‹ Nouveaux éléments d'histoire générale rédigés sur un plan méthodique entièrement neufChapitre 129 sur 166 · BRANCHE AINEE BRANCHE CADETTE · texte numérisé non relu

BRANCHE AINEE BRANCHE CADETTE

Cosue le Grand, 1464. Laurent l'Ancien, 1440.

Pierre, 1472, Pïbrrb François, 1477.

""^AtiRENikHiï'âgn., 1492. Julie», 1478. jJn

Léon x, Pierre h, Julien le Mag. Clément th, f'- ie«R

1521. 1504. 1516. 1534. Jean, 1526.

T CoSMB 1.

LAUTtENT II, 1 ...ni

1519. François, 1587. Ferdinand, 1608.

Catuerine, Alexahd,!, Mar,e,'i642. Cosm'b ii, 1621.

Fexdin*nd n, 1670 Cosmb m, 1723.

Jean Gaston, An" nb, 1737- 174 V

Toscane, fflarence. — Alexandre de Médicis,

g-pànd-dnc. — Le grand -duché de Toscane comprend les anciennes républiques de Florence, de Pise, de Sienne. Florence était déjà très riche au sixième siècle, lorsqu'elle fut prise et ruinée par Tolila, roi des Goths. Elle appartint successivement aux descendants de Chariemagne, auxBérenger, rois d'Italie, et enfui aux empereurs d'Allemagne. La mort d'un jeune gentilhomme, nommé Buondelmonti (13e siècle), assassiné pour avoir violé ses engagements envers une duchesse qu'il avait promis d'épouser, divisa la noblesse en deux partis, les Buondelmonti et les Uberti. Ces deux factions causèrent dans Florence les plus grands désordres. Plus tard, deux autres partis déchirèrent celte république, les Blancs et les Noirs. Cependant Florence, remportant toujours de grands avantages sur ses ennemis, subjugua enfin pour toujours la florissante république de Pise et devint le chef-lieu de tonte la Toscane.

Depuis un siècle les Florentins se distinguaient parle commerce et par les beaux-arts. Les Médicis étaient à la tête de ctte nation polie. Jamais famille n'acquit la puissance à de plus justes titres; elle l'obtint à force de talents et de vertus. C'est au quinzième siècle que les Médicis commencèrent à ôtre célèbres dans toute l'Europe. Jean posséda toutes les charges

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de la république sans les avoir briguées. Son fils Cosme fut un des plus grands hommes et des plus habiles politiques de son siècle, et mérita le beau titre de Père de la Patrie. Sa réputation valut à ses descendants la principale autorité de la Toscane,

Son fils l'administra sous le titre de Gonfalonier. Ses deux petits-fils, Laurent et Julien, maîtres de la république, furent assassinés dans une église par des conjurés de la famille des Pazzi, florentins, favoris de Sixte IV, au moment où l'on élevait Fhostie. Julien en mourut, Laurent échappa. Ils furent vengés par leurs concitoyens, qui massacrèrent tous les conspirateurs qu'ils rencontrèrent; parmi eux se faisaient remarquer Salviati, archevêque de Florence, et le prêtre Stephano. Laurent fut surnommé le Père des Muses. Il égala le grand Cosme par ses bienfaits et le surpassa par sa magnificence. Ce fut alors que Florence fut comparable à l'ancienne Athènes. On y vit à la fois le prince Pic de la Mirandole, Politiano, Lascaris, savants que Laurent rassemblait autour de lui.

Pierre, son fils, eut comme lui l'autorité principale et presque souveraine dans la Toscane. Les Florentins s'étant liés avec les ennemis de Charles-Quint, cet empereur assiégea Florence, la prit et érigea celte république en duché, qu'il donna à Alexandre de Médicis, neveu du pape Léon X, pour qu'il lût transmis à sa postérité (1531). Son fils Cosme reçut du pape Pie V le titre de grand-duc. La république de Sienne, dont Charles-Quint s'était emparé, fut donnée par Phiiippe II, son fils, au ;.rand-duc, à titre d'arrière-fief d'Espagne.

Le dernier prince de la maison de Môdicis fut Jean-Gaston. N'ayant pas d'enfant, il reconnut pour son héritier, François, duc de Lorraine et de Bar, qui avait épousé Marie-Thérèse, fille de Charles VI, à condition que Stanislas, roi détrôné de Pologne, aurait, sa vie durant, la jouissance de la Lorraine. Apres ce prince, cette province fut réunie à la France souà Louis XV. — Gasion mourut en 1737.

En 1801, au traité de Lunéville, la Toscane fut érigée en royaume, sous le nom de royaume d'Etrurie, en faveur du prince Louis, fus du duc de Parme, qui mourut en 1803. Quatre ans après, ce nouvel Etal était réuni à l'empire français, dont il lit partie jusqu'en 1814. Le congrès de Vienne le restitua à l'archiduc Ferdinand d'Autriche.

