‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 56 sur 162 · RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE

Deux magistrats sont élus sous ie nom •&» consuls : ce sont iuniui Brutus et Tarquin Gollatin , mari de Lucrèce. Les deux fils de Brutui se laissent entraîner dans une cons|>iration en faveur de Tarquin, qui s'était retiré chez forsenna , roi d'£trurie. Le consul romain lei condamne k mort, et les fait exécuter en sa présence. Porsemia cependant met le siège devant Rome ; Horatius Codés sauva la ville, et Mucius Scœvolay par son dévouement héroiûfue, porta le roi à terminer la guerre avec les Sabins , tes Etrusques et les Romains. Cependant des troubles agitent Rome. Un dictateur est créé avec un pouvoir absolu (407) : c'est Titus Larlius. Le peuple , ({ui avait refusé de s'enrôler , se soumet ; mais tout présage une nouvelle résistance.

Lecture. — La tragédie de BrutU9^ par Voltaire.— rUe^Live, — Cornélius Nepos.

t.gypté.

AMA8I8, roi d*Egypte,fut le successeur d'Âpriès, qu*il avait précipité du trône (570). Dans le commencement de son règne, les peuples le méprisaient à cause de sa basse naissance ; mais il sut ménager les esprits et guigner les cœurs par son adresse et ses attentions. L*exem* pie du bassin d*or produisit surtout un grand effet sur les Egyptiens. L'Egypte fut heureuse sous son gouvernement; il suffit «l'éniimérer en peu de mots les droits qu*il eut à sa reconnaissance : 1» il obligea les particuliers , dans chaque ville , d'inscrire leurs noms chez le magistrat , et de désigner leur profession ( Solon lui emprunta celte ordonnance ) ; 2<> il permit aux Grecs de s^établir dans le port de Naucrate, et leur accorda beaucoup de privilèges; 3» il éleva plusieurs tempitfs , principalement à Sais , lieu de sa naissance ; 4o il secoua le joug des Perses; mais sa perfidie envers Cyrus, qui lui avait fait demander sa fille en mariage, et auquel il avait envoyé ^ilétis, la plus jeune fille d'Àpriès, attira ces peuples en Egypte , et fut la cause de la chute de i*antique monarchie de Menés.

vsAMMÉtriTE ▼Aiircir »A& tsAWBTSB. — PsanHoénite, fils d^A* masis, lui succéda au même moment où Cambyse, par ambition plutdt que pour se venger de la perfidie d'Amasis, s'avançait à la tète d'une puissante armée , pour envahir 1* Egypte ,en 595. Psamménite essaya d*arr^ter le roi de Perse près de la branche péiusiaque du Nil ; mats il fut complètement défaiL Les restes de son armée s'enfuirent en

détordre, et Ini-mfitfe fot fait prisonnier. Caœhyse souilla d*ahord sa Tidoire par sa cruauté; il abreuva d*outrag«>s Psamménite. fil égorger MM fils, traita ses filles en esclaves, liais, contraint d*adinirer la Srandeur d'âne de PsaiDHiénite , il le traita avec bonfé, le retint A «cour, et chercha à lui faire oublier set infortunes. Cependant dans la suite, accusé d*avoir soulevé les Egyptiens, le roi captif fut obligé 4e boire du sang de taureau , et il mourut.

Psamménite fut le 479* et dernier des rois de TEgypfe ; il appartenait à la dynastie des Saïles , la 26« des races royales qui n^u- Ternèrent ce pays depuis Menés (525).

Ces 36 dynasties avaient duré plus de 19 siècles.

Lire iissÈsquisêes historiques pour les détails sur les lois, le ^pouternement, la religion , et le tableau de Tduteur ^ut^ Egypte ancienne.

Lectdik. — Rollin, Histoire ofic^^nne. — Cbampollion le jeune. — Z/istotredeSégur.

Perse.

cmua.— Asfyage, roi des Mèdes, élait fils deCyaxare !•', auquel il SQCcéda ; son règne fut pacifique; il donna sa fille, Mandane.en mariage i Camhyse, roi d'un petit pays qu*on appelait la Perse: de ce mariaf^e naquit Cyrus. Ce dernier prince agrandit considérablement les Etats deion grand-père, et ensuite ceux de son oncle, Cyaxare, dont il commandait Parmée ; il ne leur laissait que le vain titre de roi. Il vainquit Crésus , roi de Lydie, dans la plaine de T^ym^r^e, soumit la $frje et une partie de PArabie. Cyrus, après 9t$ nouvelles conquêtes, tourna ses forces contre l'Assyrie et assiégea Bahylone , sous le règne de Baltbasar ou Labynit. 11 imagina de détourner le cours de TKu- |>hrate, qui traversait Babylonc , et de faire entrer ses troupes par le lit de ce fleuve. Ce moyen réussit : la ville fut prise et le roi fut tué dans son palais avec tous les officiers auxquels il donnait un grand ^ l^siin (553). Avec BaKhasar finit ce deuxième empire des Assyriens , après avoir duré 221 ans depuis la mort de S?*rdanapale.

Deux ans après cette victoire, Cyaxare mourut, et laissa Cyrus seul maître d'un vaste empire compris entre la mer Caspienne et la mer des Indes, le golfe Persique et la Méditerranée. 11 réunit tous «^ pays sous le nom de royaume des Perses, et en fut le premier roi ; il institua les postes , «I divisa ses Etats en cent vingt provinces. L'historien Hérodote a écrit que ce conquérant fut vaincu et tué par ^Mi/rtSy reine des Massagètes.

CASiBTBB succéda à son père Cyrus, en 550. Cinq ans après, il •'empaia en six mois de TFgypte sur Psamménite, dont il fit périr le "'»• H forma le projet de soumettre Carthage,de conquérir PElhiopie, ^ s'emparer du temple de Jupiter Ammon. Ces deux expéditions 'uitnt malheureuses. Les déserts et la famine détruisirent son armée, ini fut, dit-on, ensevelie sous une montagne de sable. Ces désastres i "içrirenl son caractère naturellement colère ; sans respect pour l^-s ^yaoces des Egyptiens, il tua de sa main le bœuf Apis, fit battre de

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e* SIÈCLE.

verges les prêtres, fit assassiner son frère Smerdis , donl il élAît ]aloux, lua d'un coup de pied A la fois sa sœur et sa femme. H se dtsrposait à retourner en Perse pour punir le mage Smerdis, qui avait usurpé son trône pendant son absence, lorsqu*il se blessa à la cuisse avec son sabre. Il mourut peu de temps après à Ecbatane, dans l'Assyrie, des suites ae celte blessure, Van 522 ; il ne laissa point d*enfani.

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