‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 60 sur 162 · n« ^tA A^» c^^ii-if A. i Callichatidas. — Brasidas · texte numérisé non relu

n« ^tA A^» c^^ii-if A. i Callichatidas. — Brasidas

2» Du côté des Sparuales, | Lysandek.

La conséquence : La défaite des Athéniens. — La dcminatîb» des Spartiates.

LicniMs.— Dans Ségur et dans les Eêquisees hisiorî-

DÉVELOPPEMENT

Peste d^ Athènes. — La victoire» longtemps incertaine» lemble pencher du côté de Sparte. Athènes , en proie aux bor- Kurs de la guerre» est encore ravagée par le fléau de la peste, qii lai enlève ses généraux. Périclès » regardé comme Fauteur de lears maux » est déposé et condamné à une amende ; mais bientôt les Athéniens le supplièrent de reprendre les rênes du gouver- Moent. Périclès ne jouit pas longtemps de son triomphe; il est >tieiot loî-mème de la peste , et meurt après avoir conservé tate ans Tantoriié dans Athènes (429).

ucmaB. — Peste d^ Athènes, dans ^nacAarsif. — Xénophon. — Thucydide.

fÎKPÉDiTiOM DE Sicile. — Cléon avait succédé au grand Fàfidès» el «ne démocraêie sans frein devait entraîner à des con-

dbyLaOogle

I4t »• SIÈCLE.

séquences funestes. Sparte, de son côté, avait pour général l jeune et brave Brasida$, qui présageait aux Athéniens un riva dangereux; mais il périt trop tôt , victime de son courage. 1 avait pris jimphf polis ,\or,sqne Gléon vint le combattre près d cette ville : les deux généraux y trouvèrent la mort.

Une paix de cinquante ans, conclue à cette époque, ii*ea aucune consistance, parce qu*elle mécontenta la plupart de alliés. Athènes pouvait-elle d*ailleurs être tranquille lorsqu'elle avait donné le gouvernement à un jeune homme comme AIci biade , neveu de Périclès , qui ne respirait que la guerre , Tintrigue et l'ambition ? Que pouvait alors la prudence de Nicias!

Il fallut, d'après le conseil d'Alcibiade, conquérir la Sicile. Une flotte fut envoyée contre celte tle, sous les ordres de Lamachus , d'Alcibiade et de Nicias. Cependant Alcibiade est accusé et rappelé à Athènes ; il se réfugie à Sparte , et devieni Tennemi de son pays. Pendant ce temps, la flotte et Tarmée des Athéniens furent détruites après le siège fatal de Syracuse , pai les conseils et les secours des Spartiates , commandés paf Gylippe, en 415.

Celle expédition insensée porta le coup le plus funeste à la puissance d'Athènes : elle ne put jamais s'en relever entièrement. — Alcibiade fut rappelé , et l'époque de son second commandement fut la plus brillante de celte guerre (4ii à 407). Les victoires réitérées des Athéniens sur les Spartiates commandés par MindaruSy qui, se défiant de Tissapherne, s'était allié avec Pharnabaze, satrape de la patrie septentrionale de l'Asie Mineure , obligent enfin les Lacédémonicns à proposer eux-mêmes une paix que l'orgueilleuse Athènes rejette pour son malheur. Elle remporte encore (406) une victoire navale près de rtle des Arginuses, entre Mytilèue et l'Asie. Caliicradius, amiral lacédémonien , y perd la vie.

Victoire de Lysandre. — I/année suivante, Lysandre, amiral des Lacédémonicns, détacha Ephèse du parti des Athéniens, et fit alliance avec Cyrus le Jeune , gouverneur de l'Asie occidentale. Fort du secours de ce prince , dont il sut obtenir àei subsides avec adresse, il livra un combat naval aux Athéniens , Tan 405 avant J. C.» battit leur flotte à jEgos-Polamos, âatnsl^ Cbersonèse de Thrace, tua trois mille hommes, emporta diverses villes et alla attaquer Athènes. Cette ville , pressée par terre et