Venise que nous avons vue jouer un si grand rôle dans les

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guerres d'Italie, se remet par son adroite politique du coup que lui a porté la ligue de Cambrai, et reprend l'empire du golfe Adriatique ; mais elle fait de vains efforts pour recouvrer l'empire d'Orient que l'Occident vient de lui ravir. Tandis qu'attaquée par les Hongrois et les Turcs, elle perd presque toute la Dalmatie, Barberousse lui fait essuyer de nouveaux revers (1537-1570). Philippe II et le pape se joignent aux Vénitiens, et don Juan d'Autriche, fi!s naturel de Charles-Quint, chef des armées chrétiennes, bat la flotle turque en 1571 aux îles Curzolari, près de Lépante ; mais il ne peut profiter de sa victoire. Venise est forcée de faire la paix (1573); elle abandonne Chypre avec espoir de recouvrer les places qu'elle a perdues dans la Dalmatie et dans V Albanie. Mais les Turcs n'exécutent pas cette condition, et le commerce du Levant, déjà affaibli par les conquêtes des Portugais en Asie, tombe encore davantage par les revers des Vénitiens.

ALLEMAGNE

Rivalité de la France et de l'Espagne

De 1521 à 1544. — Durée 24 ans.

Causes. — Les causes de cette longue lutte furent, en général, les grandes acquisitions de la maison d'Autriche, acquisitions qui peuvent se diviser en trois parties, savoir :

1. L'acquisition des Pays-Bas et de la Franche-Comté par le mariage deMaximilien avec Marie, héritière de Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne (1/J77).

2. L'acquisition de l'Espagne, de Naples et de la Sicile, par le mariage de Philippe-îe-Beau avec Jeanne la Folle, hSritière de ce pays par Ferdinand V et Isabelle.

3. L'acquiïition du Milanais par Charles V, nommé à l'empire de préférence à François I, roi de France ; d'où la rivalité de ces deux princes.

Ces possessions faisant de Charles-Quint le plus puissant monarque, lui inspirèrent des idées de monarchie universelle, des projets de rétablir l'ancien empire de Charlemagne, de sorte que François I était le champion de l'indépendance de l'Europe qui, ne comprenant pas sa position, combattit pourtant quelquefois contre lui sous les drapeaux de son rival. Ainsi, à travers les motifs qui sembleront mettre les armes à la main de ces deux princes, il faudra voir toujours, pour première et principale cause de ces guerres sanglantes, d'un côté un dessein d'envahissement et de domination absolue, de l'autre un combat pour conserver l'indépendance et même l'existence qu'on veut lui ravir.

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C'est toujours à cette cause qu'il faudra remonter pour bien comprendre la lutte qui va s'engager entre Charles-Quint et François I.

Cependant la rivalité de la France et de l'Espagne ne dut pas son origine à des vues d'une politique éclairée, mais aux passions et aux circonstances; elle donna naissance à des! principes en développant, dans sa partie pratique, ce qu'on appelle système de l'équilibre, et en déterminant sa principale direction. On ponrraitdire que c'est la continuation des guerres d'Italie entreprises dans le même esprit.

Puissance des deux Souverains.

Celle de Charles recevait quelque affaiblissement :

1° De la dispersion de ses possessions; nulle part d'ailleurs sa domination n'était absolue.

2° De ses perpétuels embarras pour payer ses troupes régulières ; aussi pouvaient-elles lui manquer dans l'occasion.

Celle de François I, au contraire, tirait son avantage :

1° De la concentration des forces du royaume dans les mains du roi.

2° De l'établissement d'une infanterie nationale, substituée aux mercenaires.

Toutefois, François I avait renoncé aux principes économiques d'administration de Louis XII, et ce fut là son côté faible.

Charles-Quint, adroit politique, n'avait que 21 ans.

François I, loyal, brave, mais imprévoyant, en avait 27.

La succession d'Autriche vient de s'ouvrir par la mort de Maximilien. Mêlé dans toutes les affaires de l'Europe, le premier à les faire naître et à les abandonner, tour à tonr ami et ennemi de la France, de Venise, des papes et des Suisses, toujours acteur subalterne avec le titre le plus éminent, indigent avec de grands Étals, âme faible avec un esprit ardent, et méprisé malgré des talents et des vertus, Maximilien a terminé une carrière bizarre par le projet, plus bizarre encore, de se faire coadjuteur de Léon X.

L'empire qu'il laisse vacant a reçu, sur la fin de son règne, le principe de la plus grande agitation. L'Allemagne est menacée d'un embrasement qui doit bientôt se communiquer à l'Europe entière. Le moine Luther a ranimé les dogmes de Wiclef ' ; il a attaqué les sacrements, la hiérarchie, les vœux des religieux, la puissance, la juridiction et les richesses des ecclésiastiques, et il s'est soustrait publiquement à l'autorité des pontifes.

