M. TULLIUS CICÉRON
II TULLIUS CICÉRON , d'Arpinum, l. tdllius cicéron. ép. Helvia, fille d'Hfîlvius. |
M. T. CICÉRON , Q CICÉRON , t. TULLIUS CICÉRON,
orateur, prêteur, dont Torateur pleure la mot t
consul avec C. Antonius, tué par les triumvirs, dans Tépitre à ÂtUcus. blé par l'ordre d*Antoine. ép. Pomponia, I sœur d'Alticus.
■.CICÉRON, TULLU,
consul mariée trois fols :
avec César- Auguste. 1» avec PIson Frugi ; Peu remarquable. 3» avec Crassipédius ; 50 avec Dolabella.
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Premier Treomvirat. — Malgré tant de triomphes au dehors, la république romaine allait finir. Sylia avait donné Texemple du pouvoir absolu, et Rome renfermait des citoyens trop puissants pour qu'ils continuassent de se soumettre à la multitude^ Entre tous s'élevaient Pompée , Crassus et Jules-César. Pompée avait acquit le suniom de grand par ses exploits en Afrique el en Asie; Grassus avait profité, sans remords , des proscriptions de Sylla, et amassé par ce moyen infâme d*immenses richesses. Jules-César, de Tune des plus illustres et des plus anciennes familles de Rome et qui offrait Tunion la plus complète des talents civils et militaires, plus jeune et plus habile que les deux autres, les engagea à s'allier avec lui, et ces trois sénateurs formèrent le premier triumvirat.
Les triumvirs ne laissèrent au sénat qu'une ombre de pouvoir, et partagèrent entre eui le commandement des légions. Pompée resta en Italie, César pariit pour les Gaules, et Grassus, aveuglé par sa présomption et sa cupidité, alla trouver en Orient une fin déplorable : vaincu parles Parihes, il périt, lui, son fils et toute son armée, dans les sables de la Mésopotamie, ^v César dans les Gaules. — Les premières actions de César eurent lieu en jàsie et au siège de Mytilêne, et elles lui méritèrent une couronne civique. Pour éviter la colère de Syila , qui disait quil y avait en lui plus d*un Marius, il se retira chez Nicomède, roi de Biihynie, d'où quelque temps après il passa à Rhodes , et de Rhodes à Rome , où Sylla s'était démis de son autorité. César s*y fit tellement aimer et admirer par sa générosité et sa magnificence, qu*il emporta sur des concurrents considérables les charges de tribun , de questeur, de souverain pontife, et enfin celle de gouverneur d'Espagne où il soumit les nations qui ne voulaient pas reconnaître la république. Il brigua le consulat qu'il obtint par le crédit de Crassus et de Pompée qu'il réconcilia. Il eut pour collègue Calpurnius Bibulus^ auquel il bissa si peu d'autorité, que Ton disait, par raillerie, sous le consulat de Jules et de César. Peu après. César, appuyé de L. Pison, dont il avait épousé, en quatrièmes noces, la fille Calpurnie, et de Pompée, son gendre, se fit nommer au gouvernement des Gaules et de rillyrie qui lui fut décerné pour cinq ans. La Gaule Cisalpine était la province la plus voisine de Hooie, la Transalpine, celle qui ouvrait le plus vaste champ au
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génie militaire , celle qui promettait le plus rude exercice , la plus dare et la meilleure préparation à la guerre civile.
César prit la Gaule par l'esté où Rome avait pour allié le puissant peuple des Eduens; il suivit les Alpes et le Rhin. D*abord il eut à combattre les Helvétiens, qui, abandonnant leurs mon- Ugnes, venaient au nombre de 378,000 pour traverser la province romaine et s'établir à Toccident dans le pays des Santones. César leur barra le chemin par un mur de dix mille pas qu'il ' éleva du lac de Genève au Jura , les força de se rejeter sur le pays des Séquaniens, les atteignit au passage de la Saône, et, après une sanglante victoire près d'Jutun, obligea ce qui restait a gagner THelvétie.
Alors il lui fallut chercher sur les bords du Rhin , au delà de Besançon , les 120,000 guerriers de la belliqueuse nation deb Soèves qui voulaient tout au moins partager la Gaule avec les Romains. Les légions hésitèrent ; mais, ranimées par une parole de César, elles détruisirent , dans un furieux combat , presque tOQte l'armée barbare (58 ans avant J.-C).