ptf ner, se vie contrainte de se rendre l*année snivante. La paisL

j ae lui fut accordée qu*à condition qu*on démolirait les fortiû-

I calions da Pyrée ; qu'on livrerait toutes les galères à la réserva

[ dedooze; que les villes qui lui payaient tribut seraient affran*

I rbies; qoe les bannis seraient rappelés , et qu'elle ne ferait plus

lagoerre que sous les ordres de Lacédémone. Athènes, pour

, comble de douleur, vit son gonvernement changé par Lysandre

I (404). Li démocratie fut détruite , et toute Taulorité remise

I eolre les mains de trente archontes. Après la bataille d'iEgos-

Potaoïos, Lysandre avait établi, dans toutes les villes de la Carie,

I deTIonie, de THellespont et de la Thrace, dont il s'était saisi,

I DO|;oaTerneur lacédémonien et dix archontes. C'est ainsi que

iioit la guerre du Péloponèse , après avoir duré vingt-sept ans.

Le vainqueur alla soumettre ensuite Tile de Saraos, alliée

I d'Aliiènes, et retourna triomphant à Sparte , avec des richesses

immenses, fruit de ses conquêtes. Son ambition n'était pas

fiiiisfaile; il chercha à s'emparer de la couronne, mais moins

eo tyran qu'en politique. Après avoir tenté en vain de faire

I parier en sa faveur les oracles de Delphes , de Dodonc et de

iopiter Ammon il fut obligé de renoncer à ses prétentions. Ce

(i^)ote asiatique voit le gouvernement démocratique reprendre

son influence primitive. Lysandre, abandonné de ses partisans .

est rappelé à Sparte ; et bientôt une révolution fomentée en

secret rend Athènes à la liberté.

La guerre s'étant rallumée entre les Athéniens et les Lacédé- BMmiens, Lysandre fut un des chefs que ceux-ci leur opposèrent. Il fut tué dans une bataille, l'an 366 avant J. C. Comme on lui reprochait de faire des choses indignes d'Hercule , de qui les Lacëdémoniens se flattaient de descendre : Fautey dit-il, de coudre kfeau du renard on manque celle du lion; faisant allusion au lion d'Hercule*

&ÉrU:XI0H8 SUR &A GVE&RE bu PlfiLOPONèSfi.

U$ conséquences de la guerre du Péloponèse furent plus funestes ^lamoralîté «les Grecs qu'à leur politique. L'esprit de faction prit la fbcede Tesprit civique. L*amour de la pairie fut rem placé par Panimo- Alédet peuples armés les uns contre les autres. Athènes perdit sa prél>oiMiérance , Sparte la remplaça; mais Tunité était rompue, chaque province était sous les armes attendant de nouvelles révolutions. La onaoté des trente tyrans était encore plus odieuse que celle des AlhénïBM* lU furent chassés à leur tour, et Ton rttablit avec le» lois d«

SokMiranden gouvernement, mais Tesprit en 4Uit banni pour toujours. Les Grecs ne devaient plus être que sujets» Depuis la bataille d'^gos-Potamos jusqu'au traité d'Antalcidas (388), cet empire «xercé |»ar les Spartiates et Taversion qu'il inspire aux républicains helléniqnes, sont-les deux pivots sur lesquels roulent toutes les affaires de la ôrèce et de TAsie.

Patriotisme de Thrastbdle. — Cet illostre citoyen d^Athènes 8*était réfugié à Thèbes , avec les autres bannis , pour se soustraire aux trente tyrans choisis parles Lacédéraoniens ; s étant mis à la tête de cinq cents soldats levés aux dépens de Forateur Lysias, il marcha vers le Pyrée, dont il se rendit maître. Les (rente, y étant accourus avec leurs troupes, furent battus, chas* sësde la ville et égorgés. Aussitôt que Thrasyhule fut rentré dans la Tille avec tous les bannis, il proposa une amnistie générale^ qui fut acceptée , avec serment d'oublier le passé.

C*est ainsi que, parla sagesse et la modération d*nn seul homme, Athènes recouvra la paix avec la liberté, et que Pancien gouvernement y fut rétabli , malgré tous les efforts de Lacédëmone. Les trente avaient été remplacés par un conseil de dix membres aussi despotes que leurs prédécesseurs. Les dix ap* pellent à leurs secours Lysandre avec une armée de mercenaires. Le roi Pausanias, à la tête d'une autre armée, vint soutenir Thrasyhule et ses adhérents (403) ; son influence prévaut : les dias sont déposés, le gouvernement démocratique est rétabli, et une amnistie proclamée par Thrasybule (402).