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La Saxe vient d'applaudir à la hardiesse de son novateur; et l'électeur Frédéric, révéré comme un des plus sages princes de son temps, s'est déclaré hautement le protecteur des opi* nions nouvelles.

Les menaces du clergé et les analhèmes qu'il a lancés sur la tête du réformateur n'ont fait qu'accréditer sa doctrine ; elle s'est répandue dans toute l'Allemagne, et déjà ce vaste corps voit ses membres divisés par les disputes de religion.

C'est dans ces circonstances si difficiles que les électeurs assemblés délibèrent sur le choix d'un chef. Deux concurrents sollicitent leurs suffrages : François I, roi de France, et Charles, petit-fils de Maximilien, du côté paternel, et petit-fils d'Isabelle de Caslille et de Ferdinand-le-Calholique, roi d'Espagne, du côté maternel.

François fait parler en sa faveur sa puissance, son voisinage, les victoires qui l'ont déjà rendu célèbre, et surtout celle ie Marignan, où sa valeur a triomphé des plus redoutables guerriers de l'Europe-

Charles, qui montre des possessions plus vastes encore, invoque des droits tirés de sa famille, qui a tenu si longtemps le sceptre impérial, et se présente comme le défenseur naturel ie l'Allemagne par la situation des États que lui laisse Maximilien.

Cette raison et la réunion des grands fiefs à la couronne de France, donnent des craintes aux princes de Germanie ; les suffrages se décident pour Charles. Le roi de France frémit des mccès de son rival ; il brûle de l'en punir, et, pour assurer sa vengeance, invite Henri VIII à une entrevue afin d'engager ce prince dans sa querelle.

Charles-Quint, prévoyant les desseins de son ennemi, va en Angleterre, s'avance jusqu'à Cantorbéry, résolu de prévenir, )ar une démarche extraordinaire, les suites de la conférence les deux rois. Là, il met tout en œuvre pour s'attacher Henri, ît il en saisit l'infaillible moyen.

Wolsey, fils d'un boucher, né avec des talents, quelque *énie et beaucoup d'adresse, a eu l'art de franchir l'intervalle mmense que sa naissance a mis entre lui et la cour. A force le souplesse il s'est approché du trône, il a attiré les regards, .1 s'est concilié rapidement la faveur, et bientôt il a été comblé ie grâces. Devenu évêque d'York, décoré de la pourpre, conîdent de son roi, principal dépositaire de son autorité, prêtre

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mondain, prélat vertueux, mais ministre habile et courtisan le plus délié qui fût jamais, il est parvenu à prendre sur l'esprit de son maître un empire qui n'a plus de bornes, et règne despotiquement sur un peuple qui le déteste.

C'est à gagner ce ministre que Charles applique ses vues. Il flatte cet homme vain par des déférences inouïes ; il fait briller aux yeux de cet ambitieux l'éclat de la tiare, qu'il ne balance point à lui promettre, et, sûr de trouver dans ce cardinal un puissant ami qui rompra les mesures de François, il passe en Allemagne, où il se fait couronner.

L'entrevue des deux rois tournant au gré des vœux de Charles, François est réduit à lutter avec ses seules forces contre la puissance de l'Autriche. Cependant l'espérance n'abandonne point le monarque français. L'empereur, obligé de ménager le pape, a condamné Luther, et cette proscription a indisposé contre lui les princes qui favori-ent ce sectaire. Il a confié l'Espagne à son précepteur Adrien ; et ce prélat, aussi faible que pieux, voit le royaume armé contre lui, se jouant de son autorité et se livrant à tous les désordres de la licence et de la révolte.

Le traité de Noyon n'était qu'une trêve qui donnait à chacun »e temps de se préparer: François I, espérant profiter des troubles qui agitent les deux royaumes de son rival, se dispose à prendre les armes, et bientôt la guerre éclate entre les deux monarques.

Première guerre ( 1521-1 526 ).

Prétextes : François I demande la restitution de la Navarre espagnole, d'après le traité de Noyon; renouvelle ses prétentions sur le royaume de Naples, prend le parti du duc de Bouillon, son vassal, dans un différend sur des droits de suzeraineté. Charles-Quint réclame Milan comme fief de l'empire; la Bourgogne, réunie à la France par Louis XI, comme partie de la succession de Charles-le-Téméraire.

Événements : Charles attire dans son parti le pape et le roi d'Angleterre ; Venise se range du côté de François I, qui renouvelle son trai té avec les Suisses. Battus à la Bicoque, Lautrec et Bonnivet sont chassé s de l'Italie. François Sforze reçoit le Milanais des mains de l'empereur ; Je connétable de Bourbon passe aux Espagnols; les tentatives de l'empereur sur la Provence sont malheureuses; le roi de France passe en Italie et est fait prisonnier à la bataille de Pavie (1525).