César poursuivit vers le nord la conquête de la Gaule. Protégés par leurs plaines bourbeuses , et par les forêts vierges de la Meuse et de la Seine, les Gaulois septentrionaux, Belges et autres , se crurent au moment d'exterminer l'armée romaine. César fut obligé de saisir une enseigne pour faire avancer les siens ; 55 mille Belges furent vendus comme esclaves.
César s'efforça dès lors d'isoler la Gaule de tout ce qui Tenlonrait, de la Germanie d'où lui venaient de nouveaux guerriers , de la Grande-Bretagne , qui sans cesse communiquait avec elle et entretenait le fanatisme druidique.
Maître de la partie oriental^ , il fit tourner la Gaule du midi par ses lieutenants ; le jeune Crassus attaqua et soumit l'^^uttame, tandis que lui-même soumit l'armée vers la Loire, et réduisît toutes les tribus des rivages , cernant ainsi la Gaule centrale, ce foyer de lapuissance des Druides.
Dans la même année (58) , il jeta en dix jours un pont sur le Rhin , refoula les Barbares qui se poussaient sur la Gaule et passa dans la Grande-Bretagne. Mais depuis cette invasion dans rile sacrée des Druides, César n'eut plus d'amis chez les Gau« lois.
La nécessité d'acheter Rome aux dépens des Gaules » de
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gorger tant d'amis qai lui avaient fait continaer le connnandA^ ment pour cinq années, avait poussé le conquérant aux mesaret les plus violentes. Selon an historien, il dépouillait les lieux les. plus sacrés, mettait des villes au pillage sans qu'elles reussent mérité. Partout il établissait des chefs dévoués aux Romains, et renversait le gouvernement populaire. La Gaule payait cher Tunion, le calme et la culture dont la domination romaine devait lui faire connaître les bienfaits.
La disette obligeant César de disperser ses troupes, Tlasurrectîon éclata de tous côtés; mais il attaqua les peuples séparément, les accabla les uns après les autres» et chercha à les efrra3rer par des mesures cruelles. Ses barbaries réconcilièrent toute la Gaule contre lui; les Druides et les chefs de claos se trouvèrent d'accord pour la première fois. Une vaste confédération se forma (ôâ), un vercingétorix (général en cheQ fut choisi, elles légions, enveloppées de toutes parts, furent menacées d'une ruine entière.
A force d'audace et d'habileté. César parvint à les réonir; mais les Gaulois brûlèrent eux-mêmes leurs villes pour affamer les Romains an milieu des Gaules. Découragés par une défaite « ils s'enfermèrent dans jiUsia, que César entoura de prodigieux ouvrages. La Gaule entière vint s'y briser, 250,000 Gaulois attaquèrent vainement les retranchements romains.
Tournés , après de longs combats , par la cavalerie de César, ils s'enfuirent et se dispersèrent; le vercingétorix vint se livrer lui-même , et César ternit l'éclat de ses armes par la mort de son rival.
L'année suivante. César parcourut la Gaule pour vaincre toutes les résistances partielles et achever la soumission du pays. Dès ce moment (50) > il agit envers les Gaulois avec modération et douceur ; il les ménagea pour les tributs et engagea à juste prix leurs meilleurs guerriers ; il en composa une légion tout entière, dont les soldats portaient une alouette sur un casque et qu'on appelait, pour cette raison , Alauda. La Gaule garda, pour condition de sa liberté, Tépée que César avait perdue dans la dernière guerre. Les soldats romains voulaient l'arracher du temple où les Gaulois l'avaient suspendue : Laissex-la , dit César en souriant , elle est sacrée !
