allueioT,^ fréquentes que les auteurs, en gcMral, font aux divinités liu paganisme.
Travail.— Copie du taliieau mythologique de Tauleur.
MoaT a*ATBALiB. — Allialie , fille d*Acliab et de Jézaliel , avail épousé Joram, roi de Juda , (ils et successeur de Josaphat. Ce roi impie mourut après quatre ans de r^f^ne. AUiaiie alors marcha conire Jéliu , roi dMsraël , qui avait fait mourir tous les enfants d'Acliab , et Ociiosias « fils d'Allialie. Celte princesse , voulant conserver le U one de Juda , fil mettre à mort lous les enfants de son fils Ochoslas. Jcaa, au l>ereeau, échappa au massacre par les soins de Josabelh, épouife du grand prêtre Joad. On Téleva dans le temple jusqu'à P&ge de sept ans. Joad le fit alors reconnaître pour roi de Judée. Allialie, étant accourue dans le temple , y fut tuée par le peuple. Joas lui succéda.
Lectubb. — La tragédie à'AtluUUty par Racine.
Afrtqae.
câ&rHAOB rofrsfiv. - Uidon, femme de SIchee, venait de perdre son époux par la cru«uté de Pyi;maUon , son frère , roi de Tyr , qui voulait s*emparer df ses trésors. Pour se soustraire à la tyrannie de ce barbare, elle s^embarqua avec ses serviteurs, et aborda en Afrique. Elle y fonda ou agrandit sur la côte seplentrionale , une ville qui fut nommée Carthage (ville nouvelle) ; elle avait obtenu ce terrain, par ruse, d^Iarbas, roi AtGèlulie (Afrique). Quand la ville fut achevée, larbas demanda Didon en mariage , et , sur son refus , il voulut |*y contraindre; mais la princesse , ayant obtenu un délai de trois mois , éleva un superbe bûcher, feignant de vouloir apaiser par un sacrifice les mânes de Sichée , A i|ui elle avait juré une fidélité inviolable. Lorsque ce bûcher fut achevé, elle y monia et se tua d*un coup de poignard, en présence de son peuple, ce qui , dit- on , fit changer son nom d'filise en celui de Didon, qui signifie femme courageuse. Les Carthaginois lui rendirent lés honneurs divins après sa mort.
Lectcrb. — VEnéidede Virgile.
»< SIÈCLE. ICS
TEMPS HIST(»MQUES.
BERGBAU DB ROUE.
anAcB. — 776. V olympiade. — 744. Première guerre de Metiéole»
— 736. Guerre entre les Lacédémoniens et les Argtens. AOMB. — 753. Fondation de Rome. — 714. Règne de Numa. ASSTmiB. — 759. Fin du royaume d'Assyrie. — 747. Ere de Nabo-
nassar* judAb.— "718. Tobie. — 718. Fin du royaume dUsraei. ÉerPTB.^ 713. Usurpation du trône par Sbthos , prêtre de Tulcain, DÉcouvBaTBS. ^740. Plusieurs couleurs iians la peinture ,, par
Bularclms, grec» — 718. Le niveau , Véquerre , par Tiiéodore df
Samos*
DÉVELOPPEMENT
Grèce.
Première olympiade. — Les Grecs nommaient olympiade ini intervalle de quatre ans, dont les années commençaieui au solstice d'été. Ce nom vient d'Oiympie, ville d'Elide (0. da Péloponèse), où l'on célébrait des jeux connus dans toute la Grèce. Ces jeux» longtemps célèbres, étaient presque tombéa dans Poubli, lorsque Lycurgue, Iphitus, roi d*Elide, etCléosthènes,de Pise, les réublirent en 884, vingt-sept olympiades après. Les Grecs choisirent pour ère Tannée où un célèbre lutteur nommé Chorœbus, d*Elide, remporta le prii, le 19 juillet 776. La première olympiade est la base de la chronologie des Greca^ dès lors leur histoire devient moins incertaine.
RELIGION, PRÊTRES, DIVINITÉS ET MCEURSw
RBLI6I0N.
L4>s premiers Grecs ou Pélasges ne connaissaient que deux divinités, le Ciel (Uranus) «t la Terre (Giiê) ; mais dans la suite, plus civilisés, ils s^abandonnèrent à leur imaf.ination ; ils personnifièrent, ils divini* sèrenltous les objets, tous les phénomèsies de la nature; enfin, ils placèrent une /ouïe d'hommes célèbres au rang des dieux. De là un grand nombre de temples , de fèlct, de cérémonies et dlnltiations
lOe fi^ blÈCILE.