Résultats : Traité de Madrid (1526) ; François renonce : 1° à toutes ses prétentions sur l'Italie ; 2° à la suzeraineté de la Flandre et de l'Artois ; il cède la Bourgogne et donne ses deux fils en otage.

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Deuxième guerre (1527-1529).

Prétexte : Inexécution du traité de Madrid par François I, qui, en le signant, avait protesté en secret.

Événements .-Alliance du roi de France avec le pape, Venise, Henri VIIÏ et Milan. Sac de Rome par le connétable de Bourbon, qui y trouve la mort. Captivité du pape. Siège de Naples par Lautrec, forcé de le lever par la peste et la retraite d'André Doria, qui passe du côté de l'Empereur. Paix de Cambrai (1529). Les conditions sont les mômes que celles du traité de Madrid, à l'exception de ce qui concerne la Bourgogne et les enfants du roi.

Résultats : 1° L'augmentation, en Italie, de la puissance de l'empereur, qui se fait couronner » Bologne par le pape Clément VII ; 2° l'érection de Florence en duché héréditaire, en faveur d'Alexandre de Médicis; 3° l'établissement à Gênes d'une constitution aristocratique qui assure son indépendance.

Troisième guerre (1535-1538).

Prétexte : Décapitation à Milan de Merville, ambassadeur français (1535).

Événements : Alliance de François avec le pape, puis avec Soliman IL Conquête de la Savoie. Invasion en Provence de Charles-Quint, forcé à la retraite par le système dôfensif de Montmorency. Victoire d'Essek, remportée par Soliman en Hongrie.

Résultats : Trêve de Nice (1538), conclue pour dix ans. Chacun demeure en possession de ce qu'il a. On ne décide rien relativement au duché de Milan, alors vacant par la mort de François Sforze.

Quatrième et dernière guerre (1542-1544).

Prétexte : Assassinat à Milan de deux envoyés de François I, se rendant l'un à la Porte, l'autre à Venise.

Événements : Alliance de Charles avec Henri VIII, de François avec la Porte. Invasion de Soliman en Autriche. Bombardement de Nice par les flottes turque et française réunies. Entrée de l'empereur en France par la Lorraine, et du roi d'Angleterre par Calais. Victoire de Cérisoles, remportée par les Français (1544). Prise de Boulogne par Henri VIII.

Résultats : Paix de Crespy (1544) : 1° François I renonce à ses prétentions sur Naples ainsi qu'à la suzeraineté de la Flandre et de l'Artois; 2° Charles-Quint se désiste des siennes sur la Bourgogne; 3° le duc d'Orléans, fils de François I, doit recevoir le Milanais; le jeune duc, étant venu à mourir, Charles donne le Milanais à Philippe, son fils. La paix de Crespy (18 septembre 1544) termina donc cette sérié de guerres entre les deux rivaux. Charles se trouvait suffisamment occupé par ses plans d'agrandissement en Allemagne, et la mort vint mettre

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fin aux projets de Henri VIII et de François I (28 janvier et 31 marsl5i!7).

Résultats généraux. — 1° Cette lutte développa le système politique de l'Europe, et, en opposant l'une à l'autre les deux plus fortes puissances du continent, fit mieux sentir le besoin et les avantages de l'équilibre européen; 2° les relations entre les peuples devinrent plus fréquentes et plus étroites, les idées se multiplièrent, et les armées régulières, connues en Europe depuis la fin du règne de Charles VII, firent disparaître les restes des milices féodales ; 3° les rapports continuels avec l'Italie nous initièrent à sa civilisation, nous firent participer aux lumières qui renaissaient dans son sein, et l'on vit les lettres et les arts se répandre en France, l'embellir et l'éclairer ; 4° la France, tout en perdant sa domination sur l'Italie, conserva son indépendance et se sauva du démembrement dont la menaçaient Bourbon, l'empereur et le roi d'Angleterre ; 5° Charles-Quint ne put exécuter que la moitié de ses projets, car il parvint bien en effet à la souveraineté de l'Italie et de l'Allemagne, mais non à celle de la France.

^belication «Se Charles-Quint. — Ce prince, dégoûté des grandeurs, abdique le trône d'Espagne en faveur de son fils Philippe II, et celui d'Allemagne en faveur de Ferdinand, son frère. Il se retire au couvent de Saint- Just (Estramadure), et meurt deux ans après, en 1558.

Charles-Quint, que les Espagnols comparent à Salomon pour la sagesse, à César pour le courage, à Auguste pour le bonheur, finit son rôle par une scène singulière. Il fit célébrer ses obsèques pendant sa vie, se mit dans un cercueil, entendit réciter pour lui-môme toutes les prières des morts, et ne sortit de sa bière que pour aller se mettre au lit. La nuit d'après cette comédie funèbre, une fièvre ardente l'emporta à l'âge de 56 ans 6 mois et 27 jours.