Mort d'Alciciade. — Alcibiade, accusé par Thrasybole d*avoir ruiné les affaires de la république , fut déposé et banni d'Athènes une seconde fois. A celte nouvelle, il se réfugie dans la province de Pharnabaze, qui commandait dans la Chersonèse. Les Athéniens, plonges dans un abîme de maux, tournèrent bien* tôt les yeux vers lui, et prirent des mesures pour le rappeler ; mais les trente tyrans conseillèrent à Lysandre de le demander mort ou vif à Pharnabazef qui eut la lâcheté de condescendre à leurs volontés. Les sateln^s qat 1 ysandre envoya, n'ayant pas osé entrer dans la maison d* ^leibtade, y mirent le feu. Le jeune héros, après avoir tenté inutilement de Téteindre, sortit à travers les flammes, Tcpêe à la main : ces barbares n*osèrent l'attendre ; mais, en se retirant, ils lui lancèrent une quantité de dards, dont il tomba mort. Ainsi périr, u quarante ans, cet homme singulier, i qui réunissait dans s m canctère les extrêmes du vice et de la ^

ft« SIÈCLÇ. US

Brto. Il fat toor à tour la terreur de 8on pays et des autres conéesde la Grèce (403). 11 joignait à une haute naissance et à de ands biens les qualités de Tesprit et du corps, savait jouer des sftrumenis, était habile dans tous les exercices ; mais il s'adonit à la débauche, malgré les sages conseils de Socrale, auquel pendant il était très-attaché.

LiCTCBft. — Vie d^Mcibiade^ dans Anccharsîs. -^ Entretiens de crate.

Perse.

Retraite des Dix mille. — Ârtaxercès Longue-Main , sous [ael se termina la guerre persique , eut pour successeur son I ICercès II (424) qui fut détrôné par Sogdien ; celui-ci, après ic ans de règne , fut obligé de céder la couronne à Ochus , nmé aussi Darius II, sous lequel commença la décadence de Dpire perse. Ce roi laissa deux fils : quoique Ârtaxercès II , Umon^im Talné, néanmoins, d'après les idées reçues chez Perses, la succession pouvait paraître douteuse, parce que t frère, le jeune Gyrus, était né aprèê V avènement de &\}\\ e au trône; il était gouverneur des provinces de TAsie Mi* ire. Parisatis, veuve de Darius II, favorisait Cyrus, qui na le projet de détrôner son frère. Les Grecs lui fournirent fte mille soldats commandés par Gléarque; il rassembla lui* ne cent mille barbares, dont le chef était Âriée. L la tête de cette armée, il part de Sardes (401), traverse la lie, la Phrygie, la Cappadoce, la Cilicie, la Syrie, la Mésotmie; il arrive, après six cents lieues de marche, à Cunaxa , ingi lieues de Babylone , où il livre bataille à son frère » )aœrcéê Mnémon, qui était à la tête de douze cent mille ifioes : il est tué dans Taction ; son armée est mise en fuite , à eeption des Grecs, qui furent deux fois vainqueurs des troupes leur étaient opposées.

«s Grecs font alors avec Ârtaxercès un traité en vertu duquel (Ommencèrent cette mémorable retraite , citée comme la plus tnante que présente Thistoire.

s franchissent les murs de Médie , le Tigre, les déserts de la ie. Sur les bords du Zabatès (Âltoozou-Kurdistan) , Gléarque « principaux officiers sont mis à mort. Xénophon , jeune ^nîeo 9 et quatre officiers sont choisis à leur place. Les Grecs louent leur retraite en traversant les monts Carduques , te

fleaye Centritês, le Tigre et VEuphrate 4 leur source (en laissa à leur droite le lac Arsissa, aujourd'hui Van), VJirménie, pays des Calyhes et les montagnes de Tecqoe et de la ColcU (400), (Guriel-Mingrélie), etc. Ils arrivent en6n è^Trapez ( Trébizonde ) , colonie grecque placée sur les bords du Poi Euxin. Us se rendent par terre à Cérasonte et Cotyora (Boojos Kuleh), où ils s'embarquent en partie.