Rivalité de César et de Pompée. — (50-49). César, après
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les eaecès brillants qa*il avait eus, prit occasion des honneurs eitraordinaires qu'on venait d'accorder à Pompëe , après son eipédîtioa d'Asie, pour demander le consulat avec la prolongalion de son gouvernement; mais ayant appris que la brigue de ses ennemis avait fait rejeter sa demande , il fut si piqué de ce refus, qu'il dit en mettant la main sur son épée : « Ceite-ci obtimdra ce qu'on me refuse injustement, > Gomme il était instruit (lar les tribuns, et surtout par l'orateur Curion, de tout ce qui se tramait à Rome contre lui, il passa les Alpes à la tête de trois légions, et s'arrêta à Ravennes. Dès que le sénat eut appris sa marche, il lui nomma un successeur, et rendit un décret ( 7 janvier 49) qui lui ordonnait de quitter son armée sous peine d'être déclaré ennemi de la république, sans aucun égard pour Tinter* cession des tribuns dont la fuite donna du moins à son parti l'apparence de la popularité. A cette nouvelle , César s'approcha du Rubicon, petite rivière qui séparait son gouvernement de la Gaule cisalpine du reste de l'Italie , et qu'on ne pouvait passer en armes sans se déclarer ouvertement rebelle aux lois et aux ordres du sénat. Il s'arrêta quelque temps sur les bords de cette rivière : c Si je diffère d la passer, dit-il, je suis perdu! et si je la passât que je vais faire de malheureux! » Enfin , après avoir encore réfléchi un instant, il s'écria : < Le sort en est jeté!» Il traversa le Rubicon, et arriva à Rimini, dont il se rendit maître.
La prise de Rimini répandit la terreur dans Rome. Le sénat et les consuls abandonnèrent avec Pompée le siège de la république, et se dirigèrent vers la Gampanie. César s'empara de la Toscane et de TOmbrie, de Confinium après sept jours de siège, et de Brindes d'où Pompée s'enfuit en Epire avec trente cohortes, suivi des consuls et de la plupart des sénateurs.
César, après avoir conquis l'Italie en soixante et dix jours, subjugua la Sicile et la Sardaigne par ses lieutenants. Ayant essayé rainemeot de gagner Gicéron qui se retira dans le camp de Pompée , il entra à Rome et s'empara du trésor public, malgré ropposition du tribun Métellus. Il laissa le gouvernement de cette capitale au préteur Lépidus, et à Marc-Antoine celui d'Italie ; puis se dirigea vers TEspagne, où il défit Jfranius et Pétreius, lieutenants de Pompée; et dans l'Espagne ultérieure, il contraignit Farron à se ranger sous ses lois. A son retour on Gaule , il reprit le siège de Marseille qui lui avait fermé ses
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portes, et châtia sévèrement les habitants, tandis que ses Ileuto' liants éprouvèrent des défaites, Dolabella et Gaîus*Aotonius en lilyrie, Gurion en Afrique.
Nommé dictateur pendant son absence, César se rendît à RouM pour prendre possession de sa charge, se fit créer consul poui Tannée suivante, après douze jours abdiqua la dictature et se hâta d'aller joindre Pompée en Grèce. Il lui offrit vainement la paix. Forcé dans ses lignes à Dyrrachium, il se retira en Théssalie , et se retrancha sur les bords du fleuve Enipée, non loin de Pharsale; Pompée ne tarde pas à Vy suivre, et ces deui illustres rivaux se livrèrent bataille ; la victoire se déclara pouf César (20 juin 48). Pompée traversa la Thessalie en fugitif, s'embarqua pour Lesbos, où 11 fut joint par Cornélie, son épouse, et par Sextus, Tainé de ses fils. De là , il alla chercher un asile en Egypte , et trouva la mort à la vue du rivage. Photin, ministre du jeune roi Ptolémée XII, avait ordonné cet assassinat. Âchillas, général égyptien, etSeptimius, ancien centurionsons Pompée, en furent les exécuteurs.
A son retour à Rome, César jouît des plus grands honneurs, bientôt il fut nommé dictateur perpétuel et empereur. L'adulation fut portée au point qu*0Q plaça sa statue dans le Capitole, à côté de celle de Jupiter :ei1e portait cette inscription : A César, demi-dieu. On peut juger par là que la liberté n'était plus qu*aa fantôme, et que les volontés de César étaient la suprême loi. Le dictateur, cependant , affecta beaucoup de douceur dans ses manières ; la sagesse de ses lois , et son zèle pour le gouvernement, lui attachèrent tous les cours et tous les esprits.
Lecture — Portrait de Pompée, par Verlot ( Cours de liitérf ture).
