ARISTOBULE II
ANTIGONCS
qui épouse Hérode l'Asmonéen.
Ântigone , fille
d*Antipaler, fiU atoé
d'Hérode.
BÊRODB l'iDUMESN, 40.
SO» i" SIÈCLE.
t» SIÈCLE.
TOUTE-PUïSSANCE DE ROME.
ÉVÉNEMENTS
KOHB. — 88. Guerre pontique. — 87. Guerre civile entre Marius et Sylla. — 81. Proscriptions de Marius et d*. SrUa. — 85. aévolte de Serloriua. — 73. Guerre dus Esclaves; Sparlacus, — 65. Conjuration de CaUUna. — 64. Mort de Milhridate. ^ 60. Premier Triumvirat. — 58. Con'|uéte des Gaules par Jules-César. — Rivalité de César et de Pompée, — 44. Mort de César. — 45. Second Triumvirat. — 31. B'^taîlle navale d'Àolium. — 80. Réduction de l*Effyple en province romainev — 29. Octave empereur, — 4 Naissance de Jésus -Christ,
Deuxième siècle littéraire d'Auguste.
DÉCOUVERTES. — 98. Premiers combats des éléphants à Rome,
— 89. Aérolithes ^n Chine. — 63. Taohygraphie, par Cicéron.
— 60. Lois des flux et des refluv, découverte^ par Possidonîtis gui essaie de mesurer la circonférence ds la terre. ^ 50. Mines de mercure à Jlmaden, en Espagne. ^ 45. Réforme du calendrier par Sosigène. —7. Usage des codicilles, par Auguste. — 6. Cycle lunaire ou nombre d'or.
DÉVELOPPEMENT
Guerre pontique contre Mithridate. — Causes, — Le Pont avait anciennement fait partie de Tempire perse. Dans la suite il devint un royaume sous sa protection. Il l'ut fondé dans le cinquième siècle avant Jésus-Christ, par Àrtabaze^ un des satrapes qui ôtèrent la couronne et la vie au mcige Smerdis. Ce roi, qui prétendait descendre d'Âchémènes, Tuu des anciens rois de Perse , fut le chef de la dynastie des Achémènides, Mithridate IV était un de ses descendants ; il était monté sur le trône en i:23. Il avait, à Pépoque dont nous parlons , quarante-cinq ans. Sa jeunesse fut exposée aux embûches de ses tuteurs ; il les évita heureusement, et par Tusage des antidotes, et par sa vie vagabonde. Après avoir ainsi vécu sept ans à s'endurcir le corps à toutes sortes de fatigues, il prit en main la conduite de
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soo royaume. Egal en talents miliuîres aux plus grands tapilaines de Tantiquité , il conçut un pinn vaste , pour rexécution duquel il comptait sur les peuples du Nord ; il voulait réunir en une ligae les peuples qui habitaient les pays situés depuis le Don jusqu'aux Alpes, seconder leur courage par sa tactique savante« et tomber avec eux sur Vllalie; son grand génie, d'ailleurs, \ était appuyé de soldats qui savaient braver les privations et rintenspérie des saisons. L'irruption des Cimbres et des Tmtons, les guerres contre /u^ur/Aa > lui offrirent une occasion favorable pour s*emparer de la Cappadoce ; il assassina Ària" rathe , roi de ce pays , s'empara de ses États et y établit un de ses 6is. Les Romains embrassèrent la cause de la veuve d'^narathe, et envoyèrent Sylla pour placer Arioharzane sur le tr6ne. Mitbridate, lié à Tigrane , roi d'Arménie , se vengea de cet affront en dépouillant successivement Àriobarzane etiVtcomède, roi de BUhynie; les deux princes dépouillés allèrent se plaindre à Rome même; on les replaça sur leur trône» et Nicolaède fit quelques courses sur les terres du roi de Pont» Mithrîdaie se plaignit vainement aux Romains ; la guerre fut déclarée à la satisfaction des deux partis. Cette guerre pontique, qui dora vingt-quatre ans , peut se diviser en six époques*
DÉVELOPPEUENT.
