MÉTHODES HISTORIQUES
Méthode géographique, lorsqu'elle prend son point de départ dans les divisions politiques.
Méthode chronologique, lorsqu'elle suit régulièrement le cours des temps.
JUéthod^ ethnographique, quand elle s'occupe des races.
Mélhodj synchronistique, lorsqu'elle coordonne et parallélise les
Méthode dogmatique, lorsqu'elle cherche à expliquer la succession des événements, comme causes et elfets.
IMTHOOUGTION 11
Méthode philosophique, qu\ s'applique exclusivement à rechercher les lois providentiâles de l'histoire.
Mais l'histoire n'est point une science eonjeeturale , elle ne peut se plier aux passions de l'historien. -
On appelle critique historique, la connaissance exacte et la juste appréciation des faits.
La philosophie de V histoire peut induire en erreur, la critique historique éclaire.
Pour la jeunesse, avant de faire la philosophie de Vhistoire, qui n'appartient qu'aux grands maîtres, il faut qu^elle étudie les événe> ments sous toutes leurs faces, et qu'elle soit sûre de ne rien ignorer des faits généraux et particuliers, des hommes qui les ont accomplis ou qui s'y sont mêlés, et des temps où ils se sont pas8é8% GIYIMSATION.
Il n'est pas non plus inutile de définir le mot ctt7t7i«aCton, employé si souvent dans V Histoire générale; prise dans l'acception la plus complète, la civilisation n'est autre chose que les divers degrés de perfection physique, morale et inteMectuelle, par lesquels une nation passe périodiquement pour arriver à la perfection finale; dans la signification plus restreinte, c'est la tendance d'un peuple vers la perfection individuelle et sociale, acquise par des institutions convenables. En d'autres termes, civiliser, c'est faire un citoyen, c'est former un homme ; former un homme, c'est lui faire acquérir les qualités qui améliorent sa nature; acquérir ces qualités, c'est se perfectionner; les avoir toutes, c'est être parfait. Pour arriver à la civilisation, l'homme a des combats à livrer, et comme le dit M. Michelet dans son Histoire universelle :
c Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le c inonde, et pas avant; celle de l'homme contre la nature, de l'es- I prit contre la matière, de la liberté contre la fatalité. L'histoire I n'est pas autre chose que le récit de cette interminable lutte. >
BIVIStON DE L*HISTOIRB ANCIENNE.
L'Histoire ancienne peut se diviser en trois parties : temps primitif, temps mythologique, temps historique.
Le temps ptrtmitifesi ainsi nommé, parce qu'il renferme les événements arrivés avant le déluge. Cette division commencé à la Création du monde, et finit à la fondation des premiers empires; elle embrasse vingt-cinq siècles environ (d'Adam à Menés et à BélusV
Le temps mythologique est ainsi appelé parce que, dans cet espace de temps, la fôble est mêlée à l'histoire. Cette division commence à la fondation des premiers empires, et finit à la fondation de Rome (755) ; elle embrasse treize siècles et demi à peu près.
Le temps historique est ainsi appelé, !<" parce que c'est alors que l'incertitude historique cesse , et que les faits peuvent se vérifier; S« parce que la fondation de Rome , qui dans la suite a servi d'ère à tout VOecident, est voisine des jeux olympiques (19 juillet 776)
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devenns Vère d'nne partie de VOrienl; 5» parce que cet &^e présente en Europe et en Asie les plus grandes révolutions. Cet espace comprend treize siècles, depuis la fondation de Rome (733) Jusqu'à la destruction de l'empire romain d'Occident (476).