Lecture : Mort de Charles Quint, dans Robertson. — Histoire de François I, par Gaillard. — Histoire d'Italie, par Guichardin. — Mémoires de Guillaume du Bellay-Langey , arrangés par l'abbé Lambert.

ÉGLISE

Pontificat de fcéon (1513). — Ce pontife, de l'illustre famille des Médicis, succéda au pape Jules II. qui avait ligué toute l'Europe contre Louis XII. Léon X eut quelque part aux événements de la guerre d'Italie. Il balança longtemps entre les deux rivaux : il traita d'abord avec François I, en lui promettant Naples ; l'année suivante, il se ligua avec Charles-Quint pour chasser les Français de l'Italie. Ce pape fit renaître les lettres et les arts ; sa cour était le rendez-vous des beaux-esprits ; le luxe et la magnificence y furent portés à leur comble.

C'est à Bologne (1515), où il avait attiré le roi de France, qu'il abolit la Pragmatique-Sanction et qu'il dressa le fameux Concordat qui a régi la France pendant trois siècles. Après avoir fait prêcher une croisade contre Sélim, il publia des indulgences en faveur de ceux qui voudraient contribuer à la dépense nécessaire pour achever la basilique de Saint- Pierre. C'est à cette occasion que le luthéranisme prit naissance.

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Léon X mourut le 1er décembre 1521 , à quarante-six ans. Parmi s"es successeurs nous remarquons dans ce siècle : Clément VII (1523), sous lequel eut lieu le schisme d'Angleterre ; Paul III (1534) , qui embellit Rome et sous lequel Ignace de Loyola fonda l'ordre des Jésuites (1534); Pie V (1566), qui publia la bulle In cœna Domini , et voulait affaiblir l'autorité royale; Grégoire. XIII (1572), le réformateur du calendrier; Sixte V enfin (1585), très distingué comme pontife et comme fcomme d'état ; il purgea les États de l'Église de brigands , enrichit la bibliothèque du Vatican et construisit un superbe aqueduc.

Protestantisme (1517). — Réforme de Luther.

Causes. — Nous avons vu , dans le 15e siècle , deux tentatives de réforme religieuse : l'une aristocratique par le concile de Bâle, l'autre populaire par Jean Huss et Jérôme de Prague. Toutes deux échouèrent; mais leur coïncidence était une preuve qu'une révolution religieuse ne tarderait pas à éclater. On a cherché, dans la vente des indulgences, la jalousie des Augustins et les abus de l'Église romaine, la cause de la Réforme ; elle a une origine plus puissante et plus profonde : c'est l'émancipation de l'esprit humain, le besoin de liberté dans le monde intellectuel, l'indépendance à l'égard du pouvoir absolu dans l'ordre spirituel, résultat de la situation de la société à cette époque. Ainsi , et avant tout, la Réforme est une grande tentative d'affranchissement de la pensée humaine, une espèce d'insurrection contre la puissance coërcîtive qui, jusqu'alors, avait dirigé les intelligences ; insurrection dépassant quelquefois les limites de la sphère où l'esprit a le droit de se mouvoir en liberté, et ouvrant la porte à tous les abus dans l'ordre traditionnel. Tel est son caractère général et dominant.

Événements depuis Luther (1517) jusqu'aux Anabaptistes (1525). — Luther, né dans le comté de Mansfeld , le 10 novembre 1483, d'un père forgeron, fut le moteur de cette révolution religieuse qui devait changer la moitié de l'Europe. Il commença par attaquer la vente des indulgences dont Léon X consacrait le revenu à l'achèvement de l'église Saint-Pierre ; bientôt il s'éleva contre les indulgences elles-mêmes, nia leur efficacité et attaqua la puissance spirituelle des souverains pontifes. Alors le pape, qui d'abord avait négligé le nouveau réformateur, lança contre lui une excommunication. Luther brûla la bulle sur la place publique de Wittemberg et se sépara ainsi officiellement de l'Église romaine. Il avait su mettre dans ses intérêts la plupart des princes d'Allemagne, en leur faisant envisager la riche dépouille du clergé ; et ceux-ci, sentantle besoin derésisteraux projetsde dominationde Charles Quint, n'avaient pas été fâchés de saisir cette occasion d'intéresser leurs peuples dans leurs querelles, en faisant d'une affaire de politique une affaire de religion.

