‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 50 sur 162 · GUERRE ENTRE LES LACÉDÉMONIENS ET LES ARG1EN · texte numérisé non relu

GUERRE ENTRE LES LACÉDÉMONIENS ET LES ARG1EN

CAVSBS. — La véritable cause de cette guerre fUtla rivalité des dfox peuples; le prétexte, la possession du petit pays de lyréa^ sur lequel les uns et les autres prétendaient avoir des droits.

asvBi^FPBacBHT. — Les deux armées étaient sur le point d*en veair aux mains, quand, pour épargner le sang, on convint de choisir, de part et d*autre, %rùi$ cents braves qui termineraient la querelle, et que le terrain en litige appartiendrait au vainqueur.

Ces généreux champions en vinrent aux mains, et combattirent avec tant d'acharnement, qu'ils restèrent tous sur le champ de bataille, à Texeeption d'un Spartiate et de deux Jrgiens,- encore dit- on que ce fut la nnlCqui les sépara.

Se croyant vainqueurs, les deux Argiens coururent à Argos en porter

la nouvelle; mais le Spartiate, nommé Otiybade ^ quoique blessé ,

demeura à son poste, et ayant dépouillé les morts pendant la nuit, il

éleva un trophée sur le champ de bataille; il y traça de son sang :

Les Lacédémoniens vainqueurs des Argiens I Le lendemain, les

deax armées revenues, sur le champ de bataille, prétendirent de part

H d'antre à la victoire; les Argiens, parce qu'il était resté plus de

soldats de leur côté, et les Lacédémoniens, parce que leur unique

soldat était resté maître du champ de bataille. Il fallut en venir aux

«tins pour décider la question : le combat ftit long, cruel et sanglant;

nais la discipline des Spartiates rpmt>orta , et les Argiens furent

vaincus ; honteux de leur défaite , ils se rasèrent les cheveux ; leurs

fnnnies se dépouillèrent de leurs bijoux, et jinrèrent de ne les reprendre

que lorsque Thjrréa serait reconquise.

LicTCEx. — Anacharsis, — JRollin. — Hérodote, — Pausanias. -Voir le 7« «t le 5« siècle pour la deuxième et troisième guerre de Mcsiénie.

lOt» 8 SIÈCLE.

0BI61IVB DES BOffATRS.

II est difficile d'assigner Tôrigine de la population romaine; le plus ancien peuple italique , les Ombriens, venus , à ce que Ton croit , de ruiyrle, s'éiaienl fixés , longtemps avant la fondation de Rome, à la gauche et à la droite du Tibre, entre la frontière du pays des Ombriens, et à Pemboucbure du Tibre étaient les Stcules, Dans la chaîne de. TApennin , auf environs du mont yélîno et du lac Fucino^ habitait un peuple grossier, à demi fabuleux, connu sous différents noms, dont le plus usité eftt celui d^jâhorigènes. A Test de ces peuples, on trouvait les S^lns, dont la patrie primitive était dans les Abruzxes, au sommet des Apennins. Les Sabins s'emparèrent du pays des Ombriens , et étendirent dans la suite leurs frontières jusqu*au voisinage de Rome. A cette époque, c'est-à-dire deux générations avant la guerre de Troie, les Ahorigèneê s'établirent sur la pointe méridionale du pays dtz Ombriens , y bâtirent des villes et des bourgs.

Les Sicules et ces montagnards se firent une guerre d'extermination. Après des combats longs et terribles, les Aborigènes, avec des bandes pélasgigues, conduites par Évandre M550), chassées de la Tbessalie, vainquirent les Sicules, qui furent obligés de se réfugier dans U Tri' nacrte, qui prit alors le nom de Sicile. Les Pélasges eurent une part (tes terres conquises, mais ils furent à leur tour soumis et réduits à de misérables restes. Les Aborigènes restèrent seuls maîtres du pays, et furent la source primitive des peuples du Latium ; ils prirent le nom de Latins, du nom de leur roi Latinus., ËAée, qui , en 1269, avast conduit quelques Troyens dans le Latium , épousa Lavinie , fille de Latinus, et fonda la ville de Lavinium, Ascagne, son fils, bâtit Albela-Longue (1158). Douze princes régnent après lui ; Procas fut le dernier. Numilor et Amulius, ses fils, se firent la guerre : le dernier Pem* porta ; mais il fut renversé du trône par les deux petits-fils de Numiior, Romulus et Rémus, à qui les Romains donnaient pour père Mura, et pour mère, la vestale Rhéa Sylvia^

roHOATioif os ROMB. — Romulus, fondateur de Rome, était pasleur dans sa jeunesse; hardi et ambitieux, il rassemble une troupe de gens sans aveu, et vient avec eux et Rémus, son frère, s'établir sur le mont Palatin , à quelque distance d'Albe. Il avait auparavant rétabli Mumitor, son grand-père, sur le trône de cette ville. Quelques cabanes s'élevèrent dans ce lieu alors désert, et ce fut là Thumble commencement de Rome. La ville s'agrandit par degrés. Romulus employa la ruse pour procurer des femmes à ses sujets ; cette violence suscita , entre eux et les Sabins, une guerre qui se termina par la réunion des deux peuples. La ville, commune aux deux peuples , conserva le nom de Rome, mais les habitants prirent celui de Quirites^ de Cwres, ville des Sabins.

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