SIÈCLE D'ALEXANDRE ET DE PÉRICLÈS
LANGUE, UTTÉRATCRE , SCIENCES ET ABTS.
L'histoire des lettres , des sciences et des arts marche avec rhistoire des faits ; la littérature ne présente rien de régulier quand les peuples sont dans leur enfance ou divisés par des révolutions ; les beautés d'une langue , les inspirations du génie , peuvent être locales, individuelles; mais elles ne témoignent pas alors du mouvement progressif de l'esprit humain. Jusqu'au siècle où nous sommes parvenus , nous n'arons distingué que deux peuples capables d'arrêter nos regards par les ouvrages littéraires qu'ils nous ont transmis, les Hébreux et les Grecs* Quant aux premiers, leurs livres inspirés n'appartiennent pas à notre plan; les seconds ouvrent la liste intellectuelle par Homère, poète, historien, géographe, et par Hésiode, créateur de la cosmogonie antique. La Grèce alors se repose pendant cinq siècles, tout en préludant au grand siècle de Périclès et d'Alexandre par des essais du second ordre, mais qui ne sont pas sans mérite. Puis elle se présente tout à coup avec le cortège brillant de tout ce que la poésie lyrique , l'art dramatique , l'histoire Ja philosophie', Téloquence et les arts peuvent enfanter déplus parfait.
La langue grecque , originaire de Phénicie , formait primitivement quatre dialectes principaux , V Ionien , le Dorien, VEolien et VMtique. L'Attique l'emporta à partir du 4* siècle. — La langue grecque est harmonieuse , riche , flexible , poétique : elle est la mère de la langue latine, mère elle-même de la plupail des langues modernes.
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Principâlemenl ponrTiisde tons If s dons du génie , les Grecs se distinguèrent par rimaginalion et le goût du beau. Leurs édifices « leurs temples , leurs statues font encore le désespoir des artistes; la peinture , la musique , la médecine , Téloquence arrivèrent chez eux à la perfection.
Le siècle de Périclès a brillé dans tous les genres : c*est le premier siècle littéraire.
Quand la Grèce courba la tête sous le joug des Macédoniens, lëloqaence et la poésie disparurent pour ainsi dire en même temps.
Alexandre ne retint qu^un moment les lettres sur le penchant de leor ruine par la généreuse protection dont il les entoura. Arîslote, son maître et son ami • le prouve ; mais , à la mort du grand conquérant , les débris de son vaste empire ayant été partagés entre les capitaines qui l'avaient suivi à la conquête du monde , les lumières se dispersèrent et s'affaiblirent peu à peu. L'Egypte devint alors le principal asile des arts et des sciences. Une école fameuse s'établit dans Alexandrie ; il s'y forma un nombre prodigieux de rhéteurs et de philosophes ; mais si la littérature grecque cite avec honneur encore Aristarque, Lucien, limgtn, Denis d'Halycarnasse, Diodore de Sicile, Flutarque, Jrrien, Josèphe, Athénée, ses beaux jours n'en étaient pas BOÎDS passés : c'étaient là les derniers moments d'un peuple dont la pureté du goût a mérité de servir de modèle à tous ceux qui sont venus après lui*