Cité devant la diète de Wonns, Luther est banni, et son affaire, jus-

qu'ici purement ecclésiastique, se change en une affaire d'état. Il se retire dans un château du duc de Saxe, et c'est de là qu'il s'attaque au dogme, rejette Y autorité et n'admet pour règle de foi que l'Écriture, interprétée par la raison individuelle. Carlstadt , adhérent de Luther, nie la présence réelle ; cette nouvelle hérésie engendre la guerre des Sacramentaires ou guerre des paysans soulevés par Thomas Munzer, guerre qui désole l'Allemagne et finit par la bataille de Frankenhausen, où ces sectaires furent exterminés. Les réformés prévalent à la diète de Nuremberg, et c'est en vain que le pape Adrien VI réclame l'exécution de l'édit de Worms. Les catholiques forment à Ratisbonne une association où entrent l'archiduc Ferdinand, le duc de Bavière et les évoques allemands pour le maintien de l'édit ; les luthériens répondent par la ligue de Torgau; l'électeur de Saxe, le landgrave de Hesse embrassent la nouvelle doctrine, et le grand-maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg, se sécularise par l'adoption de la réforme, et se déclareduc héréditaire de Prusse.

Depuis l'origine de la secte des Anabaptistes (1525), jusqu'à la convention de Passau (1552). — Munzer et Storck, fanatiques cruels, donnent naissance aux Anabaptistes, prêchent l'égalité absolue et s'élèvent contre le pouvoir temporel comme leur patron l'avait fait contre la puissance spirituelle. Cette secte dévastatrice sème le carnage et l'incendie dans la moitié de l'Allemagne.

La diète catholique de Spire (1529) défend la propagation des nouvelles doctrines; les évangélisants protestent contre cette décision, et de là leur nom de Protestants. Ils exposent leur profession de foi à la diète d'Augsbourg (1530), et il devient évident qu'il n'existe aucun moyen de concilier les deux doctrines ; le projet d'un concile déjà invoqué depuis longtemps suspend toute décision. Les termes prescrits par l'empereur, qui ordonne le rétablissement du culte catholique, amènent la ligue de Smalkalde (1531), à laquelle l'élection de Ferdinand comme roi des Romains vient donner un nouveau motif. L'orage est près d'éclater , quand l'invasion de Soliman II en Hongrie force les deux partis de déposer les armes et de conclure la paix de Nuremberg, désignée sous le nom d'intérim , paix qui assurait aux alliés de Smalkalde la liberté de leur culte jusqu'au moment du concile. Philippe de Hesse rétablit dans ses États le duc Ulrich de Wurtemberg appartenant au parti protestant, ce qui accroît l'animosité entre les deux partis. Les Anabaptistes recommencent leurs ravages et établissent leur domination à Munster sous la conduite de Jean de Leyde. Elle cesse par la prise de la ville , et les fanatiques sectaires sont encore exterminés. La ligue de Smalkalde est renouvelée pour dix ans, et on détermine le contingent de troupes à fournir par chaque confédéré ; mesure qui la consolide et commence à la rendre redoutable.

Les confédérés chassent le duc de Brunswick de ses États ; et à son tour l'archevêque de Cologne, qui avait embrassé l\ réformation pour se marier, est expulsé par les catholiques»

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\ Le concile si longtemps désiré et promis est convoqué à Trente par le pape Paul III; il s'ouvre en 1545 et dure près de dix-huit ans. Sa forme et ses premières décisions mettent les protestants dans l'impossibilité de le reconnaître.

Luther meurt sur ces entrefaites, à l'âge de 63 ans, laissant toute l'Allemagne en feu. Il eut des imitateurs qui se séparèrent de lui et formèrent secte à part :

Zwingle, en Suisse, tué près de Cappel, dans un combat contre les catholiques; Calvin, en France, et surtout à Genève, où s'établit l'école théologique de cette communion. Dès lors, le protestantisme se divise en trois branches : Luthériens, Zwingliens et Calvinistes.

Cependant la guerre continue de toutes parts, et les partis remettent à la force du glaive la décision des querelles que la discussion n'avait pu résoudre. Le parti protestant, ayant à sa tête Jean-Frédéric, électeur de Saxe et Philippe de Hesse, est battu à Muhlberg, où le premier est fait prisonnier, et bientôt le second tombe aussi par trahison entre les mains de Charles-Quint. L'électorat de Saxe fut donné à Maurice, iuc de Saxe, qui d'abord avait servi dans les rangs des catholiques ; mais ce prince, pénétrant les projets de Charles sur l'Allemagne, et sentant le besoin de la résistance, profite de la mission qu'il a reçue l'exécuter le ban de l'empire contre la ville de Magdebourg, fait secrè- ;ement alliance avec Henri II, roi de France, se met à la tète des ré- 'ormés, manque de surprendre l'empereur, le force à rendre la liberté à Philippe de Hesse, son beau-père, et à signer la convention de Passau 1552), qui renverse les projets de l'empereur et consolide la religion îrotestante. Par suite de cette transaction, on convoqua une diète 1555) à Augsbourg, pour y conclure une paix durable entre les cathoiques et les sectateurs de la Réforme.