Mort de César. — Celui qui s*était illustré dans les Gaules par neuf campagnes successives, de 58 à 50 , sans mentionner tous les hauts faits par lesquels il se signala en Egypte, en Afrique et en Espagne; celui qui reçut les titres de dictateur et d'empereur, après avoir remporté la plus prompte victoire dans la Cappadoce dont Pharnace s'était emparé, après avoir enlevé à Déjotarus, roi de Galaies et partisan de Pompée, la plos grande partie de ses Etats, César dictateur et empereur fut lâchement assassiné. Les vrais républicains supportant impatiemment la i^randeur et les prérogatives de César, formèrent une consoira-
lira et convinrent de Tassassioer en plein sénat. L. Cassius , irutus, Triboniufi, étaient à la tête des conspirateurs; César ùmi ienûremeni Brutus , et Tavait comblé de faveurs après ki avoir sauvé la vie.
Le jour convenu pour Tassassinat arriva. César , tourmen^^ âeiMiirspressentimenls, ne savait s'il devait se rendre au sénat; ■ais sa deslinée remporta : il s*y présenta. A Tinstant, il fut percé de vingt- trois coups de poignard; il aperçut Brutus, et ifécria douloureusement : Et toi aussi ^ mon fils Brutus! il se ttavrit le visage avec sa robe et mourut avec la tranquillité in grand homme. Ce héros était âgé de cinquante«cinq ans (13 mars 44). César avait fait le peuple romain héritier d'une (arlie de ses biens , et nommé Octave » son neveu, légataire niversel et héritier de ses titres. Brutus, Cassius et les autres cooJQrés s'emparèrent de la puissance et des forces de la répugne; mais Marc-Antoine , ami de César , chargé comme consul ^'exécuter les ordres du dictateur , se saisit de ses registres ; il Iule lestaoïent de César qui instituait héritier de son nom et ^ trois quarts de son bien C. Octavius, petit-fils de Julie, sa Mnr, qu'il avait adopté ; laissait les jardins qu'il avait au delà ^B Tibre au peuple romain, et à chaque citoyen en particulier ne certaine somme d'argent. La tendresse, la reconnaissance péoéirant tous les cœurs, il acheva de les embraser par une oraison funèbre pathétique, et Texpression fut telle que la mullitfide en furie mit le feu aux maisons des conjurés; ceux-ci nriirent de Rome pour se retirer dans les gouvernements qu'ils tenaient de la victime elle-même : Brutus , en Macédoine ; CastÏQS, en Syrie ;Décimus Brutus y dans la Gaule cisalpine; à peine farenl-ils partis , qu'Antoine les fit priver de leur commande- BMQt. Octave parut alors; il avait dix-huit an&; sur le refus d'Antoine de lui remettre l'argent dé César, il vendit son patri- ■oioe pour acquitter les legs testamentaires. Cette noble con- Ute lui attira raffection du peuple. Les vengeurs de César se 'liîisèrent bientôt : Octave et Antoine devinrent rivaux ; le pre- "^■tf ) déjà politique profond , s'attacha Torateur Cicéron , et PvCicéron la plus grande partie du sénat; il gagna la multitude pv des largesses, des jeux et des fêtes ; Antoine , dont le crédit ^l»a,8e fit donner le gouvernement de la Gaule cisalpine. «■tenu par Lépide , général de César , et de Tune des plus an-
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ciennos maisons patriciennes, il alla bloquer Dkknni BpM dans Modéne , tandis qu*à la voix de Gtcéron , qui pronwf contre lui ses Philippiqws, le sénat le déclara ennemi 4 TEtat et livra les forces de la république au fils adoptif deGnfl La victoire se déclara pour Octave; il rentra à Rome arec hi légions et se fit donner le consulat malgré le sénat qui comiiteB; à le négliger. Une M curiale ratifia son adoption ; fils recaM de J. César, il voulut en être le vengeur. L*exil et la conlisettii furent prononcés, par contumace, contre les meurtriers. OcW mécontent du sénat , rechercha un accommodement avec JtUé et Lépide. Ceux-ci passèrent avec dix-huit légions en Italie, < arrivèrent près de Modène; là se fit cette fameuse conféreneef dura trois jours , et qui se termina par Tunion des trois cbeiN la république.
Lectube. — Portrait de César, par Vertot {Cours de UfténiKii Mort de César, tragédie de Voltaire.
