‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 76 sur 162 · MARI US · texte numérisé non relu

MARI US

c. MARiGs GRATiDics , d'Arpînum.

M. GRATIDIUS , GBATIDIA ,

auteur de la loi des Tables. ép. M. TuMiiis Cicéron.

G. MARIUS , M. UARIUS GRATIDIANDS,

7 fois consul, ép. Julie, tante de César. tué par Galilina,

I et par ordre de Sylla,

c. MARIUS, le jeune, consul à 25 ans, périt à Frénésie.

c. MARIUS, dont parle Cicéron.

\*^ SIÈCLE* tO»

Sgetobius (85-7ÎS). •« Le parti de Marins, qui avaiisiicconbê en Italie, vivait encore en Espagne, et triomphait même par les armes de Sertariuê, général habile et orateur éloquent, qei s'était attaché , par sa douceur et sa justice, les Espagnols et surtout les Lusiuniens. Rome envoya contre lui Mételius Piis el Pompée, après avoir fait marcher contre lui Annius avec onearmée. Leurs efforts furent infructueui. Cependant, pressé de toutes parts , Sertorius avait été un instant obligé de se réfugier en Afrique; mais bientôt, rappelé dans la Péninsule , il noiena trois mille guerriers auxquels les Lusitaniens en ajoutèrent 4,700 (80), et lutta pendant huit ans contre les pins grands généraux romains. N'oublions pas la politique habile de Sertorius de vouloir établir des négociations avec Mitbridate le Grand ; ils s'envoyaient des députations réciproques qui n'avaient aueun résultat important. Pompée attaqua séparément Serto> nos; il fui vaincu k Sucrone, aujourd'hui détruite, près de Tëorragone. Pendant cette action , la biche blanche de Sertorius dîsparot; les soldats auxquels il avait fait croire qu'il avait des rdâtîeiis avec les dieux par Tinlermédiaire de cet animal » crai« gnaient que sa perte ne fût d'un mauvais présage ; dès la nuit soivanle, an soldat la ramena en secret au général. Sertorius dit à son armée que les dieux, dans un songe, avaient promis de lui renvoyer sa biche ; il l'appela ; aussitôt elle se présenta , et le courage des soldats se ranima. Cependant Méleilus et Pompée vainquirent enfin Sertorius^ qui fut assassiné par Perpenna, son lieutenant. L'assassin tomba lui-même entre les mains des Eomains, qui lui itèrent la vie. La mort de Sertorius mit fin à la guerre d'Espagne.

LicTu». — La tragédie de Sertorius, par P. Gorneilie.

GoEBSE DES Esclaves. — Tout annonçait la décadence de Tem* pire : îes esclaves demandaient la liberté les armes à la main , et nienacaientRome;lesptraftf< pillaient impunément les vaisseaux q«i parcouraient les côtes de l'Asie. Spartaeus, Thrace d origine et soldat plein de valeur, exhorta ses compagnons à rompre leurs fers. Composée d'abord de soixante et dix hommes, son armée se grossit chaque jour et s'éleva bientôt à dix mille; il la conduisit près des Alpes. Là elle se divisa : les Gaulois se donnèrent pour éàeîCrixus, qui fut tué dans un combat; Spartaeus, général des Thraees, fit faire à son compagnon d'armes de terribles

tio l" SrfeCLE.

fonërailles : trois cents prisonniers romains forent forces de ( battre en gladiaieors; ils se tuèrent sur la tombe de Crixt Crassus , le plus riche et le plus avare des Romains , marc contre Spartacus, le renferma dans le Brutium et le vainqi complètement. Le chef des Thraces mourut en héros, et mort termina la guerre des eiclaves. Pompée, qui revenait d'I pagne , défit les restes fugitifs de Tarmée de Spartacus , et avec orgueil que Crassus n'avait vaincu que les esclaves, que lui avait extirpé les racines de la rébellion»

Ce général eut encore le bonheur de détruire les pirates venus très-puissants. On avait envoyé contre eux Dolabelï dont le lieutenant. Verres, fut accusé de rapines par Gicén Publius Servilius, qui les battit sur mer, et Marc-Antoi\ qui mourut de désespoir d'avoir été vaincu. En moins de d mois, Pompée délivra la Méditerranée des brigands qui TinfeS' taient, et transplanta dans les terres vingt mille prisonniers poui repeupler plusieurs villes désertes, entre autres Soli qui s'appeU depuis Pom/)^{opoh'«. Pompée avait obtenu la faveur du peuple] on n*avait d'espoir (|u*en lui, et Ni sénat, pour la première foiSj partageait les sentiments de la multitude.

Conjuration de Catilina. — Causes. — Dès que la guerr< eut dompté les rois puissants, subjugué des nations sauvages d de grands peuples ; que Carlhage, émule de Rome, fut détruiti jusqu'en ses fondements ; que toutes les terres et toutes \e\ mers, dit Salluste, s'ouvrirent aux Romains, la fortune com« mença à sévir, à tout confondre. D'abord s'accrut la soif dePor ensuite celle du pouvoir, source de tant de malheurs; les vicei s'étendirent peu à peu ; on les réprima quelquefois ; mais de que la contagion se répandit comme une peste, Rome changea ce gouvernement si juste , si vertueux , devint cruel et intolé nbie.

Parmi les hommes que l'ambition tourmentait le plus, s* faisait remarquer Lucius Catilina; issu d'un sang illustre, i avait une grande force de corps, mais un esprit faux et méchant Mé au milieu des discordes civiles , il était audacieux , souple rusé , capable de lout feindre et de tout oser. Avide du bia d'auirui , prodigue du sien, ardent en ses passions, il avait I parole facile, mms peu de jugement ; son esprit vaste recherchai toujours des choses extraordinaires incroyables f démesurées

l»' SIÈCLE.

Cette âme féroce était aiguillonnée encore par les rooBiirs cor» ranpoes de i'Ëiat, que lourmenlaient des maux opposés, mais ilreux , le luxe el la cupidité.

I^hppemenU — Catilina avait formé, après la domination fcSylla, le projet audacieux d'asservir la république ; il s'était 6it,de bonne heure, le chef de jeunes débauchés qui commettoienl impunément , avec lui , les crimes les plus grands, les rapines les plus scandaleuses. L'état de la république semblait le fcvoriser. L'Italie était sans armées, Pompée combattant en Asie ; hsécorité du sénat était parfaite et Rome était paisible.

La conjuration se trouve sous le consulat de L. César et d$ €. Figulus; Catilina scruta l'âme de ses complices et réunit les piasiodigenlset les plus audacieux. Nous nommerons les prin«

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