Résultats de la Réforme.

Le grand, le principal résultat de la Réforme a été l'affranchissement le l'esprit; elle a été un immense progrès dans l'activité et la liberté le la pensée. Sans doute, en favorisant cet accroissement de la liberté ntellectuelle, elle a pu seconder la tendance vers la liberté politique, rars la liberté religieuse, vers la licence même, en contrôlant toute auorité, car elle a bouleversé l'Europe; sans doute elle eut une grande lart à l'émancipation générale qui lui a succédé ; mais ce n'a pas été un ésultat immédiat ; cette émancipation n'entrait même pas dans ses ues ni dans sa nature ; d'abord elle a adopté les gouvernements tels .u'ils étaient, elle s'est accommodée de la monarchie absolue comme de i république; mais partout elle a donné à l'esprit humain des dévejppements nouveaux, un élan qu'il n'avait pas connu jusqu'alors, l'est dans ce fait qu'il faut chercher toute l'influence politique de la léforme sur les destinées des peuples. Quant à l'influence religieuse

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qu'elle exerça, elle fut immense, mais nous n'avons pas à la juger dans un ouvrage classique;

Lecture : Essai sur L'esprit et l'influence de la réformation de Luther, par Villers. — Les Variations, de Bossuet. — La Réforme, par Audin. — Mémoires de Luther, par Michelet.

FRANCE

Bats&iSIe de SaintaQiaeiatiu. — Henri II avait succédé à François I, son père, mort en 1547. Ce prince reprit Boulogne aux Anglais , s'empara, sur l'empereur, de Metz, Tout et Verdun. Charles-Quint vint assiéger Metz; mais le duc de Guise lui en fait lever le siège. Les Français gagnèrent la bataille delienti. Enfin on conclut une trêve de cinq ans. Pendant ce temps, Charles -Quint avait cédé l'Espagne à Philippe II, son fils. Ce prince avait épousé Marie, reine d'Angleterre; il se ligua avec elle contre la France. En l'absence du duc de Guise, le connétable de Montmorency perdit la trop célèbre bataille de Saint-Quentin (1557). Le duc de Guise est rappelé d'Italie; il reprend à l'Angleterre Calais et Thionville, les dernières conquêtes d'Edouard III, et constitue ainsi nos frontières militaires. La nouvelle défaite de Gravelines força Henri II au traité de Cateau-C ambré sis, qui lui fit perdre les avantages qu'il commençait à reprendre sur les Espagnols. D'après ce traité, on se rendait réciproquement les places conquises ; le duc Philibert recouvrait le duché de Savoie (i 559). Peu de temps après, Henri II meurt, blessé dans un tournoi par Muntgommery. Sous son règne la persécution contre les Réformés se régularisa par l'intervention de la loi. L'édit d'Ecouen les punit de mort, avec défense d'amoindrir la peine. C'est alors que commence à paraître l'amiral Coligny et que s'organisent les factions des Montmorencys, des Chaulions et des Guises.

Lecture : Portrait de Philippe II (Cours de littérature). — Détails sut la bataille de Saint-Quentin, et notice sur l'EscuriaU

Massacre de la S&isîi-lSa^tEaéleiiiy, clans la nuit du %k août loi 2. —Les fils de Henri II régnèrent successivement sous la tutelle de leur mère, Catherine de Médias. Sous François II, les querelles* religieuses continuèrent et s'envenimèrent. Les Guises, oncles maternels du jeune roi, s'emparèrent du gouvernement; la conspiration d'Jmboise, dirigée se-

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crètement par le prince de Condé, éclata contre eux, et le fameux édit de Romoranlin, par lequel les évêques étaient investis de la connaissance du crime d hérésie, fut rédigé par le chancelier de L'Hôpital, pour empêcher rétablissement de l'inquisition. François II meurt après dix- sept mois de règne ; Charles IX, son frère, âgé de dix ans, lui succède. Les factions rivales des Guises et des Bourbons se servent de prétextes religieux pour couvrir leur ambition et leur secrète inimitié.

La guerre civile éelate à la suite du massacre de Fassy. Le prince de Condé est déclaré chef des protestants, perd la bataille de Dreux et est fait prisonnier par le duc de Guise, qui est assassiné par Poltrol devant Orléans. La bataille deSaiut- Denis, ouest tué le connétable de Montmorency, signale la seconde guerre civile, qui finit par la petite paix ; enfin viennent les fameuses batailles de Jarnac, où périt le prince de Condé; de Moncontour, perduepar l'amiral deColigny; et la paix de Saint-Germain, par laquelle, malgré leurs défaites, les Réformés obtiennent la liberté de conscience et des places de sûreté.