Ilslongenllescôtesde T^j/e jusqu'en TArace^où ils s'engagent i service du prince de 5a/fny(/«s«u«(iiilidjeli). Us se rendent ensui à Parthenium dans la Lydief qui fut le terme de leur expéditia là, Tymbron les prit à la solde de Lacédémone (599). Gei fut qu'au bout de quinze mois, après avoir vaincu tous lesobsl des de la nature et triomphé de toutes les attaques deshomoe que les dix mille Grecs, réduits à huit mille six cents, revire enfin leurs rives natales. Ils avaient fait treize cents lieues*^ leur retraite avait duré dix^neufmois (20 lunes). Leur expédilii et leur retraite ont donc révélé le secret de la force desGrecsd faiblesse des Perses.

Xénophon, leur général, fut Thistorien de cette retnl La douceur de son style lui a fait donner le surnom d'^^M attique. \

m. Jamais, dit un historien, un auteur n'a possédé davari^ l'art de faire aimer la vertu , qu'il pratiquait de sa persii autant qu'il la louait dans ses écrits. »

Voyage à tracer sur tin tableau.

Iegtcrk. — Retraite des Dix mille , dans Roiiin et I Anac/iarsis. ^

Suivre tous les événements du 5« siècle^ sur PAtlas historiqoÉ Pau leur* ]

Rome. i

ab psdpli: av mont sacré. — Au moment de la révoîi politique qui abolit la royauté, le sénat eut Tadresse et la prudi mettre le peuple dans ses intérêts, afin de Popposer avec sécurité bataillons ennen\is, qui s'avançaient de tous côtés pour replacer " quin le Superbe sur le trône; il lui fait de larges concessions, le chargede toutes dettes, ne laissant à la classe indigente, dit Pluui d*auires soins que celui d'élever des enfants pour la défense patrie. Mais la crise passée , les patriciens refusèrent tout ce avaient promis au peuple, notamment l*abolilion des dettes et la ation des tribuns.

Le peuple lit des réclamations : elle furent risées. Délivrés

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crainte du refour de Tarquin le Superbe , les sénateurs faisaient «itir aux plébéiens le joug dont ils les accablaient. Mais bientôt les écontentempnts redoublèrent , et le peuple , voyant qu*on refusait ûtinéinenl de le satisfaire , se retira sur le moni Sacré , à trois illes de Rome ; il y établit son camp , y observa le meilleur ordre et le discipline capable d'imposer au sénat. Les grands commencèrent sraindre ; on envoya des députés aux séditieux , qui répondirent t'jls n'étaient plusdMiumeur à subir lejougiyrannique des patriciens. Itp réponse fière et naïve fit tremblt^r le sénat. Lariius, FalèriuB Ménénius Jgn'ppa furent au nombre des dix uou\ eaux députés i devaient traiter avec le peuple; ils étaient aimés, ils furent reçus ec joie. Vapologue des Membren et de C Estomac, que leur récita ^nénius bt sur eux une vive impression , et periionne ne résista is Jorsqu^il promit rabolition des dettes. Seulement on demanda la iation de magistrats chargés uniquement des intérêts du peuple, furent nommés tribuns, et le «énat fut contraint de consentir à ff élecl ion. Les tribuns pouvaient s*opposeraux décret s des sénateurs j pe/o d'un seul d'entre eux arrêtait tout, lis furent d*a bord dnq ^ luite dix : leur charge était annuelle. Les nouveaux magistrats «nt autorisés à convoquer les comices , avec défense aux consuls les troubler dans Texercicede leurs fonctions. Par un article parti* !ler, les patriciens furent exclus de celte nouvelle magistrature. Le l>unat donna à Rome le sentiment de sa liberté et celle attitude e et imposante qu'elle prit depuis cette époque. Bxiii »E coKiOLAïf . — Le peu|)le romain souffrait d^uhe grande Hte ; il se plaint hautement, et accuse les sénateurs de distraire le à leur profit. Les tribuns répandent ce bruit ; ils sont punis par sénat. Us veulent se défendre; la parole leur est interdite. Une emblée est convoquée, et les tribuns portent cette loi : « Si quetq*un

