DES ITALIENS
L'impulsion était donnée, les Croisades l'augmentèrent : les connaissances de l'Orient retournèrent vers leur source, et Constantinople et l'Italie espérèrent de beaux jours. Trois événements ouvrirent les portes aux sciences : 1° les Turcs en Europe ; 2° l'imprimerie ; 3° la découverte de l'Amérique.
Les savants grecs fugitifs trouvèrent des protecteurs zélés dans les Médicis qui régnaient à Florence. C'est aux bienfaits et à la sollicitude, éclairée de cette illustre famille que nous devons la renaissance des lettres en Europe. Le pape Léon X, digne fils de Laurent de Médicis, ru la gloire de donner son nom à cette époque mémorable.
La France suivit l'exemple donné par l'Italie, et son roi| François ï mérita le titre de Restaurateur des lettres.
TABLEAU
hommes célèbres du siècle de François I.
La S
Nom.
«ri U O
Fays.
Ouvrages.
Caractère.
ITALIE
Arioste.
Ferrare.
Roland furieux.
Dans aucun ouvrage on ne voit plus heureusement mêlés le sérieux et le plaisant, le gracieux et le terrible, le sublime et le familier ; aucun poète n'a été plus varié dans ses tableaux et plus fidèle dans la peinture de ses mœurs.
Trissin,
Yiceoce.
Italie délivrée , Sophonhbe.
Il ose le premier lutter contre la mode et étudier les modèles antiques. Il choisit un sujet national, mais son ouvrage est ennuyeux.
Le Tasse.
Sorrente.
Jérusalem délivrée , Jérusalem conquise.
La grandeur des conceptions , la variété des caractères et la perfection du travail de son poème épique le mettraient au même rang que Virgile, sans la multitude des antithèses et udes métaphores.
Muzio.
Padoue.
Art poétique.
Sa plume était très-féconde et il a écrit beaucoup d'ouvrages estimés.
Aiamanni.
Florence.
Agriculture, Poésies.
Célèbre poète et diplomate habile , en favuur auprès de François I« et de Henri II.
Sannazar.
Naples.
Poésies latines.
Eglogues. Ârcadie.
Ses vers et sa prose sont charmants par la délicatesse et la naïveté des images et de l'expression.
Bei ni.
Lamporeccbio.
Poésies burlesques.
Il fit naître le genre badin et léger de la satire dans les mascarades du carnaval de Florence.
16e SIÈCLE.
SjBiMiwiia.
■Ruz-
zante.
Machiavel.
iGuicciardini
Adriani.
Beraado.
Venise.
Florence.
Bibbiena.
Padoue.
Florence.
Id.
Id.
Id.
Cbiusj.
Urbin.
Satire».
Rosmonde, Or este, les Abeilles.
Farce».
Traité du Prince Histoires florentines , Ane d'or Tournesol, la Man dragon»
Histoire d'Italie, de 1494 à 1532.
Histoire de Florene, de 1526 à 1555
Histoire de son temps.
Histoire du schis e d'Angleterre,
Jugement dernier, Cupidon, 1 chus, etc.
Ecole d'Athènes Sainte Famille Transfiguration , Vierges.
Son genre est austete et d'une gravité mordante; sa tristesse patriotique lit décroître la littérature italienne.
Il a de l'imagination et
du style, et les beautés font pardonner les défauts.
Sa comédie est la première qui ait été faite en prose italienne.
Ses farces, en langage padouan , plaisent aux gens d'esprit, par la vérité et les bons mots piquants.
Célèbre historien et politique consommé et astucieux, devenu le type d'une conduite quia pour but l'intérêt et pour moyen la violence et la ruse. Il est admirable pour la prévisiou des siècles suivants.
Cet ouvrage est d'une beauté achevée ; le style en est pur et fleuri, quoiqu'un peu diffus.
Son style est élégant et plein de goût.
Il fit une suite à celle de Guicciardim , qui , quoique moins estimée ne la dépare pas.
Il s'est fait un nom ce lèbre par son étonnante concision et la vivacité de sou style.
Son pinceau est fier, terrible et sublime; il ne lui manque que de la grâce.
Génie heureux, imagi nation féconde, composi tion simple , correction dans le dessin, grâce da les ligures, naturel dans les attitudes, font les traits qui caractérisent ses chefs-d'œuvre.
16e SIÈCLE.
'Titien.
I lltad de «1 Vinci
luorrége,
, Tiatoret.
/Marguerite ' \ Valois.
Melin.
Cadore
Corregio.
Venise.
Ouvrages.
Saint Pierre , Christ, Danaé, Vénus, etc.
La C'en*, traits, etc.
La sainte Famille, Vierges, St Jérôme, etc.
Saint Mare, St* Thérèse.
Marot.
Du Bellay.
Ronsard.
Malherbe,
Angoulême.
Gabon.
Lire.
Vendômois.
Les Marguerite* françaises, Hepta-
Madrigaux.
Eglogues , élégies, épigrammes,
Sonnets.
Des hymnes.
Oies.
Caractère.
Il avait une grande vérité de pinceau, et un coloris admirable.