Dans la première (89-88), Mithridate fut vainqueur et conquit la Bitliynie, la Cappadoce, la Mysie, la Lycie, la Pamphilie et plusieurs autres provinces romaines. Archétaus , son général» s'empara de la Thrace , de la Macédoine et de la Grèce ; Athènes tomba en son pouvoir ainsi que la plupart des Cyclades*
Mithridate souilla ses victoires en faisant égorger, à un jour marqué et à la même heure, cent mille Romains dans toutes les villes qu'il avait conquises.
Dans celle guerre , Mithridate avait 250,000 hommes d'infanterie, 50,000 de cavalerie , 400 chars. Les Romains avaient trois corps d'armée, chacun de 40,000 hommes, et Nicoroède 56,000. Les généraux romains étaient Oppius et Jquiliw, malheureux et inhabiles.
Dan$ laseconde (87-84), Sylla continua la guerre avec cinq légions; il battit Archélaus et Taxile, nouveau général, qui avait emmené 100,000 hommes à Chéronée (86), et Dorilaus à
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Orchomêne (85). D*un autre côié, Ftmôrw, envoyé en Adc par le parti contraire à Sylla , battit Mithridate et t'obligea ék fuir de Pergame k Pitam d*où Lucallus , ami de Sylla , le lais» échapper.
Mithridate, vaincu , demanda et obtint une entrevue à Dar^ danum avec Sylla. — Il se vit obligé oe fivrer touies ses eonquétes et ses vaisseaux , et de payer un tribut ; quoique dares , ces conditions furent acceptées.
3« Epoque (82-70). — Mithridate, après quelques années de repos, 8*allia à Sertorius, ennemi de Sylla et partisan de liarius ; il battit Muréna que Sylla avait laissé en Asie , reprit la Bithynie, la Gappadoce; la mort de Sertorius suspendit ses conquêtes. Les Romains, occupés à punir les esclaves insargés par le gladiateur 5jparto(?ttS, envoyèrent cependant en Asie Licînius Lucullus et M. Aurélius Colla; Mithridate fut batta et s'enfuit chez Tigrane. Lucullus subjugua le royaume de Pont.
4« Epoque (69-64). — Lucullus fut encore vainqueur : avec 30,000 hommes seulement, il défit Tigrane qui en avait 200,000, s'empara de Tigranocerte , d'Artaxarteoii Tigrane avait dépasé «es femmes , ses enfants et ses trésors , et de Nisibe.
5« Epoque (67). — D'abord les Romains ne furent pas heureux ; Torgueil de Lucullus et les intrigues de P. Clodius avaient aliéné l'esprit de l'armée. Mais Pompée, qui venait de châtier les pirates, se présenu en Asie, et la prospérité passagère de Mithridate s'évanouit. Tigrane, tremblant, abandonna son allié, et alla s'humilier devant le vainqueur.
Mithridate se retira dans le Rosphore, et, voyant tontes ses propositions rejetées , il conçut le projet le plus hardi qui fût jamais , celui d'aller attaquer les Romains dans Rome méaie« Son armée fatiguée refusa de faire neuf cents lieues par des pays inconnus et difficiles; elle élut Pharnaee, son fils, qui euf l'ingratiiude et la cruauté d'assiéger son père dans Penticapée, et lui refusa même la liberté. Pharnaee, s'écria Mithridate, veue donc que je meure! Dieux de la patrie, justes Dieux, que et fils dénaturé reçoive un jour le même traitement de ses enfants! Il rentra dans son appartement, appela ses femmes et leur présenta des coupes pleines de poison ; il en prit lui-même ; mais ne pouvant mourir, il se fit tuer par un soldat gaulois , nommé Bithicus (64 ans av. Jésus-Christ). — L'iniâme Pharnaee le fil
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icbever par ses soldais et envoya son corps à Pompée, qui le récompensa de ce cadeau par le royaume du Bosphore. Le grand Hithridate avait 59 ans.