interrompre ou contredire les tribuns dans les assemblées , il sera oodamilé à Tamende : il sera obligé de donner caution , et, en cas le refus, il sera puni de mort. » Le sénat veut en vaio s'opposer à « loi ; il est obligé de céder. Martius, jeune patricien, auquel les lats avaient donné le surnom de Coriolan , parce qu'il avait vaincu f^oUgues à Corioles , blâme la molle condescendance du sénat : 1 caractère fier et irascible, 11 traite durement le peuple, veut abolir ribunat et annuler les conventions du mont Sacré. Les tribuns lient le peuple indigné. On jure la mort de Coriolan, l/assembifec convoquée : il est condamné à un bannissement perpétuel, le peuple triomphe et se réjouit comme au jour d'une victoire ; 'ioian se retire chez les Voisques et jure de se venger. Il leur fait Bdre les armes contre Rome ; il se met à leur léte ; il bal les sains à plusieurs reprises et vient mettre le siège devant leur cane. Le danger est imminent. Le sénat députe vers lui : il est sourd Nites les prières. Féturie, sa mère, se présente pour le désarmer ; •entimenrts de la nature domptent entin i'orgueil de Coriolan : lOnie est sauvée , s'écria-t-il , mais votre fils e&t perdu* » Quehiue» vains prétendent qu'il fut assassiné par les Vols<£ues. -» Pour

148 a" iilÈCLK.

reconnaître le service rendu par f^eturie , on éleva un leropte d Fortune des femmes (448). .

LECTURE. — La tragédie de Coriolan, par la Harpe, bAtqubhbwt BBS FABIUS. — Le sénat, voulant faire cesser l troubles intérieurs causés par la loi agraire, ne songeait qu'à occupi le peuple par des guerres nouvelles. Rome alors avait à combattre V Eques, les Voisques et les Véiens. C'est dans un combat contre o derniers qu*eut lieu le beau dévouement des trois cent six Fabius suivis de quatre mille clients, ils tinrent pendant deux ans les Véiei en échec, par la construction du fort de Cremère ; mais surpris a milieu de la confiance du succès, ils périrent tous jusqu'au dernier (477; Le Jour de ce fatal événement fut mis au nombre des jours néfaxteA Remarquons que, trois ans auparavant , trois cents Spartiates s dévouaient pour leur patrie aux Thermopyles. ,

Dès le fatal événement de la mort des Fabius , les agressions de tribuns, momentanément contenues, éclatèrent avec succès contr les patriciens. Par suite des attaques qu'ils provoquèrent, Ifénénius condamné, se laisse mourir de faim, et Servilius ne doit son Si»(u qu*à sa courageuse défense. — Valérius Publicola remporte une écld' tante victoire sur les Véiens et les Sabine \ les premiers obtienaenl 4ine trêve de quarante ans.

C'est alors que s*allume une guerre plus alarmante. Rome, en paij avec les Véiens, ne peut Tètre avec elle-même. Malgré les tribuns, lei consuls remettaient, depuis dix ans , Texécution de la loi agraire. — Le Jour où les consulaires accusés devaient comparaître devant )c peuple, le tribun Génucius est trouvé mort dans son lit. Lespatrl« oiens redoublent leurs poursuites contre les débiteurs. — Valerius , arraché des mains des licteurs , est nommé tribun. — Il substitue la comices par tribus aux comices par centuries, pour Téiection des tribuns et la création des édiles. — Âppius Claudius se déchaîne en invee> tives contre les plébéiens et le tribunal. — Sicinius et Ouillus le me^ 'tent en jugement pour son opposition à la loi agraire. — PoM échapper à une condamnation inévitable , Appius se donne la mort] le tribtm Génucius était vengé. — Après la prise d'Antium, Tilfl Quinctius Capitolinus distribue au peuple les terres des Antiates. j ^ous verrons Quinctius Cincinnalus empêcher les tribuns de réclama la loi Tcrentilla, lui dont le fils Céson, à la tête de jeunes patriciené] avait repoussé les plébéiens prêts à voter la loi. |