Il a excellé à donner à chaque chose son carac tère, et son dessin est par fait.
Il a un coloris enchan teur, une belle compost tion, une -rpression naturelle etî:c r.lair-r,bscur qui cbarme.
Il suivit MicUttl-Angc pour le dessin, et le Ti tien pour le coloris.
Elle avait de J 'esprit, de l'imagination et beau eoup de naiveté.
Il fut surnommé l'O vide fiançais. 11 lui ressemble po-ir le peu de précision d- son Style ; il a autant de facilité, moins de naturel.
Surnomiiic le poète des princes et le prince d poètes ; il se distingue par la pureté et la grâce de son style, et la liuesse de son esprit.
Il fit revivre le Bonnet et en fixa les règles.
Il se hasarde dans le genre sublime et montre parfois un génie à la hauteur de son audace. Il offre des beautés déparées par l'emphase du styl le pérlantisme des expressions grecques et latines, et le manque d'harmonie.
Aussi audacieux et plus heureux que Ronsard, il atteint dans le lyrique une haute perfection ; il assouplit le» langue fian> caise et lui donne de 1; clarté, de k pureté et <lt
f /T, de
g J. de la Pô- S ruse,
Grévin.
I lRabelai;
McEtaiga
h Thon.
(limyot.
raier.
es se te
Pays.
Noyon.
Vezelty.
Aigue-Perse
Par».
Angoulême.
Clermont.
Chiuon.
Périgord.
PérigQrd.
Melun.
Chartre».
Ouvrages.
Institution chrétienne.— Commentaire de l'écriture.
Epigrammes , poésies latines, traduction latine du Nouveau Testament.
Di»cours, harangues, mémoires.
Cléopâtr», Didon.
Eugène.
Uédi:
La mort de César, La Trésorière,
Gargantua.
Essais.
Chronique!,
Histoire unlvervellt.
Vies de Plutarque romans grecs.
Satirei, eontel»
Caractère.
Il était bon jurisconsulte et théologien subtil, mais adversaire emporté.
Il se distingua au colloque de Poissy, et fut re« gardé comme Un poète aimable, mais théologien emporté.
Il représente une éloquence judiciaire et politique pleine de sagesse.
Il essaie la première pièce régulière à l'imitation des Grecs auxquels il emprunte les prologues et les chœurs ; il obtient un grand succès.
Ami de Jodelle et poète
Ses pièces furent admirées moins pour leur mérite que pour l'âge de l'auteur; il les fit à 13 ans.
Il attaque les préjugés du temps, et à travers de cyniques bouffonneries , pose les bases d'un excellent système d'éducation.
Il fait entendre la voix la raison aux passions déchaînées, il donne à la philosophie le piquant et l'attrait d'une conversation , et dote la langue d'une foule de tours et d'expressions.
II a une naïveté spirituelle, mais le scandale y est trop à l'aise.
Il est supérieur à Tite- Live, égal à Tacite; son histoire est un des plus beaux monuments histo-
ques modernes.
Il enrichit le français de la traduction : grâce, éloquence et naturel.
Imitateur de Perse et de Juvénal ; il a de l'originalité, mais trop de li- Jcence.
Caractère.
ESPAGNE
F.deïïerreia
thristoval de fi] Castilléjo.
.deErcilli
Lop« deVé
delaCueba
Barcelone.
Séville.
I) Cervantes.
Madrid.
Sonnets , ce», épîtres.
Elégies, épîtres.
Araucaria.
Comédies, autossacramenlales.
Alcala Hénarès.
Les tept Infants dé Lara.
Nise Lasiimola, Nise Laureada.
Don Quicholte , Galathée, llincunnet et CorUdille, etc.
Peu «le sculpteurs ont senti comme lui «es règles de l'optique.
Savant illustre, protégé par François Ier, il connaissait surtoutles langues grecque et latine comme le français.
Son génie adopta le goût et le genre italiens.
11 suivit les traces de Boscan.
Il voulut faire tomber le goût italien mêlé aux formes castillanes, mais il n'y réussit pas.
La nature neuve et sauvage du Nouveau - Monde l'inspira, et son poème devint une véri table épopée qui u'est que le récit de ses propres im pressions.
On lui reproche d'avoir sacrilié à la gloire populaire, l'unité, les convenances, le vraisemblable, mais un style enchanteur] et l'enthousiasme national!
qui anime ses pièces, lui font pardonner ses défauts.
Il ne put se soustraire au goût dominant de son siècle, et commit de graves inconséquences littéraires.
Il fit parler à Melponiène un langage touchant dans ses épisodes d Inès de Castro.
Il eut une existence orageuse, une mort malheureuse, et sa réputation ne se répandit qu après lui; Don Quichotte est la plus grande gloire de l'Espagne.
Nom.
<guenera.
©r-kis de Gre-
i?L nade.
iLas Casas,
/E. de MeDdoza,
.s iZurila.
LeCamoens,
| /Sfrè-Mjran- "da.
fMontîmayor.
Aadrada Ca-
gj-Êi Vicenta.