Deuxième tbiuhvirat. — Octave, Antoine et Lépide se iiç> nommer triumvirs ; ils s'emparèrent de Tautorité sonveraii pour cinq ans , se partagèrent les provinces , les légions, ï»rffi même de la république. Antoine eut les Gaules, à Texoeptioai la province Narbonnaise qui fut donnée à Lépide avec TEspagN
Octave-César eut l'Afrique, la Sicile, la Sardaigne, et le autres fies.
L'Asie était occupée par les conjurés ; les triumvirs résoiwi
de marcher contre eux , et convinrent que Lépide resteraitài
Rome avec trois légions , afin d y maintenir la tranquillité. A«l
de quitter Rome , ils firent périr les plus riches et les {h
puissants citoyens qui leur donnaient de Tombrage , et s'eM
chirent par ces horribles proscriptions. Ces bourreaux seofll
fièrent mutuellement les têtes les plus chères. Lépide Hvnii
propre frère ; Antoine, son oncle : Octave, Cicéron, son praM
leur. Les deux triu'uvirs, Antoine et Octave, allèrent eafli
asseoir leur camp dans la plaine de Philippes, où s'étaient rétf
les conjurés. Brutus et Cassius furent défaits et se donaèreit)
mort ; i!s furent nommés les derniers Romains.
Lecture. — Portrait de Cicéron , par Vertoi. ( Cours dêS^ iure, )
Bataille d'âctium. — Octave, vainqueur des républicaii| citercha ensuite à se détacher de ses collègues. La perte de 1^
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fidft ne lu coula que qiiel()ueft iotriffoes ; mais il étaîl plus diffi-
tfe de se défaire d'Antoine , qoi était aimé dee/légions » qui se
iPBjait matlre d*ane grande partie de VAsie » de TEgypte entière ,
il «rateDa par des rois puissants. Mais ce triumvir oubliait ses
Mérêts et ceux de sa patrie auprès de la belle CUop4tre, reine
rSgjpte» qu*il avait épousée et à laquelle il avait donné la
Aénicie, la Basse-Syrie, Tfle de Chypre, la Giiicie, TÂrabie
A tte partie de la Judée. Octave profita de la passion désor-
JMDée d'Antoine pour indigner Rome contre son collègue ; il
léitôsit, et le sénat et le peuple l'engagèrent à porter la guerre
' Ci Egypte. Octave équipa une flotte considérable , et se rendit
jhés d'Actium , à l'entrée du golfe d*Ambracie , en Epire. La
fialaille devait décider sans retour de Tempire romain. Exaction
I dva encore trois heures après la faite d'Antoine. Cléopâtre
[imîaii en Egypte ; Antoine la suivjt , et tous deux se donnèrent
b Dort pour ne pas tomber dans les mains du vainqueur.
Antoine se perça le sein de sou épée » au printemps de Tannée liMi suivit la bataille d'Actium , sur le faux avis de la mort de IWopâtre, qui, après avoir tenté, mais vainement , de séduire Ocuve, trouva moyen de se faire mourir dans le paiais des Ptotémées où elle était captive. '
LiCTDRB. — La tragédie de Cléopâtre, — - Biographie de cette reine L'Egypte souhise. — L^Egypte et la Syrie deviennent pro vioees romaines; FAsie Mineure et la Grèce reconnaissen Octave-César pour souverain; les rois de Judée, d'Arménie "desParthes , lui envoient des ambassadeurs à Rhodes, et tous ^réclament sa protection. Il confirme Hérode sur le trône de Judée , lui demande le dénombrement de ses sujets , et donne Urq^eoce de la Mauritanie à Juba, fils du roi Basiw, Rome , eofin, décerne à Octave les titres d'auguste, d'empereur, de êowferain pontife , de consul, de tribun, de censeur et de père de la pairie.
c Octave dompte , vers les Pyrénées , les Cantabres et les « iiliirt^fMrévoltés; r^l/^topie loi demande la paix \\esParthes ( épouvantés lui renvoient les étendards pris snrCrassus, avec < tous les prisonniers romains; \es Indes recherchent son al- ■ liance;ses armes se font redouter des A/^te< ou Grisons, la € Pannonie le reconnaît, la Germanie le craint, et le Ff^éser « reçoit ses lois. Victorieux par mer et par terre, il ferme le
LÉVl. î^
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c Umple de Jamm. Tout Tanivers vit en pais sons sa puissance c et JésuS'Chrùt vient au monde l*an 4965 de la Création.
GÉPfËALOGIE DE JÉSUS-GHAIST