Parmi ces fé(es religieuses, nou» distiagueroos : les Panathénées, en riionneur de Minerve; les Dionysiaques, en Thonneur de Bacchus; les £/<fU«ïne« , en l'honneur de Cérès et de Proserpine ; c'étaient les plus célèbres et les plus myslérieuses; il fallait être initié pour entrer dans le temple. Outre les fêles générales, chaque bourg de l'Attiqiie avait ses fêtes particulières ; Vénus était la principale divinité des Corinthiens ; Diane, celle des Ephésiens dans PAsie Mineure, etc. Les sacrifices sanglants offerts aux dieux s'introduisirent avec l'habitude que prirent les hommes de se nourrir de la chair des animaux ; ils devinrent fréquents en Grèce, et ne cessèrent que dans le 5« siècle avant l'ère chrétienne. Au temps de la guerre médique, on voit encore. T'Aémwiocle immoler, avant la bataille de Salaminef trois Jeunes Perses, faits prisonniers, à Bacchus Omestès.
Les oracles avaient peu d'influence dans les temps héroïques ; sous Lycurgue , ils étaient tellement respectés , qu'il était impossible de commencer aucune entreprise sans les consulter. Ils avaient perdu de leur pouvoir dans le 5» siècle, et ne subsistèrent que par Pambitlon et la politique de quelques hommes ; cette superstition disparut avec le christianisme ; déjà , dans le i«' siècle , Cicéron disait que deuûP augures ne pouvaient pas se regarder sans rire.
Lecture. — Jeux de la Grèce, dans le tableau mythologique de M. Lévi et dans jfnacharsis.
l'RBMlÈRE GUERRE DE HfBSSlSlflE.
Causes. — Les Spartiates cherchaient un prétexte pour déclarer la guerre aux Messéniens , qu'ils désiraient depuis longtenops asservir : \^ Quelques outrages commis par ces derniers envers de jeunes Lacédémoniennes qui allaient offrir des sacrifices dans un temple de Diane, situé sur les frontières de la Messénie ; â* ie meurtre de Téléchus, Tun des deux rois de Sparte, par Polycharès , donnèrent lieu à la première guerre , qui dura vingt ansj et dans laquelle les Spartiates eurent Tavantage. Le théâtre de la guerre fut la Messénie , le mont Ithome , et surtout le pays des Amphéîens.
Conséquences. — La ville à'Jmphéîa fut surprise par \esi Lacedémoniens , qui Tassaillirent de nuit, et en passèrent les habitants au fil de l*épée. Les Messéniens, féroces et mal disci* . plinés, réduits à Textrémité , furent obligés d'abandonner leurs villes, et d'aller camper près d'Ithome, petite ville située sur le haut d'une montagne du même nom. La peste ajoute à leurs maux , et Aristodème , prince messénien de la famille des Epylides, offre aux dieux sa fille en expiation et lui plonge lui-même le couteau dans le sein. D'abord , secouru par les Argiens et les Ârcadiens, il a quelques succès^ le roi de Sparte Théopompe
b^ SIÈCLE. 107
esi lue , et trois cents Spartiates, faits prisonniers, sont immolés 8ir Taotel de Jupiter-lihomien ; mais bientôt le malheureux , T«jant son dévoilement inutile, se donne la mort sur le tombeau de sa fille pour accomplir un second oracle. L'excès de ce malheur renouvelle les forces des Messéniens ; mais, pressés parla famine, ils sont vaincus après un combat opiniâtre, et maîtres do champ de bataille , les Lacédémoniens détruisirent la ville dlthoroe (724). Le reste de la Messénie se soumet après vingt années d*une guerre opiniâtre. On n'impose aux Messéniens auenn tribut; mais on les oblige à porter à Sparte la moitié de leurs moissons et à se trouver, hommes et femmes, aux funérailles des rois et des principaux citoyens de Sparte.
Les généraux qui commandèrent dans cette guerre furent , du côté des Messéniens , Eupharèse THéraclide, Gléonis et Aristomèue ; du côlé des Spartiates, Ttiéopompe et Polydore.
Les Lacédémoniens rendirent leur Joug odieux aux Messéniens, et «^attirèrent la jalousie des Argiens et des Sicyoniens.