Plutarque rapporte que ce roi avait pour sa garde ordinaire des chiens, un taureau, un cheval et un cerf apprivoisé , qui ravertissaîent de Tarrivée des personnes.
Conséquences, — Cette guerre pontique rendit les Romains Diattres de ia Haute-Asie , mais elle leur donna pour voisins les Partkes; la chute de Miibridate porta la république à son plus haol point de force et de puissance. Aucun prince étranger ne poorail plus être redoutable pour elle , mais la constitution aristocratique de Sylia fut ébranlée par Pompée , qui rétablit la poiàsance tribunitienne, L'exislence de la république était donc loal à fait précaire.
Lkctcrk. — Miihridaie, tragédie de Racine.— Rollin. — Plutarque. Proscriptions de Sylla et de Makius. — Pendant que Sylla coorul arrêter les progrès de Mithridate, Marius revint à Rome el rinonda du sang des partisans de son rival qui prenait Athéneê, battait, à Orchomène, Ârchélaûs , Tun des généraux de MUhridate, et le força à signer un traité honteux. Sylla, rentré en Italie, rallia i sa cause tous les peuples de cette contrée, en leor diAinant le droit de cité; il marcha sur Rome , et défit à Sacriport, entre Signia et Préneste, le jeune Mariu$ qui prétendait Tarréter. Sylla entra enfin dans Rome.
Ao massacre de six à sept mille prisonniers dans le Champde-Mars succéda la proscription des partisans de Marius. Chaque jour furent affichés les noms de ceux qu'il dévoua à la mort. Nonseulement ses ennemis personnels furent frappés , mais encore les ennemis particuliers de ses partisans; Calilina se distingua parmi les sicaires de Sylla. Cinq mille citoyens furent portés sur les listes fatales : César était du nombre ; mais Sylla se laissa *1léchir en sa faveur, c bien qu'il vît en lui, disait-il, plusieurs Marins, t
Le jeune Marius , assiégé dans Préneste par LucrétîusOtella , se perça de son épée. Son père adoptif, accablé d'années et de Eitigues, était mort de débauche. Sylla se fit nommer par le people (82) dicuteur perpétuel. L'année suivante il rappela Muréma, qui continuait avec chaleur la guerre contre Mithridette, se chargea de ce commandement, défit entièrement le ro^'
de Pont, et rentra en triomphe dans ie sénat; il défera en menu temps les honneurs du triorophe à Cnéius Pompée, pour lei victoires qu'il avait remportées en Afrique.
Sylla, après avoir pendant deux ans exercé la dictature, abdiqua volontairement ce pouvoir, et se retira à Cumes, dans la Campanie. Il succomba, deux ans après, à une horrible maladie, fruit âe ses débauches (79). Le croirait* on ! avant de rendre le dernier soupir, il fit ordonner à ses esclaves d'étrangler un magistrat de Pouzzoles, L*abdication de Sylla sembla rendre fa vie à la république; mais , dans Tivresse de ses succès , il avait fait des choses qui mirent Rome dans Timpossibilité de recouvrer sa liberté.
Lecture. -— Rollin ; les tragédies de Marins, par M. Arnaud, et de Sylla, par M. Jouy. — Monle^quieii.
OBSERVATIONS
Le motif de rabdicalion volontaire de Sylla fut sans doute son indolence naturelle qui lui fil préférer le repos et les plaisirs à une activité fatigante. Toute la conduite de Sylla fut tellement conséquente qu'elle montre assez ce quMl voulait, au lieu que Mariuê ne le sut Jr-imais.
OSMéALOaiS D£B FAKILLSS SB 8TLLA ET OB MAKIU8.