‹ Nouveaux éléments d'histoire généralChapitre 77 sur 162 · C. Manlius · texte numérisé non relu

C. Manlius

LBettia.

villes munici-

Septimius.

i).Curiui.

pales.

CJuliusGésar.

Parmi les femmes qu'avait gagnées Catilina, on voyait Sempwija, aussi fameuse par son esprit, ses grâces, sa beauté» que 1^ les erioies qu'elle avait commis ; son audace était virile ; elle muii et dansait mieux, dit Sailuste, qu'il ne sied à une hootête femme.

Déjà Catilina avait formé un premier complot qui avait été «^joué;il se prépara à prendre sa revanche; il promit à ses

ttt é*^ SIÈCLE.

amis rabolîtion des dettes, la proscription des riches, les nngistratores, le sacerdoce, les rapines, et tout ce que la guerre et SCS eicès livrent aux vainqueurs. On dit fiiénie que dans u» festin il fit circuler une coupe remplie de viae^ de sang huaMÙOt pour lier ses convives par an serment terribfe.

Une femme noble , m» «s de mœurs corrompues , nomni^ FulvtV, dévoila le complot dont elle tenait les détails de Q. Csrius, homme de haute naissance , mais couvert d'opprobre ; il avait été chassé du sénat. Dans le même temps , tioèroin fut nommé «consul avec Af\ionin», Gatilina n*en brigua pas moins le consulat pour Tannée suivante, et voyant que ses ruses ne pro« duisaient aucun effet, il se résolut à faire la guerre et à tenlef les dernières extrémités.

Il envoya à la fois, en Etrurie, dans le Picentin, dans TApulie, ourdit mille trames à Rome, rivalisa de ruses et de pièges avec Cicéron, dont la prudente sollicitude veillait au salut de-la république. Les députés Mlobroges , qui avaient été gagnés , dénoncèrent solennellement la conspiration. Gatilina, pour roieax feindre, et comme pour se justifier d'un bruit calomnieux, vint au sénat. Alors le consul, indigné de sa présence , prononça un dis* cours plein d'éloquence. Gatilina, voyant qu'il ne pouvait atten« drir les sénateurs, s'écria furieui : Puisque mes ennemis rn environnent et s'acharnent d ma perte, Vincendie qu'on allume contre moi, je Véteindrai sous des ruines. Il se précipita alors du sénat vers sa maison et de sa maison hors de Rome. Il gagna les Gaules et se mit à la tête de ses complices. Le sénat, après avoir entendu Gaton, Cicéron et J. Gésar, condamna à mort les complices arrêtés. Antonius marcha contre les autres. Gatilina se vit cerné à la fois par les montagnes et par Tennemi. Déjoué dans Rome, sans espoir de fuite et de secours, il prit la résolution d'attaquer lui-même Antonius, à la tête de ses deux mille hommes. Il déploya une valeur digne d'une meilleare cause ; mais après une résistance opiniâtre , voyant qu^il n'avait plus d'espoir, il se précipita dans les plus épais bataillons et tomba percé de coups. La terre était jonchée des cadavres des conspirateurs qui , tous du moins , étaient morts en braves. *— f Ainsi, dit Salluste en terminant, Tarmée victorieuse était agités par divers sentiments de joie, de douleur, de désespoir et d'allO*^ gresse (63). •

Comiêquenees. — Rome, lourmentëe par cette conjuration qui Tanit luise quelque temps en péril , recouvra uii peu de tranquillité; lefiénat, qui avait montré une noble fermeté, grâce au talent el à la sagesse de Cicéron , inspira plus de respeci » et les jeuies patriciens dissolus rentrèrent un instant dans le devoir; ■ais, la cause de ces commotions intérieures existant toujours, elle devait produire bientôt des événements plus désastreux.

Ainsi OD ne put empêcher Teffet que produisirent sur Rome les guerres d'Asie qui se terminèrent alors. Le luxe d*Ûrient , raecroissement du trésor public, par Pompée» le pouvoir illi- Mité ^onné à quelques citoyens • la vénalité des magistratures, les dénonciatiotts des soldats à leurs généraux , la liicilité de rassembler une armée quand on pouvait la payer; toutes ces causes devaient apporter de grandes perturbations , bien qu'il se trouvât des hommes sévères et incorruptibles, comme Caton ; heureux et adroits, comme Pompée ; riches, comme Grassus; habiles et ambitieux , comme César.

LicnraB — La tragédie de Caiilina , par Crébillon ; celle de Vol* taire; les plus beaux passages de la traduction des Caiilinaires. Portrait de Cicéron, par Thomas {Cours de liUérature).

ffÂlHILLE DE CICÉaOïr.

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