La régente et son fils, ne pouvant détruire les protestants par la force des armes, ordonnèrent l'affreux massacre de la Saint-Barthélémy (1572), et la veille de cette fête, à Paris et dans les provinces, on fit main basse- sur les huguenots. Après le massacre, Charles IX prononça contre le jeune roi de Navarre, son beau-frère, et contre le princede Condé, fils de celui qui avait été tué à Jarnac, cette horrible sentence: Messe, mort ou bastille ; ils fléchirent. La France fut couverte du sang des religionnaires. Le roi de Navarre et le prince de Condé n'évitèrent la mort que par une abjuration momentanée.

La journée de la Saint-Barthélémy ne fit que des martyrs; elle donna à la Réformé et aux idées philosophiques qu'elle représentait un avantage immense sur le catholicisme ou les idées religieuses; en ietant de l'odieux sur les catholiques, elle augmenta la force des protestants, et ajourna pour longtemps toute espèce de rapprochement entre les deux pur lis, non-seulement en France, mais encore dans le reste de l'Europe. La pa.xde La Rochelle ne fut qu une trêve qui les laissa reposer, afin de pouvoir recommencer ta lutte avec plus de force et a' acharnement.

Lecture ; Détails dans ['Histoire de France de l'auteur.

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La saSrate Ligue. — Charles IX mourut en 1 5"/ 4 , et son

frère Henri monta sur le trône. Ce fut en 4 576 que s'organisa cette fameuse ligue dont le but apparent était le maintien delà religion catholique, mais qui offrait à son chef, Henri, le Balafré, duc de Guise, .es moyens de s'emparer de la couronne. Aussi ne se montra-t-elle dans toute sa force qu'après la mort du duc d'Alençon, dernier fiis de Henri II ; elle s'établit à Paris par la faction des Seize, fit rendre redit de Nemours contre les huguenots, et provoqua ainsi une nouvelle guerre civile, qui dura jusqu'à l'entrée de Henri IV à Paris.

Henri III ne soutint pas la gloire qu'il avait commencé d'acquérir aux journées de Jarnac et de Moncontour; il se déclara contre les calvinistes et fut bientôt obligé de leur donner la paix. Les catholiques à leur tour se révoltèrent; le duc de Guise, leur chef, formait avec l'Espagne un parti puissant. Après avoir vaincu les Allemands, il vint à Paris, malgré la défense du roi, qui fut obligé de prendre la fuite. Cette journée fut appelée journée des Barricades. Henri III ne pouvant vaincre le duc de Guise, se décida à le faire périr : il le fit assassiner à Blois, ainsi que le cardinal, son frère, en 1588, et Viïi-même fut assassiné peu de temps après, à Saint- Cloud par Jacques Clément, moine dominicain (1589).

R,éiîexions. — L'idée de la Ligue avait été conçue par le génie des Guises ; ce fut le cardinal de Lorraine qui le premier la proposa au concile de Trente. Henri III crut faire un grand acte de politique en s'en déclarant le chef, à la suggestion de sa mère, Catherine de Médicis, et il ne fit que mettre à découvert sa faiblesse en montrant qu'il ne pouvait la gouverner. La Ligue ne produisit rien sous le rapport politique, parce qu'elle ne fut point le mouvement d'un peuple qui veut conquérir sa liberté, mais l'intrigue d'une famille qui voulait s'emparer de la couronne, le dernier effort un peu sérieux de la féodalité contre l'autorité royale. Mai?, la féodalité ne pouvait plus rien désormais, elle était du passé, « avec le passé on ne fait pas de révolution, » a dit Chateaubriand. Sous le rapport religieux, la Ligue, malgré ses crimes, sauva en France le catholicisme, en défendant de vieux principes et de vieilles idées que voulaient détrôner de nouveaux principes et des idées nouvelles.

Lecture : Esprit de la Ligne, par Anqueiil. — Satire Mènippèe. — Mémoires de Brantôme. — Etudes historiques, de Chateaubriand. — Coup-d'œiî sur les Valois. Famille des Guides.

Ce fut Henri III qui établit Tordre du Saint-Esprit, parce que c'était le jour de la Pentecôte qu'il avait été élu roi de Pologne, et qu'il était parvenu à la couronne de France l'anniversaire du même jour.

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Famille des Guises.

« Jamais famille, dit Las-Cases, n'a jeté un plus bel éclat que celle des Guises; nulle part on ne retrouve en aussi peu de temps, une fortune aussi rapide ni aussi puissante. Ils sont à peine établis en France qu'ils disposent des places, subjuguent les esprits, gouvernent le royaume, et mettent la dynastie régnante en péril ; ils montrent presque à la fois un nombre de princes et de grands hommes qui étonne. Le concours singulier de leurs grands talents et des grâces de leur personne est une espèce de phénomène. Ils sont de si bonne maison, ces princes lorrains, disait une personne du temps, qu'auprès d'eux tes autres princes ne semblent plus que du peuple. »

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