ciNcisisiATirs. — Rome était toujours en proie à des troubles d( roestiques. Herdonius, riche Sabin, en profite pour s'emparer Capitole. Le peuple rentre dans Tobéissance; il prend les armes le Capitole est délivré. Le consul Valérius ayant été tué à Tassaui on tire de la charrue Quinctius Cincinnalus pour le remplacer. Si caractère ferme d'une part , et de l'autre «es vertus paisibles, le rei dent cher au peuple : Tordre se rétablit, et les tribuns sonten quelqil sorte oubliés. Le temps du consulat expire,* on déclare la guen aux Ëques. Ceux-ci enveloppent le consul yif//tucms, ParméeromaiJ «a dans le plus grand danger; on crée un dictateur, le choix IouiaI

tm Cincinnatus i il vole au secours des Romains, les délivre, et rentre triomphant dans Rome. Il abdique la dictalur^, et ya reprendre sa darroe.

•ÉcftHviKB. — Les décemvirs vpulent arrêter en vain les disimtes politiques entre les pa/r/cien s et les i9/é6ëtens; ces derniers dmandèrenl des lois fixes et invariables. Le sénat y consentit : on «lYoya à Athènes trois ambassadeurs chargés de recueillir les lois de Solon et celles des autres législateurs c<^lèbres de la Grèce. A leur retour, on élut dix magistrats, nommés décemvirs, à qui Ton confia le soin de rédiger le nouveau code. On leur donna une puissance aln solae sur tous les citoyens ; on suspendit de leurs fonctions tous les fiulres magistrats, et on les nomma administrateurs uniques de la république. Ainsi revêtus en même temps des deux dignités consulain^ et tribumUenne, par Tune, ils eurent le droit de convoquer le sénat, par l'autre, celui d^assembler le peuple. €es nouveaux magistrats entrèrent en charge Tan de Rome 303. Ils usèrent d'abord de leur pouFOir avec modération, lis rendaient la justice chacun à son tour pendant dix jours ; on portait douze faisceaux devant celui qui présidait; ses neuf collègues n'étaient précédés que d'un officier nommé Jccensus. En peu de temps ils rédigèrent un code de lois sages et impartiales, dont toutes les dispositions furent ratifiées par le consen- Irment du peuple, et l'approbation des prêtres el des augures. Ces lois divisées d'abord en dix titres (auxquels on en ajouia deux autres les années suivantes), furent gravées sur dix tables d'airain, et prirent le nom de Lois décemvt raies.

Le* Romains, satisfaits de la sagesse des nouveaux législateurs, et désirant conapléter ce code de lois qu'ils avaient rédigé, voulurent nommer encore des décemvirs, et choisirent presque les mêmes: nais peu à peu la Justice et l'intégrité disparurent, et firent place à l'orgueil et à la partialité la plus révoltante. Appius Claudius surtout se rendit odieux par l'inflexibilité de son caractère et le despotisme qui dirigeait toutes ses actions. Enfin Pannée du décemvirat expira ; on s'attendait à voir ces premiers magistrats abdiquer la puissance dont ils n'avaient été revêtus que pour un an ; mais ils la gardèrent et n'assemblèrent ni le peuple ni le sénat ; s'enlourant d'une garde formidable et d'une nombreuse clientèle de jeunes patriciens, ils étouffèrent toutes les plaintes comme séditieuses.

Cette tyrannie pesait depuis neuf mois sur un peuple muet et tremblant, lorsqu'eiifin l'audace avec laquelle Appius Claudius^ le roides iécemvirs, osa attenter à Pinnocence et à la liberté de Virginie, acheva d'irriter les esprits ; la mort tragique de celle jeune fille im- Bolée par son père lui-même, qui ne voyait pas d'autre moyt^n de la soustraire au déshonneur , devint le signa! du réveil des Romains cl delà ruine des décemvirs. L'armée et le peuple étaient si exaspérés centre leur tyrannie qu'ils voulaient, sans les entendre, condamner ces magistrats prévaricateurs au supplice du feu ; on parvint cependant à modérer cette fiireur aveugle. Les décemvirs abdiquèrent (l'an SOS de Rome), et furent libres de s'exiler où ils voudraient. Ainsi finit

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